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TRIBUNE – Assurance-crédit export dans le PLF 2027 : de la subvention financière à l’ingénierie d’exécution africaine

Le Projet de loi de finances 2027 introduit une mesure ciblée et bienvenue : la prise en charge par l’État de 50% des primes d’assurance-crédit pour les exportations destinées aux marchés africains. Dans un contexte où le risque d’impayé et la volatilité financière constituent le principal frein pour les PME tunisiennes, ce geste incitatif envoie un signal politique clair en faveur de l’ancrage continental. Reste une question que les commentateurs n’ont pas encore posée : peut-on construire une politique d’exportation sur une subvention de prime sans traiter les blocages qui rendent cette prime souvent inutilisable ?

 

Subventionner 50% de la prime d’assurance suppose que le risque soit d’abord assurable. Or, sur de nombreux marchés d’Afrique subsaharienne, le blocage majeur rencontré par les organismes d’assurance-crédit, dont la COTUNACE, réside dans le manque d’information financière fiable, d’historique de solvabilité et de données certifiées sur les acheteurs continentaux.

Sans une infrastructure numérique de renseignement commercial et une gouvernance de la donnée transfrontalière, la couverture d’assurance reste plafonnée ou refusée, rendant l’avantage fiscal inopérant. Une PME tunisienne qui veut exporter vers Abidjan ou Dakar ne bute pas d’abord sur le coût de la prime, elle bute sur l’impossibilité d’obtenir une couverture faute d’informations vérifiables sur son acheteur. Réduire le coût d’une prime qu’on ne peut pas émettre ne résout rien.

L’urgence ne réside donc pas seulement dans l’aide budgétaire, mais dans la création d’écosystèmes d’intelligence économique capables d’évaluer le risque réel à la source, en partenariat avec les chambres de commerce africaines, les institutions financières continentales et les plateformes de données commerciales émergentes sur le continent.

 

Du mécanisme budgétaire à l’interopérabilité des chaînes opérationnelles

Comme nous l’avons documenté dans nos tribunes précédentes sur la ZLECAf, les BRICS et le MACF, la compétitivité d’un exportateur se joue dans la continuité de la chaîne opérationnelle, pas dans un seul maillon. L’allègement de la prime d’assurance doit s’insérer dans un triptyque fluide que la mesure actuelle ne couvre pas.

La fluidité administrative et monétaire est le premier maillon. Un mécanisme numérique et automatique d’imputation de la prise en charge est indispensable pour éviter que l’entreprise n’avance les fonds ou ne subisse des retards de remboursement qui asphyxient sa trésorerie. Si la PME doit avancer l’intégralité de la prime puis attendre plusieurs mois pour récupérer 50%, le dispositif perd l’essentiel de son utilité opérationnelle.

L’interopérabilité des systèmes de paiement est le deuxième maillon. Sécuriser la couverture d’assurance est stérile si le règlement bancaire transfrontalier bloque faute de canaux financiers directs ou de correspondants bancaires adaptés entre Tunis et les capitales africaines. Nos banques publiques ne disposent pas encore d’architectures de paiement qui permettent des transactions fluides et traçables avec les principales places financières africaines.

La fluidité logistique est le troisième maillon. Le coût de la prime n’est qu’une fraction des coûts globaux d’accès au marché. Sans fluidité aux postes frontaliers et sans lignes logistiques régulières, les délais d’acheminement annulent le bénéfice de l’incitation financière. L’exportateur tunisien qui a obtenu sa couverture et sécurisé son paiement reste bloqué si sa marchandise met trois semaines à franchir une frontière terrestre.

 

Trois priorités pour transformer la mesure en levier structurant

Pour que la disposition du PLF 2027 devienne un véritable accélérateur de valeur, trois priorités s’imposent. La première est de concentrer l’effort sur des corridors et filières prioritaires. Plutôt que de disperser l’avantage budgétaire de manière uniforme, il convient de l’adosser aux accords-cadres de la ZLECAf et aux secteurs où la Tunisie dispose d’un avantage comparatif immédiat, agroalimentaire, pharmacie, ingénierie, composants électriques et services numériques. Une politique d’exportation qui traite tous les marchés et tous les produits de manière identique ne construit pas de positions durables.

La deuxième est d’adosser l’assurance-crédit aux outils de finance numérique. Relier les mécanismes de garantie aux nouvelles architectures de paiement régionales et aux plateformes de numérisation du commerce continental permettrait de réduire les coûts d’intermédiation et d’accélérer les cycles de règlement, transformant la couverture d’assurance en accélérateur de trésorerie plutôt qu’en charge administrative.

La troisième est de passer du contrôle a priori à la mesure d’impact réel. L’efficacité de cette mesure ne devrait pas s’évaluer au volume de primes subventionnées – elle devrait se mesurer au volume de nouveaux marchés conquis, au taux de pénétration des PME tunisiennes en Afrique et à la valeur ajoutée effectivement rapatriée. Ces indicateurs existent. Ils ne sont pas encore au cœur du dispositif de suivi.

 

La géographie et la budgétisation ne créent pas de flux commerciaux

L’initiative prise dans le cadre du PLF 2027 témoigne d’une volonté politique réelle de soutenir l’exportation vers le continent. Mais la géographie et les subventions d’État ne créent pas à elles seules des flux commerciaux pérennes, elles créent des conditions favorables que l’ingénierie d’exécution doit transformer en réalités économiques mesurables.

La Tunisie a signé la ZLECAf. Elle a annoncé son ambition africaine dans le Plan 2026-2030. Elle introduit maintenant un mécanisme d’incitation dans son PLF 2027. Ces trois étapes sont cohérentes. Ce qui leur manque encore, c’est l’architecture opérationnelle qui les relie, données sur le risque, interopérabilité bancaire, fluidité logistique, indicateurs d’impact.

Une subvention sans infrastructure de données est une intention sans instrument. Et une politique d’exportation sans mesure d’impact est un budget sans résultat.

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PLF 2027 : L’État prendrait en charge la moitié des primes d’assurance-export vers l’Afrique

Le projet de loi de finances 2027 prévoit une prise en charge publique de 50% des primes d’assurance-export pour les opérations destinées aux marchés africains. Prévue par l’article 42, cette mesure serait limitée à douze mois, avec une possibilité de prolongation.

Un soutien ciblé aux exportateurs tunisiens

L’État tunisien pourrait couvrir la moitié des primes dues au titre des contrats d’assurance-export pour les opérations à destination des marchés africains. Cette mesure figure à l’article 42 du projet de loi de finances (PLF) 2027 et vise à alléger le coût de couverture des risques liés aux opérations commerciales à l’international.

La dépense serait imputée au Fonds de garantie des risques à l’exportation. Le dispositif s’appliquerait pendant douze mois à compter de l’entrée en vigueur de la loi de finances, avec la possibilité de le prolonger pour une période supplémentaire de douze mois, sur décision du ministre des Finances.

La mesure reste toutefois conditionnée à l’adoption du projet de loi par le Parlement. Elle ne constitue donc pas encore un droit acquis pour les entreprises exportatrices.

Une réduction du coût de l’assurance, pas de la valeur exportée

La portée du dispositif doit être précisément délimitée : la prise en charge concernerait 50% des primes d’assurance dues, et non 50% de la valeur des marchandises exportées ou des pertes commerciales éventuellement subies.

L’assurance-export permet aux entreprises de se prémunir contre certains risques liés aux transactions internationales, notamment les impayés, selon les garanties prévues dans leurs contrats. En contribuant au financement des primes, l’État chercherait ainsi à faciliter le recours à ces couvertures pour les opérations visant les marchés africains.

L’effet concret dépendra néanmoins des conditions d’éligibilité, des contrats concernés et des modalités d’application du mécanisme. La prise en charge de la prime ne signifie pas, à elle seule, que tous les risques commerciaux ou les difficultés de paiement seront couverts.

Un levier pour renforcer la présence tunisienne en Afrique

En ciblant les marchés africains, l’article 42 inscrit cette mesure dans une logique de soutien à l’internationalisation des entreprises tunisiennes. L’allègement du coût de l’assurance pourrait faciliter certaines opérations, en particulier pour les exportateurs qui doivent sécuriser leurs transactions avec de nouveaux partenaires.

Ce soutien ne résout toutefois pas les autres contraintes de l’accès aux marchés africains, notamment les coûts logistiques, les délais de transport, les besoins de financement bancaire et les difficultés de recouvrement.

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LF 2027 : l’État pourrait couvrir 50 % des primes d’assurance à l’export vers l’Afrique

Le projet de loi de finances 2027 prévoit que l’État tunisien prenne en charge la moitié des primes d’assurance liées aux exportations vers les marchés africains. Cette mesure vise à faciliter l’accès des entreprises tunisiennes aux marchés du COMESA et de la ZLECAf.

L’État tunisien pourrait prendre en charge 50 % des primes des contrats d’assurance à l’exportation vers l’Afrique. C’est ce que prévoit l’article 42 du projet de loi de finances (PLF) 2027, qui entend faciliter l’intégration des entreprises tunisiennes dans les marchés africains, notamment ceux du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) et de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

La mesure concerne les contrats d’assurance à l’exportation définis à l’article 101 du Code des assurances. Son financement serait assuré par les ressources du Fonds de garantie des risques à l’exportation.

Le dispositif serait applicable pendant 12 mois à compter de l’entrée en vigueur de la loi. Sa durée pourrait être prolongée de 12 mois supplémentaires par arrêté du ministre des Finances.

Un mécanisme de prise en charge encadré

Selon le projet de loi, la société gestionnaire du Fonds assurerait la mise en œuvre du dispositif, pour son propre compte et pour celui des assureurs concernés. Cette gestion serait encadrée par une convention conclue avec le ministre des Finances.

Cette disposition s’inscrit dans la continuité du décret-loi n° 66 du 19 octobre 2022, qui avait instauré un mécanisme de prise en charge des primes d’assurance pour les exportations vers l’Afrique subsaharienne.

Composé de 70 articles, le projet de loi de finances 2027 a été transmis à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) le 15 octobre 2026. La commission des finances devrait entamer prochainement son examen.

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L’Algérie ouvre davantage ses portes aux investisseurs sud-africains

L’Algérie veut donner une nouvelle impulsion à son partenariat économique avec l’Afrique du Sud. Et ce, en misant sur le développement des investissements et la multiplication des projets communs.

Le directeur général de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), Omar Rekkache, a réaffirmé le 15 octobre la disponibilité de son organisme à accompagner les investisseurs sud-africains souhaitant développer des projets en Algérie. Il s’exprimait lors d’une rencontre à Alger avec Zanele Sani, directrice générale des relations économiques bilatérales avec l’Afrique au ministère sud-africain du Commerce, de l’Industrie et de la Concurrence. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la visite de travail de la responsable sud-africaine. Laquelle était organisée à l’occasion d’une réunion ministérielle consacrée au suivi des décisions de la septième session de la Grande Commission bilatérale de coopération, tenue à Alger en décembre 2024.

Les discussions ont porté sur les possibilités de renforcer les échanges économiques, de développer des partenariats entre entreprises et de lancer des projets d’investissement conjoints dans plusieurs secteurs. Les deux parties ont également évoqué le partage d’expériences en matière de promotion de l’investissement.

À cette occasion, le responsable algérien a présenté les réformes engagées pour améliorer le climat des affaires et simplifier les démarches administratives en Algérie. Il a notamment mis en avant le rôle du guichet unique de l’investissement, chargé d’accompagner les porteurs de projets, de l’enregistrement initial jusqu’à leur entrée en exploitation.

Un partenariat stratégique à concrétiser

Parallèlement à ces échanges, une réunion ministérielle coprésidée par le chef de la diplomatie algérienne, Ahmed Attaf, et son homologue sud-africain, Ronald Lamola, a permis de faire le point sur la mise en œuvre des engagements bilatéraux.

L’Algérie et l’Afrique du Sud ont réaffirmé leur volonté de faire de leur partenariat un modèle de coopération africaine fondé sur la confiance, la solidarité et la convergence des intérêts. Elles ont également souligné la nécessité d’intensifier les échanges commerciaux et de favoriser les investissements entre leurs opérateurs économiques.

Cette dynamique s’appuie sur la déclaration de partenariat stratégique des deux pays adoptée lors de la visite du président sud-africain Cyril Ramaphosa en Algérie, en décembre 2024.

L’enjeu consiste désormais à transformer les engagements politiques en réalisations économiques, en mobilisant les capacités industrielles et commerciales des deux partenaires au service de projets durables.

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Croissance en Afrique subsaharienne : selon le FMI, l’Éthiopie court et les géants marchent

Le FMI (Fonds monétaire international) maintient la croissance de l’Afrique subsaharienne à 4,5 % en 2026. Dix pays font nettement mieux, l’Éthiopie en tête. Les deux premières économies de la région restent loin derrière. La Tunisie aussi. Une moyenne régionale qui tient Le FMI a publié le 13 octobre ses Perspectives de l’économie mondiale. Pour […]

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Les Marocains premiers acquéreurs des immobiliers étrangers !

Les Marocains sont les premiers acquéreurs étrangers de logements en Espagne au premier semestre 2026, avec 4960 transactions immobilières, contre 4541 pour les Britanniques, selon les chiffres du Conseil général des notaires publiés jeudi. Cette première place n’avait été occupée qu’une fois par les marocains en 2021, avant que les britanniques ne retrouvent leur place […]

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Sonatrach renforce son partenariat avec les acteurs énergétiques américains 

Le Président-directeur général (PDG) du groupe Sonatrach, Noureddine Daoudi, a tenu une série de rencontres aux Etats-Unis, avec les dirigeants des compagnies énergétiques américaines ExxonMobil, Halliburton et Devon Energy, durant lesquelles le renforcement du partenariat a été examiné, selon un communiqué du groupe. Ces rencontres, tenues dans le cadre de la visite de travail aux […]

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La Tunisie, deuxième pays africain où la pauvreté multidimensionnelle est la plus faible

La Tunisie se classe au deuxième rang des pays africains les moins touchés par la pauvreté multidimensionnelle, derrière les Seychelles, avec un taux de 1 %, selon les données actualisées de l’Indice mondial de pauvreté multidimensionnelle 2026, publié par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Avec seulement 0,1 point de pourcentage d’écart par rapport aux Seychelles, où ce taux s’établit à 0,9 %, la Tunisie arrive en tête des pays d’Afrique du Nord. L’Algérie occupe la troisième place du classement africain, avec un taux de 1,4 %, suivie de l’Égypte (1,5 %) et de la Libye (2 %).

L’Afrique du Sud se classe sixième, avec 6,3 % de sa population concernée par la pauvreté multidimensionnelle. Elle devance le Maroc, qui affiche un taux de 6,4 %, tandis que l’Eswatini (7,9 %), le Gabon (8,6 %) et São Tomé-et-Príncipe (11,7 %) complètent le classement des dix pays africains les moins touchés par ce phénomène.

1,2 milliard de personnes touchées dans le monde

Si la position de la Tunisie témoigne d’un niveau relativement faible de pauvreté multidimensionnelle à l’échelle africaine, la situation mondiale reste préoccupante. Le rapport 2026, élaboré par le PNUD en collaboration avec l’Initiative d’Oxford sur la pauvreté et le développement humain (OPHI), révèle une hausse historique de la pauvreté multidimensionnelle mondiale, une première depuis le lancement de cet indice en 2010.

Selon les données présentées, 1,2 milliard de personnes sur les 6,3 milliards d’habitants couverts par l’étude, menée dans 108 pays en développement, vivent dans des conditions de pauvreté multidimensionnelle. Cela représente 18,9 % de la population étudiée.

Les enfants figurent parmi les populations les plus vulnérables. Ils représentent 51,5 % des personnes pauvres à l’échelle mondiale selon cet indice, soit environ 617 millions d’enfants. Dans les pays étudiés, un enfant sur trois est concerné par la pauvreté multidimensionnelle.

La pauvreté présente également une forte dimension géographique. Plus de huit personnes sur dix vivant dans une situation de pauvreté aiguë résident en milieu rural. L’Afrique subsaharienne demeure la région la plus touchée au monde, avec 616 millions de personnes vivant dans la pauvreté multidimensionnelle.

Santé, éducation et conditions de vie au cœur de l’indice

Contrairement aux mesures fondées uniquement sur les revenus, l’Indice mondial de pauvreté multidimensionnelle évalue les privations auxquelles les ménages sont confrontés dans plusieurs domaines essentiels.

Il repose sur trois dimensions : la santé, mesurée notamment à travers la nutrition et la mortalité infantile ; l’éducation, évaluée selon la durée de scolarisation et la fréquentation scolaire ; et les conditions de vie, qui englobent l’accès à l’assainissement, à l’eau potable et à l’électricité, ainsi que la qualité du logement et la possession de certains biens.

Cette approche permet de mieux cerner les difficultés qui affectent concrètement les conditions de vie des populations, au-delà de leur seul niveau de revenu.

Malgré la dégradation des indicateurs mondiaux, le rapport souligne toutefois que des progrès restent possibles. Trente-trois pays ont réussi à réduire de moitié leur indice de pauvreté multidimensionnelle en moins de quinze ans.

Ces résultats montrent que des politiques publiques adaptées, accompagnées de financements suffisants, peuvent accélérer la réduction de la pauvreté et contribuer à la réalisation du premier Objectif de développement durable des Nations unies : l’élimination de la pauvreté sous toutes ses formes.

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Handball – championnat d’Afrique des nations 2028 :  lutte entre la Tunisie et le Maroc pour l’organisation 

Le bureau exécutif de la Confédération africaine de handball (CAHB) a tenu récemment son Conseil dans la capitale angolaise, Luanda. Parmi les décisions prises, l’octroi à l’Angola de l’organisation de la CAN 2028 des seniors dames. Toutefois, report sine die de la question du choix du pays qui devra abriter, au cours de la même année, celle des seniors hommes. Sans aller jusqu’à penser qu’il s’agit là d’un aveu d’impuissance au passif de l’instance continentale, il est, par contre, permis de dire que ce report témoigne de la sensibilité d’un dossier profondément marqué par la course féroce lancée par la Tunisie et le Maroc pour l’organisation de la prochaine édition en question. Deux pays qui bénéficient, il est vrai, de l’estime au sein de la CAHB, les Tunisiens étant considérés comme l’une des deux superpuissances du handball africain, quand les Marocains, outre leurs solides points d’appui au sein de la Confédération, sont connus pour leur excellence en matière d’organisation des hauts rendez-vous internationaux, tous sports confondus. Attendons de voir. 

TQO : nouvelle formule 

Lors de son dernier conclave de Luanda, la CAHB a annoncé officiellement l’instauration d’une nouvelle formule concernant le traditionnel tournoi de rachat qualificatif aux Jeux olympiques, plus connu sous l’appellation«TQO». Ainsi, il a été décidé de mettre fin à la désormais ancienne formule qui permettait au vainqueur d’une CAN de se qualifier automatiquement aux JO et de la remplacer par un tournoi regroupant aussi bien les vainqueurs des trois premières places que le représentant du pays accueillant ce tournoi. Seul le vainqueur de ce dernier ira dorénavant aux Olympiades. 

Mohsen ZRIBI 

 

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Tebboune: D’ici à la fin de l’année 2027, on aura une économie forte !

Le président Abdelmadjid Tebboune fixe un nouveau cap pour l’économie algérienne. Il donne son évaluation des politiques menées jusque-là qui, selon lui, ont permis au pays de réaliser un important bond pour se placer en tant que «3e économie performante en Afrique, rapporte El Watan.. Intervenant lors de la troisième rencontre avec les opérateurs économiques […]

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Ce pays africain accueillera la Formule 1 après plus de 30 ans d’absence

Le Rwanda accueillera un Grand Prix de Formule 1 au début des années 2030, dans le cadre d’un accord de dix ans annoncé le 13 octobre 2026. La course doit se dérouler sur un circuit à construire à Bugesera, au sud de Kigali. Ce projet marquera le retour du championnat sur le continent africain, absent du calendrier depuis 1993.

Selon le communiqué officiel de la Formule 1, le projet prévoit la construction d’un circuit conçu pour accueillir les monoplaces de la discipline. Le tracé sera implanté à proximité du futur aéroport international de Bugesera, à environ 40 kilomètres de la capitale rwandaise. Sa mise en service constitue une étape déterminante avant l’organisation de la première course, dont la date exacte n’a pas encore été annoncée.

Le développement du circuit s’inscrit dans la stratégie du Rwanda visant à attirer des événements sportifs internationaux et à renforcer son attractivité touristique. Les autorités attendent de ce projet des retombées en matière d’investissement, d’emploi et d’activité économique, notamment dans les secteurs de l’hôtellerie, des transports et des services.

La dernière course de Formule 1 organisée en Afrique remonte à 1993, avec le Grand Prix d’Afrique du Sud disputé à Kyalami. L’arrivée du Rwanda dans le calendrier mettrait ainsi fin à plus de trois décennies d’absence du championnat sur le continent.

La concrétisation du projet dépendra toutefois de la construction du circuit et de la mise en place des infrastructures nécessaires. Le calendrier détaillé des travaux et la date de la première édition restent à préciser.

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L’Algérie achète environ 600 000 tonnes de blé

L’Algérie, à travers l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) a acheté environ 600 000 tonnes de blé meunier (blé tendre) à l’issue d’un appel d’offres international clôturé mardi 13 octobre, selon des négociants européens cités par Reuters. D’après ces mêmes sources, les achats ont dans un premier temps été annoncés à des prix situés entre […]

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Les Marocains au 2e rang des nationalités pour la régularisation en Espagne

Les Marocains ont représenté 13,3 % des 1 174 978 demandes de régularisation déposées en Espagne, se plaçant ainsi au deuxième rang derrière les Colombiens qui en totalisaient 25,9 %. Les Vénézuéliens occupaient la troisième position avec 11,8 %, selon les données du gouvernement espagnol et rapporte Yabiladi. Ces chiffres ont été fournis en réponse […]

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Haltérophilie : 147 médailles pour la Tunisie aux Championnats arabe et africain

La sélection tunisienne d’haltérophilie a bouclé les Championnats arabe et d’Afrique, disputés du 5 au 13 octobre à Mostaganem, en Algérie, avec 147 médailles. Le bilan comprend 82 médailles arabes, dont 24 en or, et 65 médailles africaines, dont 19 en or.

Deux titres par équipes chez les juniors filles

La Tunisie a remporté les titres arabe et africain par équipes dans la catégorie des juniors filles. Elle a également terminé deuxième chez les cadettes dans les deux compétitions et décroché la deuxième place par équipes chez les seniors filles aux Championnats arabes.

Au total, le bilan tunisien se répartit entre 24 médailles d’or, 45 d’argent et 13 de bronze au niveau arabe, ainsi que 19 d’or, 31 d’argent et 15 de bronze au niveau africain.

Khaoula Mejri et Idriss Ouerthi en évidence

Khaoula Mejri, engagée dans la catégorie des 49 kg, a remporté neuf médailles d’or aux Championnats arabes, auxquelles se sont ajoutées six médailles d’argent au niveau africain.

Yasmine Radhouani (53 kg) a également signé un bilan important, avec cinq médailles d’or, neuf d’argent et une de bronze sur les deux compétitions, selon les résultats détaillés communiqués par la TAP.

Chez les garçons, Idriss Ouerthi (60 kg) a obtenu six médailles d’argent aux Championnats arabes, avant de décrocher trois médailles d’or aux Championnats d’Afrique.

Autre performance notable, Hibatallah Tebbini a établi trois records d’Afrique dans la catégorie des cadettes.

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Capitalisme en Afrique: la Tunisie à la 18ᵉ place, derrière le Maroc et l’Égypte

Maurice, les Seychelles et le Botswana occupent le haut du classement africain du Global Capitalism Index (GCI). La Tunisie, elle, se place au 18ᵉ rang sur les 47 pays évalués, avec 56,1 points sur 100, selon les données communiquées pour l’édition 2026. Elle devance l’Algérie et le Sénégal, mais reste derrière le Maroc et l’Égypte, deux économies nord-africaines qui figurent dans le top 10 continental.

Le Maroc totalise 61,8 points et l’Égypte 60,9, soit respectivement 5,7 et 4,8 points de plus que la Tunisie. L’écart est encore plus marqué avec Maurice, première du classement africain avec 73,9 points. Les Seychelles suivent avec 73,4 points, devant le Botswana et ses 72,7 points. Ces résultats placent les trois premiers pays à plus de 16 points de la Tunisie et montrent combien les performances varient d’une économie africaine à l’autre.

Rang africain

Pays

Rang mondial

Score sur 100

17

Ghana

108ᵉ

56,3

18

Tunisie

110ᵉ

56,1

19

Sénégal

114ᵉ

54,6

Derrière ces positions, l’indice évalue les conditions dans lesquelles les marchés fonctionnent. Il prend en compte la protection des droits de propriété, les règles de concurrence, l’ouverture du marché du travail, l’accès au financement, la solidité du système bancaire, le développement des marchés financiers, la création d’entreprises et la circulation des biens et des capitaux. Il ne mesure donc directement ni le niveau de richesse des habitants ni la croissance d’un pays. Son objectif consiste à apprécier les conditions institutionnelles et économiques qui encadrent l’activité des entreprises.

La répartition des scores confirme les écarts entre les pays africains. Vingt des 47 économies évaluées obtiennent moins de 50 points. La Mauritanie affiche 24,2 points, le Tchad 24,1 et la Libye 21,8. À l’autre bout du classement mondial, la Suisse arrive en tête avec 96,9 points, devant les États-Unis, Hong Kong, le Canada et Singapour.

Avec 56,1 points, la Tunisie se situe donc dans la partie médiane du classement africain. Les données communiquées font état d’une progression annuelle de 1,7 point, mais ce gain ne suffit pas à expliquer la position du pays. Pour comprendre ce qui le sépare du Maroc ou de l’Égypte, il faudrait comparer leurs résultats sur chacun des huit piliers de l’indice. Le score global ne permet pas de savoir si l’écart provient principalement de l’accès au financement, du fonctionnement de la concurrence, de la protection des droits de propriété ou d’autres facteurs. Cette distinction compte pour les entreprises. La stabilité des règles, la facilité d’accès aux capitaux et les conditions de concurrence pèsent dans les décisions d’investissement et les stratégies d’expansion. Le classement ne permet pas, à lui seul, d’affirmer que les entreprises tunisiennes sont moins compétitives que leurs concurrentes marocaines ou égyptiennes. Il fournit plutôt un point de comparaison pour examiner les règles et les institutions qui encadrent leur activité.

Voici le top 10 africain selon Global Capitalism Index

Rang africain

Pays

Rang mondial

Score sur 100

1

Maurice

48ᵉ

73,9

2

Seychelles

50ᵉ

73,4

3

Botswana

52ᵉ

72,7

4

Namibie

59ᵉ

69,7

5

Cap-Vert

66ᵉ

67,1

6

Rwanda

74ᵉ

64,2

7

Afrique du Sud

78ᵉ

63,2

8

Bénin

80ᵉ

62,8

9

Maroc

85ᵉ

61,8

10

Égypte

86ᵉ

60,9

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Mauritanie : le gaz et les minerais portent la croissance

La Banque mondiale (BM) et le Fonds monétaire international (FMI) prévoient entre 4,6 % et 4,7 % de croissance économique en Mauritanie en 2026. Des projections que soutiennent principalement le développement de la production gazière et les performances des secteurs miniers. C’est ce que les médias du pays rapportent.

Ces perspectives sont entre autres liées à l’entrée en production du champ gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), exploité conjointement par la Mauritanie et le Sénégal. Lequel devrait contribuer à l’augmentation des exportations et des recettes en devises du pays.

Et ce n’est pas tout, car les secteurs du fer et de l’or eux aussi pourraient soutenir cette dynamique économique. Et ce, malgré la persistance des pressions inflationnistes et les défis structurels liés à la diversification de l’économie mauritanienne, relève le site Cridem.

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Canoë-kayak : 21 médailles pour la Tunisie aux Championnats d’Afrique

La sélection tunisienne de canoë-kayak a achevé les Championnats d’Afrique juniors, U23 et seniors avec 21 médailles, dont cinq en argent et 16 en bronze. La dernière journée, disputée le 12 octobre à Boumerdès, en Algérie, a apporté sept nouvelles récompenses à la délégation tunisienne.

Mohamed Naffeti décroche l’argent

Mohamed Naffeti a signé le meilleur résultat tunisien de cette dernière journée en remportant la médaille d’argent du K1 200 mètres juniors. Six médailles de bronze ont complété le bilan du jour.

Sabiha Ben Othman s’est distinguée avec deux médailles de bronze sur 200 mètres en kayak individuel, chez les seniors et les moins de 23 ans. Les autres podiums sont revenus à Salah Eddine Mguin en K1 200 mètres U23, Mohamed Ali Mrabet en K1 200 mètres seniors, Anes Bahrun en K1 200 mètres juniors et Mohamed Ali Hamida en C1 200 mètres U23.

Un bilan final de 21 médailles

Après les 14 médailles obtenues lors des deux premières journées, la sélection tunisienne termine la compétition avec cinq médailles d’argent et 16 de bronze. Aucun titre continental ne figure dans ce bilan.

Le total de 21 médailles constitue ainsi le principal résultat de la participation tunisienne à ces Championnats d’Afrique organisés à Boumerdès.

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Djibouti : 139 migrants morts dans un naufrage, selon l’OIM

Principalement de nationalité éthiopienne, au moins 139 migrants sont morts dans le naufrage le plus meurtrier au large de Djibouti selon l’OIM.   En bref Au moins 139 migrants sont morts dans un naufrage au large de Djibouti. Plus d’une…

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African ESG Summit : 150 rendez-vous B2B, qui sème les contacts récolte les opportunités

Plus de 150 rendez-vous d’affaires ont réuni entreprises, experts et prestataires spécialisés en ESG lors de la quatrième édition de l’African ESG Summit. Organisées par Managers, ces rencontres ciblées rapprochent les entreprises des solutions dont elles ont besoin pour développer leurs activités et nouer de nouveaux partenariats.

Qui sème les contacts récolte les opportunités. Le 8 octobre 2026, les sessions « ESG Solutions Providers », organisées par Managers dans le cadre de la quatrième édition de l’African ESG Summit, ont donné corps à cette idée. En une matinée, plus de 150 rendez-vous B2B, programmés à l’avance, ont mis en relation des entreprises en quête de solutions avec des experts et prestataires spécialisés dans les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).

Le principe : permettre aux participants de rencontrer les bons interlocuteurs, sans perdre de temps dans une recherche de partenaires parfois longue et complexe. Dans un contexte où les exigences de durabilité pèsent de plus en plus sur les relations commerciales et l’accès aux marchés internationaux, ces rencontres offrent aux entreprises un cadre propice pour identifier des solutions adaptées à leurs besoins.

L’intérêt du format se mesure surtout à ce que les participants peuvent en retirer. Pour certains, il s’agit de trouver un fournisseur ou une expertise spécifique. Pour d’autres, de nouer des contacts dans le financement, le conseil ou l’accompagnement stratégique. Les témoignages recueillis illustrent cette diversité de besoins et d’opportunités.

Des besoins précis, des partenaires à portée de main

Pour Syrine Sayah Ghedira, fondatrice des laboratoires Jouvance, marque de cosmétiques biologiques, la participation à ces rencontres répond à un objectif concret : trouver des solutions pour renforcer les dimensions environnementale et sociale de ses produits et améliorer leur attractivité sur les marchés internationaux.

Les échanges directs avec des fournisseurs et des partenaires potentiels lui permettent d’explorer des pistes adaptées à son activité, avec un enjeu de taille : accompagner le développement de la marque et ses ambitions à l’export.

Rania Sakly, consultante en finance et fondatrice de Pathfinder Advisory, cabinet spécialisé dans l’accompagnement des start-up et des PME, est venue, elle aussi, avec des perspectives de coopération en tête.

Ses échanges avec une entreprise et une compagnie d’assurance ont notamment ouvert des pistes de partenariat autour de l’accompagnement des entreprises, de la finance verte et du développement sur les marchés internationaux. Elle souligne également l’intérêt de la diversité des profils présents : experts financiers, juristes, spécialistes ESG et professionnels de terrain peuvent apporter des compétences complémentaires.

Ces expériences illustrent l’intérêt des rendez-vous préprogrammés : en réunissant des interlocuteurs aux expertises et aux besoins compatibles, ils permettent d’aller plus directement à l’essentiel. Les discussions peuvent ensuite se poursuivre au-delà de l’événement, avec l’objectif de concrétiser les pistes identifiées.

Les fournisseurs de solutions profitent eux aussi de ces rencontres pour faire connaître leur expertise et élargir leur réseau. Souha Bejaoui, CEO et fondatrice de ProVerdy, développe des solutions destinées à faciliter la mesure de l’empreinte carbone et à rendre les enjeux de durabilité plus accessibles aux entreprises.

Pour elle, les rendez-vous B2B représentent une occasion de nouer de nouveaux contacts, de retrouver des clients et d’identifier des partenaires potentiels. Elle souligne également l’intérêt des sessions de formation pour sensibiliser les participants aux enjeux de la durabilité et favoriser les échanges entre professionnels. Autant d’occasions de rapprocher les acteurs du secteur et de faire avancer les initiatives en faveur du développement durable.

L’ESG, un enjeu commercial autant que stratégique

La demande de solutions spécialisées s’inscrit dans une évolution plus large des marchés. Les exigences des donneurs d’ordre et des partenaires internationaux poussent les entreprises à accorder davantage d’attention aux critères ESG. Pour les PME tunisiennes, l’enjeu est notamment de trouver les compétences nécessaires pour répondre à ces attentes et préserver leur compétitivité.

Les rencontres organisées dans le cadre de l’African ESG Summit permettent ainsi aux entreprises de découvrir des expertises en gestion des risques, en finance verte ou en accompagnement stratégique. Autant de domaines dans lesquels le choix d’un partenaire adapté peut faciliter l’intégration des critères de durabilité dans les pratiques de l’entreprise.

Pour les prestataires, ces rendez-vous constituent également une occasion de présenter leur savoir-faire à des entreprises susceptibles d’avoir besoin de leurs services. Le dispositif rapproche ainsi deux catégories d’acteurs : ceux qui recherchent des solutions et ceux qui sont en mesure de les proposer.

Des rencontres ciblées, des opportunités à saisir

150 rendez-vous, une matinée et autant d’occasions de faire avancer les affaires. Avec les sessions « ESG Solutions Providers », Managers transforme le networking en un véritable accélérateur de contacts et de partenariats. Grâce à des rencontres programmées à l’avance, les entreprises ne viennent pas simplement échanger des cartes de visite : elles rencontrent des interlocuteurs ciblés, présentent leurs besoins, valorisent leur expertise et identifient des solutions adaptées.

En réunissant, dans un même espace, des entreprises en quête de réponses et des prestataires capables de les accompagner, le dispositif crée un terrain favorable aux synergies commerciales et ouvre de nouvelles perspectives de collaboration. Une approche B2B pensée pour faire gagner du temps, multiplier les connexions utiles et rapprocher les acteurs qui ont de bonnes raisons de travailler ensemble.

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ZLECAf : la Tunisie face à l’équation africaine, paiement, logistique et transition verte

La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) promet un marché unique de plus d’un milliard de consommateurs. Pour la Tunisie, l’enjeu n’est plus de démontrer l’intérêt du continent, mais de lever les obstacles concrets qui empêchent encore les entreprises d’en saisir les opportunités. Paiements, coût logistique, financement et organisation de l’appui à l’export constituent aujourd’hui les principaux chantiers. À cela s’ajoute une dimension émergente : la transition énergétique et l’industrialisation verte, désormais au cœur de l’agenda continental.

La conjoncture internationale fragilisée par les tensions géopolitiques et le durcissement des règles d’accès aux marchés traditionnels pousse la Tunisie à diversifier ses débouchés. L’Afrique apparaît alors comme une évidence géographique et économique. Mais cette évidence se heurte encore à des réalités opérationnelles.

Foued Guedich, président de Taste Tunisia (Agrigold International), membre du bureau exécutif de la CONECT et ancien président de la CONECT International, identifie deux freins majeurs : la logistique et le paiement.  « Ce sont les deux leviers essentiels pour améliorer nos performances à l’export vers les marchés africains », estime-t-il.

Le problème du paiement est particulièrement parlant. Dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, notamment en Côte d’Ivoire et au Sénégal, la Tunisie ne reconnaît pas le franc CFA dans ses transactions. L’exportateur tunisien doit donc être réglé en euros ou en dollars. Le client d’Abidjan ou de Dakar est contraint d’acheter des devises fortes pour payer une facture, alors même que l’entreprise tunisienne a besoin de francs CFA pour se déplacer, prospecter, importer ou financer ses activités sur place.

Le PAPSS, une avancée encore inachevée

Le mécanisme PAPSS, mis en place sous l’égide de la ZLECAf, vise précisément à faciliter les virements entre monnaies africaines. La Banque centrale de Tunisie l’a adopté, ce qui constitue une avancée institutionnelle importante. Mais, souligne Foued Guedich, l’adoption ne suffit pas : les banques, en tant qu’intermédiaires agréés, doivent réellement le mettre en œuvre.

Or, à ce jour, les transactions restent limitées. Les établissements bancaires peuvent y voir une réduction de certaines commissions, alors que les opérateurs économiques y voient un outil indispensable pour fluidifier leurs échanges. Le défi est donc autant réglementaire que pratique : transformer une décision de la Banque centrale en service bancaire accessible, simple et compétitif pour les PME exportatrices.

Logistique et barrières invisibles

La question logistique constitue le second verrou. Zied Jaouadi, vice-président de la Chambre des sociétés de commerce international de l’UTICA et de la Chambre panafricaine de commerce et d’industrie, relève que la Tunisie affiche l’un des coûts logistiques les plus élevés de la Méditerranée. Le problème ne se limite pas aux ports tunisiens : de nombreuses liaisons vers l’Afrique nécessitent deux ou trois transbordements, ce qui alourdit les délais, les coûts et les risques.

À cela s’ajoutent les barrières non tarifaires. Foued Guedich rappelle que l’accès à l’Union européenne ne se résume plus aux droits de douane : les exigences liées à l’empreinte carbone et aux normes environnementales s’appliquent dès l’entrée des conteneurs. Cette tendance protectionniste renforce l’intérêt d’une stratégie africaine, mais exige aussi des entreprises tunisiennes qu’elles montent en gamme et anticipent les nouvelles règles du commerce international.

Financement et accompagnement : le maillon manquant

Pour Zied Jaouadi, le premier défi du secteur privé reste l’accès au financement. Avec des taux d’intérêt élevés, le coût du crédit pèse particulièrement sur les PME exportatrices, souvent fragiles et peu capitalisées. Le deuxième défi est logistique. Le troisième, plus structurel, concerne la réforme des organismes d’appui à l’exportation, notamment les chambres de commerce et les centres de promotion des exportations.
Son constat est net : il faut passer d’une logique de promotion à un accompagnement de long terme du développement exportateur. Cela suppose des services plus proches des entreprises, une meilleure connaissance des marchés africains, un appui juridique et commercial, ainsi qu’un suivi après l’implantation.

La solution proposée est l’implantation directe sur place, à travers des filiales ou des comptoirs commerciaux. Ce modèle permettrait de disposer de stocks sur les marchés africains, de réduire la dépendance aux transbordements et de mieux répondre à la demande locale. Encore faut-il que le financement suive et que les entreprises pensent les flux dans les deux sens : vendre, mais aussi acheter. Cette approche permettrait d’optimiser les flux financiers et de consolider la présence tunisienne en Afrique.

La transition verte, nouveau champ de la ZLECAf

La ZLECAf ne se limite toutefois pas au commerce des marchandises. La transition énergétique occupe une place croissante dans son agenda. Cynthia Gnassingbé-Essonam, conseillère principale pour l’engagement du secteur privé auprès du secrétaire général de la ZLECAf, souligne le lancement de l’Africa Green Industrialization Initiative (AGII).

L’objectif est de fédérer banques multilatérales, banques commerciales et investisseurs afin de financer des projets verts réellement bancables. La question dépasse la seule production d’énergies renouvelables : elle touche aux minéraux critiques, à la transformation locale et aux chaînes de valeur industrielles. L’exemple des véhicules électriques est révélateur : des pays comme la Zambie et la République démocratique du Congo, riches en cobalt, doivent pouvoir transformer leurs ressources au lieu de les exporter brutes.

Un protocole continental sur l’industrialisation et la politique commerciale est en préparation. Il devra intégrer la transition énergétique, les minéraux critiques et, à terme, un cadre harmonisé pour les énergies renouvelables.

Une opportunité à condition d’agir

La Tunisie dispose d’atouts pour devenir un acteur crédible dans cette dynamique : position géographique, savoir-faire industriel, expérience à l’export et intérêt croissant pour les marchés africains. Mais les promesses de la ZLECAf ne se concrétiseront pas par les seuls accords commerciaux.

Il faut activer le PAPSS, réduire les coûts logistiques, faciliter le financement des PME, réformer l’accompagnement à l’export et encourager les implantations directes. Il faut également préparer les entreprises aux exigences de la transition verte, via la mise en place des outils pratiques du commerce:  payer, transporter, financer et s’implanter  ne seront pas réellement opérationnels.

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