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Acide phosphorique : ALKIMIA contrainte de stopper une ligne de production, ses ventes plongent

Le renchérissement de ses intrants pénalise durablement ALKIMIA. Depuis octobre 2025, l’unité fabriquant du MAP cristallisé tourne à l’arrêt : les tarifs pratiqués sur l’acide phosphorique et l’ammoniac rendent toute reprise économiquement intenable pour l’industriel.

Conséquence directe, aucun tonnage n’en est sorti durant le premier semestre 2026, alors que 5 692 tonnes avaient été fabriquées sur la même période l’an dernier. L’autre grand produit du groupe, le STPP, n’échappe pas non plus aux difficultés. Sa fabrication s’est limitée à 6 450 tonnes entre janvier et juin 2026, contre 8 790 tonnes un an auparavant, soit un repli dépassant 55 %.

En cause : le prix demandé par le Groupe Chimique Tunisien pour l’acide phosphorique, matière première essentielle de ce procédé, qui prive désormais ALKIMIA de toute marge de compétitivité face à la concurrence.

Cette dégradation de l’appareil productif se répercute mécaniquement sur les comptes commerciaux. En effet, le chiffre d’affaires du semestre affiche un repli de 39 % par rapport à la même période de 2025. La société explique cette contre-performance par la contraction des volumes écoulés, elle-même consécutive à des charges de production devenues excessives.

Malgré ce contexte tendu, ALKIMIA a maintenu certains investissements sur la période. Figure notamment l’installation d’un moteur à gaz de cogénération d’une puissance de 4 MW, mis en service dès janvier 2026. Cet équipement a été remplacé par Clarke Energy, dans le cadre d’un contrat d’exploitation couvrant 60 000 heures de fonctionnement.

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