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Une vague bleue déferle sur les États-Unis

Les Américains ont dit non à Trump. Non à sa dérive autoritaire. Non à son arrogance. Non à la corruption et à l’affairisme décomplexés qui marquent d’un fer rouge sa présidence pendant que le pouvoir d’achat de la classe moyenne s’érode et que la pauvreté gagne du terrain. Non à son bellicisme et à sa guerre folle déclenchée contre l’Iran et qui pénalise l’économie mondiale et le porte-monnaie de l’électeur américain. La démocratie américaine est parue essoufflée ces deux dernières années avec Trump mais ces mécanismes tels des anticorps lui ont permis de résister et lors des élections de mi-mandat du mardi 3 novembre 2026, la démocratie américaine a rejeté Trump et décidé de le priver de la majorité parlementaire dans les deux chambres du Congrès. 

Imed Bahri

Au Sénat, les Démocrates sont désormais majoritaires avec 54 sièges contre 44 pour les républicains et à la Chambre des représentants, les Démocrates ont 237 sièges contre 139 sièges pour les Républicains. De plus des fiefs conservateurs que d’aucuns imaginaient imprenables ont basculé et des victoires symboliques ont eu lieu ailleurs. Une véritable vague bleue (la couleur du Parti démocrate) et un revers cinglant pour le président américain.

Le New York Times a qualifié la défaite écrasante du Parti républicain lors des élections de mi-mandat de rejet de Donald Trump par les Américains. Le quotidien américain souligne que Trump a passé les deux dernières années à tenter de saper la démocratie américaine, mais que, mardi, les électeurs se sont dressés contre lui. 

Face aux tentatives répétées du président de manipuler ces élections —notamment par le découpage électoral abusif, les fausses allégations de fraude, les efforts pour entraver le vote par correspondance et bien d’autres tactiques tendancieuses—, des dizaines de millions d’Américains ont répondu en se rendant aux urnes pour rejeter le Parti républicain qui le soutient.

Les Démocrates ont repris le contrôle du Sénat ainsi que de la Chambre des représentants. Ce rejet a été d’une ampleur suffisante pour transcender la polarisation politique aux États-Unis.

Un frein décisif au comportement autoritaire de Trump

Les Républicains ont essuyé des défaites jusque dans leurs bastions traditionnels, notamment au Kansas, dans le Kentucky, en Iowa, dans l’Ohio, en Caroline du Sud et au Texas. Ces revers s’expliquent en partie par le fait que de nombreux électeurs indépendants et même des Républicains, ont jugé que le second mandat de Trump était un échec.

Le NYT estime que ce résultat constitue un frein décisif au comportement autoritaire de Trump. Il permettra aux Démocrates d’enquêter sur sa corruption et ses violations de la loi, tout en proposant des législations qui offrent une alternative à son programme néfaste. Le quotidien ajoute que le peuple américain ressent déjà le changement, une transformation qui deviendra réalité en janvier étant donné que la nouvelle législature débute début 2027.

Le journal reconnaît toutefois que le pays reste confronté à de nombreux problèmes de longue date pour lesquels aucun des deux partis n’a apporté de solutions claires. Au cours des deux prochaines années, tant que Trump restera président, le Congrès et les juges devront se préparer à faire face à toute nouvelle tentative de sa part visant à saper l’ordre constitutionnel.

Les agents électoraux, les avocats et les juges ont tenu bon

Toutefois, la journée de mardi peut être considérée comme un motif de fierté. En effet, ceux qui aspirent à l’autoritarisme profitent souvent des élections législatives pour consolider leur pouvoir et ébranler la démocratie. Or, en 2026, le peuple américain a refusé de laisser Trump agir ainsi et le système a tenu bon.

Outre les électeurs, trois catégories de personnes méritent une reconnaissance particulière à savoir les agents électoraux, les avocats et les juges. Cette année, les agents électoraux ont accompli leur mission malgré les pressions incessantes exercées par Trump, qui a maintes fois allégué l’existence de fraudes massives lors des élections et ce, en dépit de décennies de preuves démontrant le contraire.

Face à ces mensonges, les agents électoraux —issus de divers bords politiques— ont continué à exercer leurs fonctions avec rigueur comme ils le font depuis longtemps en aidant les citoyens à voter et en procédant au dépouillement des suffrages.

Dans de nombreux États, les responsables électoraux ont pris des mesures spécifiques pour contrer les ingérences de l’administration Trump. L’année dernière, le ministère de la Justice a exigé des États qu’ils transmettent au gouvernement fédéral les dates de naissance des électeurs, des informations relatives à leurs permis de conduire ainsi que leurs numéros de sécurité sociale. Les responsables locaux —y compris plusieurs Républicains— ont refusé de s’y plier. Parmi eux figurent notamment la vice-gouverneure républicaine de l’Utah Deidre Henderson, la secrétaire d’État* démocrate du Michigan Jocelyn Benson et le secrétaire d’État républicain de Virginie-Occidentale Kris Warner. Tous ont refusé de se conformer à cette demande et l’administration a perdu toutes les poursuites judiciaires engagées contre eux.

La détermination de ces responsables à résister au président illustre l’un des avantages du système de gouvernance décentralisé des États-Unis. Ils ont pu s’opposer à ces directives car le président ne dispose pas du pouvoir d’annuler leurs décisions.

La «clause électorale» de la Constitution confère à chaque État le pouvoir de déterminer les modalités d’organisation de ses propres élections. Ce système fédéral a démontré son efficacité face aux tendances autoritaires de Trump.

Un autre groupe a également pris la défense de la démocratie cette année: les défenseurs des droits juridiques.

Lorsque Trump a tenté d’intervenir dans le processus électoral —notamment par le biais de décrets visant à compliquer l’inscription sur les listes électorales, à empêcher les États de dépouiller certains bulletins envoyés par courrier ou encore en donnant des instructions au service postal sur la distribution des bulletins de vote par correspondance— les défenseurs des droits des électeurs ont immédiatement engagé des poursuites judiciaires. Parmi ces défenseurs figuraient le Brennan Center, l’Union américaine pour les libertés civiles (Aclu), la Ligue des électrices (League of Women Voters), l’organisation Common Cause ainsi que des procureurs généraux démocrates. Certains cabinets d’avocats prestigieux ayant hésité à s’opposer aux dérives juridiques de l’administration Trump au cours des deux dernières années, le rôle des organisations à but non lucratif a pris une importance accrue.

Les juges de districts ont joué un rôle crucial. Dans 27 décisions consécutives rendues par des tribunaux de district, les juges ont rejeté les demandes du ministère de la Justice visant à obtenir l’accès aux registres électoraux des États.

La Cour suprême a fixé des «lignes rouges» électorales

Le rôle des juges fédéraux est plus mitigé. Selon le NYT, la Cour suprême mérite à la fois des éloges et des critiques. D’une part, elle a commis des erreurs en rendant des arrêts qui ont permis à Trump de procéder à un découpage électoral partisan extrême et qui ont favorisé les efforts de son administration pour constituer une base de données nationale des électeurs. D’autre part, les juges ont agi pour protéger le droit des Américains à voter cet automne.

En septembre, la Cour a confirmé une décision d’une juridiction inférieure interdisant au service postal de prendre des mesures qui auraient restreint le vote par correspondance. Cet arrêt a rappelé que la Cour suprême fixe des «lignes rouges» en matière électorale. Après les élections de 2020, les juges avaient refusé d’examiner des dossiers liés aux fausses allégations de Trump concernant une fraude électorale. Il est possible qu’ils soient amenés à réfuter des affirmations similaires dans les semaines à venir.

Le journal américain souligne par ailleurs que les défis à venir ne doivent pas occulter ce que les Américains ont accompli lors de ce scrutin. Cette année, les agents électoraux, les avocats et les juges ont défendu les règles qui protègent le droit de vote permettant à des dizaines de millions d’Américains de se rendre aux urnes pour exercer leur droit démocratique fondamental. Les Américains ont démontré que le pouvoir de choisir leurs dirigeants leur appartient. Ils doivent désormais rester vigilants jusqu’à ce que les résultats de chaque élection soient officiellement certifiés et que les vainqueurs entrent en fonction.

Cette vague bleue qui a déferlé sur les États-Unis mérite que l’on évoque certains grands succès électoraux. 

La première grande surprise coup est venue de Caroline du Sud où la démocrate Annie Andrews a ravi le siège de sénatrice à Darline Graham, choisie personnellement par Donald Trump comme candidate après la mort de son frère Lindsey Graham en juillet. Depuis 1964, aucun candidat Démocrate n’a pu ravir ce siège aux Républicains.

Au Texas, James Talarico a réalisé un énorme exploit et va devenir le premier sénateur démocrate élu dans ce bastion républicain depuis 1992. «Ce soir, nous avons battu Goliath», a déclaré ce séminariste presbytérien de 37 ans, lors de son discours de victoire à Austin, aux côtés de Gina Hinojosa, élue de son côté gouverneure. La campagne très disputée au Texas avait vu l’homme le plus riche de la planète Elon Musk débourser plus de 220 millions de dollars en faveur du Républicain ultraconservateur Ken Paxton (63 ans) dans l’espoir de battre Talarico.

Le Kansas, qui n’avait pas élu de sénateur démocrate depuis 1932, a enregistré la victoire du candidat démocrate Adam Hamilton, pasteur méthodiste.

Au Michigan, le Démocrate Mohammed Abdulrahman (dit Abdul)  El-Sayed, médecin épidémiologiste fils de migrants égyptiens, a été élu sénateur devenant ainsi le premier sénateur de confession musulmane de l’histoire du pays. Il a succédé au Démocrate Gary Peters qui ne s’est pas représenté mais il a dû faire face aux sommes colossales déboursées par l’Aipac, le lobby sioniste, pour le faire battre et à la mobilisation personnelle de Trump qui n’a pas cessé de l’attaquer durant la campagne électorale allant jusqu’à le qualifier de «djihadiste» quelques jours seulement avant le scrutin.

Jon Ossoff à qui nous avons consacré un portrait publié dans Kapitalis en juin dernier («Jon Ossof, étoile montante du parti républicain») a été réélu en Géorgie et se place plus que jamais comme candidat sérieux pour la présidentielle de 2028.

* Il ne faut pas confondre le secrétaire d’État à l’échelle fédérale qui est le chef de la diplomatie américaine et le secrétaire d’État à l’échelle de l’État fédéré qui lui organise le processus électoral dans son État. 

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Des États-Unis à Israël, musulmans et Arabes bousculent les équilibres politiques

L’élection d’Abdul El-Sayed au Sénat américain, un an après celle de Zohran Mamdani à la mairie de New York, et la percée historique des partis arabes aux législatives israéliennes dessinent une évolution politique remarquable. Dans un contexte marqué par Donald Trump, Benjamin Netanyahu et la guerre à Gaza, des populations longtemps sous-représentées gagnent en influence, sans pour autant constituer un mouvement politique homogène.

À un an d’intervalle, deux personnalités musulmanes ont réalisé des percées historiques aux États-Unis. Le 4 novembre 2025, Zohran Mamdani devenait le premier musulman élu maire de New York. Exactement un an plus tard, Abdul El-Sayed remportait l’élection sénatoriale du Michigan, devenant le premier musulman à accéder au Sénat américain.

Ces deux victoires interviennent dans une Amérique profondément polarisée, sous la présidence de Donald Trump, dont les discours sur l’immigration, l’islam et les minorités ont contribué à durcir les clivages politiques.

Mais le phénomène ne se limite pas aux États-Unis. En Israël, les élections législatives du 27 octobre 2026 ont consacré une progression spectaculaire des partis arabes, désormais susceptibles de jouer un rôle décisif dans la formation du prochain gouvernement.

Deux victoires historiques aux États-Unis

À New York, Zohran Mamdani, élu à 34 ans, avait déjoué les pronostics en battant notamment l’ancien gouverneur Andrew Cuomo. Se revendiquant du socialisme démocratique, il avait construit sa campagne autour du coût de la vie, du logement et des transports publics.

Son identité musulmane, régulièrement utilisée contre lui par ses adversaires, n’avait pas empêché sa victoire dans la plus grande ville américaine.

Dans le Michigan, Abdul El-Sayed a suivi une trajectoire différente. Médecin de formation et ancien responsable de la santé publique de Detroit, il a remporté le scrutin du 3 novembre 2026 face au républicain Mike Rogers.

Sa victoire, confirmée par l’Associated Press, marque une première dans l’histoire du Sénat américain.

Les deux hommes partagent néanmoins plusieurs orientations : Une sensibilité progressiste, une attention particulière aux inégalités sociales et une position critique à l’égard de la politique israélienne dans les territoires palestiniens.

Leurs succès montrent également que des candidats musulmans peuvent mobiliser des coalitions électorales dépassant largement leur communauté religieuse.

En Israël, les partis arabes doublent presque leur représentation

L’évolution est tout aussi significative en Israël, mais elle prend une forme différente.

Lors des législatives du 27 octobre, les deux principales formations politiques arabes ont remporté ensemble 19 sièges sur les 120 que compte la Knesset, contre 10 dans le Parlement sortant.

La Liste commune, dirigée par Yousef Jabareen, obtient 11 sièges, tandis que Ra’am, formation conduite par Mansour Abbas, en remporte huit.

Cette progression intervient dans un contexte de forte mobilisation des électeurs arabes, sur fond de guerre à Gaza, de tensions communautaires et de préoccupations liées à la criminalité dans les localités arabes.

Elle ne concerne pas uniquement les musulmans : Les partis arabes représentent des citoyens israéliens de différentes confessions, notamment musulmans et chrétiens.

Netanyahu face à une nouvelle équation

Le résultat des législatives place Benjamin Netanyahu dans une situation délicate.

Son bloc dispose de 53 sièges, contre 48 pour les autres partis d’opposition non arabes. Aucun des deux camps n’atteint les 61 sièges nécessaires pour disposer d’une majorité parlementaire.

Avec leurs 19 élus, les partis arabes pourraient donc devenir déterminants.

Une alliance ou un soutien parlementaire entre les formations d’opposition et les partis arabes permettrait théoriquement de réunir 67 sièges.

Mais cette hypothèse se heurte à des divergences politiques importantes. Plusieurs partis israéliens demeurent opposés à une coalition reposant sur le soutien des formations arabes.

La progression électorale de ces dernières ne garantit donc ni leur entrée au gouvernement ni le départ de Netanyahu.

Une recomposition politique au-delà des identités

Ces trois évolutions ne relèvent pas d’une dynamique unique. Les musulmans américains constituent une minorité religieuse diverse, tandis que les citoyens arabes d’Israël forment une minorité nationale aux orientations politiques multiples.

Leurs revendications et leurs situations institutionnelles sont profondément différentes.

Un point commun se dégage néanmoins : La capacité croissante de groupes longtemps marginalisés à peser sur les rapports de force électoraux.

Aux États-Unis, Mamdani et El-Sayed démontrent qu’une identité musulmane n’empêche plus nécessairement l’accès à des responsabilités politiques majeures, même dans un climat de fortes tensions.

En Israël, les 19 sièges des partis arabes rappellent qu’une minorité longtemps tenue à l’écart des principales décisions gouvernementales peut devenir incontournable dans les négociations parlementaires.

Dans une période dominée par les politiques de Trump et de Netanyahu, ces résultats illustrent une réalité politique plus complexe que les seuls discours identitaires : Les électeurs peuvent aussi faire émerger de nouveaux équilibres à partir de préoccupations économiques, sociales et démocratiques.

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États-Unis : Abdul El-Sayed devient le premier musulman élu au Sénat

Le démocrate Abdul El-Sayed a remporté, selon une projection de Decision Desk HQ, l’élection sénatoriale du Michigan face au républicain Mike Rogers. Une victoire historique qui ferait de ce médecin de 42 ans le premier musulman à siéger au Sénat américain. Son succès intervient après une campagne marquée par de profondes divisions au sein du Parti démocrate, notamment sur la guerre à Gaza et les relations avec Israël.

Le Michigan vient de vivre un scrutin historique. Abdul El-Sayed, candidat démocrate au Sénat américain, a été donné vainqueur face au républicain Mike Rogers à l’issue des élections de mi-mandat du mardi 3 novembre 2026.

La victoire a été annoncée par l’institut électoral américain Decision Desk HQ dans la nuit de mardi à mercredi, avant la certification officielle des résultats.

Selon les résultats provisoires disponibles, Abdul El-Sayed recueillait 51,7% des voix, contre 46,3% pour Mike Rogers, soit une avance de près de 216.000 voix.

Cette élection marque une première dans l’histoire politique des États-Unis : Jamais un musulman n’avait été élu au Sénat, l’une des deux chambres du Congrès américain.

De la médecine à la politique

Né à Detroit en 1984, Abdul El-Sayed est médecin et spécialiste de santé publique. Il a notamment dirigé le département de la santé de Detroit avant de s’engager dans la vie politique.

En 2018, il avait tenté de décrocher l’investiture démocrate pour le poste de gouverneur du Michigan, sans succès. Huit ans plus tard, il accède à une fonction fédérale majeure.

Son programme défend notamment une couverture maladie universelle, une réduction des inégalités économiques et une limitation de l’influence de l’argent dans la politique américaine.

En août dernier, il avait remporté de justesse la primaire démocrate face à Haley Stevens, avant d’affronter Mike Rogers, ancien représentant républicain au Congrès, pour succéder au sénateur démocrate Gary Peters.

Gaza au cœur des divisions démocrates

La campagne a été particulièrement tendue dans cet État du Midwest, qui abrite l’une des plus importantes communautés arabo-américaines du pays, notamment à Dearborn, dans l’agglomération de Detroit.

La guerre à Gaza et le soutien américain à Israël ont profondément divisé les démocrates locaux.

El-Sayed, qui a critiqué la politique américaine au Moyen-Orient et défendu la cause palestinienne, s’est retrouvé au centre de ces tensions.

À deux jours du scrutin, Haley Stevens, pourtant démocrate et ancienne adversaire d’El-Sayed lors des primaires, avait créé la surprise en apportant son soutien au républicain Mike Rogers.

Ce ralliement avait provoqué une vive réaction au sein de son propre parti, illustrant les fractures persistantes autour de la question israélo-palestinienne.

Une percée historique pour les musulmans américains

L’élection d’Abdul El-Sayed constitue une avancée majeure pour la représentation politique des musulmans aux États-Unis.

En 2006, Keith Ellison avait ouvert la voie en devenant le premier musulman élu à la Chambre des représentants, où il avait pris ses fonctions en janvier 2007. D’autres élus musulmans ont depuis rejoint cette institution, notamment Ilhan Omar et Rashida Tlaib.

Avec Abdul El-Sayed, cette représentation franchit désormais les portes du Sénat.

Au-delà de sa portée symbolique, cette victoire illustre la progression politique d’une communauté dont le poids électoral s’est particulièrement manifesté ces dernières années dans plusieurs États décisifs.

Elle témoigne également de la capacité d’une nouvelle génération de responsables américains issus de l’immigration à s’imposer sur la scène politique nationale.

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