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Boycott – Les faux arguments d’Adidas

Pour répondre à une menace de boycott, la firme aux trois bandes Adidas a avancé des arguments. Bien fallacieux. Voici pourquoi.

 

Disons-le sans ambages : il est difficile de croire –pour ne pas dire impossible de croire- que la firme Adidas spécialisée dans la fabrication d’articles sportifs ait diffusé une récente publicité montrant un ancien soldat israélien amputé d’une jambe dans le seul souci de promouvoir le service « Single Shoe » ; un programme qui permet « aux personnes amputées ou ayant des différences de membres d’acheter une seule chaussure pour la moitié du prix d’une paire complète ».

Il est en de même de l’autre argument présenté par la même firme, Adidas pour ne pas la nommer, après qu’elle s’est excusée d’avoir diffusé son message en affirmant notamment qu’il s’agissait d’une campagne « conçue et diffusée de manière autonome par son équipe en Israël et qu’elle ne découlait pas d’une directive ou d’une validation globale du siège mondial » !

Des explications qui ne tiennent pas la route. Des explications qui prennent, sans doute, les gens pour des imbéciles. Car, il ne faut pas être un spécialiste du monde de la publicité pour savoir que ce n’est pas bien vrai. Et ce, pour au moins deux arguments.

Un travail de propagande

Le premier est pourquoi avoir choisi parmi les personnes qui ont perdu une jambe lors d’un conflit –seulement- un ancien soldat israélien? Parce qu’on observe que le nombre des handicapés de ce type en Israël sont minimes si l’on se réfère aux statistiques disponibles dans le monde. D’ailleurs, les rapports officiels du ministère israélien de la Défense indiquent que le pays compte actuellement 1 061 amputés militaires au total (tous conflits confondus). Alors qu’ils sont, par contre, entre 4 500 et 5 000 cas d’amputations à Gaza, pour la seule guerre d’octobre 2023.

Evidemment la firme aux trois bandes pourrait dire aussi que le choix du soldat israélien s’imposait du fait que le message s’adressait aux Israéliens. Certes, mais pourquoi avoir choisi un ancien soldat et non pas un autre israélien blessé lors d’un accident de la route ou encore d’un accident domestique, par exemple ? On sait que les questions simples, notamment de par leur clarté et précision, nous orientent vers la réalité des faits. Nous pouvons dire, et sans aller plus loin, que le message ressemble comme deux gouttes d’eau à de la propagande et vise à s’appesantir sur le sort du soldat israélien Shalev Biton blessé du reste, en 2021, à Gaza.

Et la construction saute aux yeux. Le choix de Gaza n’est pas anodin. Dans la mesure où cela participe à ce travail de propagande. A l’heure où Israël intensifie ses attaques contre la bande de Gaza (250 décès enregistrés et confirmés par les hôpitaux locaux et la récupération de corps au cours de la période allant de la mi-août au début de septembre 2026), il y a de quoi s’interroger sur l’objectif de cette campagne d’Adidas qui ne peut que ressembler à une tentative de susciter un sentiment de bienveillance, d’affection ou d’approbation à l’endroit des attaques israéliennes.

Des appels en dehors d’Israël

La référence à « une campagne locale », ensuite, a tout faux. Comment croire que l’« antenne israélienne » ne coordonne pas ses campagnes avec la direction ? Comment croire que cette dernière n’ait pas, donc, un droit de regard sur ce qu’entreprend son « antenne » israélienne ? Difficile de croire que la direction lâche aussi facilement la bride sur le cou de son « antenne » ! L’image de la firme n’est-elle pas engagée dans chaque campagne qu’elle soit-elle « locale » ou « mondiale » du moment où une publicité porte le logo d’une entreprise ?

En outre, difficile de croire que l’on ne puisse pas saisir au niveau de la firme Adidas que l’on ne peut parler de « local » à l’heure d’internet et des radios et télévisions satellitaires. La preuve : les appels au boycott, qui ont fait céder Adidas, sont venus de nombreuses contrées du monde, se trouvant en dehors d’Israël, qui ont vu, donc, et analysé son message et ses effets malsains. Et non pas de l’intérieur d’Israël !

Et maintenant, une question que beaucoup posent : celui et ceux qui ont diffusé ce message ou tel autre du même type ne savent-ils pas qu’il ne peut que susciter des réactions de réprobation ? Pourquoi le font-ils, malgré tout ? Ne savent-ils pas qu’il y a, parmi les récepteurs, des personnes qui savent les tenants et aboutissants des campagnes diffusées ? En clair, ceux qui savent décrypter ce qu’ils voient ou lisent ? La réponse ne peut qu’être claire : ils s’en moquent pratiquement, croyant, dur comme fer, qu’ils trouveront preneurs ; des personnes qui tomberont dans le piège en mordant à l’hameçon. Ensuite, ils croient, également dur comme fer, qu’en notre ère de post-vérité, c’est à celui qui ruse le plus !

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Rentrée scolaire : La Fédération de l’enseignement secondaire appelle au boycott de « Vie scolaire »

La Fédération générale de l’enseignement secondaire appelle les enseignants à boycotter la nouvelle plateforme « Vie scolaire » jusqu’à la correction des dysfonctionnements qu’elle affirme avoir constatés. Dans un communiqué publié lundi 7 septembre, la fédération syndicale dénonce notamment des problèmes liés aux inscriptions, aux mutations, à l’affectation automatique des élèves et à la répartition pédagogique. À quelques jours de la rentrée, le ministère de l’Éducation n’a pas encore publié de réponse détaillée à ces griefs.

Une plateforme encore jugée « en phase d’expérimentation »

La Fédération générale de l’enseignement secondaire estime que la plateforme n’a pas atteint un niveau de préparation suffisant pour être imposée aux établissements à l’approche de la rentrée.

Dans son communiqué, elle affirme que le nouveau système présente encore des insuffisances dans plusieurs opérations administratives et pédagogiques. La fédération précise toutefois qu’elle ne s’oppose pas au principe de la numérisation de l’administration scolaire, mais conteste les conditions dans lesquelles cette nouvelle plateforme est déployée.

La plateforme « Vie scolaire » constitue pourtant l’un des principaux nouveaux outils numériques du ministère pour la rentrée 2026-2027. Le ministère l’a officiellement présentée en août comme un portail destiné à regrouper plusieurs services liés à la vie scolaire.

Le syndicat cite plusieurs opérations qui seraient affectées par des difficultés : inscription des élèves, mutations, affectation automatique et distribution pédagogique, ainsi que la gestion des emplois du temps. Ces problèmes, selon la fédération, pourraient compliquer le travail des personnels administratifs et des enseignants à l’approche de la rentrée.

Il convient toutefois de noter qu’à ce stade, aucune communication publique du ministère ne confirme l’ampleur ou l’étendue de ces difficultés. Le ministère continue pour sa part de présenter la plateforme comme un outil central de la numérisation des services scolaires.

Un appel au boycott avant la rentrée

Face à cette situation, la Fédération générale de l’enseignement secondaire demande à ses adhérents et aux personnels concernés de ne pas utiliser la plateforme jusqu’à la résolution des problèmes qu’elle dénonce et à la réunion des conditions qu’elle considère nécessaires à son fonctionnement.

La fédération estime que les établissements ne doivent pas supporter les conséquences de difficultés techniques liées à un système dont ils ne maîtrisent pas la conception. Elle met également en avant les difficultés déjà rencontrées par les établissements en matière de ressources humaines, d’équipements et d’infrastructures.

La question est désormais de savoir si cet appel aura des conséquences concrètes sur la préparation de la rentrée, prévue les 14 et 15 septembre 2026 selon les catégories d’élèves.

L’enjeu concerne notamment les opérations administratives qui doivent être finalisées avant l’arrivée des élèves : affectations, répartition des classes, emplois du temps et autres données nécessaires au fonctionnement des établissements.

Pour l’heure, aucun blocage généralisé n’est établi. Le risque évoqué par le syndicat reste donc à mesurer au niveau des établissements et des différentes opérations concernées.

1,89 million d’élèves inscrits

Cette contestation intervient alors que l’utilisation de « Vie scolaire » s’est progressivement généralisée au cours des dernières semaines. Webdo avait déjà consacré plusieurs articles à la plateforme, notamment à l’inscription en ligne et à l’espace destiné aux enseignants.

En attendant, à une semaine de la rentrée scolaire, 1,89 million d’élèves, soit 90% des élèves concernés, sont désormais inscrits sur la plateforme « Vie scolaire ». En trois jours, près de 199.000 nouvelles inscriptions ont ainsi été enregistrées, alors que la rentrée scolaire est fixée au 15 septembre 2026.

La procédure commence par la création d’un compte sur la plateforme, puis par l’identification de l’élève concerné. Le paiement des frais peut ensuite être effectué à distance à travers plusieurs moyens électroniques.

Lire aussi :

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