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Crise de l’eau: plus de 300 alertes citoyennes enregistrées en mai 2026

L’accès à l’eau continue de susciter de vives préoccupations en Tunisie. Selon les données de la « Carte de la Soif », publiée par l’Observatoire tunisien de l’eau (OTE), quelque 302 alertes citoyennes liées à des problèmes d’approvisionnement en eau ont été recensées durant le mois de mai 2026.

La majorité de ces signalements concerne des coupures d’eau potable non annoncées par la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE). À elles seules, ces interruptions représentent 266 alertes. L’observatoire a également enregistré 12 mouvements de protestation réclamant le droit à l’accès à l’eau ainsi que 15 cas de fuites sur le réseau national de distribution.

Sur le plan régional, le gouvernorat de Ben Arous arrive en tête des zones les plus touchées avec 26 alertes recensées au cours du mois. Il est suivi par Gafsa (25 alertes), Kasserine (23 alertes) et Tunis (22 alertes).

Ces chiffres témoignent de la persistance des difficultés d’accès à l’eau dans plusieurs régions du pays, notamment à l’approche de la saison estivale, marquée par une hausse de la demande et une pression accrue sur les ressources hydriques.

Pour rappel, l’Observatoire tunisien de l’eau est une initiative associative lancée en 2016 par l’association Nomad 08. Son objectif est de surveiller la situation hydrique en Tunisie et de défendre le droit d’accès à l’eau pour tous les citoyens.

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Lait suspect : Sans nom de marque, l’alerte trouble les consommateurs

Une vive polémique a éclaté autour de la communication de l’Instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires après l’annonce de la mise en quarantaine de quantités de lait UHT demi-écrémé suspecté de non-conformité. En cause : l’absence de précision sur la marque et l’entreprise concernées, qui alimente l’inquiétude des consommateurs.

Dans un communiqué publié ce matin, l’instance a indiqué avoir « saisi et suspendu la distribution de lots de lait UHT demi-écrémé, à titre préventif, en attendant les résultats des analyses ». Cette décision fait suite à plusieurs signalements de consommateurs ayant constaté des altérations des caractéristiques sensorielles du produit, notamment au niveau du goût et de l’odeur.

Nombreuses interrogations

Mais le flou entourant cette affaire suscite de nombreuses interrogations. Ni le nom de la marque ni celui du producteur n’ont été révélés, ce qui laisse les citoyens dans l’incertitude. Plusieurs voix dénoncent un manque de transparence, estimant que le droit à l’information prime lorsqu’il s’agit de sécurité alimentaire.

Autre point de crispation : l’absence de données sur les quantités déjà écoulées sur le marché. Si l’instance évoque une suspension de la distribution des lots concernés après inspection des unités de production, elle ne précise pas l’ampleur de la diffusion préalable du produit dans les circuits commerciaux.

Lire aussi : L’Instance de sécurité sanitaire ordonne la saisie préventive d’une quantité de lait

Sur les réseaux sociaux, l’inquiétude est palpable. De nombreux internautes expriment leurs craintes face à une éventuelle consommation de lait altéré, en particulier pour les populations vulnérables comme les enfants et les personnes âgées, pour qui ce produit constitue un élément essentiel de l’alimentation quotidienne.

Changements d’odeur ou de goût

Des témoignages évoquent également des anomalies récentes dans certains produits laitiers, notamment des changements d’odeur ou de goût, renforçant le climat de suspicion. Plusieurs internautes appellent les autorités à divulguer l’identité de la marque concernée afin de permettre aux consommateurs de prendre les précautions nécessaires.

En toile de fond, c’est la question de la transparence et de la gestion des risques sanitaires qui est posée. Certains comparent la situation aux pratiques en vigueur dans plusieurs pays où les autorités n’hésitent pas à rendre publiques les entreprises responsables de produits non conformes, au nom de la protection du consommateur.

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