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JCC 2026 : ouverture des inscriptions à la compétition internationale « Visions+ »

Le comité d’organisation de la 37ème édition des Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) a annoncé samedi l’ouverture officielle des inscriptions pour sa compétition internationale « Visions+ ».

Cette section compétitive phare met en lumière les nouvelles voix du cinéma mondial, les écritures singulières ainsi que les œuvres porteuses de regards et de questions humaines contemporaines. Elle est ouverte aux premiers et deuxièmes longs métrages de fiction et de docu-fiction de réalisateurs en provenance des cinq continents.

Les cinéastes ont jusqu’au 5 octobre 2026 pour soumettre leurs œuvres. Les dossiers de candidature doivent être déposés sur la Plateforme d’inscription et de soumission pour les cinéastes du monde entier, accessible à l’adresse internet inscription.jcc.tn.

Il est à rappeler que les appels à candidatures avaient déjà été lancés pour les compétitions officielles générales de longs et courts métrages ainsi que pour Carthage Ciné-Promesse, dont l’échéance est fixée au 15 septembre 2026.

Par ailleurs, les ateliers professionnels « Chabaka » pour les projets en développement et « Takmil » pour les films en postproduction, dans le cadre de Carthage Pro, acceptent les dossiers jusqu’au 30 septembre 2026.

La 37e édition des JCC se déroulera du 12 au 19 décembre 2026 à la Cité de la culture de Tunis.

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ASBU : la 26e édition du Festival arabe de la radio et de la télévision du 21 au 24 septembre

– L’Union de radiodiffusion des États arabes (ASBU) organise la 26e édition du Festival arabe de la radio et de la télévision, du 21 au 24 septembre 2026, sous le slogan « Le rythme de l’image et l’écho de l’avenir » en partenariat avec le ministère des Affaires culturelles.

Les activités de cette édition se répartissent Tunis et Hammamet, où l’amphithéâtre de Carthage accueille la cérémonie d’ouverture avec la participation de la star syrienne Nassif Zeytoun et de l’artiste irakienne Rahma Riad. La soirée inaugurale sera marquée par l’hommage rendu à plusieurs personnalités des écrans, des radios, du cinéma arabe et des médias.

Les activités se poursuivent dans la Cité balnéaire Yasmine Hammamet, qui abrite le salon de la technologie et des équipements, permettant aux professionnels et aux visiteurs de découvrir les dernières innovations et évolutions techniques dans le secteur des médias et de la communication, aux côtés du marché de la production programmatique, qui constitue un espace de rencontre pour les producteurs et les professionnels afin d’échanger des œuvres et des programmes.

Le programme de cette édition comprend également trois débats portant sur diverses mutations que connaît le paysage médiatique arabe, à savoir : « Le podcast : tendances des contenus et pouvoir d’influence », « Le public et la création de contenu : de la réception au partenariat » et « Le tourisme médiatique : de simple transmetteur de l’événement à créateur de destination », avec la participation d’une élite d’experts arabes et internationaux.

Le programme de l’édition comprend aussi une cérémonie de remise des prix des échanges radiophoniques et télévisuels, ainsi que l’hommage rendu aux membres des jurys, lors des activités du festival à Yasmine Hammamet, dans le cadre de la célébration et de la valorisation des productions médiatiques arabes.

Le festival clôture ses activités par une soirée artistique au Théâtre de l’Opéra à la Cité de la Culture, au cours de laquelle le public suit en avant-première exclusive l’œuvre artistique « Saafir Ilayka wa Ghanni » du compositeur tunisien Karim Thlibi, dans un voyage artistique qui évoque le mawal en tant que valeur esthétique ancrée dans la musique arabe.

La soirée sera également marquée par le sacre des œuvres gagnantes dans les concours radiophoniques et télévisuels principaux et parallèles ainsi que dans le concours des nouveaux médias, en célébration de la diversité des formes de la création médiatique arabe face aux mutations rapides du paysage numérique.

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« Takbira  » de Montasser Bezzez captive le grand public au Fort d’Hammamet 

« Takbira  »  est un rituel musical et spirituel collectif issu du mysticisme soufi, particulièrement célèbre en Tunisie et au Maghreb. C’est une célébration sacrée qui mêle louanges divines, invocations des saints et transes rythmiques. Ce spectacle organisé par l’Association de sauvegarde de la Médina d’Hammamet,produit par l’artiste Montasser Bezzaz et mis en scène par Houssem Sahli, a été présenté au Fort d’Hammamet devant une assistance nombreuse.

Cette représentation, véritable moment artistique et spirituel, a mêlé l’atmosphère festive de l’anniversaire du Prophète à des expressions musicales et dévotionnelles, le tout dans le cadre historique et architectural exceptionnel du Bordj d’ Hammamet. Fidèle à sa démarche, Montassar Bezzaz  convoquait les traditions tout en les réinventant, offrant au grand public cosmopolite un patrimoine réinventé, où l’empreinte du passé se réaffirmait avec la fougue du présent.L’atmosphère a transporté le public dans un univers de sérénité et d’extase spirituelle, évoquant la profonde signification humaine et spirituelle de l’anniversaire du Prophète.

Au cœur de cette fresque musicale, les voix notamment d’ Abderrazak Asmi, Abdejabar Laribi, Maher Daoud, Borhane Bey, Néji Gueddiche, Mtir Haouel et Ridha Gabsi  ont entonné chants sacrés , enveloppant l’assistance d’une atmosphère de recueillement et d’élévation .Avec des chants envoûtants transmis et appris par coeur au fil des générations comme “Nadou lbabakom”, “Ellil zahi”, “raies lebhar”, “Fares Baghdad”, Montassert a ravivé la mémoire collective, en lui offrant une nouvelle respiration. La fusion entre instruments orientaux et occidentaux offre des sonorités modernes un peu rock, un peu jazzy qui participent à l’évolution d’un patrimoine musical longtemps relégué aux confréries et lui donne plus de relief. En somme, Takbira est un spectacle visuel gai et joyeux, un festival de couleurs, de senteurs et de musique authentique qui a enflammé le public hammamettois

                                  Kamel Bouaouina

Photos Berrazagua

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Une soirée de rythme et d’émotion avec Sofiene Safta et sa fille Sandra à l’Amphithéâtre d’El Jem 

Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas vu un tel engouement pour un chanteur tunisien. Circulation intense, parking saturé et marée humaine du côté de l’Amphithéâtre d’El Jem .La nouvelle avait fait le tour des réseaux sociaux : « Sofiène Safta va se produire sur scène, le lundi 24 août 2026 au Festival Musique du Monde. »

A 22h00 Sofiene sort des coulisses. Les yeux « inspectant » le vide, il tente de discerner les spectateurs de leurs silhouettes. Puis, machinalement, il se tourna vers son orchestre. Fait quelques gestes, le maestro échangea quelques regards avec sa troupe et… Le spectacle commence. Sur les sons assourdissants de guitares électriques, de basses et de percussions, Sofiene donne le «la». Et c’est l’euphorie totale. Les musiciens s´en donnent à coeur joie. C’est la frénésie. Les chansons se suivent et se succèdent. Il fallait être un bon connaisseur du répertoire de cet artiste pour pouvoir trouver les titres des chansons interprétées. Ce soir ,il a interprété des tubes de ses quatre derniers albums.Question d’équilibrer les choses, et que tout le monde soit content.

Les cinq musiciens étaient au rendez-vous ! Ramsis Zanati à la basse, Sofiene Ghanem à la batterie, Hatem Hmila  à la percussion, Montassar Ghunia au nay, et enfin Ahmed Néji au kanoun invité la violoniste sandra Safta . Acclamé par une foule survoltée, le chanteur guitariste Sofiène Safta accompagné par sa fille Sandra   a livré un show maîtrisé et percutant, enchaînant ses tubes les plus populaires, dont « Alam Jadid » et « mazael el kir » .Sandra nous a régalés au violon pendant le récital ! Concentrée, appliquée… elle est  déjà super à l’aise sur scène. Tel père, telle fille !

Puisé dans la musique tunisienne, enrobé de jazz et de World music, soutenu par de brillants musiciens, Sofiène électrisa la foule avec ses tubes : « bladi zina » et « Miroir » .L’amphithéâtre d’El Jem  résonna aux rythmes de sa musique .Avec une spontanéité incomparable et une force unique qu’il a mené son show en interprétant ses meilleurs tubes, notamment ceux de son  album «Barzakh», où il est passé par différents rythmes et mélodies, puis ses anciens succès que le public a chantés fiévreusement en chœur avec lui.Ce public a repris les refrains des chansons qu’il connaît par cœur, en faisant clignoter des centaines de téléphones portables, comme des étoiles brillantes dans le ciel d’El Jem.

Durant tout le concert, ses chansons mythiques furent acclamées et ovationnées par une assistance enflammée qui était éblouie et n’en revenait pas d’être devant son idole.  « Carthage » « Souvenirs d’enfance » et « Danse de l’oasis » et bien d’autres ont semé la fièvre dans tous les coins de l’amphithéâtre . Sofiene a pu conquérir le grand public avec sa voix chaude au timbre mélodieux et un charisme que seul un vrai artiste peut dégager. Une vraie star qui ne manquera pas de marquer l’histoire de la musique tunisienne

                              Kamel Bouaouina

Photos :

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