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70e anniversaire de l’armée tunisienne | Neutralité politique et loyauté à l’Etat

L’armée nationale tunisienne célèbre le 70e anniversaire de sa création en 1956, quelques mois après l’indépendance, acquise le 20 mars 1956. Devenue l’une des institutions piliers de l’État tunisien, engagée dans la lutte pour la pleine souveraineté nationale ainsi que dans les défis de sécurité, de développement et de coopération internationale, elle s’est toujours gardée, à la différence de la plupart des armées arabes et africaines, de se mêler directement à la politique, et c’est ce qui fait sa spécificité et sa différence, malgré les tentatives visant à l’impliquer davantage dans la gestion des conflits internes.

Latif Belhedi

Selon l’agence de presse officielle Tap, cet anniversaire rappelle le rôle des forces armées dans la consolidation de la souveraineté nationale en prenant part aux événements de Sakiet Sidi Youssef en février 1958, à la bataille de Remada en mai de la même année et à la bataille de l’évacuation de Bizerte en juillet 1961, qui s’est achevée le 15 octobre 1963 avec le départ du dernier soldat français du pays.

Aujourd’hui, l’armée tunisienne est engagée non seulement dans la défense du territoire et la protection des frontières, mais aussi dans la lutte contre le terrorisme, la lutte contre l’immigration irrégulière, la réponse aux catastrophes naturelles et le soutien logistique à l’État.

Pour marquer cet anniversaire, le ministère de la Défense organise, du 20 au 26 juin, une exposition documentaire sur l’avenue Habib Bourguiba à Tunis, consacrée à l’histoire, aux missions et à l’évolution de l’institution militaire. L’exposition met également en lumière la contribution de l’armée à la formation professionnelle, au développement des régions intérieures et sahariennes, ainsi qu’aux missions internationales de maintien de la paix.

Un contexte régional marqué par l’instabilité

Cette célébration intervient dans un contexte régional marqué par l’instabilité en Libye, les flux migratoires et les tensions en Méditerranée et au Sahel.

Dans ce contexte, le 70e anniversaire revêt également une importance politique : il réaffirme le rôle de l’armée comme institution républicaine centrale, garante de la souveraineté et de la stabilité tunisiennes. Sa mission ne se limite pas à la protection de l’intégrité territoriale, elle consiste aussi au soutien au développement du pays.

La création de l’armée tunisienne s’inscrivait dans le cadre du processus de consolidation de l’indépendance. Les forces armées furent appelées à combattre les derniers bastions de la présence coloniale française, notamment lors des événements de Sakiet Sidi Youssef en février 1958, de la bataille de Remada en mai de la même année et de la bataille de Bizerte en juillet 1961, qui s’achèvera par le retrait définitif des troupes françaises le 15 octobre 1963.

Aujourd’hui, l’armée continue de jouer un rôle central dans la sécurité nationale, contribuant à la lutte contre le terrorisme, le crime organisé, la contrebande, le trafic d’êtres humains et l’immigration clandestine. Elle participe également aux opérations de protection civile, à la lutte contre les incendies et apporte son aide lors de situations d’urgence et de catastrophes naturelles.

60 ans au service de la paix dans le monde

Sur le plan international, la Tunisie peut se targuer de plus de soixante ans de participation aux missions de maintien de la paix des Nations Unies. En 1960, le président Habib Bourguiba décida d’envoyer 3 000 soldats au Congo, inaugurant une collaboration avec l’Onu qui a permis, à ce jour, la participation à 26 missions internationales et le déploiement de contingents de soldats tunisiens. Actuellement, plus de 800 personnes sont engagées dans la mission de l’Onu en République centrafricaine.

Ces dernières années, la Tunisie a investi dans la production militaire nationale afin de réduire sa dépendance aux importations et de maîtriser ses dépenses de défense. Parmi les réalisations les plus significatives figurent le véhicule blindé résistant aux mines «Barb», conçu et construit par des techniciens militaires tunisiens, et la construction de navires de guerre de fabrication locale, dont le patrouilleur «Istiqlal B201». Un nouveau patrouilleur de 52 mètres pour la Marine tunisienne est également en construction, avec une mise en service prévue pour fin 2026.

Cette stratégie de production militaire répond non seulement aux besoins de sécurité, mais constitue également un moteur de croissance industrielle, d’innovation technologique, de formation professionnelle et de création d’emplois.

A l’écart des manœuvres politiciennes pour le pouvoir

L’armée tunisienne a certes souvent été entraînée à gérer des situations extrêmes et a fait face à de nombreuses tentatives du pouvoir politique de l’entraîner dans le sillage de ses conflits internes, mais elle a toujours su résister, jusque-là, à la tentation de s’y impliquer. Sous Bourguiba, comme sous Ben Ali et même après, elle s’est toujours tenue à l’écart des manœuvres politiciennes pour le pouvoir. Ce fut le cas après la fuite de Ben Ali le 14 janvier 2011. Ce soir-là, lors d’une réunion de crise au ministère de l’Intérieur, le chef d’état-major de l’époque, le général Rachid Ammar, avait répondu vertement au Premier ministre Mohamed Ghannouchi qui lui demandait de prendre les commandes du pays. «Ce sont les politiciens qui ont créé cette situation. Et c’est à eux de la gérer de la meilleure façon possible. Le rôle de l’armée consiste à protéger le pays et à garder ses frontières».

Le pouvoir était à prendre, mais l’armée s’était gardée de faire le pas, et cela mérite d’être souligné.  

Très récemment, et en réaction à des appels politiques interpellant l’armée tunisienne sur la situation politique intérieure dans le pays, relayés par certains médias, le ministère de la Défense nationale a rompu son silence habituel pour rappeler, dans un communiqué au ton ferme, diffusé le 21 mai 2026, les fondements républicains de l’armée tunisienne : sa neutralité, son refus d’être impliquée dans des «tiraillements politiques» et son attachement aux lois de l’État.

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Chroniques du Mondial : 2002, le blackout en pleine finale et l’ombre d’un coup de Ben Ali

Nous sommes le 30 juin 2002. En Tunisie, des milliers de foyers sont installés devant les écrans pour suivre la finale de la Coupe du monde entre le Brésil et l’Allemagne. Un rendez-vous rare, presque rituel, dans un pays où le football concentre les attentions collectives. Mais en pleine première mi-temps, l’image se fige. Puis tout s’éteint.

Une panne d’électricité généralisée touche une partie importante du réseau national. Dans plusieurs régions, les téléviseurs s’éteignent brutalement et la finale devient soudain inaccessible pour une large partie du public. Le moment, déjà frustrant, va rapidement dépasser le simple incident technique pour entrer dans le registre des récits politiques et des rumeurs persistantes.

Une lecture officielle contestée

Du côté des autorités et de la société nationale de l’électricité, la lecture officielle est claire : il s’agit d’un incident technique lié à une surcharge du réseau, aggravée par la chaleur et une consommation exceptionnelle liée à la forte mobilisation des téléviseurs et des systèmes de climatisation. Cette explication sera reprise dans plusieurs comptes rendus de l’époque et plus tard par des analyses techniques évoquant un effondrement du système électrique sous tension simultanée.

Mais très vite, un autre récit s’installe dans l’espace public. Dans les cafés, les conversations, puis dans certains médias étrangers et témoignages rétrospectifs, une hypothèse circule : la panne n’aurait pas été seulement accidentelle. Elle aurait pu être liée à une volonté de contrôle de l’information à un moment politiquement sensible.

Selon ces lectures, la coupure serait intervenue alors qu’une programmation télévisée critique du pouvoir devait être diffusée, notamment sur une chaîne étrangère, à savoir Aljazeera. Dans ce cadre, certains évoquent des contenus liés à des enquêtes sur la corruption ou les réseaux proches du pouvoir de l’époque et notamment le clan Trabelsi. Ces affirmations restent cependant du registre du soupçon et de la rumeur, sans preuve documentée établissant une intervention politique dans la panne.

Entre incident technique et interprétation politique

Ce glissement entre incident technique et interprétation politique s’explique aussi par le contexte de l’époque : une forte centralisation du pouvoir, une méfiance envers les médias, et une circulation limitée de l’information indépendante. Dans ce type d’environnement, le moindre événement massif et inexplicable alimente rapidement des scénarios alternatifs.

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Les autorités finissent par ordonner une enquête pour déterminer les causes exactes de la coupure. Le débat public, lui, ne s’éteint pas avec le retour du courant. Il se prolonge dans le temps, transformant cet épisode en un marqueur mémoriel : celui d’une après midi de Mondial interrompue, mais aussi d’un pays confronté à ses fragilités techniques et à ses zones d’ombre politiques supposées.

Avec le recul, les analyses techniques privilégient l’hypothèse d’une défaillance du réseau électrique sous forte contrainte de consommation. Les récits de type politique, eux, restent dans le champ des interprétations et des suspicions, sans confirmation factuelle établie.

Ce “blackout du Mondial” demeure ainsi un événement double : un incident électrique avéré, et un objet de mémoire collective où s’entremêlent technique, émotion et lecture politique.

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Derniers jours du régime Ben Ali : Un ancien ambassadeur évoque un « marabout sénégalais » !

Un récit inhabituel a été livré sur le plateau de la chaîne Elhiwar Ettounsi par l’ancien ambassadeur tunisien au Sénégal, Chokri Hermassi. Il affirme qu’un marabout sénégalais aurait été sollicité à la fin du régime de Zine El-Abidine Ben Ali, dans un contexte de forte tension politique en Tunisie.

Selon son récit, l’épisode se serait déroulé alors que le pouvoir tunisien tentait encore de contenir la contestation sociale qui allait déboucher sur la révolution. Le diplomate évoque une période marquée par la panique au sommet de l’État et une multiplication des initiatives informelles pour tenter d’influencer l’évolution de la situation.

Il affirme qu’un marabout sénégalais aurait été reçu dans ce cadre et consulté sur la crise tunisienne, dans une démarche présentée comme relevant de pratiques non conventionnelles dans les cercles du pouvoir. « On m’a sollicité pour le recevoir au siège de l’ambassade tunisienne à Dakar », a-t-il raconté.

Des demandes matérielles jugées disproportionnées

Toujours selon cette version, le marabout aurait exigé en contrepartie des “services pour calmer la tension en Tunisie” demandés, un ensemble de compensations matérielles importantes : 147 têtes de moutons, ainsi qu’une soixantaine de bovins et de chameaux, pour une valeur estimée à environ 78 000 euros.

Cette dimension du récit, particulièrement spectaculaire, soulève d’emblée des interrogations, tant sur la plausibilité des faits que sur les conditions exactes dans lesquelles ces échanges auraient pu se produire, mais le diplomate a insisté sur cette version laissant croire qu’il a des preuves et qu’il peut les présenter.

Une chaîne de décision évoquée

L’ancien ambassadeur soutient que cette demande aurait été transmise à des responsables de l’époque, impliquant des proches du pouvoir, notamment un conseiller présidentiel ainsi que des figures de l’exécutif dirigé alors par l’ancien Premier ministre Mohamed Ghannouchi.

Cependant, aucun document officiel ni source indépendante ne vient, à ce stade, corroborer l’existence d’une telle démarche institutionnelle. Le témoignage repose uniquement sur un récit rétrospectif livré plus d’une décennie après les faits supposés.

Ce type de déclaration s’inscrit dans une série de récits post-2011 où d’anciens responsables politiques ou diplomatiques reviennent sur des épisodes peu documentés de la fin du régime Ben Ali. Dans ce cas précis, plusieurs éléments invitent à la prudence : absence de preuves matérielles, temporalité éloignée des faits, et caractère hautement atypique des pratiques évoquées.

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Corruption : Six ans de prison confirmés pour Halima Ben Ali

La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près la Cour d’appel de Tunis a confirmé la peine de six ans de prison prononcée en première instance contre Halima Ben Ali. Cette décision prononcée par contumace s’inscrit dans le cadre d’une affaire de corruption financière et administrative impliquant la fille de l’ancien chef de l’État Zine El Abidine Ben Ali.

Une condamnation confirmée en appel

La juridiction a validé le jugement initial, consacrant ainsi la culpabilité de Halima Ben Ali dans des faits liés à des infractions financières et administratives. Cette décision vient clore, sur le plan judiciaire tunisien, une procédure suivie de près en raison de l’identité de l’accusée et du contexte politique.

Bien que condamnée, Halima Ben Ali ne purgera pas sa peine, la justice française ayant rejeté la demande d’extradition formulée par les autorités tunisiennes. Ces dernières poursuivaient la condamnée pour plusieurs infractions financières.

Une interpellation en France en 2025

Halima Ben Ali avait été interpellée à l’automne 2025 dans un aéroport parisien, dans le cadre de cette affaire. Cette arrestation avait relancé le dossier, avant que la justice française ne refuse son transfert vers la Tunisie.

Cette confirmation de peine intervient dans un contexte de poursuites continues visant des figures liées à l’ancien régime, sur fond de lutte contre la corruption et de récupération des avoirs.

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De Genève à Tunis, la lente érosion d’un nom autrefois intouchable

L’étau judiciaire se resserre autour de Nesrine Ben Ali. Condamnée en Suisse pour des faits de violences et de détention de stupéfiants, la fille aînée de l’ancien président tunisien se retrouve à la croisée de deux trajectoires judiciaires : l’une, immédiate, à Genève ; l’autre, plus lourde, à Tunis, où une nouvelle audience pour infractions financières est fixée au 7 mai prochain — sans qu’elle soit présente dans aucun des deux pays où son nom s’accumule désormais dans les registres d’audience.

Une condamnation genevoise aux contours précis

Selon une ordonnance pénale rendue le 18 mars 2026 par le Ministère public genevois, Nesrine Ben Ali a été condamnée à 60 jours-amende, assortis d’une amende de 30 francs suisses, auxquels s’ajoutent 500 francs pour infraction à la loi sur les stupéfiants et 560 francs de frais de procédure. Une peine privative de liberté de substitution de cinq jours est prévue en cas de non-paiement.

Les faits couvrent deux incidents distincts, survenus les 30 juillet et 3 août 2025 dans le quartier des Grottes, à proximité de la gare de Cornavin. Lors du premier, elle aurait tenté de s’emparer du téléphone portable d’une gérante d’épicerie. Quatre jours plus tard, accusée de vouloir quitter les lieux sans payer, elle aurait frappé la propriétaire à coups de pied, la saisissant brutalement et lui causant des blessures légères — des scènes filmées par des caméras de surveillance.

Lors de son interpellation, la police a retrouvé sur elle une quantité de résine de cannabis inférieure à dix grammes, qualifiée par le parquet de détention pour usage personnel.

Ce n’est pas un premier accroc en Suisse : elle avait déjà été condamnée en 2023 pour séjour illégal à Genève. L’ordonnance actuelle révèle qu’elle résidait de nouveau sans documents valides entre février et août 2025. Pour les besoins de la procédure, elle est enregistrée comme « sans domicile connu », sous un passeport seychellois — un contraste saisissant avec le statut dont son nom était porteur il y a quinze ans.

Tunis : une justice persistante, en son absence

Ces démêlés helvétiques s’inscrivent dans un contexte judiciaire tunisien bien plus chargé, et systématiquement conduit en son absence. Installée en exil depuis la chute du régime en janvier 2011, Nesrine Ben Ali n’a jamais regagné la Tunisie.

Toutes les condamnations prononcées à son encontre l’ont été par contumace : deux ans de prison en 2011 pour détention de stupéfiants, huit ans pour acquisition illicite de terrain, six ans en 2025 aux côtés de Leila Trabelsi et de son ex-époux Sakher El Materi pour exploitation d’une fonction publique à des fins d’avantages indus.

C’est ce même dossier financier — impliquant El Materi et elle — que la chambre criminelle spécialisée du tribunal de première instance de Tunis doit examiner à nouveau le 7 mai, après un report accordé à la demande de la défense.

Une trajectoire d’érosion continue

Entre Genève et Tunis, le nom Ben Ali s’inscrit désormais dans les registres d’audience — non plus comme symbole d’un pouvoir, mais comme un dossier parmi d’autres, instruit en l’absence de l’intéressée.

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Entre altercations et infractions : Déboires judiciaires à Genève pour Nesrine Ben Ali

La justice genevoise a condamné récemment Nesrine Ben Ali pour une série d’infractions commises durant l’été 2025 dans le centre de Genève. L’affaire a été révélée à la mi-avril par Le Courrier de Genève. Elle intervient dans un contexte judiciaire contrasté, marqué par le refus récent de la France d’extrader sa sœur cadette Halima.

Altercation violente et tentative de vol

Selon l’ordonnance pénale rendue le 18 mars 2026 par le Ministère public du canton de Genève, les faits remontent aux 30 juillet et 3 août 2025 dans une épicerie du quartier des Grottes, à Genève. Lors d’un premier incident, la prévenue aurait tenté de s’emparer du téléphone portable de la gérante.

Quelques jours plus tard, la situation dégénère : accusée d’avoir tenté de quitter les lieux sans payer des marchandises, elle se montre violente envers la propriétaire, lui assénant un coup de pied et la saisissant brutalement, provoquant des blessures légères.

Un client intervenu pour calmer la scène est également pris à partie. Les faits ont été établis grâce aux images de vidéosurveillance et aux témoignages, malgré des dénégations partielles.

Séjour illégal et usage de stupéfiants

L’enquête a également mis en lumière un séjour irrégulier de l’intéressée en Suisse entre février et août 2025, sans papiers valides ni moyens de subsistance. Elle aurait en outre consommé régulièrement des stupéfiants, ce qui lui vaut une condamnation supplémentaire en vertu de la législation suisse.

Ce n’est pas une première : en 2023, la plateforme spécialisée Gotham City avait déjà révélé un précédent séjour illégal sanctionné par les autorités genevoises.

Peines prononcées

La justice suisse a condamné Nesrine Ben Ali à 60 jours de prison, accompagnés d’une amende de 30 francs suisses, avec déduction d’un jour de détention préventive. Une amende supplémentaire de 500 francs a été prononcée pour infraction à la loi sur les stupéfiants, assortie d’une peine privative de liberté de substitution en cas de non-paiement. Elle devra également s’acquitter de 560 francs de frais de procédure.

Cette affaire relance l’attention sur les membres de la famille de l’ancien président tunisien, décédé en exil en 2019, dont le patrimoine et les démêlés judiciaires continuent de susciter l’intérêt.

Elle contraste notamment avec la décision récente de la justice française de ne pas extrader la fille cadette de l’ex-chef d’État, ravivant les débats autour du traitement judiciaire de ces dossiers à l’international.

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La justice française refuse l’extradition de Halima Ben Ali vers la Tunisie

La justice française a rejeté la demande de la Tunisie visant à obtenir l’extradition de Halima Ben Ali, fille cadette de l’ancien président Zine el-Abidine Ben Ali, selon une information relayée mercredi par l’Agence France-Presse. Cette décision met fin, à ce stade, à une procédure judiciaire ouverte depuis plusieurs mois devant les juridictions parisiennes.

Une procédure enclenchée depuis novembre 2025

Une première audience s’était tenue à Paris le 26 novembre 2025 afin d’examiner la possibilité de remettre Halima Ben Ali aux autorités tunisiennes. À l’issue de cette séance, la justice française avait réclamé des informations complémentaires à la Tunisie, notamment sur la prescription de certains faits qui lui sont reprochés.

Une seconde audience avait ensuite été organisée le 10 décembre 2025, après la transmission partielle d’éléments supplémentaires par Tunis. Le parquet général français, compétent en matière d’extradition, avait insisté sur la nécessité de clarifier les délais de prescription liés à plusieurs infractions financières retenues dans le dossier.

Des accusations de blanchiment et de détournement

Selon les éléments présentés à l’audience, la Tunisie accuse Halima Ben Ali de crimes financiers passibles de vingt ans de prison, notamment de blanchiment d’argent portant sur des fonds présumés acquis durant la période où son père était au pouvoir.

Elle fait également l’objet d’un mandat d’arrêt international émis via Interpol à la demande de la Tunisie, pour des faits liés au détournement et à l’appropriation illicite de fonds.

Un parcours entre l’Italie, Paris et Dubaï

Halima Ben Ali, 33 ans, avait déjà été interpellée en Italie en 2018, à la demande des autorités tunisiennes, avant d’être relâchée. Installée actuellement à Dubaï, elle avait été arrêtée lors d’un déplacement privé à Paris, ce qui avait relancé la procédure d’extradition.

Son avocate, Me Samia Maktouf, avait soutenu, lors de son interpellation qu’elle n’a « jamais commis de crime ou de délit » et qu’elle avait quitté la Tunisie à l’âge de 17 ans, avant de travailler et de s’installer à l’étranger.

Le refus de la justice française constitue un nouveau revers pour Tunis dans sa volonté de rapatrier certaines figures liées à l’ancien régime afin qu’elles répondent devant les tribunaux nationaux.

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Le styliste de Leïla Ben Ali rattrapé par la justice tunisienne

La justice tunisienne a rendu, hier, un verdict dans une affaire de corruption financière touchant l’entourage du pouvoir précédent.

La chambre pénale spécialisée dans les affaires de corruption financière de la Cour de première instance de Tunis a condamné à six ans de prison ferme et à une amende d’environ 4 millions de dinars le styliste personnel de Leïla Trabelsi, épouse de l’ancien président, rapporte Mosaïque FM.

L’accusé avait bénéficié de prêts et de facilités bancaires

L’accusé avait bénéficié de prêts et de facilités bancaires accordés par favoritisme et sans garanties, dans le but de créer une série de boutiques commerciales dans la capitale. Ces manœuvres ont entraîné une perte financière importante pour l’État.

Dans une affaire similaire qui remonte à 2024 la chambre pénale spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis a condamné, hier jeudi, la styliste de l’épouse de l’ancien président Leïla Trabelsi Ben Ali à quatre ans de prison, assortis d’une amende de 500 mille dinars.

Les accusations portées contre cette autre styliste portent notamment sur l’exploitation de la qualité d’un agent public afin d’obtenir des avantages indus pour elle-même ou pour autrui, au détriment de l’administration, ainsi que sur la violation des réglementations en vigueur.

De meme en janvier dernier, le fils d’une styliste de Leila Ben Ali avait été cité dans une affaire de justice qui est toujours en cours.

Le jugement illustre la détermination des autorités judiciaires à sanctionner les pratiques de favoritisme et la mauvaise gestion des fonds publics, particulièrement lorsqu’elles impliquent des proches de l’ancien régime, mais plusieurs autres affaires judiciaires accusent un retard énorme.

Des affaires de corruption et de favoritisme

Cette condamnation s’inscrit dans un contexte plus large : plusieurs membres et proches de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali continuent, quinze ans après la révolution, d’être poursuivis pour des affaires de corruption et de favoritisme,

Des enquêtes et des procès sont en cours, tant en Tunisie qu’à l’étranger, portant sur des détournements de fonds publics, des prêts accordés sans garanties et l’acquisition de biens de luxe. Les autorités judiciaires affirment vouloir faire la lumière sur ces pratiques et récupérer autant que possible les sommes perdues pour l’État.

Lire aussi : Ben Ali louait à l’État son propre palais de Sidi Dhrif pour beaucoup plus de 50 millions !

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Extradition de Halima Ben Ali : La justice française se prononce ce mercredi

La Cour d’appel de Paris examine, ce mercredi 25 février, la demande d’extradition visant Halima Ben Ali, recherchée par les autorités tunisiennes pour des faits présumés de détournement de fonds. Arrêtée à Paris en septembre 2025, elle est actuellement sous contrôle judiciaire. La décision attendue pourrait ouvrir la voie à son transfert vers Tunis ou bloquer la procédure.

Une arrestation fondée sur une notice internationale

Âgée de 33 ans et vivant principalement à Dubaï, Halima Ben Ali, fille cadette de l’ancien président Zine el-Abidine Ben Ali a été interpellée à son arrivée en France en septembre 2025 sur la base d’une notice rouge émise via Interpol. Elle avait déjà été appréhendée en 2018 en Italie dans des circonstances similaires mais avait été libérée.

Son avocate, Me Samia Maktouf, soutient qu’elle n’a « jamais commis de crime ou de délit » et qu’elle avait quitté la Tunisie à l’âge de 17 ans, avant de travailler et de s’installer à l’étranger. Celle-ci dénonce également des conditions d’arrestation qu’elle juge inappropriées, évoquant un incident impliquant une policière à l’aéroport.

Les autorités tunisiennes la poursuivent pour des infractions financières présumées liées à la période précédant la chute du régime en 2011. Selon le dossier transmis à la justice française, les accusations portent sur des détournements de fonds publics.

La défense conteste les accusations

Ses avocats affirment que leur cliente n’a commis aucune infraction et soulignent qu’elle vivait à l’étranger depuis plusieurs années. Ils estiment que la procédure s’inscrit dans un contexte politique sensible et contestent la solidité des charges retenues contre elle.

La défense met également en avant des garanties relatives à ses droits fondamentaux en cas de retour en Tunisie, point central dans l’examen d’une demande d’extradition par la justice française.

La décision de la cour d’appel dépasse le seul cadre individuel. Elle pourrait marquer une étape importante dans la coopération judiciaire entre Paris et Tunis sur les dossiers liés à l’ancien régime.

Si l’extradition est accordée, Halima Ben Ali sera remise aux autorités tunisiennes pour y être jugée. En cas de refus, elle resterait en France sous statut judiciaire encadré.

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