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La Conect propose 41 amendements au projet de Code des changes

Dans le cadre de sa mission de défense des intérêts des entreprises tunisiennes et de contribution à l’amélioration de l’environnement économique national, la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect) a pris part, le 1er juin 2026, à une séance d’audition organisée par la Commission des finances et de la planification de l’Assemblée des représentants du peuple, consacrée à l’examen du projet de loi n°2025/115 relatif au Code des changes. Elle a proposé 41 amendements au projet de loi qui traîne depuis plusieurs années dans les tiroirs de ces messieurs du gouvernement et de l’assemblée, alors que les opérateurs économiques l’attendent avec un mélange d’impatience et d’incrédulité, tant l’Etat persiste dans sa logique du tout contrôle, quitte à bloquer l’initiative économique.

Lotfi Sahli

Cette participation illustre la place grandissante qu’occupe Conect dans le dialogue économique national ainsi que sa capacité à porter la voix des entreprises auprès du pouvoir législatif. Elle témoigne également de l’émergence de nouvelles pratiques de concertation entre les institutions publiques et les organisations représentatives du secteur privé, dans l’intérêt supérieur de l’économie tunisienne.

À cette occasion, Conect a réaffirmé son soutien à la réforme du Code des changes, considérée comme l’une des réformes structurelles les plus attendues par les opérateurs économiques. Une réforme indispensable pour renforcer l’attractivité de la Tunisie auprès des investisseurs, améliorer le climat des affaires et permettre au pays d’accompagner les profondes mutations économiques, technologiques et numériques qui redessinent les échanges internationaux.

Tout en saluant cette dynamique de modernisation, Conect a souligné que la réussite de cette réforme demeure conditionnée par l’adoption d’un cadre juridique équilibré, conforme aux meilleures pratiques internationales, offrant davantage de liberté et de flexibilité aux acteurs économiques, tout en préservant les équilibres financiers du pays et les intérêts stratégiques de l’État.

Consacrer le principe de liberté

Fidèle à son approche fondée sur l’expertise et la concertation, Conect a présenté aux membres de la Commission un mémorandum technique comprenant 41 propositions d’amendements, fruit d’un travail de consultation et d’analyse mené avec les professionnels et les experts concernés. Ces propositions visent notamment à :

– consacrer le principe de liberté des opérations de change et faire des restrictions l’exception dûment justifiée ;

– intégrer pleinement l’économie numérique et les nouveaux opérateurs digitaux dans le dispositif réglementaire ;

– renforcer l’harmonisation de la législation tunisienne avec les normes et engagements internationaux ;

– offrir davantage de garanties aux investisseurs étrangers, notamment en matière de rapatriement des revenus et des capitaux ;

– instaurer des délais légaux de traitement des demandes d’autorisation afin de réduire les contraintes administratives et d’améliorer la prévisibilité pour les entreprises.

Soutenir durablement la croissance

À travers cette contribution substantielle, Conect confirme son rôle de partenaire de proposition et d’accompagnement des réformes économiques, en veillant à concilier ouverture économique, compétitivité des entreprises et stabilité financière.

La Confédération a également insisté sur la nécessité d’inscrire cette réforme dans une vision globale de développement, capable de soutenir durablement la croissance, l’emploi et l’intégration de la Tunisie dans les chaînes de valeur internationales.

À l’issue de la séance, Conect a appelé à la poursuite du dialogue avec l’ensemble des parties prenantes et à l’élaboration d’une feuille de route claire garantissant une mise en œuvre progressive, réaliste et efficace de la réforme.

Pour Conect, le Code des changes dépasse largement le cadre d’un simple texte juridique : il constitue un signal fort adressé aux investisseurs, aux partenaires économiques et aux marchés internationaux. Il représente un instrument stratégique devant concilier ouverture, responsabilité et souveraineté économique, tout en créant les conditions nécessaires à l’initiative privée, à l’innovation et à la prospérité durable de la Tunisie.

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Nouveau code des changes : Le Parlement vise un vote avant l’été

La Tunisie s’apprête à franchir une étape importante dans la réforme de son cadre financier et économique. Le président de la Commission des finances à l’Assemblée des représentants du peuple, Maher Ktari, a confirmé la volonté des députés d’accélérer l’adoption du projet de nouvelle loi sur le change avant les vacances parlementaires.

Intervenant ce lundi 1er juin 2026 sur les ondes de la Radio nationale, à l’occasion d’une séance d’audition consacrée à l’organisation patronale Conect, Maher Ktari a qualifié ce projet de « loi très importante » pour l’investissement en Tunisie et pour l’entrée de devises étrangères dans le pays.

Une réforme attendue depuis des années

Le projet de nouvelle loi sur le change vise à moderniser un dispositif réglementaire souvent jugé complexe et inadapté aux mutations économiques et technologiques actuelles.

Selon Maher Ktari, les travaux menés au sein de la Commission des finances accordent une attention particulière à l’adaptation du texte aux évolutions du commerce extérieur, des paiements internationaux et des technologies financières.

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L’objectif affiché est également de regrouper plusieurs textes juridiques dispersés dans une seule loi de référence afin de simplifier les procédures liées au change et aux opérations financières internationales.

Un signal destiné aux investisseurs

Dans un contexte marqué par une pression persistante sur les réserves en devises et par la nécessité d’attirer davantage d’investissements étrangers, cette réforme est présentée comme un levier économique stratégique.

D’après les experts auditionnés par la Commission des finances, la nouvelle loi pourrait permettre à la Tunisie de gagner entre 1 et 1,5 point de croissance supplémentaire.

Les défenseurs du projet estiment qu’un cadre de change plus souple et plus lisible pourrait faciliter les exportations, améliorer l’attractivité du pays pour les investisseurs étrangers et encourager l’intégration de la Tunisie dans les nouveaux circuits du commerce numérique international.

Des auditions qui se poursuivent

La Commission des finances a déjà auditionné le ministère des Finances, la Direction générale des douanes ainsi que plusieurs organisations nationales autour du projet de réforme.

Les séances d’écoute devraient se poursuivre dans les prochains jours avec d’autres structures concernées avant le passage du texte en séance plénière.

La réforme du code des changes figure parmi les dossiers économiques les plus sensibles depuis plusieurs années en Tunisie, en raison de son impact direct sur les transferts de devises, l’investissement, les exportations et les relations financières avec l’étranger.

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Code des Changes : Le gouvernement temporise et écarte toute ouverture brutale

La commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple a examiné un projet encore en gestation portant sur la réforme du code des changes. Présenté par des responsables du ministère des Finances, ce chantier s’inscrit dans une refonte plus large du cadre économique. L’approche retenue mise sur une ouverture progressive, conciliant libéralisation et préservation des équilibres macroéconomiques.

Une réforme encore en phase de maturation

Devant les députés, les représentants du ministère ont insisté sur le caractère évolutif du projet, toujours en phase d’étude et de concertation. La multiplicité des acteurs concernés impose une démarche prudente, intégrée à une vision globale des réformes économiques et législatives en cours.

L’objectif affiché est clair : adapter le système des changes aux exigences d’une économie plus ouverte, sans fragiliser les fondamentaux financiers du pays. Les responsables ont ainsi rappelé que toute évolution devra tenir compte des engagements internationaux de la Tunisie, notamment en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Investissements et cadre juridique : vers plus de clarté

Le futur dispositif devrait introduire des règles mieux définies pour encadrer les investissements, qu’ils soient étrangers en Tunisie ou tunisiens à l’international. Pour ces derniers, une approche sélective est privilégiée : chaque projet est examiné individuellement, en fonction de sa rentabilité et de sa capacité à générer des retombées en devises pour l’économie nationale.

Dans cette logique, la réforme ambitionne de renforcer l’attractivité du site Tunisie en clarifiant le cadre juridique et en sécurisant les investisseurs. Elle s’inscrit également dans la continuité des mesures adoptées depuis 2018, notamment en faveur des start-up, autorisées à détenir des comptes en devises alimentés par leurs revenus à l’export et leurs opérations d’investissement.

Une libéralisation sous conditions

Le ministère des Finances a défendu une ligne prudente : la libéralisation totale du régime des changes n’est pas jugée compatible avec la conjoncture actuelle. L’ouverture devra ainsi évoluer au rythme des indicateurs économiques clés, tels que la production, l’investissement, les exportations et l’épargne.

L’enjeu principal reste la préservation de la stabilité monétaire et des réserves en devises, tout en évitant toute pression excessive sur la balance des paiements. D’où le choix assumé d’un processus graduel, fondé sur une évaluation continue des risques liés aux transactions extérieures.

Au final, cette réforme ciblée vise à répondre aux attentes des opérateurs économiques tout en maintenant la cohérence avec l’ensemble du dispositif législatif national. Un exercice d’équilibriste pour les autorités, entre impératif d’ouverture et exigence de stabilité.

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Budget 2026 : L’option d’une loi de finances rectificative sur la table

La commission des finances et du budget à l’Assemblée des représentants du peuple s’est réunie mardi 24 mars pour examiner l’impact de la conjoncture internationale sur les équilibres économiques du pays. Face aux incertitudes liées aux marchés mondiaux, les députés ont évoqué la possibilité d’une loi de finances rectificative pour 2026. En parallèle, le projet du nouveau Code des changes s’impose comme un chantier prioritaire.

Pressions internationales et risque sur les finances publiques

Les députés ont mis en avant les répercussions directes de la situation internationale, notamment les effets de la guerre et de la volatilité des marchés sur l’économie tunisienne. La hausse et l’instabilité des prix du pétrole et des matières premières constituent une source majeure d’inquiétude pour les finances publiques.

Dans ce contexte, les membres de la commission ont proposé d’auditionner la ministre des Finances afin d’évaluer précisément ces impacts. L’option d’une loi de finances rectificative pour 2026 est désormais clairement posée, signe d’une vigilance accrue face aux déséquilibres potentiels.

Le Code des changes au cœur des priorités

D’un autre côté, le projet de loi relatif au Code des changes a occupé une place centrale dans les discussions. Considéré comme un levier stratégique, il vise à améliorer l’attractivité du pays pour les investisseurs étrangers et à faciliter les flux de capitaux.

La commission a décidé de consacrer tout le mois d’avril à des auditions et à une journée d’étude dédiée, en vue d’entamer l’examen et le vote des articles dès le mois de mai. L’objectif est d’accélérer l’adoption de ce texte jugé structurant pour l’économie nationale.

Au-delà du Code des changes, plusieurs propositions ont été examinées, dont la création d’une banque postale et des mécanismes de lutte contre l’exclusion financière.

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