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Du Scalpel à l’art: le parcours de Sahar Bettaïeb

Chirurgienne cardiovasculaire spécialisée en chirurgie cardiaque adulte et pédiatrique, Sahar Bettaïeb suit depuis toujours un double parcours, à la fois scientifique et artistique. À la rigueur du geste médical s’ajoute un chemin intime nourri de peinture, d’écriture, de musique et d’émotions.

La musique occupe une place centrale dans sa vie. Ancienne pianiste, elle a initié ses filles très tôt à cet univers qu’elle considère comme une forme de soin intérieur. Plus récemment, la pratique de la batterie est devenue pour elle un espace de libération et d’expression instinctive.

Mais c’est dans la peinture que s’exprime le plus intensément la tension entre maîtrise et lâcher-prise. Elle ne peint pas dans une recherche esthétique décorative, mais comme une manière de « recoudre émotionnellement ce que la vie fragilise ». Son quotidien de médecin, confronté au corps, à la douleur et à la réparation, trouve ainsi un prolongement dans un espace intérieur fait d’imaginaire et d’introspection.

Ses œuvres naissent souvent dans des périodes de tension ou de transformation personnelle. Chaque toile devient un territoire émotionnel où se croisent féminité, mémoire, résilience, solitude et renaissance. Les figures qu’elle met en scène: femmes, animaux, créatures ou paysages intérieurs  évoluent dans un univers suspendu, entre figuration et symbolisme. La lumière y circule comme une énergie réparatrice, laissant entrevoir, même au cœur de la blessure, une possibilité de retour à soi.

Au fil du temps, Sahar Bettaïeb a également pris conscience de la dimension thérapeutique de l’art dans sa relation aux autres. À travers ses filles puis leurs amis adolescents confrontés à des fragilités émotionnelles, elle a observé que le dessin et la peinture permettaient souvent d’exprimer ce que les mots ne parviennent plus à dire. Cette expérience l’a amenée à s’intéresser à l’art-thérapie, qu’elle envisage comme un espace d’écoute et de reconstruction plutôt que comme une méthode figée.

Aujourd’hui, passée la quarantaine, elle assume pleinement cette dimension artistique, non comme une échappatoire, mais comme un prolongement du soin. Son travail devient ainsi une forme de thérapie, pour elle-même comme pour les autres.

Le titre de son exposition, It’s Probably Me, traduit une introspection assumée et une volonté de partir de l’intime pour atteindre l’universel. Selon elle, une œuvre naît d’une expérience personnelle mais prend véritablement vie lorsque le regard d’autrui s’y reconnaît. L’exposition se veut ainsi une invitation à prolonger ce dialogue avec le public, en posant une question ouverte : où chacun se situe-t-il dans cette histoire ?

Interrogée sur sa « botte secrète », elle met en avant la curiosité, qu’elle considère comme le fil conducteur de toute sa vie. Elle explique que cette curiosité s’est d’abord exprimée dans la compréhension du corps humain, avant de s’élargir aux émotions, à la résilience, à la création et aux relations humaines. Elle y voit une force qui l’incite à apprendre, à écouter et à remettre en question ses certitudes, tout en faisant dialoguer des disciplines en apparence opposées mais unies par une même quête : comprendre l’humain.

En guise de conclusion, elle souligne l’importance de prendre soin non seulement du corps, mais aussi de la vie intérieure. Elle rappelle que l’art n’est pas réservé aux artistes, mais constitue une ressource accessible à tous.

À travers la musique, la lecture, l’écriture ou la contemplation, l’expérience artistique permet de ralentir, de ressentir et de réfléchir. Dans un monde marqué par l’accélération, elle y voit un espace essentiel de liberté, d’équilibre et de croissance personnelle.

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Baya, Chaïbia Talal, Kam Kngwarrey : pourquoi leurs œuvres valent une fortune ?

Longtemps cantonnée aux catégories d’« art naïf », d’« art brut » ou d’« art ethnographique », l’artiste algérienne Baya est aujourd’hui l’une des figures les plus recherchées du marché de l’art. Comme Chaïbia Talal et Emily Kam Kngwarrey, son…

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Lancement le 3 juillet de la 10e édition du festival « Layeli El Badelliya »

10e édition des Layeli El Badelliya (Nuits d’El Abdelliya) aura lieu du 3 au 9 juillet 2026 à l’initiative du Centre international de la culture et des arts « Palais El Abdelliya » du 3 au 9 juillet 2026. Placée sous l’égide du ministère des Affaires culturelles, cette édition propose 6 spectacles dont une journée pour les enfants.
Voici le programme des spectacles dans les jardins du palais à la Marsa:
– Eya Daghnouj présentera un spectacle artistique pour l’ouverture le 3 juillet 2026 à 22h00.
– Mahrezia Touil se produira lors d’un spectacle artistique le 4 juillet 2026 à 22h00.
– Une journée des marionnettes pour enfants est organisée le 5 juillet 2026 à 19h30.
– Ahmed Ajabi animera un spectacle musical intitulé « Jazz Voyage Quintet » le 6 juillet 2026 à 22h00.
– Nour Kamar donnera un spectacle artistique le 8 juillet 2026 à 22h00.
– Mohamed Ali Kammoun clôturera avec le spectacle musical « Le Tango Arabe » le 9 juillet 2026 à 22h00.

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Tunisie: à l’horizon 2031, le champ d’Ashtart devrait atteindre son meilleur rendement économique

Le champ pétrolier d’Ashtart, situé dans le golfe de Gabès, devrait atteindre son niveau de rentabilité le plus élevé en 2031, selon une analyse publiée par un cabinet de recherche spécialisé dans les marchés de l’énergie à Washington, d’après l’agence TAP. Cette perspective marque une étape importante pour l’un des plus anciens et des plus importants gisements pétroliers du pays.

Source: SEREPT

Concrètement, cette échéance correspond au moment où la différence entre les revenus générés par la production de pétrole et les coûts d’exploitation serait la plus favorable. En d’autres termes, le champ devrait alors offrir son meilleur rendement économique avant d’entrer dans une phase où le maintien de la production pourrait devenir plus complexe et plus coûteux.

Mis en production en 1974 après sa découverte au début des années 1970, Ashtart demeure aujourd’hui un actif stratégique pour le secteur énergétique tunisien. Le gisement produit actuellement près de 5 000 barils par jour, soit environ 14% de la production nationale de pétrole. Cette contribution lui permet de conserver une place importante dans un contexte marqué par le déclin naturel de plusieurs champs historiques du pays.

L’importance d’Ashtart ne se limite pas à sa production actuelle. Le gisement a également joué un rôle majeur dans l’histoire pétrolière tunisienne. Au début des années 1980, associé au champ d’El Borma, il a contribué à la période la plus productive du secteur national, lorsque la production pétrolière du pays atteignait des niveaux record.

Le champ est exploité par la Société de recherche et d’exploitation des pétroles en Tunisie (Serept), détenue conjointement par l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP) et la société Perenco. Cette dernière est devenue copropriétaire du gisement après le rachat, en 2018, de la participation détenue auparavant par le groupe OMV.

Au-delà des indicateurs économiques, le rapport souligne plusieurs défis techniques. Les caractéristiques du réservoir, la profondeur des puits et certaines contraintes liées à la pression constituent autant de facteurs qui influencent les performances de production. Le gisement repose sur un seul réservoir et utilise un système d’injection d’eau de mer afin de maintenir la pression nécessaire à l’extraction du pétrole.

Ces éléments illustrent les défis auxquels sont confrontés les champs pétroliers arrivés à maturité. Si Ashtart continue de jouer un rôle central dans la production nationale, les années à venir seront déterminantes pour prolonger son exploitation dans des conditions économiquement viables.

Dans un pays où les hydrocarbures demeurent une composante importante de l’approvisionnement énergétique, l’évolution de ce gisement historique sera suivie de près. Son parcours reflète plus largement les enjeux auxquels fait face l’industrie pétrolière tunisienne: maintenir la production des champs existants tout en recherchant de nouvelles sources de croissance.

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Pétrole en Tunisie : le champ d’Ashtart atteindra son pic de rentabilité en 2031

Le champ d’Ashtart, l’un des principaux gisements pétroliers en Tunisie et la deuxième plus grande découverte pétrolière du pays, devrait atteindre son pic de rentabilité en 2031. C’est ce qu’indique un rapport publié par une plateforme de recherche et de conseil spécialisée dans les marchés de l’énergie basée à Washington.

Le seuil de rentabilité correspond au niveau où l’écart entre les recettes de production prévisionnelles et les charges d’exploitation est à son maximum.

A ce stade, des défis liés à la viabilité de l’exploitation du champ à long terme commencent à se présenter.

Le champ d’Ashtart a été découvert en 1970 à 70 km au large de Sfax dans le Golfe de Gabès, à une profondeur de 219 pieds sous la surface de l’eau. Il est entré en production en 1974, précisent les données du ministère de l’Énergie, des mines et des énergies renouvelables.

En outre, les dernières données figurant dans le rapport calculent la moyenne de production du gisement à environ 5 000 barils de pétrole par jour. Ce qui représente près de 14 % de la production nationale totale.

En 1980, ce gisement, avec celui d’El-Borma, a contribué à hauteur de 70 %, au pic de la production nationale enregistré, durant cette année là. Soit un niveau avoisinant les 117 000 barils par jour, souligne le même rapport.

La gestion du gisement est assurée par la société SEREPT, détenue à parts égales par l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP) et la société PERENCO Tunisia -Oil and Gas Limited .

En décembre 2018, la société « OMV » a finalisé la cession de sa part de 50 % dans le gisement à la société Perenco.

S’agissant des défis techniques, la SEREPT a indiqué que le réservoir du champ présente d’importantes anomalies, qui affectent les performances des puits de production. De plus, les hydrocarbures sont sous-saturés avec des pressions variant entre 200 bars (dans la partie Est du réservoir) et 250 bars (dans la partie Ouest du réservoir). Et les températures sont de 140 degrés, poursuit le rapport.

D’ailleurs, il ajoute que la plupart des puits sont à une profondeur pouvant atteindre 3000 mètres et les pressions des tubes très hautes pressions (THP) sont constamment basses variant entre 8-10 bars.

Enfin, notons que ce champ se compose d’un seul réservoir dont l’épaisseur atteint environ 70 mètres. La production du pétrole se fait à l’eau. Le champ est encerclé par des puits d’injection d’eau utilisant l’eau de mer.

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Coup de cœur. Le Maroc à l’honneur au Festival de l’histoire de l’art de Fontainebleau 2026

Pour sa quinzième édition, qui se tient du 5 au 7 juin 2026, le Festival de l’histoire de l’art installe le Maroc au cœur du château de Fontainebleau. Trois jours pour explorer un riche patrimoine tout en célébrant une scène…

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