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Congrès de l’UGTT : Ouverture des travaux à Monastir sous tension et incertitudes

Les travaux du congrès ordinaire de Union générale tunisienne du travail ont démarré ce mercredi à Monastir, pour une durée de trois jours. Plus de 620 congressistes sont réunis pour élire un nouveau bureau exécutif de 15 membres. Ce rendez-vous s’annonce décisif pour une centrale syndicale fragilisée par des divisions internes et des tensions avec les autorités.

Un congrès sous pression pour relancer la centrale

L’ouverture du congrès intervient dans un climat particulièrement sensible. La centrale syndicale cherche à tourner la page d’une crise interne marquée par des divergences profondes au sein de sa direction.

Au cœur des enjeux : restaurer l’unité de l’organisation et redéfinir son rôle national dans un contexte social tendu. Instance suprême de décision, le congrès devra tracer les orientations futures du mouvement syndical, notamment en matière de défense des droits économiques et sociaux.

La crise qui a secoué le bureau exécutif sortant, dirigé par Noureddine Taboubi, reste en toile de fond. L’annonce de sa démission fin 2025, suivie de son revirement, a cristallisé les tensions et renforcé les attentes autour de ce rendez-vous.

Une bataille électorale ouverte et incertaine

Le scrutin pour le nouveau bureau exécutif s’annonce particulièrement ouvert. Pas moins de 46 candidats, dont neuf femmes, sont en lice, avec la présence de plusieurs figures du bureau sortant.

Parmi les noms en compétition figurent notamment Slaheddine Selmi, Farouk Ayari, Othman Jelouli et Tahar Mezzi. Des responsables régionaux sont également en lice, à l’image de Kassem Zemni (Sousse) et Salah Ben Hamed (Gabès).

En parallèle, les congressistes devront élire les membres de la commission de règlement intérieur (24 candidats) et de la commission de contrôle (21 candidats), des instances clés pour le fonctionnement interne de l’organisation.

Entre attentes de réforme et climat de défiance

Les attentes sont fortes parmi les syndicalistes, qui espèrent des réformes profondes pour sortir de la crise. Les débats devraient notamment porter sur la gouvernance de l’UGTT, la transparence financière et le renforcement de la démocratie interne.

La question de l’abrogation de l’article 20, qui permettait la prolongation du mandat du secrétaire général, s’impose comme un point central des discussions, après avoir été à l’origine des tensions récentes.

Dans le même temps, les relations avec le gouvernement restent crispées, la centrale dénonçant son exclusion des négociations sociales, dans un contexte où une grève générale avait été envisagée puis reportée.

Ce congrès intervient à un moment charnière pour l’UGTT, acteur historique du paysage social tunisien. Confrontée à des défis internes et externes, la centrale doit redéfinir sa stratégie pour peser à nouveau dans les équilibres nationaux.

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Le congrès de l’UGTT contesté, un recours judiciaire annoncé

Des tensions secouent toujours l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) à l’approche de son congrès national prévu du 25 au 27 mars. La coordination de l’opposition syndicale démocratique a organisé, ce lundi 23 mars 2026, un sit-in devant le siège central de l’organisation à Tunis. Elle dénonce la tenue du congrès et annonce son intention de contester sa légalité.

Une mobilisation devant le siège de l’UGTT

La coordination de l’opposition syndicale démocratique a rassemblé ses membres devant le siège central de l’UGTT pour exprimer son rejet du congrès national à venir. Cette action s’inscrit dans une dynamique de contestation qui s’est intensifiée ces dernières semaines.

Selon Taïeb Bouaïcha, membre du bureau exécutif de l’UGTT et coordinateur de cette opposition, l’objectif est de « faire face » à un congrès qu’il considère problématique dans sa forme et dans son fond.

Des accusations de division et de fragilisation

Taïeb Bouaïcha estime que ce congrès risque de provoquer une division interne au sein de la centrale syndicale et d’affaiblir davantage le mouvement syndical. Il pointe du doigt l’influence d’un courant qu’il qualifie de « bureaucratique » au sein de l’organisation.

Selon lui, cette situation aurait déjà des répercussions sur les intérêts des travailleurs ainsi que sur l’image et la crédibilité de l’UGTT, une organisation historique du paysage syndical tunisien.

Une contestation de la légalité annoncée

Au-delà de la mobilisation, l’opposition syndicale annonce son intention de contester la légalité du congrès prévu. Une démarche qui pourrait ouvrir un nouveau front juridique autour de l’organisation.

Taïeb Bouaïcha affirme que cette initiative vise à remettre en question les conditions d’organisation du congrès, qu’il juge non représentatif des attentes des adhérents.

Le responsable syndical considère également que ce congrès ne permettra pas de faire émerger une direction capable d’impulser un changement réel au sein de l’organisation. Il évoque par ailleurs un désengagement progressif et une baisse de l’adhésion à l’UGTT.

L’UGTT, acteur central du dialogue social en Tunisie, traverse depuis plusieurs mois des débats internes marqués par des divergences de vision entre différentes sensibilités syndicales. L’organisation de son congrès national intervient ainsi dans un climat de contestation et de recomposition interne, sur fond d’enjeux liés à sa gouvernance et à son rôle dans le paysage social et politique.

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