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Avion de chasse européen | L’Allemagne claque la porte !

Les responsables européens se gargarisent toujours des termes devenus des lubies et des clichés «Europe de la Défense» et «autonomie stratégique européenne». Avec un Donald Trump qui a fait de l’Europe son bouc émissaire et avec sa volonté d’avaler le Groenland, on croyait que les Européens se sont réveillés et ont mis de côté leur ego au profit de l’intérêt collectif du Vieux continent mais voilà qu’au premier test, «l’Europe de la Défense» et «l’autonomie stratégique européenne» ont fait pschitt. L’Allemagne vient de se retirer du projet d’avion de chasse européen conjoint qu’elle développait avec la France et l’Espagne sur fond de désaccord entre Dassault Aviation et Airbus. Photo : Berlin déclare avoir abandonné le projet franco-allemand d’avion de chasse).

Imed Bahri

Selon le Wall Street Journal (WSJ), l’Allemagne s’est retirée du projet FCAS (Future Combat Air System, en français Système européen de combat aérien du futur), développé conjointement avec la France et l’Espagne. Cette décision constitue un nouveau revers pour les efforts de l’Europe visant à renforcer son indépendance en matière de défense, à l’heure où le parapluie sécuritaire américain se retire progressivement du continent.

Selon un haut responsable du gouvernement allemand, cette décision fait suite à l’échec des négociations entre Berlin et Paris pour résoudre le différend qui oppose Airbus et Dassault Aviation sur la direction du projet.

Ce responsable a indiqué que l’Allemagne n’entendait plus participer à la construction ou à l’acquisition de cet avion dans le cadre du projet FCAS, considéré comme la réponse européenne aux avions de combat furtifs américains, chinois et russes de dernière génération.

D’après des sources proches du dossier, cette décision a surpris les responsables français, Paris estimant que les gouvernements participants auraient dû exercer davantage de pression sur les entreprises de défense afin de favoriser la coopération et l’avancement du projet.

Une nouvelle feuille de route

Malgré son retrait du programme d’avions de combat, Berlin prévoit de poursuivre sa coopération avec Paris sur d’autres volets du projet, notamment le «cloud de combat», un réseau d’intelligence artificielle conçu pour relier les futurs appareils à des essaims de drones et à divers systèmes d’armes.

Les ministres de la Défense allemand et français doivent se rencontrer en juillet afin d’élaborer une nouvelle feuille de route pour la coopération en matière de défense, fondée sur un nombre limité de projets plus réalistes et réalisables.

Le projet FCAS visait à combler le déficit de capacités aériennes européennes et, potentiellement, à surpasser le chasseur américain F-35 dans certains domaines.

Cependant, il est devenu un exemple frappant des difficultés rencontrées par l’Europe pour traduire ses dépenses militaires massives en projets de défense unifiés et efficaces.

Réduction de la présence militaire américaine en Europe

Ce problème devient de plus en plus critique à mesure que les États-Unis réduisent leur présence militaire en Europe, dans un contexte de craintes sécuritaires que cela n’incite le président russe Vladimir Poutine à tester la cohésion de l’Otan avant que l’Europe ne puisse combler le vide laissé par le retrait américain.

Cette décision prive l’Allemagne, leader de l’industrie aérospatiale européenne, de tout programme national ou européen majeur pour ses futurs avions de chasse.

Berlin n’a pas encore décidé de rejoindre un programme concurrent existant, tel que le projet GCAP développé par le Royaume-Uni, l’Italie et le Japon.

Cependant, les entreprises impliquées dans ce projet concurrent estiment que le programme est déjà à un stade avancé, rendant une réaffectation des rôles industriels extrêmement difficile.

Une dépendance excessive aux États-Unis

Cette situation intervient alors que l’Europe s’inquiète de plus en plus de sa dépendance excessive aux États-Unis dans le domaine de l’armement et de la défense.

L’administration Trump a soulevé des questions quant à son engagement à long terme envers la défense européenne, tandis que l’industrie de défense américaine peine à répondre à la demande croissante de systèmes de défense aérienne, de missiles et d’avions de chasse F-35.

Ces dernières années, Washington a également réorienté certaines commandes d’armements européennes vers ses propres besoins nationaux ou vers l’Ukraine et ses alliés au Moyen-Orient, entraînant de longs délais d’attente pour les pays européens souhaitant acquérir ces armements.

Cette situation a suscité un débat croissant en Europe quant à la dépendance au chasseur américain F-35, qui nécessite des mises à niveau, des mises à jour logicielles et des pièces détachées constantes fournies par le constructeur.

Parallèlement, plusieurs pays européens, dont l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Pologne, développent une nouvelle génération de missiles à longue portée, d’une portée supérieure à 1 600 kilomètres, une capacité dont le continent est dépourvu depuis des décennies.

Bien que l’Europe demeure autosuffisante dans de nombreux systèmes militaires et ait enregistré d’importants succès à l’exportation de navires de guerre, les projets de défense transfrontaliers se heurtent souvent à des complexités politiques et industrielles.

Tensions entre Berlin et Paris

Le principal point de désaccord pour le projet FCAS résidait dans l’insistance du PDG de Dassault Éric Trappier à diriger le projet, fort de l’expérience de son entreprise dans la fabrication d’avions de chasse, tandis qu’Airbus dont les principales activités de défense sont basées en Allemagne refusait de céder la direction du projet.

Après des mois de négociations, le chancelier allemand Friedrich Merz et le président français Emmanuel Macron ont conclu que les entreprises ne pouvaient être contraintes de coopérer.

Selon un responsable allemand, Merz a suggéré à Paris de poursuivre le développement de l’avion de manière indépendante, tout en explorant d’autres formes de coopération en matière de défense entre les deux pays.

Bien que cette décision représente un revers pour le concept de «souveraineté européenne en matière de défense», Berlin espère qu’elle permettra d’apaiser l’une des principales sources de tension avec Paris, notamment compte tenu de la mise en œuvre d’un accord historique visant à étendre la dissuasion nucléaire française à l’Allemagne et à d’autres pays européens.

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Le ministère de la Défense recrute

Le ministère de la Défense nationale a annoncé l’ouverture d’un concours externe sur épreuves et examens professionnels pour le recrutement de 320 agents relevant des catégories 1, 3 et 5 du corps des ouvriers de l’État, des collectivités locales et des établissements publics à caractère administratif, au titre de l’année 2026.

Cette opération de recrutement est organisée conformément à la décision du ministre de la Défense nationale en date du 5 juin 2026.

Dans un communiqué, le ministère a précisé que la date limite de dépôt des candidatures est fixée au 3 juillet 2026. Les épreuves et examens professionnels se dérouleront à partir du 3 août 2026 au siège du ministère de la Défense nationale, ainsi que les jours suivants.

Le département a également souligné que chaque candidat ne peut postuler qu’à un seul poste. Toute candidature déposée après la clôture des inscriptions ou ne comportant pas l’ensemble des pièces requises sera automatiquement rejetée. Le cachet de la poste ou la date d’enregistrement au bureau d’ordre central fera foi pour déterminer la date d’envoi ou de réception du dossier.

Les candidats sont invités à déposer leurs dossiers directement ou à les envoyer par courrier recommandé avec accusé de réception à l’adresse suivante : Ministère de la Défense nationale, Direction générale des affaires administratives et financières – Direction de la gestion du personnel, Base militaire d’El Omrane, Tunis 1005.

L’enveloppe devra obligatoirement porter la mention : « Ne pas ouvrir – Concours externe sur épreuves et examens professionnels pour le recrutement d’agents des première et deuxième unités du ministère de la Défense nationale au titre de l’année 2026 ».

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Livraison de 48 véhicules Hummer américains à l’armée tunisienne

Le ministère de la Défense nationale a réceptionné, hier mercredi 3 juin 2026, à la base aérienne de l’Aouina, 48 véhicules Hummer, en présence de l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, ainsi que de hauts cadres militaires et civils des deux pays.

Ces véhicules renforceront les capacités opérationnelles de l’armée tunisienne et amélioreront sa préparation, notamment dans la protection des frontières terrestres, la lutte contre le terrorisme, la contrebande, la criminalité organisée et toutes les activités illégales.

Cette acquisition s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par la Tunisie et les États-Unis pour renforcer davantage leur coopération militaire, confirmer les relations historiques entre les deux pays amis, et rapprocher leurs visions sur diverses questions sécuritaires, dans une volonté commune de consolider ce partenariat stratégique au service des intérêts des deux parties, affirme-t-on du côté officiel tunisien.

La livraison de ces véhicules témoigne de l’engagement continu du gouvernement américain à développer les capacités de l’armée tunisienne et à favoriser la prospérité du secteur économique de la défense des États-Unis, indique de son côté l’ambassade des Etats-Unis sur ses réseaux sociaux.

I. B.

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La Tunisie consolide son axe sécuritaire avec les États-Unis

La Tunisie et les États-Unis franchissent une nouvelle étape dans leur coopération de défense. Reçu à Tunis par le ministre de la Défense, l’amiral américain Ben Snell a échangé avec les autorités tunisiennes sur l’élargissement du partenariat militaire, dans un contexte marqué par la montée des menaces transfrontalières et des défis sécuritaires régionaux.

Une coopération stratégique en constante montée en puissance

Le ministre de la Défense Khaled Sehili a reçu mardi au siège du département le directeur du renseignement du commandement américain pour l’Afrique, Ben Snell, en présence de l’ambassadeur américain Bill Bazzi et de hauts responsables des deux pays.

A cette occasion, le ministre a mis en avant la profondeur des relations historiques entre la Tunisie et les États-Unis, rappelant qu’elles remontent à la fin du XVIIIe siècle. Il s’est également félicité des résultats du programme de coopération militaire bilatérale, marqué ces dernières années par des visites régulières de hauts responsables américains et par la livraison d’équipements destinés à améliorer la préparation opérationnelle de l’armée tunisienne.

Une feuille de route 2020-2030 au cœur du partenariat

Le responsable tunisien a souligné que cette coopération dépasse le simple cadre de l’assistance militaire, reposant sur un partenariat durable fondé sur la confiance, le respect mutuel et des intérêts stratégiques communs.

L’accent a été mis sur la poursuite de la feuille de route de coopération militaire 2020-2030, considérée comme l’axe structurant du partenariat entre Tunis et Washington. Cette stratégie vise en particulier le renforcement des capacités opérationnelles et logistiques des forces armées tunisiennes, ainsi que le développement du renseignement militaire.

Les discussions ont également porté sur les menaces émergentes auxquelles la région est confrontée : terrorisme, criminalité transfrontalière organisée, traite des êtres humains, contrebande, trafic de stupéfiants et sécurisation des frontières.

Pour Tunis, cette coopération constitue un levier essentiel afin de moderniser les outils de surveillance, de renseignement et d’intervention, notamment dans les zones frontalières sensibles.

De son côté, Ben Snell a estimé que cette rencontre ouvre la voie à de nouvelles perspectives de coopération sécuritaire, dans un environnement international marqué par des défis de plus en plus complexes.

Washington réaffirme son soutien à Tunis

Le responsable d’AFRICOM a salué la solidité des relations tuniso-américaines et le rôle de la Tunisie dans la consolidation de la sécurité et de la stabilité régionales.

Il a réaffirmé l’engagement des États-Unis à accompagner les efforts tunisiens visant à renforcer les capacités de l’armée nationale, confirmant la place centrale de la Tunisie dans la stratégie sécuritaire américaine en Afrique du Nord et sur le flanc sud de la Méditerranée.

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