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Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement : du pain sur la planche

Enfin un grand projet éducatif vient de naître : le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement. Ce projet tant attendu par les Tunisiens a fait l’objet de plusieurs réunions à l’échelle ministérielle dans les dernières années et il constituait l’une des grandes recommandations sollicitées dans la consultation électronique relative au système éducatif, organisée il y a plus de deux ans. C’est donc une nécessité que d’avoir un tel Conseil pour le grand rôle qu’il peut jouer dans les réformes éducatives et dans l’amélioration de l’éducation en Tunisie. D’ailleurs, ce Conseil existe dans pas mal de pays (France, Canada, Maroc…). 

Aujourd’hui, une fois le Conseil est mis en place et que ses membres sont déjà désignés, il doit immédiatement se mettre à l’œuvre sans plus tarder, vu la situation actuelle de notre système éducatif qui suscite plus que jamais des réformes éducatives radicales dans toutes les étapes de l’enseignement (primaire, secondaire, supérieur), mais aussi dans la recherche scientifique et technologique ainsi que la formation professionnelle et les perspectives de l’emploi.

Quel rôle dévolu au CSEE

Il est à rappeler cependant que le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, tout en gardant une marge de liberté dans son fonctionnement, demeure indépendant du ministère et du gouvernement dans son travail et dans sa pensée, ayant une autorité morale représentative du secteur susceptible de conseiller, d’éclairer et de surveiller.

Le Conseil serait ainsi plus en mesure d’apporter des points de vue neufs sur la politique scolaire, des suggestions hardies, une vue d’ensemble et, au besoin, les critiques qui s’imposent. Devant les exigences de l’enseignement moderne, qui réclame de l’imagination, de la recherche et des innovations, ce Conseil est aujourd’hui indispensable, plus que jamais. C’est au Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement que reviendra surtout la responsabilité de maintenir le système d’enseignement en contact avec l’évolution de la société et celle d’indiquer les changements à opérer et d’inspirer des plans à long terme. A l’heure où notre système éducatif est devenu vétuste, représentant plusieurs lacunes et dysfonctionnements qu’il faut corriger, l’existence d’un Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement n’est pas seulement nécessaire, mais elle serait d’un apport considérable pour notre éducation et pour notre école du futur.

D’autres acteurs éducatifs doivent y participer

La participation de toutes les parties concernées par l’éducation (syndicats, corps enseignant, associations des parents d’élèves, pédagogues et spécialistes en éducation) s’avère nécessaire aux mesures à prendre par le Conseil. C’est qu’il est nécessaire d’avoir l’avis de tous les acteurs au préalable. En effet, selon l’article 4 du décret-loi portant organisation du Conseil supérieur de l’éducation, la commission supérieure du Conseil est composée des ministres de l’Education, de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées, de la Jeunesse et des Sports, des Affaires religieuses et des Affaires culturelles. Certains appellent même à l’implication des parents dans les décisions prises par le Conseil en matière d’éducation. Le nouveau Conseil a tenu sa séance inaugurale le lundi 17 août courant, marquant le début officiel de ses travaux. Cette instance est d’une importance capitale pour le développement et la réforme adéquate du système éducatif tunisien. Elle s’inscrit dans une dynamique visant à renforcer la gouvernance et la qualité de l’éducation en Tunisie. Dès lors, elle se lance dans un chantier à grands projets éducatifs pour mettre l’école tunisienne sur de nouveaux rails.  Espérons que grâce à ce Conseil, l’éducation en Tunisie connaîtra des jours meilleurs et que l’école tunisienne sera au diapason des nouvelles politiques éducatives adaptées dans plusieurs pays du monde.

Hechmi KHALLADI



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Conseil supérieur de l’Education : Kaïs Saïed au siège de la nouvelle instance

Le président de la République, Kaïs Saïed, s’est rendu lundi 17 août au siège du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, à Tunis, à l’occasion de la séance inaugurale de cette nouvelle instance. Cette étape marque le début effectif des activités d’un Conseil appelé à intervenir sur les grandes orientations du système éducatif, de la recherche scientifique et de la formation professionnelle.

Une nouvelle instance entre en fonction

Kaïs Saïed a pris connaissance, lors de cette visite, des modalités de fonctionnement du Conseil ainsi que des conditions dans lesquelles ses activités commencent.

La mise en place de cette instance intervient après l’achèvement des procédures relatives à sa composition. Un décret présidentiel daté du 12 août 2026, publié au Journal officiel de la République tunisienne (JORT), a officialisé la nomination des membres de la Haute instance du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement.

Mohamed Ali Boughdiri a, pour sa part, été nommé secrétaire général du Conseil.

Le chef de l’État avait appelé les membres de cette nouvelle structure à tenir leur première réunion ce lundi, donnant ainsi le coup d’envoi officiel de ses travaux.

Réformer l’école, l’enseignement et la formation

Le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement est appelé à jouer un rôle dans l’évaluation et la réforme des grandes questions liées au système éducatif tunisien.

Son champ d’intervention dépasse toutefois le seul enseignement scolaire. Il englobe également l’éducation, l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et la formation professionnelle.

Cette approche vise à inscrire les différentes composantes du système dans une réflexion commune, alors que la Tunisie fait face à plusieurs défis en matière de qualité de l’enseignement, d’adéquation des formations avec les besoins du marché du travail et de valorisation de la recherche.

La nouvelle instance devra ainsi contribuer à l’élaboration d’une vision de long terme pour un secteur qui reste au cœur des enjeux sociaux et économiques du pays.

Une visite qui se poursuit dans les rues de Tunis

Après sa visite au siège du Conseil, Kaïs Saïed s’est rendu dans le quartier de Lafayette, à Tunis, où il a rencontré plusieurs citoyens.

Le président de la République a échangé avec eux et écouté leurs préoccupations, réaffirmant à cette occasion son attachement à rester à l’écoute des attentes de la population et à suivre directement sa situation.

La journée aura ainsi été marquée par deux séquences distinctes : d’une part, le lancement institutionnel des travaux du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement ; d’autre part, un contact direct avec des citoyens dans la capitale.

Pour la nouvelle instance, l’enjeu commence désormais au-delà de son installation officielle : il s’agira de transformer ses missions en orientations concrètes susceptibles de répondre aux difficultés persistantes du système éducatif tunisien.

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Réforme de l’éducation : Le Conseil supérieur, dès lundi, dans sa phase opérationnelle

Le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement tiendra, lundi 17 août 2026, sa séance inaugurale, marquant le début de la mise en place effective de cette instance appelée à jouer un rôle central dans la réflexion et l’orientation des politiques éducatives en Tunisie.

Cette séance intervient quelques jours après la publication au Journal officiel de la République tunisienne des textes fixant la nouvelle composition de l’instance. L’ordonnance n°203 de 2026, datée du 12 août, a officialisé la nomination de sept membres de la haute instance du Conseil : Tijani Gmati, Youssef Ben Othmane, Chiraz Stambouli, Rim Aribi, Kamel Hneid, Mohamed Habib Alani et Mohamed Seifallah Ben Abderrazak.

Dans le même mouvement institutionnel, l’ordonnance n°204 de 2026 a chargé l’ancien ministre de l’Éducation Mohamed Ali Boughediri des fonctions de secrétaire général du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement.

Une instance au cœur de la réforme du système éducatif

La création et l’organisation du Conseil s’inscrivent dans le processus de réforme globale du système éducatif tunisien. Le texte portant organisation du Conseil définit notamment sa composition, ses attributions et ses modalités de fonctionnement. L’objectif est de disposer d’une instance institutionnelle dédiée aux grandes orientations en matière d’éducation et d’enseignement.

La mise en place du Conseil intervient également dans un contexte où plusieurs dossiers structurels du secteur restent au centre des débats, notamment la réforme du système éducatif, les conditions de travail des enseignants, l’intégration des enseignants suppléants et la modernisation de l’école tunisienne.

Lire aussi : Conseil supérieur de l’Education : L’ancien ministre Mohamed Ali Boughdiri nommé secrétaire général

En janvier 2025, l’intégration des enseignants et professeurs suppléants avait notamment été présentée par la présidence comme une étape avant une réforme plus globale de l’éducation, dans l’attente de la mise en place effective du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement.

Mohamed Ali Boughediri revient au premier plan

La nomination de Mohamed Ali Boughediri constitue l’un des éléments les plus remarqués de cette nouvelle étape. Ancien ministre de l’Éducation, il avait été nommé à la tête du ministère en janvier 2023 et a quitté ses fonctions en avril 2024, lorsque le président de la République a décidé de le remplacer par Salwa Abassi.

Durant son passage au ministère, Boughediri avait notamment été associé aux discussions autour de la réforme du système éducatif, à la consultation nationale sur l’éducation ainsi qu’à plusieurs dossiers liés aux enseignants et aux examens nationaux.

Son retour dans le dispositif institutionnel consacré à la réforme de l’éducation lui confère ainsi une position importante dans la phase de lancement du Conseil : il sera chargé de ses fonctions de secrétaire général tandis que les sept membres nouvellement désignés composent sa haute instance.

Une nouvelle étape après plusieurs années de préparation

La séance inaugurale du 17 août constitue donc une étape importante dans un processus engagé depuis plusieurs années. La Constitution de 2022 avait consacré le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement comme une instance constitutionnelle, avant que son cadre d’organisation ne soit précisé par les textes réglementaires.

Avec la nomination de ses membres et de son secrétaire général, puis la tenue de sa première séance, le Conseil passe désormais de la phase de construction juridique à celle de son fonctionnement effectif.

Les prochaines étapes seront particulièrement suivies, notamment en ce qui concerne les priorités qui seront retenues par la nouvelle instance et la manière dont ses travaux s’articuleront avec les politiques conduites par le ministère de l’Éducation.

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Conseil supérieur de l’Education : L’ancien ministre Mohamed Ali Boughdiri nommé secrétaire général

L’ancien ministre de l’Éducation, Mohamed Ali Boughdiri, a été chargé des fonctions de secrétaire général du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement. Sa nomination, publiée ce vendredi 14 août au Journal officiel de la République tunisienne, intervient à quelques jours de la séance inaugurale de cette nouvelle institution, appelée à jouer un rôle central dans l’évaluation et la réforme des politiques éducatives et de formation en Tunisie.

Mohamed Ali Boughdiri, du syndicalisme à la gouvernance de l’éducation

Cette nomination marque une nouvelle étape dans le parcours de Mohamed Ali Boughdiri, figure issue du mouvement syndical et ancien responsable de l’UGTT.

Avant son entrée au gouvernement, il avait notamment occupé les fonctions de secrétaire général de l’Union régionale du travail de Ben Arous, puis de secrétaire général adjoint de l’UGTT chargé du secteur privé. Son parcours l’avait ensuite conduit au ministère de l’Éducation, dont il avait pris la tête en janvier 2023.

Il avait occupé ce portefeuille pendant plus d’un an, jusqu’à son départ du gouvernement en avril 2024. Son retour dans le domaine de l’éducation, cette fois au sein du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, lui permet ainsi de retrouver un secteur qu’il connaît déjà de l’intérieur.

Une nomination officialisée au Journal officiel

Mohamed Ali Boughdiri a été nommé secrétaire général en vertu du décret n°2026-203 du 12 août 2026, relatif à la nomination des membres de la Haute Instance du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement.

Le même décret désigne également Tijani Gmati, Youssef Ben Othmen, Chiraz Stanbouli, Rim Aribi, Kamel Hnid, Mohamed Habib Allani et Mohamed Seifallah Ben Abderrazak comme membres de la Haute Instance.

Ces nominations s’inscrivent dans le processus de finalisation de la composition du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, institué par le décret n°2 de 2024 du 16 septembre 2024, à la suite de la consultation nationale consacrée à la réforme du système éducatif.

Une institution appelée à repenser l’ensemble du système

Le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement ne se limite pas à l’enseignement scolaire. Ses missions couvrent un champ beaucoup plus large, allant de l’éducation à l’enseignement supérieur, en passant par la recherche scientifique, la formation professionnelle et les politiques liées à l’emploi.

L’institution est notamment appelée à évaluer les différents systèmes existants et à contribuer à l’élaboration de réformes dans des secteurs considérés comme stratégiques pour l’avenir du pays.

Son organisation administrative et financière avait déjà été fixée par le décret n°246 de 2025 du 8 mai 2025. Avec la désignation de ses membres et de son secrétaire général, le Conseil entre désormais dans une phase concrète de mise en place.

Une séance inaugurale prévue lundi

Un autre décret, le n°2026-205 du 12 août 2026, prévoit la convocation des membres du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement pour sa séance inaugurale, prévue le lundi 17 août 2026.

Cette première réunion devrait ainsi marquer le véritable démarrage des travaux de cette institution, alors que les questions liées à la réforme de l’école, à l’enseignement supérieur, à la formation et à l’adéquation entre les cursus et le marché de l’emploi restent au cœur des défis du pays.

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