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Tunisie: à l’horizon 2031, le champ d’Ashtart devrait atteindre son meilleur rendement économique

Le champ pétrolier d’Ashtart, situé dans le golfe de Gabès, devrait atteindre son niveau de rentabilité le plus élevé en 2031, selon une analyse publiée par un cabinet de recherche spécialisé dans les marchés de l’énergie à Washington, d’après l’agence TAP. Cette perspective marque une étape importante pour l’un des plus anciens et des plus importants gisements pétroliers du pays.

Source: SEREPT

Concrètement, cette échéance correspond au moment où la différence entre les revenus générés par la production de pétrole et les coûts d’exploitation serait la plus favorable. En d’autres termes, le champ devrait alors offrir son meilleur rendement économique avant d’entrer dans une phase où le maintien de la production pourrait devenir plus complexe et plus coûteux.

Mis en production en 1974 après sa découverte au début des années 1970, Ashtart demeure aujourd’hui un actif stratégique pour le secteur énergétique tunisien. Le gisement produit actuellement près de 5 000 barils par jour, soit environ 14% de la production nationale de pétrole. Cette contribution lui permet de conserver une place importante dans un contexte marqué par le déclin naturel de plusieurs champs historiques du pays.

L’importance d’Ashtart ne se limite pas à sa production actuelle. Le gisement a également joué un rôle majeur dans l’histoire pétrolière tunisienne. Au début des années 1980, associé au champ d’El Borma, il a contribué à la période la plus productive du secteur national, lorsque la production pétrolière du pays atteignait des niveaux record.

Le champ est exploité par la Société de recherche et d’exploitation des pétroles en Tunisie (Serept), détenue conjointement par l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP) et la société Perenco. Cette dernière est devenue copropriétaire du gisement après le rachat, en 2018, de la participation détenue auparavant par le groupe OMV.

Au-delà des indicateurs économiques, le rapport souligne plusieurs défis techniques. Les caractéristiques du réservoir, la profondeur des puits et certaines contraintes liées à la pression constituent autant de facteurs qui influencent les performances de production. Le gisement repose sur un seul réservoir et utilise un système d’injection d’eau de mer afin de maintenir la pression nécessaire à l’extraction du pétrole.

Ces éléments illustrent les défis auxquels sont confrontés les champs pétroliers arrivés à maturité. Si Ashtart continue de jouer un rôle central dans la production nationale, les années à venir seront déterminantes pour prolonger son exploitation dans des conditions économiquement viables.

Dans un pays où les hydrocarbures demeurent une composante importante de l’approvisionnement énergétique, l’évolution de ce gisement historique sera suivie de près. Son parcours reflète plus largement les enjeux auxquels fait face l’industrie pétrolière tunisienne: maintenir la production des champs existants tout en recherchant de nouvelles sources de croissance.

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Pétrole en Tunisie : le champ d’Ashtart atteindra son pic de rentabilité en 2031

Le champ d’Ashtart, l’un des principaux gisements pétroliers en Tunisie et la deuxième plus grande découverte pétrolière du pays, devrait atteindre son pic de rentabilité en 2031. C’est ce qu’indique un rapport publié par une plateforme de recherche et de conseil spécialisée dans les marchés de l’énergie basée à Washington.

Le seuil de rentabilité correspond au niveau où l’écart entre les recettes de production prévisionnelles et les charges d’exploitation est à son maximum.

A ce stade, des défis liés à la viabilité de l’exploitation du champ à long terme commencent à se présenter.

Le champ d’Ashtart a été découvert en 1970 à 70 km au large de Sfax dans le Golfe de Gabès, à une profondeur de 219 pieds sous la surface de l’eau. Il est entré en production en 1974, précisent les données du ministère de l’Énergie, des mines et des énergies renouvelables.

En outre, les dernières données figurant dans le rapport calculent la moyenne de production du gisement à environ 5 000 barils de pétrole par jour. Ce qui représente près de 14 % de la production nationale totale.

En 1980, ce gisement, avec celui d’El-Borma, a contribué à hauteur de 70 %, au pic de la production nationale enregistré, durant cette année là. Soit un niveau avoisinant les 117 000 barils par jour, souligne le même rapport.

La gestion du gisement est assurée par la société SEREPT, détenue à parts égales par l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP) et la société PERENCO Tunisia -Oil and Gas Limited .

En décembre 2018, la société « OMV » a finalisé la cession de sa part de 50 % dans le gisement à la société Perenco.

S’agissant des défis techniques, la SEREPT a indiqué que le réservoir du champ présente d’importantes anomalies, qui affectent les performances des puits de production. De plus, les hydrocarbures sont sous-saturés avec des pressions variant entre 200 bars (dans la partie Est du réservoir) et 250 bars (dans la partie Ouest du réservoir). Et les températures sont de 140 degrés, poursuit le rapport.

D’ailleurs, il ajoute que la plupart des puits sont à une profondeur pouvant atteindre 3000 mètres et les pressions des tubes très hautes pressions (THP) sont constamment basses variant entre 8-10 bars.

Enfin, notons que ce champ se compose d’un seul réservoir dont l’épaisseur atteint environ 70 mètres. La production du pétrole se fait à l’eau. Le champ est encerclé par des puits d’injection d’eau utilisant l’eau de mer.

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