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Hajer Chekir: « La Tunisie pourrait devenir une vitrine internationale de la transition verte »

L’Economiste Maghrébin a organisé la 27ème édition de son Forum, un rendez-vous de référence réunissant, annuellement, responsables institutionnels, chefs d’entreprise, experts, universitaires et acteurs de l’innovation autour des grands enjeux économiques et sociétaux de la Tunisie.

Pour cette édition, le Forum a proposé trois panels, dont l’un était consacré aux défis énergétiques et aux perspectives de transition écologique en Tunisie. Intitulé « L’impératif stratégique des énergies renouvelables en Tunisie : volatilité des prix des hydrocarbures et transition bas-carbone », ce dernier panel a examiné les enjeux liés à la sécurité énergétique, à la diversification du mix énergétique et à la réduction de l’empreinte carbone.

En effet, Hajer Chekir, directrice commerciale BYD Tunisie, a fait savoir lors de talk de L’Economiste maghrébin que la mobilité électrique n’est pas seulement une nouvelle manière de conduire, c’est une nouvelle façon de penser l’énergie.

Sur le plan environnemental, une batterie de véhicule électrique permet de réduire les émissions de CO2 et de diminuer la dépendance aux énergies fossiles. Toutefois, elle estime que le rôle du véhicule électrique va bien au-delà. Avec le développement massif du solaire et de l’éolien.

 

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Au-delà de ce constat, la Tunisie aura besoin de solutions de stockage ; les véhicules électriques en feront partie. Hajer Chekir insiste à dire qu’ils pourront stocker l’électricité produite de manière intermittente et, à terme, contribuer à l’équilibrage du réseau électrique — une réalité déjà observable dans certains pays comme l’Australie.

Selon elle, la mobilité électrique ne sera donc pas seulement un moyen de transport : elle deviendra un outil au service de la transition énergétique.

Parallèlement, la digitalisation, l’intelligence artificielle et la croissance des data centers augmenteront la demande d’électricité, rendant indispensable la modernisation des infrastructures. Trois enjeux structurent la mobilité électrique, souligne Mme Chekir: un enjeu climatique : la décarbonation et la réduction des émissions de CO2 ; un enjeu économique : la réduction de la dépendance aux énergies fossiles ; un enjeu énergétique : la modernisation et la flexibilité du réseau électrique.

Interrogée sur la durée de vie des batteries, Hajer Chekir cite l’exemple de la « Blade Battery » (LFP, lithium fer phosphate), réputée pour sa sécurité et sa longévité : sa durée de vie peut atteindre l’équivalent de 2 millions de kilomètres, soit environ 5 000 cycles de recharge, chaque cycle correspondant à 400–500 km d’autonomie.

 

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Quant au marché tunisien, le principal défi n’est plus la technologie mais la démocratisation : convaincre les consommateurs par la sensibilisation sur la durée de vie des batteries, l’autonomie et le coût d’usage. Les signes sont toutefois encourageants : l’adoption des véhicules électriques progresse. Les immatriculations récentes témoignent d’une accélération, 750 véhicules en quatre mois, contre 500 sur l’ensemble de 2025 et 200 en 2024.

Trois défis restent à relever pour accompagner cette transition. A savoir, la sensibilisation et information des consommateurs sur la fiabilité, l’autonomie et le coût total de possession. Le déploiement d’une infrastructure de recharge accessible, incluant la recharge à domicile (qui représente environ 80% des recharges), des bornes sur les grands axes, sur les lieux de travail et dans les lieux publics. Des progrès technologiques, comme la recharge ultra-rapide capable de fournir 400 km en quelques minutes, repoussent les limites actuelles.

Un cadre réglementaire incitatif. Le dispositif tunisien, exonération des droits de douane et des droits de consommation, et TVA à 7% sur les véhicules électriques soutient déjà la transition.

Pour réussir, Hajer Chekir appelle à une action collective et coordonnée : « L’État, les banques, les organisations énergétiques et les constructeurs doivent travailler en synergie pour accélérer la transition énergétique ».

Elle délivre un message optimiste : la Tunisie pourrait devenir une vitrine internationale de la transition verte.

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BYD hybride à 115.990 dinars : Le prix qui reconfigure le marché automobile

Hier, l’information s’est propagée comme une traînée de poudre. Dans un marché automobile tunisien figé par l’inflation et la cherté des importations, la baisse brutale du prix de la BYD Song Plus 1.5 L DM-i neuve, passée de 156.990 dinars à 115.990 dinars, a créé un choc. Les médias spécialisés s’en sont fait l’écho, notamment automobile.tn, dont le site a brièvement cessé de répondre, probablement victime d’un afflux soudain de consultations. Le symptôme d’une attente longtemps contenue.

Derrière l’effet d’annonce, une réalité plus structurelle. Cette baisse n’est ni promotionnelle ni conjoncturelle. Elle est le produit direct de la loi de finances 2026, qui redessine en profondeur la fiscalité automobile.

Une fiscalité aveugle à l’électrification

Le texte repose sur une logique simple, mais contestée : les véhicules hybrides sont assimilés aux motorisations thermiques classiques, selon des seuils de cylindrée. Au-delà de 1,6 ou 1,7 litre, la sanction fiscale tombe, indépendamment du degré d’électrification. À l’inverse, les hybrides de faible cylindrée, souvent positionnés sur des segments plus accessibles, conservent un avantage compétitif.

C’est précisément dans cet interstice que s’engouffre la BYD Song Plus 1.5 L DM-i. La baisse de son prix agit comme un révélateur : le marché ne réagit pas tant à la marque qu’à la rareté soudaine d’une voiture neuve redevenue “presque” accessible.

Gagnants discrets, perdants annoncés

D’autres constructeurs ont déjà ajusté leurs grilles tarifaires. Volvo a ainsi réduit sensiblement le prix du Volvo XC60, passé de 354.900 dinars à 239.900 dinars. Une correction importante, mais qui laisse le modèle dans une sphère de consommation réservée. Pas d’emballement, pas d’émeute numérique.

À l’opposé, la nouvelle donne fiscale pénalise certains modèles hybrides populaires. Le Toyota RAV4 hybride, vendu autour de 168.500 dinars en 2025, s’affiche aujourd’hui à 189.800 dinars. Et la trajectoire est ascendante : sous l’effet des nouvelles taxes, il pourrait atteindre près de 220.000 dinars dans le courant de l’année.

En filigrane, la loi de finances 2026 agit comme un révélateur : elle favorise certains hybrides compacts tout en renchérissant d’autres références populaires. Un rééquilibrage qui, pour la première fois depuis longtemps, a donné l’impression – le temps d’une annonce – que le marché de l’automobile redevenait accessible à une partie des consommateurs.

A propos de BYD Song Plus 1.5 L DM-i

La BYD Song Plus 1.5 L DM-i est un SUV hybride rechargeable de 5 places, animé par un moteur essence 1.5 L (4 cylindres) couplé à une motorisation électrique, pour une puissance combinée de 265 ch (130 ch thermique et 204 ch électrique). Elle embarque une batterie de 18,3 kWh, offrant jusqu’à 90 km d’autonomie en 100 % électrique (WLTP) et une consommation mixte annoncée de 5,1 L/100 km. Le 0 à 100 km/h est réalisé en 8,3 secondes, avec une vitesse maximale de 180 km/h. Longue de 4,77 m, large de 1,89 m, elle propose un coffre de 552 litres. Le modèle est garanti 6 ans ou 150 000 km, avec une garantie batterie de 8 ans ou 200 000 km.

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