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Dr Dhokkar alerte | «Les décès augmentent dans les hôpitaux publics en Tunisie»

«En l’absence de moyens de refroidissement et de lits de réanimation, des gens meurent dans les hôpitaux», a alerté le Dr Wajih Dhokkar, président de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins (OTJM), en déplorant que le ministère de la Santé, malgré la situation difficile dans les hôpitaux publics en raison de la canicule, des coupures de courant électrique, et du manque chronique d’équipements et de personnels, refuse de déclarer l’état d’urgence sanitaire.

Dr Dhokkar a souvent alerté sur les conditions impossibles dans lesquelles lui et ses collègues travaillent dans les hôpitaux publics, qui manquent de tout. Il est revenu une nouvelle fois, hier, jeudi 27 août 2026, sur ce sujet, dans une publication sur les réseaux sociaux où il a dénoncé «la négligence du ministère de la Santé, alors que le nombre de décès augmente parallèlement à la vague de chaleur.»

«C’est une injustice sans nom ! Des gens se retrouvent en réanimation et perdent la vie à cause de coups de chaleur, faute de moyens de refroidissement et de lits de réanimation adéquats. Pourtant, le ministère refuse de déclarer l’état d’urgence sanitaire», a-t-il écrit, sachant que le ministère de la Santé ne publie aucune statistique sur le nombre de morts dues à la canicule, comme on le fait dans les autres pays, continuant à botter en touche et à faire comme si de rien n’était, alors que la situation empire dans tous les établissements hospitaliers publics et même dans certaines cliniques privées.

«À présent, la direction de l’hôpital Tahar Sfar de Mahdia, sur instruction du ministère de la Santé, refuse d’accepter le moindre don. On vous rétorque que nous n’avons besoin de rien et que la situation sanitaire est normale, ne nécessitant aucune intervention particulière», a-t-il ajouté.

Rappelons que les jeunes médecins opérant dans les hôpitaux publics ont lancé récemment un appel aux citoyens pour qu’ils fassent don d’équipements de refroidissement aux hôpitaux publics qui en manquent. Cela ne semble pas avoir été du goût de la tutelle qui y a vu une remise en question de la capacité des autorités publiques à faire face à la situation.

Un autre jeune médecin, Dr Baha Eddine Rabei, a abondé dans le même sens dans un poste Facebook que nous traduisons ici : «Une journée catastrophique dans la plupart des services d’urgence du pays ! Je discutais avec Wajih [Dhokkar], qui est de garde au service des urgences de Mahdia. La situation est désastreuse aux urgences de l’hôpital Tahar Sfar de Mahdia ; le nombre de décès liés à la hausse des températures est très élevé… et c’est le même constat chaque jour dans tous les hôpitaux de la République. Mes amis, assez d’obstination : décrétez l’état d’urgence sanitaire… Tenez une conférence de presse d’urgence et communiquez-nous les chiffres concernant les décès ; assez d’obstination, vraiment assez ! Ouvrez les portes des hôpitaux aux dons des citoyens ; tous les services d’urgence ont un besoin urgent de moyens de refroidissement : glace, ventilateurs, etc… Au fait, nous avons bien pris note du mécontentement des responsables face à nos propos ; sachez que toute tentative de cibler les dirigeants de l’organisation [OTJM] se heurtera à une intensification de notre lutte (nous reviendrons sur ce point une fois la vague de chaleur passée).»

I. B.

  

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PME tunisiennes financées par la BEI : Une prime pouvant atteindre 50.000 euros ouverte aux candidatures

La Délégation de l’Union européenne en Tunisie a ouvert les candidatures à la prime d’investissement Rawafed+, destinée aux PME tunisiennes ayant bénéficié d’un financement dans le cadre de la ligne de crédit de la Banque européenne d’investissement (BEI). Cette subvention directe et non remboursable peut atteindre 50.000 euros, tandis que la première session d’examen des dossiers est prévue le 7 septembre 2026.

Une prime pouvant atteindre 50.000 euros

La prime Rawafed+ correspond à 10% du montant du crédit obtenu sur la ligne BEI, avec un minimum de 1000 euros et un plafond de 50.000 euros par entreprise. Chaque PME ne peut bénéficier que d’une seule prime.

Il s’agit d’une subvention directe non remboursable, conçue comme un financement complémentaire au crédit bancaire obtenu dans le cadre de la ligne BEI.

Toutes les PME ne sont pas éligibles

Le dispositif ne constitue donc pas une aide générale ouverte à toutes les PME tunisiennes. La prime est exclusivement réservée aux PME ayant obtenu un crédit d’investissement sur la ligne BEI et répondant à au moins l’un des critères d’inclusion sociale prévus par le dispositif.

Sont notamment ciblés les projets implantés dans des gouvernorats prioritaires, les initiatives favorisant l’emploi des femmes et des jeunes ainsi que les investissements présentant un impact environnemental ou contribuant à la résilience de l’entreprise.

Le site officiel de Rawafed+ identifie notamment 12 gouvernorats prioritaires : Béja, Le Kef, Gafsa, Jendouba, Kairouan, Kasserine, Kébili, Mahdia, Sidi Bouzid, Siliana, Tataouine et Zaghouan.

Les candidatures sont désormais ouvertes

Les entreprises éligibles doivent déposer leur demande exclusivement en ligne via la plateforme POPS.

La première session d’examen des candidatures est programmée pour le 7 septembre 2026. Le dispositif fonctionne ensuite sous forme de guichet : les dossiers peuvent être examinés dès qu’un nombre suffisant de candidatures complètes est atteint ou, à défaut, selon des sessions organisées périodiquement.

Chaque entreprise dispose par ailleurs de quatre mois à compter de la notification de son financement BEI pour présenter sa demande de prime.

L’appel restera ouvert jusqu’à l’épuisement des fonds disponibles et au plus tard jusqu’en décembre 2027.

Quels investissements peuvent être soutenus ?

La prime ne sert pas simplement à réduire le coût du crédit. Les actions financées doivent être directement liées au projet bénéficiant du financement BEI.

Le dispositif prévoit notamment des interventions dans les domaines de la technologie et des systèmes d’information, la formation et le développement des compétences, la stratégie et le développement externe, les achats liés à la production, l’acquisition d’équipements ainsi que la certification et la conformité.

Chaque PME peut proposer jusqu’à trois activités parmi les options prévues par le règlement.

Les actions doivent être engagées après l’attribution de la prime et après l’octroi du crédit BEI.

Une ligne BEI de 170 millions d’euros

Rawafed+ complète la ligne de crédit « Tunisie – Relance économique » de 170 millions d’euros, mise en place par la BEI pour faciliter l’accès des PME tunisiennes au financement.

Le projet Rawafed+ est financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Expertise France. Il vise plus largement à améliorer l’accès des TPME au financement, à favoriser les investissements verts et à impact social et à soutenir la création et le maintien d’emplois durables.

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