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La Tunisie, deuxième pays africain où la pauvreté multidimensionnelle est la plus faible

La Tunisie se classe au deuxième rang des pays africains les moins touchés par la pauvreté multidimensionnelle, derrière les Seychelles, avec un taux de 1 %, selon les données actualisées de l’Indice mondial de pauvreté multidimensionnelle 2026, publié par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Avec seulement 0,1 point de pourcentage d’écart par rapport aux Seychelles, où ce taux s’établit à 0,9 %, la Tunisie arrive en tête des pays d’Afrique du Nord. L’Algérie occupe la troisième place du classement africain, avec un taux de 1,4 %, suivie de l’Égypte (1,5 %) et de la Libye (2 %).

L’Afrique du Sud se classe sixième, avec 6,3 % de sa population concernée par la pauvreté multidimensionnelle. Elle devance le Maroc, qui affiche un taux de 6,4 %, tandis que l’Eswatini (7,9 %), le Gabon (8,6 %) et São Tomé-et-Príncipe (11,7 %) complètent le classement des dix pays africains les moins touchés par ce phénomène.

1,2 milliard de personnes touchées dans le monde

Si la position de la Tunisie témoigne d’un niveau relativement faible de pauvreté multidimensionnelle à l’échelle africaine, la situation mondiale reste préoccupante. Le rapport 2026, élaboré par le PNUD en collaboration avec l’Initiative d’Oxford sur la pauvreté et le développement humain (OPHI), révèle une hausse historique de la pauvreté multidimensionnelle mondiale, une première depuis le lancement de cet indice en 2010.

Selon les données présentées, 1,2 milliard de personnes sur les 6,3 milliards d’habitants couverts par l’étude, menée dans 108 pays en développement, vivent dans des conditions de pauvreté multidimensionnelle. Cela représente 18,9 % de la population étudiée.

Les enfants figurent parmi les populations les plus vulnérables. Ils représentent 51,5 % des personnes pauvres à l’échelle mondiale selon cet indice, soit environ 617 millions d’enfants. Dans les pays étudiés, un enfant sur trois est concerné par la pauvreté multidimensionnelle.

La pauvreté présente également une forte dimension géographique. Plus de huit personnes sur dix vivant dans une situation de pauvreté aiguë résident en milieu rural. L’Afrique subsaharienne demeure la région la plus touchée au monde, avec 616 millions de personnes vivant dans la pauvreté multidimensionnelle.

Santé, éducation et conditions de vie au cœur de l’indice

Contrairement aux mesures fondées uniquement sur les revenus, l’Indice mondial de pauvreté multidimensionnelle évalue les privations auxquelles les ménages sont confrontés dans plusieurs domaines essentiels.

Il repose sur trois dimensions : la santé, mesurée notamment à travers la nutrition et la mortalité infantile ; l’éducation, évaluée selon la durée de scolarisation et la fréquentation scolaire ; et les conditions de vie, qui englobent l’accès à l’assainissement, à l’eau potable et à l’électricité, ainsi que la qualité du logement et la possession de certains biens.

Cette approche permet de mieux cerner les difficultés qui affectent concrètement les conditions de vie des populations, au-delà de leur seul niveau de revenu.

Malgré la dégradation des indicateurs mondiaux, le rapport souligne toutefois que des progrès restent possibles. Trente-trois pays ont réussi à réduire de moitié leur indice de pauvreté multidimensionnelle en moins de quinze ans.

Ces résultats montrent que des politiques publiques adaptées, accompagnées de financements suffisants, peuvent accélérer la réduction de la pauvreté et contribuer à la réalisation du premier Objectif de développement durable des Nations unies : l’élimination de la pauvreté sous toutes ses formes.

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La FIFA prévoit 6,35 milliards de dollars pour développer le football mondial

La Fédération internationale de football (FIFA) envisage de porter à 25 millions de dollars le financement accordé à chaque association nationale pour la période 2027-2030, contre 10 millions lors du cycle précédent. Le projet prévoit la création d’un fonds de développement de 6,35 milliards de dollars, alimenté notamment par les revenus commerciaux de la Coupe du monde.

La FIFA entend renforcer son soutien au développement du football à l’échelle mondiale. Selon un document consulté par l’Associated Press (AP) et des sources proches du dossier, l’instance internationale prévoit de créer un fonds de développement de 6,35 milliards de dollars pour la période 2027-2030.

Au cœur de ce dispositif figure une augmentation substantielle des financements destinés aux 211 associations nationales membres. Chacune pourrait recevoir jusqu’à 25 millions de dollars sur la période, contre 10 millions lors du cycle précédent. L’objectif est de réinvestir une partie des revenus commerciaux générés par la Coupe du monde dans le développement du football, en collaboration avec les associations nationales, les confédérations continentales et d’autres acteurs du secteur.

Pour financer ce programme, la FIFA prévoit de mobiliser plus de 3,5 milliards de dollars issus de ses réserves financières.

Des recettes en forte hausse grâce à la Coupe du monde

Cette initiative s’appuie sur des perspectives financières favorables. D’après le document consulté par l’AP, la FIFA estime ses revenus à environ 15 milliards de dollars pour le cycle financier 2022-2026, un montant supérieur à ses prévisions antérieures.

Cette progression est notamment portée par les performances commerciales de la Coupe du monde organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, avec la participation de 48 sélections nationales.

Le projet prévoit également d’allouer 99 millions de dollars à chacune des six confédérations continentales. Une attention particulière devrait être accordée au développement du football féminin et à la formation des jeunes joueurs.

Le calendrier prévoit de finaliser le dispositif lors de la réunion du Conseil de la FIFA en décembre prochain, avant de le soumettre à l’approbation du Congrès de l’organisation, prévu en mars 2027 au Maroc.

Un projet dans un contexte de tensions autour de la gouvernance

Cette initiative intervient alors que la gestion de la FIFA par son président, Gianni Infantino, fait l’objet de débats au sein du monde du football. Le dirigeant entend briguer un nouveau mandat en 2027.

Un précédent projet visant à associer des investisseurs privés à la gestion et à la commercialisation des compétitions de la FIFA avait été abandonné après une vague de critiques, notamment de la part de responsables européens.

Dans un message adressé aux dirigeants des confédérations continentales, Gianni Infantino a défendu le principe d’une redistribution des bénéfices de l’organisation au profit du football mondial. Selon lui, la réussite financière de la FIFA doit bénéficier à l’ensemble des associations membres.

Le président de l’instance s’est également dit confiant quant à la possibilité de parvenir à un mécanisme durable, capable de garantir les ressources nécessaires au développement du football dans toutes les régions du monde.

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280 000 doses de vaccin antigrippal à prix réduit

La Tunisie s’apprête à lancer sa campagne nationale de vaccination contre la grippe saisonnière. À partir du 27 octobre, les citoyens pourront se procurer le vaccin dans les pharmacies privées ainsi que dans les centres de santé de base et les établissements hospitaliers publics.

Selon Aymen Khelifi, secrétaire général adjoint du Syndicat tunisien des propriétaires de pharmacies privées, 280 000 doses ont été réservées pour cette campagne. Nouveauté cette année : un tarif préférentiel ne dépassant pas 24 dinars la dose, contre près de 38 dinars lors de la précédente campagne.

Le responsable a expliqué cette baisse par le mécanisme de régulation appliqué par la Pharmacie centrale de Tunisie. Celle-ci est l’unique organisme habilité à négocier directement avec les laboratoires étrangers et à assurer l’approvisionnement en vaccins.

Les vaccins distribués dans les secteurs public et privé présenteront les mêmes garanties de qualité et d’efficacité, a-t-il précisé.

Une coordination renforcée pour assurer la distribution des doses

Ces annonces interviennent à la suite d’une réunion de coordination tenue mercredi au siège de la Direction des soins de santé de base. La rencontre a réuni des représentants du ministère de la Santé, de la Pharmacie centrale, de la Direction des soins de santé de base, du Syndicat tunisien des propriétaires de pharmacies privées et de l’Ordre des pharmaciens.

Cette réunion annuelle vise à finaliser les préparatifs logistiques et à renforcer la coordination aux niveaux central et régional afin d’assurer la distribution des doses et le déroulement de la campagne dans les meilleures conditions.

Les personnes vulnérables particulièrement concernées

Le ministère de la Santé rappelle que le vaccin contre la grippe saisonnière est sûr, efficace et recommandé en priorité aux personnes les plus exposées aux complications. Il s’agit notamment des personnes âgées de 65 ans et plus, des patients atteints de maladies chroniques ; notamment cardiovasculaires, respiratoires ou rénales, ainsi que du diabète , des personnes immunodéprimées, des femmes enceintes et des professionnels de santé.

La grippe saisonnière réapparaissant chaque automne, les autorités sanitaires recommandent de se faire vacciner avant l’arrivée de l’hiver. La vaccination reste toutefois possible jusqu’en février, voire au-delà, selon les indications sanitaires.

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