Lese-Ansicht

Afrique : l’IA et les infrastructures numériques au cœur de la 8e conférence de la KOAFEC

La coopération économique entre Séoul et le continent africain souffle ses vingt bougies avec un virage technologique assumé. La 8e Conférence ministérielle de la Korea-Africa Economic Cooperation (KOAFEC) se tiendra à Séoul du 8 au 11 septembre 2026, avec pour fil conducteur l’intelligence artificielle et les infrastructures numériques comme leviers de transformation pour l’Afrique.

Lancé en 2006, ce mécanisme de coopération demeure aujourd’hui le principal cadre d’échange économique liant la Corée au continent. Cette édition anniversaire rassemblera ministres africains, hauts responsables coréens, investisseurs, dirigeants privés et fondateurs de start-up, sous la présidence de la Première ministre coréenne Han Seong-sook. Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Dr Sidi Ould Tah, s’y rendra pour la première fois depuis sa prise de fonction, un an plus tôt.

Un bilan chiffré qui pèse lourd

Depuis sa création en 2007, le Fonds fiduciaire KOAFEC s’est hissé au rang de plus grand fonds bilatéral du Groupe de la Banque encore actif. Avec seulement 50 millions de dollars consacrés à la préparation de projets, il a servi de levier pour un portefeuille avoisinant six milliards de dollars et pour la mobilisation d’environ quatre milliards de dollars supplémentaires, dans des secteurs allant de l’énergie à l’agriculture en passant par le numérique. Le dispositif se targue également d’avoir soutenu plus de 1 300 jeunes pousses et porteurs de projets, avec des retombées estimées à plus de 1 200 entreprises accompagnées et 5 000 emplois générés.

Vers un plan d’action 2027-2028

La rencontre doit déboucher sur une Déclaration conjointe ainsi que sur le lancement d’un nouveau Plan d’action couvrant la période 2027-2028, articulé autour du numérique, de l’énergie, des infrastructures, du commerce et du capital humain.

Pour les start-up et PME tunisiennes et africaines positionnées sur le numérique ou l’IA, ce renouvellement de partenariat ouvre un accès potentiel à de nouveaux instruments de financement et à l’expertise technologique coréenne, un signal à suivre de près pour les écosystèmes d’innovation du continent.

L’article Afrique : l’IA et les infrastructures numériques au cœur de la 8e conférence de la KOAFEC est apparu en premier sur Managers.

  •  

Askya lance un programme de six semaines pour faire grandir les startups africaines de l’IA

Les startups africaines de l’intelligence artificielle peuvent désormais candidater à l’Askya AI Growth Platform, un programme de six semaines lancé par Askya Investment Partners. Dix entreprises seront retenues pour bénéficier gratuitement d’un accompagnement destiné à renforcer leur produit, leur stratégie commerciale et leur capacité à changer d’échelle. Le programme ne prend aucune participation au capital des startups. À l’issue de celui-ci, Askya pourra toutefois investir jusqu’à 200 000 dollars dans la startup la plus prometteuse de la cohorte, sous forme d’investissement en capital.

Le dispositif s’adresse à des entreprises déjà au-delà du stade de l’idée. Askya recherche des startups disposant d’un produit opérationnel et ayant commencé à démontrer une demande commerciale, notamment avec des clients payants ou des projets pilotes. Les entreprises peuvent être situées n’importe où sur le continent africain et évoluer du stade MVP jusqu’à la série A.

L’accompagnement sera principalement à distance et combinera des sessions de coaching individuel, des ateliers et des masterclasses animés par des entrepreneurs et dirigeants ayant développé des entreprises de plus de 100 millions de dollars. Les startups auront également accès à des entreprises susceptibles de tester leurs solutions d’IA, ainsi qu’à des infrastructures cloud et de calcul, des ressources technologiques et différents partenaires spécialisés.

Le programme débutera le 26 octobre 2026 et se terminera le 4 décembre. Une présentation publique de la première cohorte est prévue les 28 et 29 octobre à Lagos, dans le cadre de Moonshot by TechCabal. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 30 septembre 2026, avec une sélection de dix startups annoncée le 15 octobre.

L’article Askya lance un programme de six semaines pour faire grandir les startups africaines de l’IA est apparu en premier sur Managers.

  •  

Diaspora africaine : quand les transferts de fonds deviennent un levier immobilier

Les transferts de fonds de la diaspora deviennent une source de capitaux de plus en plus importante pour l’immobilier africain. Selon le rapport Real Estate Investment in Africa de LEAF Africa, les remises migratoires vers le continent ont atteint 96,4 milliards de dollars en 2024, contre environ 10 milliards au début des années 2000. Une partie de ces ressources est orientée vers l’achat de terrains, la construction de logements et l’acquisition de résidences secondaires.

Le phénomène est particulièrement visible dans les principaux pays bénéficiaires. L’Égypte a reçu environ 22,7 milliards de dollars en 2024, suivie du Nigeria avec 19,8 milliards, du Maroc avec près de 12 milliards, puis du Kenya et du Ghana.

Pour le secteur immobilier, ces flux représentent un réservoir de capitaux relativement important. Les membres de la diaspora disposent souvent de revenus en devises, ce qui leur donne une capacité d’investissement différente de celle des ménages dépendant uniquement des revenus locaux. Au Nigeria, par exemple, les transferts de fonds coexistent avec un marché immobilier estimé à 2 600 milliards de dollars, le plus important du continent selon LEAF Africa.

Le défi : orienter les capitaux vers la demande réelle

L’arrivée de ces capitaux ne règle toutefois pas le principal problème du marché africain : le manque de logements accessibles. Dans la plupart des pays du continent, le crédit hypothécaire reste peu développé, avec une pénétration inférieure à 5 % du PIB dans la majorité des marchés. Dans le même temps, une part importante de l’offre immobilière cible les ménages les plus aisés.

Pour les investisseurs, cette situation ouvre donc des opportunités au-delà du haut de gamme. Le logement intermédiaire et abordable, mais aussi les entrepôts logistiques, les commerces, les résidences étudiantes et les infrastructures liées à l’économie numérique figurent parmi les segments appelés à bénéficier de l’urbanisation du continent.

La diaspora pourrait ainsi jouer un rôle plus important dans le financement de cette transformation, à condition que les capitaux soient mieux connectés aux besoins locaux. Pour les promoteurs, l’enjeu sera de proposer des projets à la fois rentables, accessibles et sécurisés. Pour les investisseurs expatriés, la transparence foncière, la fiabilité des promoteurs et la gestion à distance resteront des critères déterminants.

Le potentiel est donc moins dans une simple hausse des prix que dans la capacité à transformer les flux de la diaspora en actifs répondant aux besoins réels des villes africaines.

L’article Diaspora africaine : quand les transferts de fonds deviennent un levier immobilier est apparu en premier sur Managers.

  •  

Robotaxis : Amazon et Alphabet font la course aux États-Unis

La course aux véhicules autonomes s’intensifie aux États-Unis. Zoox, filiale d’Amazon, va lancer de nouveaux tests à Houston et San Diego, portant à 12 le nombre de marchés américains où l’entreprise est désormais présente.

Dans un premier temps, les essais seront réalisés avec des Toyota Highlander spécialement adaptés et accompagnés de conducteurs de sécurité. Ils doivent servir de transition avant le déploiement des robotaxis conçus directement pour fonctionner sans volant ni pédales.

Waymo accélère sur le terrain commercial

Face à Zoox, Waymo continue de privilégier une stratégie davantage orientée vers le déploiement commercial. La filiale d’Alphabet étend son service à Denver, San Diego et Tampa, où les premiers passagers peuvent progressivement accéder à des trajets entièrement autonomes. Avec ces nouvelles villes, Waymo porte à 14 le nombre de marchés couverts par son service de robotaxis aux États-Unis.

Zoox a pour sa part franchi une première étape commerciale en août en commençant à facturer ses trajets à Las Vegas. L’entreprise avait auparavant multiplié les courses gratuites à Las Vegas, San Francisco, Austin et Miami afin de tester son service et de recueillir des données avant son passage à une activité payante.

Waymo poursuit parallèlement son expansion au-delà du marché américain. L’entreprise prépare notamment des essais à Munich et vise un lancement commercial en Allemagne à l’horizon fin 2027.

La compétition ne se limite toutefois pas à ces deux acteurs. Tesla poursuit également le développement de son offre de conduite autonome, tandis que les constructeurs et les entreprises technologiques cherchent à résoudre un double défi : fiabiliser les systèmes et parvenir à exploiter des flottes autonomes à grande échelle de manière rentable.

L’article Robotaxis : Amazon et Alphabet font la course aux États-Unis est apparu en premier sur Managers.

  •  

New York interdit l’IA générative à l’école jusqu’à 14 ans

New York City impose, pour un an, un moratoire sur l’utilisation directe de l’IA générative par les élèves jusqu’à la 8th grade, soit environ 13-14 ans. La mesure concerne près de 600 000 élèves du plus grand système scolaire public des États-Unis et s’appliquera durant l’année scolaire 2026-2027.

L’objectif n’est pas de bannir l’intelligence artificielle de l’école, mais d’éviter que les plus jeunes prennent l’habitude de déléguer immédiatement leurs recherches, leurs réponses ou leur réflexion à une machine. La ville veut ainsi privilégier le développement de compétences comme le raisonnement, la créativité, la résolution de problèmes et l’apprentissage par l’erreur.

Le dispositif change toutefois au lycée. Les élèves bénéficieront de cours consacrés au fonctionnement de l’IA, à ses biais, à ses limites, à la protection des données et à ses risques. Jusqu’à 50 000 lycéens pourront également participer à cinq programmes pilotes utilisant des outils d’IA sélectionnés et encadrés par leurs enseignants.

New York accompagne cette mesure d’une politique visant à réduire le temps d’écran individuel. La ville recommande jusqu’à 30 minutes par jour pour les élèves de la 3e à la 5e année et 45 minutes pour ceux de la 6e à la 8e année. Le moratoire sera évalué au terme de cette première année. La ville devra ensuite décider de le maintenir, de le modifier ou de l’abandonner. Le message est donc moins un rejet de l’IA qu’une volonté de maîtriser son introduction : former d’abord les capacités humaines, puis apprendre à utiliser l’intelligence artificielle comme un outil plutôt que comme un substitut à la réflexion.

L’article New York interdit l’IA générative à l’école jusqu’à 14 ans est apparu en premier sur Managers.

  •  

La Société Tunisienne de Mécanique de Précision décroche son homologation Airbus

L’industrie mécanique tunisienne franchit une nouvelle étape dans l’aéronautique. La Société Tunisienne de Mécanique de Précision (SMP Tunisie) vient d’obtenir son statut officiel de fournisseur qualifié Airbus, avec l’identifiant 337458 / 0000337458.

Une reconnaissance qui intervient au terme d’un parcours de qualification particulièrement long et exigeant, engagé dès la fin de l’année 2025.

Un processus de qualification sur plusieurs mois

Pour devenir fournisseur d’un constructeur comme Airbus l’entreprise a dû se soumettre à une série d’audits successifs, complétés par des évaluations techniques poussées destinées à vérifier sa conformité industrielle et la fiabilité de ses équipes. Ce travail de mise à niveau s’est appuyé sur un accompagnement de Mecachrome Tunisie. Cette collaboration a permis à SMP de structurer sa candidature et de répondre point par point aux exigences du cahier des charges d’Airbus.

Ce référencement fournisseur repose sur la validation concrète de deux compétences techniques jugées sensibles dans l’industrie aérospatiale. La première, c’est la méthode AITM1-0070 qui concerne le contrôle de la rugosité des surfaces usinées à l’aide d’un stylet métrologique ; elle garantit que les pièces livrées respectent les tolérances dimensionnelles imposées par Airbus. La seconde, référencée AIPS01-02-003 / AIPI01-02-003, concerne la maîtrise par SMP des opérations de perçage automatique, de fraisurage et d’ébavurage appliquées à la préparation des trous de fixation sur matériaux métalliques, une étape déterminante pour la solidité des assemblages aéronautiques.

Ce type de reconnaissance matérialise la capacité du tissu industriel tunisien à intégrer les chaînes de valeur des grands donneurs d’ordre mondiaux de l’aérospatiale. Pour les investisseurs et les PME de la mécanique de précision, cette homologation démontre qu’un accompagnement structuré et des investissements ciblés en qualité industrielle permettent d’accéder à des marchés à forte valeur ajoutée, encore largement sous-exploités par les acteurs locaux.

L’article La Société Tunisienne de Mécanique de Précision décroche son homologation Airbus est apparu en premier sur Managers.

  •  

L’immobilier africain va croître deux fois plus vite que le marché mondial

Le marché immobilier africain devrait progresser de 5,58 % par an entre 2025 et 2029, contre 2,69 % attendu à l’échelle mondiale. Le secteur pèse déjà environ 17 600 milliards de dollars, soit près de 2,7 % de la valeur immobilière mondiale, selon le rapport Real Estate Investment in Africa de LEAF Africa.

Cette croissance repose d’abord sur la transformation démographique du continent. L’Afrique s’urbanise rapidement : la proportion de sa population vivant en ville devrait atteindre environ 60,4 % en 2050, contre environ 45 % en 2025. Cette évolution devrait soutenir la demande de logements, mais aussi celle des bureaux, commerces, entrepôts, infrastructures logistiques et autres actifs urbains.

Le résidentiel reste largement dominant, avec une valeur estimée à 14 900 milliards de dollars. Mais le potentiel ne se limite plus au logement. Les entrepôts, les espaces commerciaux, les infrastructures numériques et notamment les centres de données gagnent progressivement en importance. Le rapport relève par exemple un taux moyen d’occupation des entrepôts modernes de 83 % sur le continent au premier semestre 2025, tandis que la capacité opérationnelle des data centers africains atteignait environ 450 MW à la mi-2025.

Le Nigeria domine actuellement le marché immobilier africain, avec une valeur estimée à 2 600 milliards de dollars. Il est suivi par l’Égypte, à 1 600 milliards, l’Éthiopie, à 1 300 milliards, et l’Afrique du Sud, à 1 200 milliards. Le Kenya et le Ghana suivent avec respectivement environ 773 milliards et 533 milliards de dollars. Cette hiérarchie reflète notamment le poids démographique des marchés, l’expansion des grandes métropoles et l’accélération des investissements urbains. Au Nigeria, le déficit de logements dépasse à lui seul 28 millions d’unités. Le Ghana affiche un déficit d’environ 1,8 million de logements et le Kenya autour de 2 millions.

Pour les promoteurs, cette pénurie représente donc un marché considérable. Mais elle révèle surtout un décalage : la demande la plus importante se situe dans le logement abordable et intermédiaire, alors qu’une partie importante des nouveaux projets se concentre sur le haut de gamme.

Le vrai risque 

C’est l’un des principaux paradoxes relevés par LEAF Africa. Le marché dispose de fondamentaux solides, mais une partie de l’offre immobilière reste trop chère par rapport aux revenus locaux. Le financement constitue un autre frein majeur. Dans la plupart des marchés africains, les prêts hypothécaires représentent moins de 5% du PIB. Au Kenya, par exemple, le crédit hypothécaire ne représente qu’environ 1,86 % du PIB. L’accès limité au financement réduit mécaniquement la capacité des ménages à acheter leur logement.

À cette faiblesse structurelle s’ajoutent l’inflation et les risques de change. Selon la Banque africaine de développement, l’inflation moyenne du continent avait atteint 18,7 % en 2024, avant de retomber à une projection de 13,8 % en 2025. Les coûts de construction restent eux aussi élevés : l’enquête internationale de Turner & Townsend estimait l’inflation des coûts de construction en Afrique à 6,6 %. Le financement en monnaie locale devient ainsi plus difficile et les variations de change peuvent rapidement modifier le coût réel d’un projet, son rendement et la capacité d’achat des ménages.

 

L’article L’immobilier africain va croître deux fois plus vite que le marché mondial est apparu en premier sur Managers.

  •  

Zaghouan – El Fahs : le Japon finance un nouveau parc éolien terrestre de 75 MW

El Fahs, dans le gouvernorat de Zaghouan, s’apprête à accueillir un parc éolien terrestre de 75 MW. Le Japon a validé ce dossier début juillet 2026 dans le cadre de son mécanisme de crédits carbone, le Joint Crediting Mechanism (JCM), désigné côté tunisien sous l’appellation MCC, adossé à l’article 6 de l’Accord de Paris.

Deux industriels se partagent le développement du site : le japonais Eurus Energy Holdings Corporation, qui perçoit directement la subvention, et son partenaire norvégien Scatec. La production sera écoulée sur le marché local, un accord d’approvisionnement liant le futur parc à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG).

Jusqu’ici, le mécanisme japonais en question n’avait financé que du solaire en Tunisie. Avec El Fahs, l’éolien fait désormais partie de ce portefeuille, aux côtés des quatre projets photovoltaïques déjà engagés. Côté climat, le calcul est déjà fait : selon le ministère japonais de l’Environnement, le parc devrait éviter le rejet d’environ 88 367 tonnes de CO₂ chaque année.

Un portefeuille tunisien qui s’étoffe

El Fahs vient compléter une liste déjà bien fournie : les centrales photovoltaïques jumelles de 50 MW de Tozeur et Sidi Bouzid tournent depuis avril 2026, un troisième site solaire de 100 MW est en cours de construction à Sidi Bouzid, et Gabès a vu son propre projet de 130 MW validé en février. Au niveau mondial, ce mécanisme fédère plus de 300 projets répartis dans 32 pays partenaires, signe d’une montée en puissance continue du dispositif japonais.

Ce cinquième projet confirme le statut de la Tunisie comme destination privilégiée du JCM japonais dans la région. Pour les développeurs locaux et les PME actives dans la maintenance électrique, la montée en puissance de ce portefeuille solaire et, désormais éolien, constitue un vivier de partenariats techniques appelé à se densifier.

L’article Zaghouan – El Fahs : le Japon finance un nouveau parc éolien terrestre de 75 MW est apparu en premier sur Managers.

  •  

Wifak Bank : une progression de 19 % du PNB à 59,6 MDT

Wifak International Bank affiche un bénéfice de 2,2 millions de dinars (MDT) au premier semestre 2026, contre 2,1 MDT à la même période de 2025, soit une progression modeste de 1,6 %. Un résultat net en apparence tranquille, qui masque pourtant une activité en forte accélération – et un coût du risque qui grimpe.

Le produit net bancaire, lui, ne connaît pas la même retenue : il bondit de 19 % à 59,6 MDT, porté par une dynamique commerciale solide sur l’ensemble des segments islamiques. Les opérations Ijara progressent de 18 %, le portefeuille Mourabaha de 8 %, et les opérations Wakala Bel Istithmar s’envolent de 69 %. Des performances qui témoignent d’un appétit croissant pour les produits de finance islamique sur le marché tunisien.

L’ombre au tableau vient du coût du risque, en hausse de 40 % à 11,2 millions de dinars. Cette dégradation s’explique principalement par le doublement des dotations aux provisions sur créances additionnelles, un signal que la qualité du portefeuille mérite surveillance, dans un contexte économique qui reste sous pression.

Bonne nouvelle en revanche sur le front de la notation : Fitch Ratings a relevé la note de Wifak Bank à BBB avec perspectives stables, soit une progression de deux crans. Une reconnaissance externe qui renforce la crédibilité de l’établissement et pourrait faciliter ses levées de fonds futures.

L’article Wifak Bank : une progression de 19 % du PNB à 59,6 MDT est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Attijari bank dégage un bénéfice de 123 MDT au premier semestre

Au terme des six premiers mois de 2026, Attijari bank a réalisé un bénéfice de 123 millions de dinars (MDT), contre 116,2 MDT pour la même période 2025, ce qui correspond à 5,9 % de progression.

Le résultat d’exploitation a progressé de 2,3 % sur la période, à 170,9 MDT. Selon le management de la banque, le premier semestre 2026 a été caractérisé par la hausse du coût du risque de 33 % à près de 22 MDT contre seulement 13,2 MDT au cours de la même période en 2025.

Pour leur part, les dotations nettes aux provisions sur créances douteuses ont pratiquement doublé comparées au premier semestre 2025, à 16,7 MDT.

Sur les six premiers mois de cette année, Attijari bank a dégagé un produit net bancaire de 374,7 MDT, en hausse de 5,1 % sur un an.

La hausse du PNB a été portée par la progression de 57 % des revenus du portefeuille d’investissement, qui se sont élevés à plus de 145 MDT contre 92,7 MDT en juin 2025.

L’article Attijari bank dégage un bénéfice de 123 MDT au premier semestre est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

IA open source/Nvidia: 14 milliards de dollars pour racheter Hugging Face

Nvidia serait en passe de conclure l’acquisition de Hugging Face, l’une des principales plateformes mondiales consacrées aux modèles et aux outils d’intelligence artificielle. L’opération pourrait être finalisée dès cette semaine pour une valeur d’environ 12,9 milliards de dollars, à laquelle s’ajouterait un programme de fidélisation pouvant atteindre 1 milliard de dollars pour les salariés de la startup. Aucun accord définitif n’aurait toutefois encore été signé.

Créée en 2016, Hugging Face s’est rapidement imposée comme une référence dans l’IA open source. Sa plateforme rassemble des modèles, des jeux de données et des outils permettant aux développeurs de concevoir, entraîner et déployer des applications d’intelligence artificielle. La startup revendique ainsi une importante communauté de développeurs et d’utilisateurs à travers le monde.

Pour Nvidia, ce rachat permettrait d’aller au-delà de son activité historique de fabricant de puces. Le groupe cherche désormais à renforcer l’ensemble de son écosystème IA, des infrastructures informatiques aux logiciels et aux modèles. L’intégration de Hugging Face lui offrirait notamment un accès privilégié à une vaste communauté de développeurs et aux technologies open source utilisées dans l’IA.

Nvidia connaît déjà bien la startup. Le groupe avait participé à sa levée de fonds de 235 millions de dollars en 2023, opération qui avait porté sa valorisation à 4,5 milliards de dollars. Nvidia aurait ensuite proposé en 2025 d’investir 500 millions de dollars sur la base d’une valorisation de 7 milliards de dollars, une offre qui aurait été rejetée.

Une acquisition stratégique

Le projet intervient alors que Nvidia multiplie les investissements pour consolider sa position dans l’intelligence artificielle. Face à la montée en puissance d’acteurs comme OpenAI et Anthropic, le fabricant de puces cherche à contrôler davantage de briques technologiques de la chaîne de valeur.

L’opération pourrait ainsi atteindre près de 14 milliards de dollars en incluant le dispositif destiné aux salariés. Elle reste toutefois conditionnée à la conclusion d’un accord définitif et pourrait encore évoluer, voire ne pas aboutir.

L’article IA open source/Nvidia: 14 milliards de dollars pour racheter Hugging Face est apparu en premier sur Managers.

  •  

BAD: un programme d’inclusion financière pour 34 000 entreprises dirigées par des femmes

La Banque africaine de développement et le groupe AXIAN passent à l’action avec le lancement d’un vaste programme d’inclusion financière destiné à plus de 34 000 entreprises dirigées par des femmes, réparties dans cinq pays africains.

En dépit de son potentiel de développement, l’entrepreneuriat féminin en Afrique souffre d’un accès au financement limité. Il s’agit du principal frein pour les entreprises africaines gérées par des femmes, avec un manque à gagner estimé à 49 milliards de dollars. Le programme, adossé aux initiatives AFAWA de la BAD et We-Fi, mobilise les plateformes de services financiers numériques du groupe AXIAN, Mixx et MVola.

Deux volets: financement et formation

Concrètement, 34 000 micro, petites et moyennes entreprises à Madagascar, en Tanzanie et au Sénégal bénéficieront de produits financiers numériques taillés sur mesure. Un second volet, élargi au Togo et aux Comores, formera 25 000 femmes à la gestion financière, aux compétences numériques et à l’entrepreneuriat. Paiement mobile, prêt numérique et scoring alternatif de solvabilité doivent permettre de toucher un public longtemps resté à l’écart du système bancaire classique.

Ce partenariat s’ajoute à un prêt de 160 millions de dollars déjà accordé par la BAD à AXIAN Telecom début 2025, qui incluait un volet dédié à 22 000 entrepreneures malgaches.

Pour les fintechs et acteurs du financement numérique en Afrique du Nord, ce type de programme confirme l’appétit croissant des bailleurs pour les modèles de scoring alternatif et de crédit mobile ciblant les femmes entrepreneures. Les porteurs de projets tunisiens actifs sur l’inclusion financière ou la banque numérique peuvent identifier des passerelles avec AFAWA et We-Fi, deux guichets encore sous-exploités par l’écosystème local.

L’article BAD: un programme d’inclusion financière pour 34 000 entreprises dirigées par des femmes est apparu en premier sur Managers.

  •  

Inscription au registre des experts d’assurance : la nouvelle procédure entre en vigueur

Depuis le 1er septembre 2026, les personnes souhaitant s’inscrire au Registre des experts d’assurance et des commissaires d’avaries doivent obligatoirement déposer leur demande en ligne. La Fédération tunisienne des sociétés d’assurances (FTUSA) ne prend désormais plus en compte les dossiers transmis par d’autres canaux.

Le dépôt se fait exclusivement à travers un formulaire électronique mis à disposition sur le site de la FTUSA. Les candidats doivent donc utiliser la plateforme dédiée pour transmettre leur dossier d’inscription. Cette évolution concerne les personnes souhaitant intégrer le Registre des experts d’assurance et des commissaires d’avaries. Pour déposer une demande, il faut accéder au formulaire dédié disponible sur le site officiel de la FTUSA. La nouvelle procédure est effective depuis le 1er septembre 2026. Tout dossier envoyé par une autre voie après cette date ne sera pas traité par la fédération.

Pour les professionnels concernés, le changement est donc concret: le dépôt physique ou par tout autre canal n’est plus accepté et la démarche doit désormais être effectuée entièrement par voie électronique.

Le formulaire de dépôt est accessible sur le site de la FTUSA.

L’article Inscription au registre des experts d’assurance : la nouvelle procédure entre en vigueur est apparu en premier sur Managers.

  •  

Coopération international/Export: la piste autrichienne gagne en crédibilité

Entreprises tunisiennes et autrichiennes se retrouveront le mardi 29 septembre à Tunis, à l’occasion d’un forum d’affaires bilatéral doublé de rencontres B2B. Ce rendez-vous est organisé à l’initiative de Conect International, du Bureau économique autrichien et de l’ambassade d’Autriche à Tunis.

Il s’inscrit dans le cadre de la visite officielle en Tunisie du ministre autrichien de l’Économie, de l’Énergie et du Tourisme, Wolfgang Hattmannsdorfer. L’objectif est d’ouvrir de nouvelles pistes de coopération entre opérateurs tunisiens et autrichiens à travers des rencontres bilatérales et des séances de networking.

333 millions d’euros d’échanges commerciaux en 2025

Les échanges commerciaux entre les deux pays ont avoisiné les 333 millions € en 2025, dont 245 millions € de produits tunisiens destinés à l’Autriche et seulement 88 millions d’euros dans l’autre sens. Il s’agit d’un déséquilibre net en faveur de la Tunisie. La délégation autrichienne entend, ainsi, mettre en avant des priorités sectorielles bien identifiées: énergie, gaz, hydrogène, eau, environnement, infrastructures, industrie et machines, mais aussi automobile, mobilité et sécurité.

Au menu des discussions: partenariats industriels, transferts technologiques, sous-traitance et projets conjoints, avec un accent particulier sur les énergies renouvelables, l’hydrogène vert et les technologies environnementales.

Pour les PME tunisiennes des secteurs énergétique et industriel, ce forum offre un accès direct à des partenaires autrichiens en recherche de sous-traitants et de projets communs, une opportunité à saisir alors que la balance commerciale reste largement excédentaire côté tunisien.

L’article Coopération international/Export: la piste autrichienne gagne en crédibilité est apparu en premier sur Managers.

  •  

Fiscalité: les 4 dates à retenir en septembre 2026

Le mois de septembre compte plusieurs échéances fiscales importantes pour les particuliers et les entreprises. Selon le calendrier publié par la Direction générale des impôts (DGI), les contribuables doivent notamment respecter des délais pour leurs déclarations mensuelles et le paiement du deuxième acompte provisionnel.

Pour les personnes physiques, le délai de dépôt de la déclaration mensuelle est fixé au 15 septembre 2026. Le 25 septembre correspond ensuite à la date de dépôt de la déclaration du deuxième acompte provisionnel.

Du côté des personnes morales, les entreprises adhérentes au système de télé-déclaration et de paiement de la taxe à distance doivent déposer leur déclaration mensuelle au plus tard le 21 septembre 2026. Pour les autres personnes morales, l’échéance est fixée au 28 septembre.

Le 28 septembre marque également la date limite pour le dépôt de la déclaration du deuxième acompte provisionnel des personnes morales.

La DGI précise que ces dates correspondent au dernier jour du délai légal. Elle recommande ainsi d’effectuer les démarches avant l’échéance afin d’éviter l’encombrement des centres des recettes des finances et une éventuelle surcharge du système informatique.

 

L’article Fiscalité: les 4 dates à retenir en septembre 2026 est apparu en premier sur Managers.

  •  

Elon Musk, le AI Act de l’UE et le milliard de robots humanoïdes opérationnels en dix ans

Elon Musk a appelé les gouvernements du G20 à adopter une approche beaucoup plus souple face au développement de l’intelligence artificielle. Invité à intervenir par visioconférence lors du G20 Innovation Ministerial, organisé les 1e et 2 septembre à Chapel Hill, en Caroline du Nord, le patron de SpaceX et Tesla a défendu l’idée que les nouvelles technologies devraient être considérées comme autorisées par défaut.

Selon Musk, une réglementation trop lourde risque de freiner l’innovation alors que les entreprises technologiques cherchent encore à exploiter les possibilités offertes par l’IA. Il a notamment critiqué le modèle européen, qu’il considère comme particulièrement contraignant. Cette position rejoint celle défendue par l’administration américaine durant la réunion du G20, à travers les «Carolina Principles», qui préconisent de réserver les nouvelles réglementations aux situations véritablement inédites.

Une opposition croissante entre Washington et Bruxelles

Ce débat intervient alors que l’Union européenne poursuit la mise en œuvre de son AI Act, présenté comme le premier cadre juridique complet consacré à l’intelligence artificielle. Depuis le 2 août 2026, la Commission européenne applique notamment de nouvelles obligations concernant les modèles d’IA à usage général et la transparence. Bruxelles a également sollicité plus de 30 entreprises du secteur afin d’obtenir des informations sur leurs pratiques en matière de sécurité, de cybersécurité et de respect du droit d’auteur.

Au-delà de la réglementation, Musk a également insisté sur un autre défi majeur: l’énergie. Selon lui, l’essor rapide de l’IA et des robots humanoïdes pourrait provoquer une forte hausse de la demande d’électricité, notamment pour alimenter les centres de données. Il estime par ailleurs que jusqu’à 1 milliard de robots humanoïdes pourraient être opérationnels dans le monde au cours de la prochaine décennie, avec une productivité potentiellement supérieure à celle des travailleurs humains.

L’article Elon Musk, le AI Act de l’UE et le milliard de robots humanoïdes opérationnels en dix ans est apparu en premier sur Managers.

  •  

Banques tunisiennes: la solvabilité au rendez-vous, l’accès au financement fait défaut

Réunis le 27 août au siège de la Banque centrale sous la présidence du gouverneur, les membres du Comité de surveillance macro-prudentielle et de gestion des crises financières au sein de la BCT ont fait le point sur l’état du système financier tunisien. Cette instance a pour mission de suivre en continu les risques qui pèsent sur la stabilité financière du pays.

Dans un climat mondial marqué par une montée des incertitudes géopolitiques et économiques, les banques tunisiennes tiennent bon. Le ratio de solvabilité moyen s’établit à 15,2%, celui des fonds propres de base (Tier 1) à 12,2%, ce qui laisse une marge de fonds propres jugée appréciable de 5 points. La liquidité du secteur est restée à un niveau jugé satisfaisant sur l’ensemble du premier semestre.

Seul bémol, la dynamique de financement: sur les six premiers mois de l’année, l’encours des crédits n’a progressé que de 1,3%, plombé par une demande atone des ménages comme des entreprises. Autre signal à surveiller, la qualité du portefeuille qui se dégrade légèrement: les créances non performantes sont passées de 14,9% fin 2025 à 15,1% à fin juin. Les autorités financières disent maintenir une vigilance particulière pour continuer à financer l’économie sans fragiliser la stabilité du système.

Un accès au financement toujours compliqué pour les PME

Une croissance du crédit limitée à 1,3% traduit un accès au financement toujours compliqué pour les PME et les porteurs de projets, malgré des banques globalement bien capitalisées. Dans ce contexte, les entrepreneurs ont intérêt à muscler leurs dossiers et à diversifier leurs sources de financement; capital-investissement, financement participatif, lignes de crédit APIA ou BFPME, plutôt que de compter uniquement sur le canal bancaire classique pour financer leur croissance.

L’article Banques tunisiennes: la solvabilité au rendez-vous, l’accès au financement fait défaut est apparu en premier sur Managers.

  •  

La France alourdit la facture de Shein et Temu jusqu’à 19,50 €

La France vient de mettre en place un nouveau malus visant la mode ultra-éphémère, un dispositif qui concerne notamment le modèle de plateformes comme Shein et Temu. Entré en vigueur le 1er septembre 2026, il vise les produits associés à une très faible incitation à la réparation et à des marques proposant une très large gamme de produits.

Le montant est appelé à augmenter progressivement. En 2026, le malus peut atteindre 12 € par produit. Son plafond montera ensuite pour atteindre 19,50 € en 2030. Il peut représenter jusqu’à 50% du prix du produit, dans la limite du plafond prévu.

Le dispositif ne signifie pas qu’un consommateur paiera automatiquement 19,50 € supplémentaires sur chaque article Shein ou Temu. Il s’agit d’une contribution environnementale appliquée aux producteurs, dont le montant dépend des caractéristiques et des pratiques commerciales associées aux produits. Pour les plateformes de mode ultra-éphémère, l’enjeu est donc aussi économique: le coût de leur modèle commercial augmente sur le marché français, alors que les autorités cherchent à favoriser des produits plus durables et davantage réparables.

La France devient ainsi l’un des premiers marchés à appliquer concrètement un mécanisme financier ciblant les pratiques de la mode ultra-éphémère.

L’article La France alourdit la facture de Shein et Temu jusqu’à 19,50 € est apparu en premier sur Managers.

  •  

Volkswagen prépare un nouveau choc industriel… Détails

Volkswagen prépare une nouvelle étape majeure de sa restructuration. Le constructeur allemand prévoit de mettre fin à la production dans quatre de ses sites en Allemagne entre 2031 et 2034, selon un document interne destiné au conseil de surveillance et révélé par le média économique allemand WirtschaftsWoche. Le projet concerne les usines d’Emden et de Zwickau en 2031, Hanovre en 2032 et Neckarsulm en 2034.

Le calendrier n’est toutefois pas encore une décision définitive de fermeture. Le conseil de surveillance de Volkswagen doit examiner le plan lors de sa réunion prévue vendredi 4 septembre. Interrogé sur le contenu du document, le groupe n’a pas souhaité commenter les documents internes du conseil de surveillance.

Cette annonce intervient alors que Volkswagen cherche à réduire ses coûts et ses capacités industrielles face à un marché automobile plus concurrentiel, notamment sous la pression des constructeurs chinois. Dans un entretien publié en août par plusieurs sources, le patron du groupe, Oliver Blume, avait déjà reconnu que Volkswagen ne voyait pas, à ce stade, de niveau de production suffisamment compétitif pour Emden, Hanovre, Zwickau et Neckarsulm durant les années 2030. Il avait également évoqué un besoin de réduire de plus de 500.000 véhicules par an les surcapacités du groupe en Europe. À cette date, il affirmait néanmoins qu’aucune fermeture précise n’avait encore été décidée. Le nouveau document rapporté par WirtschaftsWoche marque donc un changement de niveau: il ne s’agit plus seulement d’identifier des sites sous pression, mais de fixer un calendrier de sortie de production. Pour Volkswagen, l’enjeu est aussi financier. Le groupe vise plus de 6 milliards d’euros d’économies nettes annuelles d’ici à 2030. En parallèle, environ 50.000 suppressions de postes en Allemagne ont été convenues à l’échelle de Volkswagen, Audi, Porsche et CARIAD, dont 35.000 chez Volkswagen AG.

Que deviendraient les sites?

Les quatre usines concernées représentent environ 40 000 emplois, selon des informations rapportées par la presse allemande. Plusieurs productions pourraient être progressivement transférées vers d’autres sites européens plus compétitifs, notamment en République tchèque, en Slovaquie et en Pologne.

Le cas de Zwickau et d’Emden est particulièrement symbolique. Les deux sites ont été convertis à la production de véhicules électriques, mais Volkswagen y fait déjà face à des capacités excédentaires. Le groupe a notamment réduit la production sur ces sites afin de répondre à une demande insuffisante. Le constructeur ne cherche donc pas uniquement à réduire ses effectifs: il veut aussi revoir l’organisation de son appareil industriel. Son plan prévoit notamment de ramener ses capacités mondiales autour de 9 millions de véhicules par an, contre un niveau supérieur auparavant, tout en simplifiant fortement sa gamme de modèles. Pour les salariés et les régions concernées, le calendrier ouvre désormais une longue période d’incertitude. Pour Volkswagen, il traduit surtout un changement de stratégie: adapter son empreinte industrielle à des volumes plus faibles, réduire ses coûts et concentrer ses investissements sur les activités jugées les plus compétitives.

L’article Volkswagen prépare un nouveau choc industriel… Détails est apparu en premier sur Managers.

  •  

Crédit «sur l’honneur»: la BCT fixe les nouvelles règles du jeu

La Banque centrale de Tunisie (BCT) vient de fixer les règles que les banques devront appliquer pour accorder les crédits et financements de petite taille «sur l’honneur». Le changement le plus concret concerne la procédure: les demandes devront obligatoirement être déposées via une plateforme électronique dédiée à chaque banque, à partir du 1er octobre 2026.

Le nouveau dispositif s’appuie sur le décret n°148 de 2026, qui encadre les conditions d’octroi de ces financements. Pour le demandeur, le dépôt en ligne devient donc le seul canal accepté. Une demande transmise par un autre moyen ne sera pas prise en compte.

La plateforme devra automatiquement fournir au client un accusé indiquant la date et l’heure du dépôt, avec un horodatage électronique. Cet élément servira notamment à déterminer l’ordre de traitement des demandes et à calculer les délais de décision prévus par la réglementation.

Autre point important pour les entrepreneurs: avant de débloquer un financement relevant de ce dispositif, la banque devra consulter la Centrale d’information de la BCT afin de vérifier que le demandeur ne dispose pas déjà d’un crédit du même type qui n’a pas été entièrement remboursé.

Les petites entreprises sont directement concernées

Le dispositif couvre notamment les petits projets, les micro, petites et moyennes entreprises ainsi que les sociétés communautaires, selon les catégories prévues dans le texte. Un petit projet est défini comme un projet dont l’investissement cumulé ne dépasse pas 150.000 dinars. Pour les petites ou moyennes entreprises, le montant d’investissement pris en compte peut aller jusqu’à 15 millions de dinars, fonds de roulement compris.

Pour les banques, la BCT impose également un suivi régulier: elles devront transmettre chaque mois des données sur les financements accordés, leur répartition par gouvernorat ainsi que les montants déjà récupérés et ceux restant à recouvrer.

Le texte marque ainsi une étape supplémentaire dans la formalisation et la digitalisation du financement «sur l’honneur», avec un enjeu très concret pour les porteurs de petits projets: préparer leurs demandes pour un dépôt exclusivement en ligne et tenir compte du contrôle préalable de leurs engagements bancaires.

L’article Crédit «sur l’honneur»: la BCT fixe les nouvelles règles du jeu est apparu en premier sur Managers.

  •  
❌