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Aram Belhadj | Le mécanisme du prêt d’honneur est inapplicable

Le prêt d’honneur, un mécanisme de financement à taux zéro, sans intérêts, sans frais de dossier ni garanties exigées, instauré en Tunisie par le décret n°2026-148, demeure inapplicable tant que la Banque centrale de Tunisie n’a pas publié de circulaire à l’intention des banques précisant les conditions et les documents annexes (formulaire de demande, déclaration sur l’honneur, etc.).

C’est ce qu’a déclaré l’économiste Aram Belhadj, dans un poste sur sa page Facebook, en indiquant avoir lui-même déposé, hier, mardi 3 juillet 2026, une demande de prêt d’honneur d’un montant de 5 000 dinars auprès d’une agence bancaire (voir le fac-similé ci-dessous), sans doute pour voir comment la banque réagirait à sa demande.

Théoriquement, et selon le décret n°2026-148, dont la portée populiste et électoraliste n’échappe à personne, ce prêt est alimenté par une ligne de 8 % des bénéfices des banques et s’adresse aux particuliers (jusqu’à 5 000 dinars), aux porteurs de micro-projets (jusqu’à 10 000 dinars), aux PME et aux sociétés communautaires (jusqu’à 25 000 dinars), la grande idée du président de la république Kaïs Saïed pour révolutionner l’économie tunisienne.

I. B.

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Suspensions à la Bourse de Tunis : Aram Belhadj appelle les investisseurs à garder leur sang-froid

L’économiste Aram Belhadj a réagi mercredi à la deuxième suspension technique enregistrée par la Bourse de Tunis. Il appelle les investisseurs à garder leur sang-froid face à la volatilité actuelle du marché. Dans une publication sur sa page Facebook, il estime que ces mécanismes de protection ne doivent pas être interprétés comme un signal d’alarme, mais plutôt comme des outils destinés à préserver la stabilité du marché.

Il note que les « coupe-circuits » déclenchés par la Bourse de Tunis ont justement pour objectif de limiter les mouvements excessifs et d’offrir une pause face à une accélération inhabituelle des ordres de vente ou d’achat.

L’économiste souligne que, malgré cette phase de turbulence, les fondamentaux du marché tunisien demeurent solides. Il rappelle que la Bourse de Tunis affiche une performance annuelle largement positive; après une progression jugée exceptionnelle au cours des derniers mois.

Aram Belhadj précise encore que la correction actuelle s’inscrit dans un processus normal d’ajustement après une période de forte hausse. « Une phase d’ajustement, même marquée, est normale après une telle hausse. Puisqu’elle purge les excès, sans pour autant remettre en cause la trajectoire de fond », explique-t-il.

Puis, s’adressant aux investisseurs, il recommande une approche basée sur la patience et l’analyse rationnelle. Et ce, plutôt que sur des réactions dictées par l’inquiétude à court terme. Il met notamment en garde contre les scénarios alarmistes. Lesquels pourraient alimenter des comportements de panique et provoquer des « anticipations auto-réalisatrices ».

Au final, cette réaction intervient alors que la Bourse de Tunis a déclenché, pour la deuxième journée consécutive, son mécanisme de suspension technique. Après une baisse importante de l’indice TUNINDEX, dans un contexte de forte volatilité des échanges.

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