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La crise de l’eau pourrait coûter à la Tunisie 6,4 % du PIB d’ici 2050

La pénurie d’eau risque de devenir l’un des principaux freins structurels à la croissance tunisienne et, en l’absence de mesures adéquates, pourrait réduire le PIB du pays de 6,4 % d’ici 2050. C’est l’alerte lancée par la Banque mondiale (BM) dans son dernier rapport Tunisia Economic Monitor intitulé «Tunisia’s Water Challenge: From Scarcity to Resilience» (Le défi de l’eau en Tunisie : de la pénurie à la résilience).

Ce rapport identifie la sécurité hydrique comme un facteur de plus en plus déterminant pour la croissance, l’emploi et la compétitivité.

Selon l’institution de Washington, la Tunisie ne dispose aujourd’hui que de 380 mètres cubes d’eau douce renouvelable par habitant et par an, un niveau nettement inférieur au seuil international de pénurie d’eau absolue, qui est de 500 mètres cubes.

Le secteur agricole est particulièrement exposé ; il emploie environ 14 % de la population active nationale et jusqu’à la moitié des travailleurs dans les zones rurales. Sans mesures correctives, le stress climatique et le manque d’eau pourraient entraîner la perte d’au moins 30 % des emplois agricoles d’ici le milieu du siècle, avec des répercussions également sur l’agro-industrie, le tourisme et l’industrie.

Le rapport s’inscrit dans un contexte économique toujours marqué par une croissance modérée. Après une hausse de 2,7 % en 2025 et de 2,4 % en rythme annuel au premier semestre de cette année, la BM prévoit une progression du PIB de 2,3 % en 2026 et une croissance moyenne de 2,1 % sur la période 2027-2028. Le taux de chômage a reculé à 14,9 % au deuxième trimestre, mais demeure à 21,6 % chez les femmes.

Pour transformer le «Plan Eau 2050» tunisien en une réponse structurelle, la BM préconise des investissements de l’ordre de 900 millions de dollars par an jusqu’au milieu du siècle, assortis d’une réforme de la gouvernance du secteur, d’une réduction des pertes sur les réseaux, de la réutilisation des eaux usées traitées, de la numérisation et d’une meilleure gestion de l’irrigation.

Le programme RESEau, soutenu par la BM elle-même, devrait générer, lors de sa première phase, environ 4 000 emplois permanents et 13 400 emplois temporaires.

I. B.

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Enseignement supérieur : la Banque mondiale veut élargir son partenariat avec la Tunisie

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mondher Belaïd, a reçu, vendredi, au siège du ministère, Ahmadou Mustafa Ndiaye, directeur régional de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) chargé des pays du Maghreb et de Malte.

La rencontre a porté sur les différents projets et programmes de coopération entre la Tunisie et la Banque mondiale dans les domaines de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

À cette occasion, les deux parties ont salué les résultats obtenus dans le cadre de ce partenariat, qui a porté sur plusieurs projets stratégiques du ministère. Ces initiatives concernent notamment l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, ainsi que le renforcement du positionnement des universités tunisiennes dans les classements internationaux.

Un appui à l’insertion professionnelle des diplômés

Ahmadou Mustafa Ndiaye a, dans ce contexte, réaffirmé la disponibilité de la Banque mondiale à accompagner la politique du ministère et à soutenir ses projets stratégiques visant notamment à faciliter l’intégration des diplômés de l’enseignement supérieur dans le marché du travail.

Le responsable de la Banque mondiale a également fait part de la volonté de l’institution d’élargir cette coopération à d’autres secteurs stratégiques. Les énergies renouvelables et la transformation numérique figurent notamment parmi les domaines susceptibles d’intégrer cette nouvelle phase du partenariat entre la Tunisie et la Banque mondiale.

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Tunisie. Pourquoi la Banque mondiale prédit-elle un ralentissement de la croissance ?

Après le rebond enregistré en 2025, l’économie tunisienne semble déjà entrer dans une nouvelle phase de ralentissement, selon l’institution financière de Washington. Dans son dernier Bulletin de conjoncture économique consacré à la Tunisie, publié le 22 septembre, la Banque mondiale…

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Économie tunisienne : Aram Belhadj prévient que des « années très difficiles » se profilent

La stabilisation macroéconomique enregistrée ces dernières années pourrait n’être qu’un répit si elle ne débouche pas sur davantage d’investissement, d’industrialisation et de croissance. C’est, en substance, l’avertissement lancé par l’économiste Aram Belhadj, docteur en sciences économiques et enseignant-chercheur à l’Université de Carthage, qui estime que les marges de sécurité de l’économie tunisienne devraient commencer à...

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Tunisie : La Banque mondiale prévoit un ralentissement de la croissance à 2,3% en 2026

Après une croissance de 2,7% en 2025, l’économie tunisienne devrait ralentir à 2,3% cette année, selon la Banque mondiale. L’institution prévoit ensuite une croissance moyenne de 2,1% en 2027-2028, dans un contexte marqué notamment par la hausse du déficit énergétique et les contraintes de financement.

La croissance tunisienne devrait perdre de la vitesse en 2026. Dans son dernier Bulletin de conjoncture économique consacré à la Tunisie, intitulé « Le défi de l’eau en Tunisie : de la pénurie à la résilience », la Banque mondiale prévoit une progression du PIB réel de 2,3% en 2026, contre 2,7% en 2025. Pour les deux années suivantes, l’institution table sur une croissance moyenne de 2,1% en 2027-2028.

Cette prévision intervient alors que l’économie tunisienne a enregistré une progression de 2,4% en glissement annuel au premier semestre 2026. La Banque mondiale souligne toutefois que cette évolution masque des performances très différentes selon les secteurs.

Des contraintes qui pèsent sur l’activité

Dans son analyse, la Banque mondiale relève plusieurs facteurs qui limitent la dynamique de croissance tunisienne, notamment les obstacles à la concurrence, l’accès limité au financement et certaines distorsions des politiques publiques.

L’institution pointe également le faible taux d’activité des femmes, qu’elle considère comme un facteur contribuant à l’écart de croissance entre la Tunisie et plusieurs pays comparables de la région.

Le déficit énergétique s’alourdit

Les déséquilibres extérieurs constituent également un point de vigilance. La Banque mondiale indique que le déficit énergétique a augmenté de 30% au premier semestre 2026, dans un contexte marqué par le conflit au Moyen-Orient et la hausse des prix du pétrole.

Cette évolution a contribué à une progression nominale de 49% du déficit du compte courant sur la même période.

La pression sur les réserves de change s’est par ailleurs accentuée à la mi-juillet, notamment en raison du remboursement en une seule journée d’une euro-obligation de 2019 d’une valeur de 2,47 milliards de dinars, selon la Banque mondiale.

Un financement public davantage tourné vers le marché intérieur

Sur le plan budgétaire, la Banque mondiale relève la poursuite de l’assainissement budgétaire en 2025, tout en soulignant que la dette publique demeure élevée.

Face à des possibilités limitées de financement extérieur, les autorités ont davantage recours au financement intérieur. La Banque mondiale souligne notamment le recours au financement direct du budget par la Banque centrale, devenu récurrent depuis 2024.

Selon l’institution, cette évolution peut accroître les risques d’éviction du crédit privé et les pressions inflationnistes.

La trajectoire de croissance attendue pour les prochaines années reste ainsi étroitement liée à l’évolution des comptes extérieurs, des conditions de financement et des équilibres budgétaires.

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Pénurie d’eau : La Banque mondiale chiffre à 6,4% la perte potentielle de PIB tunisien d’ici 2050

La pénurie d’eau pourrait réduire le PIB de la Tunisie de 6,4% à l’horizon 2050 si aucune mesure suffisante n’est prise pour répondre au déficit hydrique. La Banque mondiale estime également que le secteur agricole pourrait perdre près de 30 % de sa valeur ajoutée dans ce scénario.

La pénurie d’eau devient un risque économique majeur pour la Tunisie. Dans son dernier Bulletin de conjoncture économique consacré au pays, intitulé « Le défi de l’eau en Tunisie : de la pénurie à la résilience », la Banque mondiale estime que, dans un scénario où les tendances actuelles se poursuivent, le déficit hydrique pourrait entraîner une contraction du PIB de 3,4% en 2030, puis de 6,4% en 2050.

La Banque mondiale souligne ainsi que la question de l’eau dépasse largement le seul secteur agricole. Les conséquences pourraient toucher plusieurs activités dépendantes de cette ressource, notamment l’agro-industrie, le tourisme et l’industrie.

L’agriculture parmi les secteurs les plus exposés

L’agriculture est particulièrement vulnérable à cette évolution. Le secteur emploie environ 14% de la population active et jusqu’à la moitié des travailleurs ruraux, selon la Banque mondiale.

Dans le scénario de poursuite des tendances actuelles, la valeur ajoutée agricole pourrait diminuer de 29% à l’horizon 2050. La Banque mondiale estime par ailleurs qu’au moins 30% des emplois agricoles pourraient disparaître d’ici le milieu du siècle en l’absence de mesures permettant de réduire l’impact du stress hydrique et climatique.

Le problème devrait également s’accentuer du côté de l’équilibre entre l’offre et la demande. Selon les analyses de la Banque mondiale, environ un quart de la demande en eau pourrait rester insatisfaite en 2050 si aucune action structurelle n’est engagée.

Le Plan Eau 2050 au cœur de la réponse

Face à cette situation, la Banque mondiale souligne que les investissements prévus dans le cadre du Plan Eau 2050 devront être accompagnés de réformes portant notamment sur la gouvernance du secteur, la viabilité financière et la performance des opérateurs.

L’institution recommande également la modernisation du Code des eaux, le développement de la réutilisation des eaux usées traitées, l’amélioration du recouvrement des coûts et la protection des ménages vulnérables.

La réduction des pertes dans les réseaux, la digitalisation et une meilleure gestion de l’irrigation figurent également parmi les mesures mises en avant.

La Banque mondiale considère ainsi que la sécurité hydrique ne constitue pas uniquement un enjeu environnemental : elle conditionne également la production agricole, l’emploi et une partie des perspectives économiques de la Tunisie.

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