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Après trois départs à Tarente, Chahd Jeljeli brise le silence

Quelques jours après avoir quitté la délégation tunisienne aux Jeux méditerranéens de Tarente 2026, la lutteuse Chahd Jeljeli est sortie de son silence. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, elle confirme avoir volontairement pris la décision de « migrer », sans prévenir sa famille, et livre un témoignage sévère sur les conditions dans lesquelles évoluent, selon elle, les sportifs tunisiens des disciplines individuelles.

« Je veux d’abord présenter mes excuses à ma famille que j’ai inquiétée et fatiguée. J’ai pris la décision de migrer sans leur accord ni même les informer, mais je n’avais pas d’autre choix », écrit la lutteuse de 20 ans.

Cette prise de parole apporte ainsi une réponse à une partie des interrogations entourant sa disparition, signalée après sa participation aux Jeux de Tarente.

« 250 dinars » et des primes en attente

Au-delà de son départ, Chahd Jeljeli met directement en cause les conditions matérielles accordées aux sportifs tunisiens.

Elle affirme que l’allocation d’un sportif d’élite s’élève à 250 dinars et qu’elle serait versée tous les six mois, lorsqu’elle l’est effectivement.

La lutteuse assure également n’avoir toujours rien perçu au titre de primes liées aux Championnats d’Afrique 2024 et 2026. Elle ajoute que l’allocation mensuelle n’aurait plus été versée depuis le mois de mai.

Ces affirmations, formulées directement par l’athlète, n’ont pas encore fait l’objet d’une réaction publique des autorités sportives permettant d’en confirmer les montants et les échéances.

Jeljeli évoque également ses conditions d’entraînement. Elle dit s’entraîner matin et soir sans compléments alimentaires alors qu’elle doit, selon son témoignage, perdre jusqu’à neuf kilos à l’approche de certaines compétitions internationales.

Un stage au Kirghizistan également critiqué

La lutteuse revient aussi sur le stage effectué au Kirghizistan avant les Jeux méditerranéens.

Selon elle, elle aurait été amenée à s’entraîner avec des jeunes lutteuses âgées de 14 et 15 ans alors qu’elle se préparait à affronter des athlètes de niveau mondial à Tarente.

Une situation qu’elle oppose aux exigences de résultats auxquelles sont ensuite confrontés les sportifs.

« Le seul objectif du lutteur tunisien aujourd’hui est d’entendre : “ils ont versé” », écrit-elle en référence aux aides financières attendues.

Malgré son départ, Chahd Jeljeli affirme ne pas vouloir renoncer à sa carrière. Elle dit conserver son objectif sportif et espérer qu’un jour elle pourra « lever le drapeau de [son] pays ». Elle présente également ses excuses à son entraîneur Mohamed Ali Bouziane.

Trois cas en quelques jours

Son témoignage prend une dimension particulière alors que Webdo a rapporté trois cas concernant des sportifs tunisiens autour des Jeux méditerranéens de Tarente.

Le premier concernait Chahd Jeljeli, dont l’absence avait été constatée après son combat pour la médaille de bronze des -57 kg. Le chef de la délégation tunisienne, Hatem Mernaoui, avait indiqué à la TAP qu’elle avait quitté la salle de compétition sans prévenir son entraîneur. Ses affaires étaient restées dans sa chambre.

Webdo avait ensuite rapporté la disparition du joueur de raffa Mohamed Amine Saïdi, constatée lors du passage de sa délégation par Rome après sa participation aux Jeux.

Samedi, un troisième cas a été signalé : celui de l’haltérophile Mohamed Amine Bouhijba, absent lors de l’embarquement à Rome alors que sa délégation devait rejoindre Brindisi avant de poursuivre vers Tarente.

Rien ne permet toutefois, à ce stade, d’attribuer aux deux autres sportifs les motivations avancées par Chahd Jeljeli.

Mais le témoignage de la lutteuse déplace désormais le débat : derrière son départ se pose ouvertement la question des conditions de préparation, de rémunération et d’accompagnement des sportifs tunisiens engagés dans les disciplines individuelles.

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Mystérieuse disparition d’une athlète tunisienne à Tarente, en Italie

En attendant d’en savoir davantage sur les causes et les circonstances de la disparition de la lutteuse tunisienne Chahd Jeljeli à Tarente, en Italie, tout semble indiquer qu’à l’instar de plusieurs autres athlètes tunisiens avant elle, elle a profité d’une compétition internationale se déroulant en Europe pour fausser compagnie à ses coéquipiers et prendre la poudre d’escampette.

Pour une immigration irrégulière, c’est grandement moins risqué que les barques de la mort. Visiblement, rien en Tunisie ne semble plus retenir l’athlète qui a choisi cette manière assez originale pour la quitter. Et qui, dans la situation d’humiliation quotidienne où nous vivons aujourd’hui, oserait sérieusement le lui reprocher, au moment où tous ceux et celles de son âge n’ont qu’un seul projet de vie : quitter leur pays où ils ont le sentiment que tous les horizons sont bouchés ?   

Hatem Mernaoui, chef de la délégation officielle tunisienne aux Jeux méditerranéens de Tarente, en Italie, a confirmé, dans une déclaration à l’agence Tap, la disparition de l’athlète Chahd Jeljeli, dont on est sans nouvelles depuis deux jours.

Mernaoui a précisé que l’athlète «disparue» avait disputé, avant-hier, le combat pour la médaille de bronze en lutte féminine. Après sa défaite, elle se trouvait aux côtés de l’entraîneur national, Mohamed Ali Bouzaiane, dans l’attente des combats de ses coéquipières ; elle a profité du fait que l’entraîneur était occupé à suivre les autres rencontres pour quitter la salle discrètement et sans préavis, profitant de l’affluence du public.

Le responsable a ajouté : «Une fois les compétitions terminées, son entraîneur et ses coéquipiers l’ont cherchée dans toute la salle, en vain. Les membres de l’équipe ont alors quitté les lieux pour rejoindre le Village méditerranéen, pensant qu’elle les avait devancés sans les prévenir, compte tenu de l’affluence des bus assurant la navette entre le site et leur lieu d’hébergement.»

Le chef de la délégation tunisienne a expliqué qu’à leur arrivée au Village méditerranéen, les membres de l’équipe ont cherché l’athlète dans tout le complexe d’hébergement sans en trouver la moindre trace, alors même que toutes ses affaires se trouvaient dans sa chambre. Une fois confirmée la disparition suspecte de la sportive, ils en ont informé les responsables de la délégation officielle.

M. Mernaoui a précisé qu’après avoir été informé de la disparition de l’athlète tard dans la soirée de mardi, il a officiellement contacté l’autorité de tutelle, le Comité national olympique tunisien, le comité d’organisation des Jeux ainsi que les forces de sécurité présentes au Village, dans l’attente d’une réponse permettant de statuer sur le sort de l’athlète tunisienne Chahd Jeljeli.

Il convient de rappeler que Jeljeli, âgée de vingt ans et médaillée de bronze aux Championnats d’Afrique 2026 à Alexandrie, s’est inclinée face à l’Italienne Fabiana Rinella lors du combat pour la médaille de bronze (catégorie des moins de 57 kg) des actuels Jeux méditerranéens avant de… prendre la poudre d’escampette.

I. B.

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Tarente : La lutteuse tunisienne Chahd Jeljeli portée disparue

La lutteuse tunisienne Chahd Jeljeli, 20 ans, est portée disparue depuis mardi 25 août alors qu’elle participe aux Jeux méditerranéens de Tarente, dans le sud de l’Italie. Le chef de la délégation officielle tunisienne, Hatem Marnaoui, a confirmé ce jeudi 27 août à l’agence TAP que la délégation était sans nouvelles de la sportive.

Chahd Jeljeli avait disputé mardi le combat pour la médaille de bronze de lutte féminine dans la catégorie des 57 kg, face à l’Italienne Fabiana Rinella.

Elle quitte la salle sans prévenir

Selon le récit livré par Hatem Marnaoui à la TAP, après sa défaite, la Tunisienne était restée aux côtés de l’entraîneur national Mohamed Ali Bouziane pour assister aux autres combats de ses coéquipières.

Elle aurait ensuite quitté la salle sans en informer son entraîneur, alors que celui-ci était occupé à suivre les autres rencontres et que l’affluence était importante.

À la fin des compétitions, son entraîneur et ses coéquipières l’ont recherchée dans la salle, sans parvenir à la retrouver. Ils ont alors pensé qu’elle avait pu regagner seule le village méditerranéen, notamment en raison du nombre important de navettes assurant le transport des sportifs.

Toutes ses affaires étaient dans sa chambre

Une fois au village méditerranéen, l’équipe tunisienne n’a retrouvé aucune trace de la lutteuse. Selon le chef de la délégation, toutes ses affaires personnelles se trouvaient toujours dans sa chambre.

Hatem Marnaoui indique avoir été informé de la disparition tard dans la soirée de mardi. Il affirme avoir alors pris officiellement contact avec les autorités tunisiennes de tutelle, le Comité national olympique tunisien (CNOT), le comité d’organisation des Jeux ainsi qu’avec les services de sécurité présents au village méditerranéen.

À ce stade, aucune information officielle ne permet d’établir les circonstances ou les raisons de sa disparition. Aucune communication des autorités italiennes ou du comité d’organisation apportant des précisions supplémentaires sur les recherches n’avait par ailleurs été retrouvée jeudi après-midi.

Chahd Jeljeli est médaillée de bronze des Championnats d’Afrique 2026 organisés à Alexandrie.

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