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La Tunisie en proie à une crise d’approvisionnement en eau

Le 14 juillet 2026, le département «Justice environnementale et climatique» du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) a publié une déclaration de soutien intitulée : «La crise de l’eau en Tunisie : le silence officiel face à un crime ouvertement reconnu». Nous en reproduisons la traduction ci-dessous.

En pleine vague de chaleur intense — qui, selon les avertissements de l’Observatoire tunisien de la météo et du climat, devrait perdurer jusqu’au 20 juillet avec des températures pouvant atteindre 47 °C — plusieurs régions de Tunisie sont confrontées à une crise paralysante de l’approvisionnement en eau.

Le droit à l’eau a cessé d’être un droit fondamental garanti par la Constitution pour devenir une revendication quotidienne dont la satisfaction est sans cesse reportée ; une dure réalité marquée par des coupures fréquentes, s’accompagnant de la soif et d’un sentiment d’indignité.

Ces conditions désastreuses ont poussé les citoyens à manifester dans diverses régions ; les troubles sociaux se sont intensifiés — allant jusqu’au blocage de routes — pour exprimer une colère légitime et le refus d’une souffrance quotidienne devenue insupportable.

Les villes minières illustrent parfaitement la mauvaise gouvernance et l’abandon ; la ville de Metlaoui, par exemple, a été le théâtre d’une vive colère et de tensions provoquées par une coupure d’eau de plus d’une semaine, une situation qui bafoue totalement les droits de ses habitants.

La localité de Ladhiyab, dans la délégation de Touiref (gouvernorat du Kef), a également été le théâtre d’une manifestation pacifique ce matin [mardi, Ndlr], au cours de laquelle les habitants ont exprimé leur colère et leur condamnation face aux perturbations persistantes de l’approvisionnement en eau potable, revendiquant leur droit légitime à l’eau et à une vie digne.

Une crise de gestion et d’exploitation, ainsi que des réseaux vétustes

Les déclarations de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) elle-même confirment l’ampleur croissante de la crise ; celle-ci a dépassé les régions traditionnellement marginalisées pour toucher les environs immédiats de la capitale. La société a annoncé des perturbations et des interruptions de la distribution dans les gouvernorats de l’Ariana et de Ben Arous, ainsi que dans les délégations de Bir Mcherga et de Jebel Oust (relevant du gouvernorat de Zaghouan). Parallèlement, des perturbations affectent les gouvernorats de Sousse, Monastir, Mahdia, Nabeul et Kairouan, où les coupures nocturnes programmées — mises en œuvre depuis le début du mois — se sont muées en une politique de gestion courante privant d’eau des milliers de familles entre minuit et l’aube, en raison d’un «déséquilibre des réserves d’eau».
Le paradoxe flagrant réside dans le fait que ce grave déficit d’approvisionnement perdure alors même que le taux de remplissage des barrages à l’échelle nationale — selon les données du ministère de l’Agriculture — avoisine les 60 %, un chiffre officiellement qualifié de «très rassurant».

Cette contradiction entre la disponibilité de la ressource et la crise hydrique en cours révèle la véritable nature du problème : il ne s(agit pas simplement d’une crise liée à la rareté des ressources naturelles, mais d’un problème de gestion et d’infrastructures vétustes, incapables de faire face aux pics de consommation estivaux et aux taux d’évaporation élevés, le tout aggravé par l’absence d’une stratégie proactive et équitable de répartition des ressources disponibles entre les régions.

Ce qui se passe aujourd’hui ne relève plus d’une simple crise passagère ; il s’agit d’une atteinte directe à la dignité humaine, d’une violation flagrante des droits à l’eau et à la santé, ainsi que d’une preuve manifeste de marginalisation systémique et d’absence de justice sociale et environnementale. C’est aussi la conséquence inévitable d’années de mauvaise gestion, d’un manque de volonté politique et de l’incapacité des politiques publiques à garantir l’un des droits humains les plus fondamentaux.

Face à cette situation :

– nous condamnons fermement le silence et l’inaction face à la crise de pénurie d’eau — qui se répète chaque année sans qu’aucune solution de fond ne soit apportée — et nous exigeons une intervention immédiate et urgente pour assurer un approvisionnement régulier en eau potable, en soulignant que la persistance de cette situation constitue une menace réelle pour la paix sociale ;

– nous exprimons notre solidarité totale et inconditionnelle avec les habitants des zones touchées dans tous les gouvernorats, et nous soutenons leurs actions pacifiques et légitimes pour défendre leur droit à la vie et à la dignité ; – nous appelons à l’élaboration d’une politique nationale de gestion des ressources en eau qui soit juste et durable — fondée sur la transparence, la responsabilité et l’équité régionale — et qui impose à la Sonede de communiquer immédiatement et en toute transparence sur toutes les interruptions de service, qu’elles soient programmées ou imprévues.

Communiqué traduit de l’arabe.

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Salon à Tunis | IA4Earth, les 5 et 6 novembre 2026

La 3e édition du Salon de l’économie verte, de la finance responsable et du développement durable se tiendra les 5 et 6 novembre 2026 au Centre international des congrès de l’Utica à Tunis, sous le thème : « IA4Earth – Innover pour un monde durable».

La nouvelle édition de ce salon, qui se tiendra dans un contexte marqué par l’accélération des mutations climatiques, technologiques et économiques, réunira les principaux acteurs de la transition écologique et numérique : institutions publiques, organisations internationales, institutions financières, entreprises, investisseurs, startups, centres de recherche, universités, collectivités territoriales et organisations de la société civile.

Cette édition mettra en lumière le potentiel de l’intelligence artificielle (IA) comme moteur d’innovation au service du développement durable.

De la gestion intelligente des ressources naturelles à l’optimisation énergétique, en passant par la finance durable, l’agriculture de précision, les villes intelligentes, l’industrie verte et l’économie circulaire, l’IA ouvre aujourd’hui de nouvelles perspectives pour bâtir des économies plus résilientes, compétitives et inclusives.

Le salon ambitionne de devenir une plateforme de référence en Afrique et dans la région méditerranéenne pour favoriser les échanges, le partage d’expériences, les partenariats et l’émergence de solutions concrètes répondant aux défis environnementaux et aux ODD (objectifs de développement durable).

Un programme riche et multidisciplinaire sera proposé autour de conférences, tables rondes, ateliers thématiques, rencontres B2B, expositions de solutions innovantes, démonstrations technologiques, présentations de startups et cérémonies de distinction des meilleures initiatives en faveur de la transition écologique et de l’innovation responsable.

Les principaux thèmes abordés porteront notamment sur l’IA au service du climat et de l’environnement ; l’optimisation des ressources naturelles grâce à l’IA ; l’IA et gestion intelligente de l’eau ; l’IA et transition énergétique intelligente ; l’agriculture durable et précision agricole par l’IA ; l’économie circulaire et gestion intelligente des déchets ; l’écosystème de l’innovation au service de la durabilité

À travers cette nouvelle édition, les organisateurs souhaitent renforcer la coopération entre les secteurs public et privé, encourager l’investissement responsable, promouvoir l’innovation technologique et accélérer la transition vers une économie verte créatrice de valeur, d’emplois et de prospérité durable.

Le salon constituera également une vitrine des meilleures pratiques nationales et internationales, mettant en avant les solutions capables de concilier performance économique, inclusion sociale et préservation de l’environnement.

Son ambition : inscrire la Tunisie parmi les plateformes régionales de référence en matière d’innovation durable, de finance responsable et de transformation écologique. Les entreprises, investisseurs, institutions financières, décideurs publics, chercheurs, étudiants, incubateurs, startups et porteurs de projets sont donc invités à y participer pour construire ensemble les solutions de demain.

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PGH ancre son engagement ESG

Loin d’être une contrainte, l’ESG devient un atout stratégique ; ou autrement dit un gage de pérennité. En 2025, le Groupe POULINA renforce son engagement ESG, pas seulement pour consolider sa responsabilité et sa résilience économique, mais également pour répondre aux standards internationaux et sécuriser ses exportations (Taxe Carbone UE).

Dans ce cadre et après la publication de ses trois premiers rapports ESG (2021, 2022 et 2023, 2024), réalisés conformément aux normes du guide ESG de la Bourse de Tunis, le groupe PGH a présenté, lors de sa communication financière tenue le 10 juin 2025, la finalisation de son quatrième rapport extra-financier ESG, portant sur l’exercice 2025.

Depuis plusieurs décennies, PGH s’illustre comme un acteur économique citoyen et écoresponsable. Cet engagement, profondément enraciné dans la culture du Groupe, se traduit par des choix d’investissements stratégiques et durables qui visent à :

  • -Préserver les ressources naturelles sur le long terme;
  • Donner toute sa place au pilier social;
  • Maintenir un engagement sociétal actif;
  • Renforcer continuellement les principes de bonne gouvernance;
  • Garantir la transparence et une relation éthique avec toutes les parties prenantes.

Faits saillants 2025 :

  • +96 % d’économie d’énergie vs 2024 : 35 218 Tep/an.
  • +95 % de CO2 évitées vs 2024 : 88 845 T eq CO2.
  • X5,25 périmètre Bilan Carbone : de 44 à 231 sites + Scope 3.
  • + 85 % Record traitement d’eau :1 010 014 m3 traitées.
  • 5 800 contrats régularisés en 2025 (CDD —> CDI + sous-traitants intègres).
  • X2Formations doublées : 543 sessions de formations, 7 600 collaborateurs.
  • +10 pts achats PME : 42 % vs 32 % en 2024.
  • 22,3 MDT coût des projets de transition énergétique entrés en service en 2025.

 

Une industrie verte au cœur de la stratégie

Une large part des investissements de PGH est dédiée à la construction d’une industrie verte, respectueuse de l’environnement. Le Groupe a adopté une politique environnementale ambitieuse, qui intègre les considérations climatiques et sociétales dans toutes ses activités industrielles.

Cette démarche repose sur l’amélioration continue de la performance environnementale, la réduction de l’impact écologique, la gestion optimisée des ressources, et la prévention des risques sanitaires. PGH mise notamment sur :

  • Une meilleure efficacité dans l’utilisation des ressources;
  • La réduction des émissions de CO₂;
  • Une gestion durable de l’eau;
  • La valorisation écologique des déchets.

Grâce à cette vision, PGH est aujourd’hui reconnu comme le premier groupe industriel tunisien à utiliser, depuis plus de vingt ans, des technologies telles que la cogénération et le photovoltaïque pour réduire sa consommation énergétique. Une innovation nationale dont le Groupe peut se targuer.

 

Économie d’énergie : des résultats probants

Cogénération : 9 sites équipés

Puissance : 38,5 MW

Économie d’énergie (TEP) : 28268

Émissions de CO₂ évitées : 69876 tonnes.

Photovoltaïque :

43 sites équipés

Production : 17 MWc (donnant 12 609 MWh

Économie d’énergie (TEP) : 4 590 Tep/an

CO₂ évitées : 11 289 tonnes d’équivalent

Objectif 2030 : multiplier par 5 la capacité actuelle.

 

Bilan et empreinte carbone : une stratégie tournée vers l’avenir

Elargissement de la quantification Bilan carbone : huit secteurs d’activités concernés contre sept en 2024, 231 filiales ou sites à l’oeuvre en 2025 contre 44 en 2024, intégration du Scope 3 en plus des Scopes 1, 2 de 2024. 

Avancement significatif dans la quantification de l’empreinte carbone produit, et ce, au niveau de secteur Transformation d’acier, jugé prioritaire, pour anticiper la taxe carbone européenne (prévue en 2026). 

Développement d’une plateforme digitalisée : dédiée à la collecte & la communication automatique et instantanée des données sur le Bilan Carbone.

Une gestion de l’eau rigoureuse plus poussée et durable : il est rappelé que dans le cadre de la gouvernance de l’eau, le Groupe a établi en 2024, une Charte dédiée a la gestion des ressources en eau, afin de favoriser l’adhésion et la responsabilité de tous. Cette Charte codifie l’ensemble des directives relatives à la gestion durable et responsable de l’eau.

Les Réalisations 2025 : + 85 % de Traitement d’eau en 2025 dans le Groupe/2024 : un record de 1 010 014 m3 d’eaux usées ont été traitées en 2025 (contre 546 144 m3 en 2024).

Un taux de Réutilisation très élevé : de l’eau : 72 % des eaux utilisées ont été réutilisées (dans l’agriculture et l’industrie) en 2025, contre un Objectif National de 50 %.

Le coût d’investissement réalisé en 2025 dans les projets de traitement d’eau (dépenses) est de 5,2 MDT, auquel s’ajoute 1,7 MDT au titre de l’économie d’eau.

 

Engagement sociétal : pour une entreprise solidaire

À travers la Fondation Poulina pour le Savoir, PGH s’engage aux côtés du ministère de l’Éducation pour soutenir la rénovation des établissements scolaires. En 2025, le lycée Khaznadar (Le Bardo – Tunis) a notamment bénéficié de cette initiative. Le Groupe permet également à des milliers d’élèves issus de régions défavorisées d’accéder gratuitement aux parcs Carthage Land, contribuant ainsi au droit aux loisirs.

 

Soutien au pouvoir d’achat 

PGH a également volontairement revu à la baisse les prix de certains produits, notamment avicoles, pour alléger la charge financière des ménages tunisiens.

À travers ces différentes actions, PGH confirme son statut d’entreprise citoyenne, intégrant depuis les années 1990 les dimensions environnementales et sociales dans son modèle économique. En plaçant la durabilité et l’éthique au cœur de sa stratégie, le Groupe entend renforcer ses liens avec ses parties prenantes et contribuer à une croissance responsable et partagée.

L’engagement responsable continue.

Avec communiqué.

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La Tunisie rejoint le programme mondial du zéro déchet. Une seule zone concernée

Dans le Grand Tunis, la bataille contre les déchets change de logique. Il ne s’agit plus seulement de ramasser et d’éliminer, mais de produire moins, recycler davantage et donner une seconde vie aux ressources. C’est l’objectif du projet SWAP (Transition vers le zéro déchet contre la pollution), lancé par le ministère de l’Environnement en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

Pendant 5 ans, jusqu’en 2030, le projet ciblera 38 municipalités réparties entre Tunis, Ariana, Ben Arous et Manouba, une zone qui concentre près de 2,9 millions d’habitants, comme l’explique l’agence TAP. L’ambition? Faire du Grand Tunis un terrain d’expérimentation pour tester de nouveaux modèles de gestion des déchets et identifier des solutions pouvant être reproduites ailleurs en Tunisie. Doté d’un financement de 5 millions de dollars du Fonds mondial pour l’environnement (FEM), SWAP vise à accompagner les communes dans la mise en place de mécanismes de tri, de valorisation et de réduction des déchets à la source.

Le changement recherché est de taille; passer d’une approche où le déchet est considéré comme un problème à éliminer vers un modèle où il devient une ressource à valoriser. En effet, selon la même source, le projet mise notamment sur l’économie circulaire, avec plusieurs leviers: réduire l’utilisation des produits à usage unique, encourager l’éco-conception, améliorer le tri et développer les filières de recyclage. “Il ne s’agit pas seulement de collecter davantage de déchets, mais de produire moins de déchets”, a expliqué Céline Moyroud, représentante résidente du Pnud en Tunisie. A dire vrai, cette approche concerne aussi les entreprises, appelées à revoir leurs chaînes de production afin de limiter les déchets générés et mieux intégrer la responsabilité des producteurs dans la gestion de la fin de vie des produits.

D’ailleurs, l’un des axes importants du programme concerne les déchets organiques, qui représentent environ 70% des déchets produits en Tunisie. Le projet prévoit la mise en place d’une ligne de financement dédiée au compostage et à la valorisation organique. L’objectif est de développer des solutions locales permettant de transformer ces déchets en ressources, notamment pour l’agriculture et les activités liées à la valorisation des matières. Des plans d’investissement seront également préparés pour accompagner les municipalités dans la création d’infrastructures adaptées.

Le secteur privé appelé à entrer dans la boucle

Pour les responsables du projet, la transition vers le zéro déchet ne pourra pas reposer uniquement sur les budgets publics. Le développement d’une véritable économie circulaire nécessite l’arrivée d’investissements privés et l’émergence de nouveaux acteurs spécialisés. Tri, recyclage, compostage, récupération des matières, logistique… plusieurs filières pourraient créer de nouvelles opportunités économiques autour des déchets. Le projet prévoit ainsi de travailler sur des mécanismes financiers et réglementaires capables d’encourager l’investissement dans ces secteurs.

Un modèle inspiré d’expériences internationales! Le projet SWAP ne concerne pas uniquement la Tunisie. Il est également déployé dans 4 autres villes pilotes: Freetown en Sierra Leone, Kocaeli en Turquie, Montevideo en Uruguay et Tianjin en Chine. La Suède apporte également son expertise dans le cadre de cette initiative, notamment à travers Avfall Sverige, l’association suédoise spécialisée dans la gestion des déchets et le recyclage.

À travers cette expérience pilote, le Grand Tunis cherche à construire un nouveau modèle! Moins de déchets produits, davantage de matières récupérées et de nouvelles activités économiques autour de la transition écologique.

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Sousse | La Sonede annonce des coupures d’eau potable

La Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) a annoncé des perturbations et des interruptions de la distribution d’eau potable à partir de 11 h 00, ce vendredi 10 juillet 2026, dans les zones de Sahloul 4 et Khezama Ouest (délégation de Sousse Jawhara, gouvernorat de Sousse).

Dans un communiqué, la société a expliqué que ces perturbations sont dues à une avarie soudaine survenue sur la conduite principale de distribution (d’un diamètre de 1 000 mm) dans le secteur de Sahloul.

La Sonede a ajouté que ses équipes spécialisées évaluent actuellement les réparations nécessaires et déterminent la durée de l’intervention, précisant qu’un nouveau communiqué sera publié plus tard dans la journée pour annoncer le rétablissement de la distribution d’eau potable.

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Agriculture 4.0: les startups tunisiennes appelées à accélérer la transformation du secteur jusqu’à fin juillet 2026

La transformation numérique de l’agriculture n’est plus une perspective lointaine, mais une évolution déjà engagée. Drones, capteurs connectés, plateformes de suivi, intelligence artificielle, prévisions météorologiques ou encore systèmes d’irrigation intelligente s’intègrent progressivement dans les pratiques agricoles, offrant de nouvelles possibilités pour anticiper les besoins des cultures, optimiser l’utilisation des ressources et améliorer la performance des exploitations.

Cette évolution répond à plusieurs défis auxquels fait face l’agriculture tunisienne, ou même ailleurs… Le changement climatique, la pression sur les ressources hydriques, la nécessité d’améliorer la productivité et de renforcer la compétitivité des filières alimentaires imposent de repenser certains modèles de production. 

Il est vrai que la transition vers une agriculture plus connectée reste confrontée à plusieurs contraintes comme l’accès aux technologies, leur coût, l’accompagnement des exploitants, la disponibilité des compétences numériques…toutefois, l’écosystème tunisien connaît des évolutions avec l’émergence de startups qui développent des solutions adaptées aux besoins des agriculteurs, des industriels et des différents acteurs des filières alimentaires. On peut citer l’exemple d’EcoFeed, fondée en 2023 par Malek Boukthir et basée à Gabès, développe des solutions de nutrition animale durable à partir de ressources locales. La startup mise sur la valorisation des produits locaux pour proposer des alternatives aux importations, à travers un processus éco-responsable intégrant notamment une unité de production, une unité de déshydratation et une culture hydroponique.

Face aux défis à venir, les startups tunisiennes sont ainsi appelées à jouer un rôle croissant dans la conception de solutions innovantes capables d’améliorer les pratiques agricoles et de contribuer à une agriculture plus résiliente et durable. 

C’est dans cette dynamique que s’inscrit la 4e édition du concours national Green’TIC 2026, lancé par l’Agence de promotion des investissements agricoles (Apia). Le concours vise à identifier et accompagner des projets développant des solutions numériques ou basées sur l’IA appliquées à l’agriculture, à la pêche, à l’agroalimentaire et aux services associés.

Ouvert aux startups, aux développeurs et aux porteurs de projets tunisiens résidant en Tunisie ou à l’étranger, Green’TIC 2026 entend encourager l’innovation technologique au service des systèmes alimentaires. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 31 juillet 2026.

Les lauréats bénéficieront, en plus des récompenses prévues, d’un accompagnement comprenant notamment du mentorat, du coaching, une assistance technique ainsi qu’un accès à des dispositifs d’incubation, d’accélération, de financement et de développement de partenariats. Les projets retenus seront présentés dans le cadre du Salon international de l’investissement agricole et de la technologie (SIAT 2026), prévu du 28 au 31 octobre 2026.

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Aziza Chaouni, l’architecte marocaine qui réinvente la construction durable

Première Marocaine diplômée en architecture à Harvard, Aziza Chaouni défend une architecture durable qui allie patrimoine, justice sociale et adaptation au changement climatique. De la médina de Fès au Haut Atlas, ses projets montrent comment les savoir-faire du Sud peuvent…

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Tunisie. Eau potable : pourquoi les coupures persistent malgré des barrages mieux remplis ?

À peine l’été et les pics de chaleur s’installent-ils que les Tunisiens renouent avec une inquiétude devenue familière : celle de voir l’eau disparaître des robinets.   De Tunis à Nabeul, en passant par Hammamet, Zaghouan, Sousse, Monastir ou Mahdia,…

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La BCT met l’énergie au cœur de la souveraineté

La Banque centrale de Tunisie (BCT) préconise de faire de la transition énergétique un levier majeur pour renforcer la sécurité énergétique du pays et réduire sa vulnérabilité aux chocs extérieurs, le déficit énergétique pesant lourdement sur la balance commerciale. Celui-ci (déficit énergétique) représente plus de la moitié du déficit commercial global en 2025 du pays.

Dans son rapport annuel 2025, qui vient d’être rendu public, la banque des banques indique que les flux des investissements directs étrangers (IDE), dans le secteur des énergies renouvelables, ont enregistré une croissance de 35,5%. Cette dynamique de croissance a été particulièrement portée par les projets de production d’électricité à partir de l’énergie solaire.

La progression dans les énergies renouvelables contraste avec l’évolution globale du secteur de l’énergie (incluant les hydrocarbures), qui a connu une quasi-stagnation, voire une légère baisse de ses flux d’IDE (-0,8 %) en raison du ralentissement des activités d’exploration et de développement.

La BCT présente ainsi le développement des énergies renouvelables comme un levier crucial pour non seulement renforcer la sécurité énergétique de la Tunisie, mais aussi pour faire face à une vulnérabilité extérieure.

L’accélération de la transition énergétique et la diversification du mix énergétique visent, à cet effet, non seulement des objectifs environnementaux, mais servent aussi à réduire l’exposition de l’économie nationale aux chocs extérieurs et à alléger la pression sur les équilibres financiers.

Cette croissance de l’investissement dans les énergies vertes s’inscrit dans un regain de confiance général des investisseurs étrangers pour le site Tunisie, avec des IDE globaux (tous secteurs confondus) en hausse de 30,1 % sur l’année.

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Nafâa Baccari : la Tunisie vise 80 % d’électricité verte d’ici 2050

La Tunisie accélère sa transition énergétique avec des objectifs ambitieux à l’horizon 2050. Selon le directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), Nafâa Baccari, le pays ambitionne de porter la part des énergies renouvelables à 80 % de la production d’électricité d’ici 2050, après avoir atteint 35 % en 2030 puis 50 % en 2035. Cette trajectoire s’inscrit dans une stratégie visant également à réduire les émissions de carbone de 62 % à l’horizon 2035.

Le responsable de l’ANME a indiqué, que les actions menées par l’agence depuis sa création en 1985 ont permis d’économiser l’équivalent de 14 millions de tonnes de pétrole, générant un gain économique cumulé estimé à 14 milliards de dinars.

Une part des renouvelables encore limitée à 9 %

Actuellement, les énergies renouvelables représentent environ 9 % de la production nationale d’électricité. Pour accélérer leur développement, plusieurs projets sont en cours de réalisation dans les gouvernorats de Sidi Bouzid, Gafsa et Gabès.

Parallèlement, de nouveaux appels d’offres sont prévus pour des centrales solaires d’une capacité totale de 600 mégawatts, ainsi que pour des projets éoliens de 900 mégawatts. Ces investissements devraient permettre à la Tunisie d’atteindre une capacité installée de 4.800 mégawatts d’ici 2035.

Le bâtiment et le transport concentrent l’essentiel de la consommation énergétique

Selon Nafâa Baccari, le secteur du bâtiment demeure le premier consommateur d’énergie en Tunisie, avec 36 % de la consommation nationale, devant le transport, qui en représente 34 %.

Le transport constitue également la principale source d’émissions de gaz à effet de serre. C’est pourquoi la stratégie nationale accorde une place centrale à l’électrification des moyens de transport et à l’encouragement de l’usage des véhicules électriques.

Une production électrique toujours largement dépendante du gaz naturel

Le directeur général de l’ANME a rappelé que la production d’électricité repose encore à 97 à 98 % sur le gaz naturel. Ce qui rend indispensable la diversification du mix énergétique.

La stratégie nationale prévoit ainsi un recours accru à l’énergie solaire, à l’énergie éolienne, au biogaz ainsi qu’à l’énergie issue de la valorisation des déchets, afin de réduire la dépendance aux énergies fossiles et d’améliorer la sécurité énergétique du pays.

Des aides financières pour accélérer la transition

Sur le volet du financement, Nafâa Baccari a souligné que le Fonds de transition énergétique, ainsi renommé depuis 2017, accorde des subventions couvrant 20 à 50 % des investissements réalisés par les particuliers et les entreprises dans les projets d’efficacité énergétique et de production d’énergies renouvelables.

Le fonds prend également en charge jusqu’à 70 % du coût des études et des programmes de formation, tout en facilitant l’accès à des mécanismes de financement adaptés aux projets.

Une transition soutenue par les financements internationaux

La Tunisie bénéficie également de financements internationaux, notamment du Fonds vert pour le climat, afin d’accompagner les projets de décarbonation.

Selon le responsable de l’ANME, ce soutien revêt une importance stratégique dans un contexte où les exigences environnementales se renforcent sur les marchés internationaux. La réduction de l’empreinte carbone des produits tunisiens est ainsi devenue un enjeu majeur pour préserver la compétitivité des exportations.

La Tunisie parmi les pays les plus performants en efficacité énergétique

Nafâa Baccari a enfin indiqué que la Tunisie figure parmi les 20 premiers pays au monde sur 120 en matière d’efficacité énergétique.

Le pays s’est également classé 62e au niveau mondial dans l’Indice de transition énergétique en 2025 (sur 118 pays) puis en 2026 (sur 130 pays), tout en occupant la deuxième place en Afrique, confirmant les progrès réalisés dans la conduite de sa transition énergétique.

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ODD 2026: ce que les pays les mieux classés ont comme points communs

Les résultats de l’indice de performance des Objectifs de développement durable (ODD) 2026 ne se résument pas à une simple “photo” du classement mondial. Ils permettent aussi de lire, en creux, les caractéristiques communes des pays les plus performants et les dynamiques d’évolution depuis 2016. L’enjeu dépasse la hiérarchie. Il s’agit de comprendre les trajectoires de développement à l’horizon 2030.

Sans surprise, le haut du classement reste largement dominé par les pays européens et les membres de l’OCDE. La Finlande, la Suède, le Danemark, la Norvège et l’Allemagne occupent les premières places, dessinant une forme de continuité dans la performance. Cette concentration traduit un socle commun: des institutions solides, une gouvernance efficace et des politiques publiques capables de produire des résultats dans la durée.

Les écarts régionaux confirment cette lecture en “crescendo”. Les pays de l’OCDE affichent un score moyen de 89,2, devant l’Europe de l’Est et l’Asie centrale (76,7), puis l’Afrique subsaharienne (63,4). D’un niveau à l’autre, les écarts dessinent une progression inégale du développement durable, marquée par des capacités institutionnelles et économiques très différenciées.

Voici le top 10

  1. Finlande (1re avec un score de 87,40)

  2. Suède (2e: 86,26)

  3. Danemark (3e: 85,68)

  4. Norvège (4e: 84,08)

  5. Allemagne (5e: 84,02)

  6. Autriche (6e: 83,95)

  7. France (7e: 83,43)

  8. Royaume-Uni (8e: 82,45)

  9. Islande (9e: 82,32)

  10. Tchéquie (10e: 82,21)

À dire vrai, le classement se poursuit avec une domination européenne marquée jusqu’à la 19e place (occupée par les Pays-Bas). Le premier pays non européen à apparaître dans cette liste est le Japon, situé au 20e rang. Ces scores représentent le pourcentage global d’achèvement des 17 Objectifs de développement durable, où un score de 100 signifierait que tous les objectifs ont été atteints.

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La SONEDE alerte sur des perturbations temporaires de l’alimentation en eau

La Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) a annoncé, samedi, des perturbations et des coupures de l’approvisionnement en eau potable dans les zones en hauteur de Mohammedia (gouvernorat de Ben Arous), ainsi que dans les délégations de Jebel Oust et Bir Mcherga (gouvernorat de Zaghouan), à partir de la soirée du 4 juillet, en raison d’une panne soudaine survenue à la station de pompage de Mohammedia.

Dans un communiqué, la SONEDE a précisé que la distribution reprendra progressivement à partir de la mi-journée du dimanche 5 juillet.

L’entreprise publique a également fait état de perturbations dans la distribution de l’eau dans les gouvernorats de Sousse, Monastir et Mahdia, en raison de la hausse de la consommation durant la saison estivale et de l’achèvement des essais de la station de dessalement d’eau de mer de Sousse.

La SONEDE a indiqué qu’un système de coupures nocturnes quotidiennes sera appliqué de minuit à 5 heures du matin à compter du dimanche 5 juillet, jusqu’au rétablissement de la stabilité de l’approvisionnement et à l’amélioration de l’équilibre hydrique dans la région.

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L’UGTT dénonce une remise en cause de son indépendance lors de l’hommage à Ahmed Tlili

À l’occasion du 59e anniversaire de la disparition d’Ahmed Tlili, figure historique du syndicalisme tunisien, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a mêlé devoir de mémoire et message politique. Son secrétaire général, Slaheddine Selmi, a estimé que la centrale syndicale traversait aujourd’hui l’une des périodes les plus critiques de son histoire, qu’il a présentée comme...

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Portrait. Alia Bengana, l’architecture au-delà du béton

Architecte, enseignante et autrice, Alia Bengana s’est imposée comme l’une des voix les plus écoutées sur les enjeux de la construction durable. Son enquête sur l’industrie du béton, publiée aux Presses de la Cité puis adaptée en bande dessinée, a…

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Après les intempéries, des perturbations de l’approvisionnement en eau dans trois gouvernorats

Des perturbations de l’approvisionnement en eau sont attendues dans plusieurs zones du Sahel après la dégradation de la qualité des eaux du barrage de Nebhana à la suite des intempéries. Distribution perturbée à Sousse, Monastir et Mahdia La Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) a annoncé, mardi 16 juin 2026, des perturbations...

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Saison des moissons : une récolte historique en vue, l’Utap appelle à la mobilisation générale 

La Tunisie s’apprête à vivre l’une des meilleures campagnes céréalières de ces dernières années. Invité jeudi 11 juin 2026 sur les ondes de Jawhara FM, Hamadi Boubakri, membre du bureau exécutif de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (Utap), s’est montré résolument optimiste quant aux perspectives de la saison des moissons, tout en...

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Houcine Rhili dénonce des « décisions recyclées » face à l’urgence hydrique 

Alors que le gouvernement a dévoilé, à l’issue d’un conseil ministériel restreint consacré à l’eau, une série de mesures destinées à sécuriser l’approvisionnement en eau potable durant l’été et à accélérer la mise en œuvre de la stratégie nationale de l’eau à l’horizon 2050, l’expert en ressources hydriques Houcine Rhili a vivement critiqué le contenu...

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OneTech redessine son avenir autour de deux champions industriels

Porté par une progression de 43% de son bénéfice net part du groupe et par une structure financière en nette amélioration, OneTech Holding aborde une nouvelle phase de son développement. Lors de son assemblée générale ordinaire du mardi 9 juin 2026, tenue à l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE), sous la tutelle de Moncef Sellami,...

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