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Nigeria : l’AIE mise sur un doublement des investissements énergétiques

Le Nigeria pourrait doubler les investissements consacrés à son secteur énergétique au cours des cinq prochaines années, selon le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol.

Premier producteur de pétrole d’Afrique, le Nigeria cherche à attirer davantage de capitaux dans le pétrole, le gaz et les énergies renouvelables, notamment le solaire. En déplacement à Abuja, jeudi 3 septembre, Fatih Birol a estimé que le nouveau statut du Nigeria comme membre associé de l’AIE pourrait renforcer son attractivité auprès des investisseurs, tout en approfondissant la coopération technique et en donnant au pays davantage de poids dans les discussions internationales sur l’énergie. « Mon objectif est, dans un délai très court, de cinq ans, de doubler au moins les investissements énergétiques que reçoit aujourd’hui le Nigeria », a-t-il déclaré.

Selon le responsable de l’AIE, le Nigeria dispose d’importantes ressources en pétrole, gaz et énergies renouvelables, mais leur développement nécessite des capitaux considérables. L’évolution des flux énergétiques mondiaux pourrait également jouer en faveur du pays. Alors que les perturbations provoquées par les conflits en Iran et en Ukraine poussent les États à rechercher des fournisseurs et des partenaires considérés comme fiables.

Le pétrole reste au cœur de la stratégie

Le Nigeria ambitionne de porter sa production pétrolière à 3 millions de barils par jour d’ici 2030, soit près du double de son niveau récent. Pour atteindre cet objectif, Abuja mise sur les réformes engagées dans le secteur énergétique, la modernisation des infrastructures et le renforcement de la sécurité afin de lutter notamment contre le vol de pétrole. Lequel a longtemps pénalisé la production et découragé les investissements étrangers.

Le développement du raffinage constitue également un nouvel atout. La raffinerie Dangote, qui dispose d’une capacité de traitement d’environ 700 000 barils de brut par jour, contribue déjà à réduire les tensions sur l’approvisionnement en carburants. Et ce, notamment en Europe grâce à ses exportations de produits raffinés.

Le gaz et le solaire parmi les priorités

Le potentiel d’investissement ne se limite toutefois pas aux hydrocarbures. Fatih Birol a également souligné les opportunités offertes par le gaz naturel et l’énergie solaire, dans un pays confronté à d’importants besoins en électricité. Le Nigeria et l’AIE doivent par ailleurs mettre en œuvre un programme commun portant notamment sur le développement du gaz, l’électrification, la cuisson propre, l’efficacité énergétique et l’amélioration des données énergétiques. Cette dernière question constitue un enjeu important pour les investisseurs. Les insuffisances des statistiques relatives à la production, aux exportations et à la consommation de pétrole ont longtemps compliqué l’évaluation du marché nigérian.

Le Nigeria a obtenu en juillet 2026 le statut de membre associé de l’AIE, après l’approbation unanime de sa candidature par les pays membres de l’organisation. Pour Abuja, ce rapprochement intervient alors que le pays cherche à relancer les investissements dans un secteur qui a souffert de plusieurs années de sous-investissement.

L’enjeu est désormais de transformer cette nouvelle coopération institutionnelle en investissements concrets, notamment dans les infrastructures énergétiques et la production. La croissance économique nigériane a déjà accéléré au deuxième trimestre 2026, avec une progression du PIB de 4,43 % sur un an, soutenue notamment par les secteurs pétrolier et non pétrolier.

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Ruja Ignatova, la «Cryptoqueen» qui a disparu avec les milliards de OneCoin

Plus de 4 milliards de dollars levés auprès d’au moins 3,5 millions de victimes, une prétendue cryptomonnaie qui n’en était pas vraiment une et une dirigeante toujours introuvable: près de neuf ans après sa disparition, l’affaire Ruja Ignatova reste l’un des plus spectaculaires scandales de l’histoire des cryptomonnaies.

En 2014, Ignatova cofonde OneCoin en Bulgarie avec Karl Sebastian Greenwood. Le projet est présenté comme une nouvelle monnaie numérique capable de rivaliser avec Bitcoin. Ignatova devient rapidement le visage du projet et se fait appeler la «Cryptoqueen». OneCoin est commercialisé à travers un vaste réseau de marketing multiniveau: les membres sont rémunérés lorsqu’ils recrutent de nouveaux investisseurs et leur vendent des packages permettant d’acquérir des OneCoins.

Le modèle permet à OneCoin de grossir très rapidement. Selon les dossiers judiciaires américains, au moins 3,5 millions de personnes ont investi dans le système et plus de 4 milliards de dollars ont été encaissés entre le quatrième trimestre 2014 et le quatrième trimestre 2016. Les documents du DOJ montrent également que OneCoin aurait enregistré plus de 4 milliards de dollars de ventes sur cette période.

Le discours commercial reposait notamment sur l’existence d’une blockchain. Mais les enquêteurs américains ont établi que OneCoin ne disposait pas d’une véritable blockchain publique et vérifiable comme celles utilisées par les cryptomonnaies légitimes. Plus troublant encore, des documents internes ont montré que certaines pièces attribuées aux membres n’existaient même pas dans le registre interne présenté comme la blockchain de OneCoin. Les dirigeants parlaient eux-mêmes de «fake coins». Le prix du OneCoin n’était pas non plus déterminé par le marché: il était fixé en interne par l’organisation. Le fonctionnement ressemblait donc davantage à un système pyramidal alimenté par le recrutement qu’à un véritable projet technologique. Les autorités américaines ont finalement décrit OneCoin comme une fraudulent cryptocurrency commercialisée à travers un réseau de marketing multiniveau.

Puis, tout s’arrête

Le 12 octobre 2017, Ruja Ignatova est inculpée aux États-Unis pour fraude électronique, fraude en valeurs mobilières et blanchiment d’argent. Un mandat fédéral est délivré contre elle. Treize jours plus tard, le 25 octobre 2017, elle prend un vol commercial entre Sofia et Athènes. Elle arrive en Grèce et disparaît ensuite de la circulation. Depuis, aucune apparition publique confirmée n’a permis de déterminer où elle se trouve. L’enquête ne s’est pourtant pas arrêtée là. Plusieurs membres importants de l’organisation ont été poursuivis. Karl Sebastian Greenwood, cofondateur de OneCoin, a notamment été condamné en 2023 à 20 ans de prison. D’autres responsables ont également été condamnés pour leur participation au blanchiment des fonds issus de la fraude.

En juin 2022, Ignatova a rejoint la liste des Ten Most Wanted Fugitives du FBI. Les enquêteurs estiment qu’elle pourrait voyager avec des gardes armés ou des personnes chargées de sa protection et qu’elle pourrait avoir recours à des changements d’apparence. Le département d’État américain offre jusqu’à 5 millions de dollars pour toute information conduisant à son arrestation ou à sa condamnation.

Et l’affaire est loin d’être juridiquement terminée. En avril 2026, le département américain de la Justice a annoncé le lancement d’un processus d’indemnisation des victimes de OneCoin. Plus de 40 millions de dollars d’actifs confisqués sont actuellement disponibles pour cette procédure. Les personnes ayant acheté des OneCoins entre 2014 et 2019 peuvent, sous certaines conditions, demander une indemnisation.

L’affaire OneCoin laisse surtout une leçon très concrète pour les investisseurs et entrepreneurs: une technologie présentée comme révolutionnaire ne constitue pas, à elle seule, une preuve de valeur. Dans le cas de OneCoin, le marketing, les promesses de rendement et le recrutement ont précédé la vérification de la technologie. Et des millions d’investisseurs en ont payé le prix.

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Des bénévoles pour réhabiliter l’écomusée de l’orangeraie de Hammamet

L’Association d’éducation relative à l’environnement (Aere), présidée par Dr Salem Sahli, annonce l’organisation de son 34 chantier de jeunes bénévoles, qui se tiendra du 23 au 30 août 2026. Cette initiative citoyenne aura pour mission la réhabilitation de l’écomusée de l’orangeraie, situé au sein du Centre culturel international de Hammamet (CCIH).

Projet initié par l’Aere et cofinancé par le programme Euromed Heritage de l’Union européenne, l’écomusée de l’orangeraie a été conçu en juillet 2009 lors d’un atelier d’étude international, avant d’être mis en œuvre par des bénévoles et inauguré en 2011. Il permet aux habitants comme aux visiteurs de redécouvrir le patrimoine paysager et agricole de la région de Hammamet.

Organisé en partenariat avec le CCIH, ce chantier réunira 15 participants bénévoles. Leurs interventions porteront sur la remise en état des trois composantes majeures du site :

– le verger témoin et le jardin de collection : travaux de débroussaillage, nettoyage, désherbage, badigeonnage des arbres, ainsi que la réparation et la consolidation de la passerelle en bois ;

– le circuit d’irrigation traditionnelle : curage et badigeonnage des rigoles et du bassin ;

– la salle d’exposition permanente : remise à niveau de l’espace et renouvellement des panneaux d’information et des supports de sensibilisation.

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