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13 Août – Néjia Gharbi: « Les femmes doivent continuer à s’affirmer pour être mieux représentées dans les postes de decision »

La Tunisie demeure, dans le monde arabe et musulman, l’un des pays les plus avancés en matière de droits des femmes et d’égalité entre les sexes. Depuis l’indépendance, les Tunisiennes ont conquis des droits essentiels dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’emploi et de la participation à la vie publique. Pourtant, derrière ces acquis, une réalité persiste : dans les sphères du pouvoir et de la décision, le chemin vers l’égalité reste encore long.

Briser le plafond de verre demeure un défi, aussi bien dans le secteur public que dans le secteur privé. Les femmes sont présentes, compétentes et engagées, mais elles restent encore trop peu nombreuses là où se prennent les décisions les plus importantes.

Dans les conseils d’administration, notamment, l’égalité est encore loin d’être atteinte. La progression existe, mais elle demeure lente. Selon les dernières données annoncées par la Bourse de Tunis lors de l’édition locale de l’initiative internationale Ring the Bell for Gender Equality, organisée à l’occasion de la Journée internationale des femmes, le 8 mars, la part des femmes dans les conseils d’administration des entreprises tunisiennes s’élève désormais à 19%, contre 17% l’année précédente.

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Cette évolution témoigne de l’engagement croissant des institutions financières et de leurs partenaires en faveur d’une meilleure représentation des femmes. Mais elle révèle également l’ampleur du chemin qui reste à parcourir. Car derrière chaque pourcentage se trouvent des carrières interrompues, des compétences ignorées et des femmes parfois écartées de postes qu’elles auraient pleinement mérités.

 Néjia Gharbi: “Nous méritons beaucoup mieux”

La question demeure donc entière : quelle est aujourd’hui la place de la femme tunisienne dans les postes de décision ?

Néjia Gharbi, directrice générale de la Caisse des dépôts et consignations, porte sur cette réalité un regard lucide et sans concession. Selon elle, la Tunisie est encore loin de répondre aux aspirations des femmes.

“ Nous ne sommes pas encore parvenus à une situation qui réponde réellement aux aspirations et aux attentes des femmes. Nous manquons encore de femmes dans les postes de décision, nous sommes très peu représentées dans les conseils d’administration ainsi que dans les fonctions importantes et influentes. Ce constat est parfois inquiétant notamment par rapport au nombre important de femmes très compétences dans tous les domaines . Je le ressens et j’en suis convaincue : la femme tunisienne mérite une meilleure représentativité ”, affirme-t-elle.

Pour la Directrice générale de la CDC, il est indispensable d’offrir davantage de possibilités aux femmes et de leur permettre d’exercer pleinement leur capacité à décider et à diriger.

“Il faut donner davantage de chances aux femmes d’accéder aux postes de décision et d’être plus représentées dans les conseils d’administration et ça était prouvé que sa participation à la prise de décision améliore énormément l’efficacité des conseils ” , souligne-t-elle.

Cette exigence ne relève ni d’un privilège ni d’une faveur. Elle repose sur un principe simple : les femmes qui disposent des compétences, de l’expérience et de la légitimité nécessaires doivent pouvoir accéder aux responsabilités qui leur reviennent. Le combat de la confiance en soi Néjia Gharbi estime toutefois que l’accès des femmes aux postes de responsabilité ne dépend pas uniquement des institutions. Il exige également une mobilisation individuelle et collective.

« La femme tunisienne n’a pas encore atteint l’objectif ni même le niveau auquel elle aspirons. Cela nécessite beaucoup d’efforts, notamment d’avoir confiance en soi, de se présenter lorsqu’il le faut et de défendre sa position », explique-t-elle. Elle évoque une réalité encore trop fréquente : des femmes parfaitement qualifiées sont parfois écartées ou remplacées par des hommes dont les compétences sont moindres. « Certaines femmes qui méritent d’être nommées à des postes importants se retrouvent parfois écartées pour des raisons qui n’ont rien à voir avec les compétences »,  insiste-t-elle.

Ces mots résonnent comme un appel à ne plus accepter d’être écarté sans raison . À ne plus se contenter d’être présentes sans être entendues. À ne plus s’arrêter au niveau des postes inférieurs et persévérer pour pouvoir accéder aux premiers postes de décider.

Néjia Gharbi: « être fière d’être une femme, fière d’être une femme tunisienne »

Les femmes tunisiennes ont pourtant démontré, dans de nombreux domaines, leur capacité à exceller. Dans les parcours universitaires , la recherche, mais cette excellence n’est pas aussi visible dans la vie professionnelle, pourtant elle a accumulé les réussites et fait preuve d’une remarquable persévérance.  » Les femmes tunisiennes ont brillé dans leur parcours académique et de la recherche et les résultats universitaires le prouvent . Nous souhaitons qu’elles puissent continuer sur cette même voie dans la vie professionnelle . Il ne faut pas baisser les bras : il faut se battre, persévérer, avoir confiance en soi et être fière d’être une femme, fière d’être une femme tunisienne »,  rappelle Néjia Gharbi.

Son message est à la fois simple et puissant : continuer à avancer, à s’affirmer et à refuser les limites imposées. Car la réussite ne repose pas uniquement sur le talent. Elle exige aussi de la confiance en soi, de la résilience et la capacité de se relever chaque fois que l’on tente de fermer une porte. « Les femmes doivent continuer à briller et à s’affirmer afin d’obtenir ce qu’elles méritent. Grâce à un effort collectif et généralisé, nous pourrons parvenir à une meilleure représentation des femmes et leur permettre d’occuper la place qui leur revient, tant dans leur parcours professionnel que dans la vie civile », conclut-elle.

Le combat est donc loin d’être terminé. Il appartient aux institutions de garantir des chances équitables, aux entreprises d’éviter les discriminations et à la société de rompre avec les réflexes qui associent encore trop souvent le pouvoir à la figure masculine.

Quant aux femmes, le message est clair : croire en soi, persévérer, faire preuve de résilience, ne pas baisser les bras car le chemin est encore long .

 

 

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Gironde : Aminata Pouye, candidate LFI, victime d’une attaque raciste

Aminata Pouye a dénoncé une violente agression près de Bordeaux samedi soir. Quatre hommes l’ont insultée et lui ont jeté un liquide irritant au visage. En bref Aminata Pouye, candidate LFI aux sénatoriales en Gironde, dénonce une attaque raciste. Quatre…

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Tunisie – Afrique : où se trouvent les prochaines opportunités pour les entreprises ?

Les échanges commerciaux de la Tunisie avec le continent africain ont atteint 4,93 milliards de dollars en 2025, contre 4,64 milliards en 2024, d’après l’African Trade Report 2026 d’Afreximbank. Derrière cette progression, la marge de développement demeure importante et prometteuse pour les entreprises tunisiennes.

Le principal enjeu se situe en Afrique subsaharienne. Les échanges tunisiens avec cette partie du continent ne représentaient que 550 millions de dollars en 2024, dont 425 millions d’exportations tunisiennes. Afreximbank estime pourtant à plus de 500 millions de dollars le potentiel additionnel d’exportations tunisiennes vers cette région, notamment dans l’industrie, l’agroalimentaire et les biens intermédiaires.

Pour les entreprises tunisiennes, l’opportunité ne consiste donc pas à viser « l’Afrique » dans son ensemble. Le choix des marchés, l’identification des besoins locaux et la capacité de sécuriser la logistique et le financement deviennent déterminants. Ces deux derniers éléments figurent d’ailleurs parmi les conditions identifiées pour permettre à la Tunisie de mieux exploiter ce potentiel.

Un marché à conquérir avec méthode

Pour les entreprises tunisiennes, l’enjeu est désormais de transformer ce potentiel en contrats, partenariats et implantations. Les secteurs industriel, agroalimentaire et celui des biens intermédiaires apparaissent comme des terrains à examiner en priorité. L’expansion africaine peut ainsi devenir un véritable levier de croissance, à condition de partir d’une stratégie ciblée et méthodique plutôt que d’une approche générale du continent et des opportunités qu’il présente.

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Les Lionnes de l’Atlas dans le dernier carré de la CAN féminine

Les Lionnes de l’Atlas se sont qualifiées pour les demi-finales de la Coupe d’Afrique des nations féminine (Maroc-2026) et ont gagné leur ticket pour le Mondial 2027 au Brésil, après leur victoire face à l’Afrique du Sud par 2 buts…

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ATFD | Touche pas à mon Code du statut personnel !

Dans un contexte international et régional préoccupant, caractérisé par une montée des menaces et des remises en cause grandissantes des droits des femmes, l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) organise un séminaire international sur le thème «Où en sommes-nous de l’égalité ?», entre l’homme et la femme s’entend, le mercredi 12 août 2026 à partir de 09h00 à l’Hôtel El Mechtel à Tunis (Salle des congrès au 9e étage).

Ce séminaire intervient dans une étape historique marquant le 70e anniversaire de la promulgation du Code du statut personnel (13 août 1956), considéré comme une réforme juridique pionnière et emblématique dans la région arabe et musulmane.

Le séminaire vise à évaluer les acquis et les limites du CSP dans la réalisation d’une égalité effective au sein de la famille.

Il analysera également les facteurs du recul des droits des femmes aux niveaux régional et international face aux crises et aux conflits.

Les travaux et les ateliers de ce séminaire seront couronnés par l’élaboration et l’adoption de la «Déclaration de Tunis pour l’égalité au sein de la famille», qui sera officiellement signée par l’ATFD et les organisations internationales et régionales partenaires le soir du 13 août.

Ce rendez-vous sera marqué par la participation de grandes figures des droits humains, d’universitaires et de militantes féministes portant des expériences et des parcours de lutte diversifiés de la région arabe et de son environnement régional. Parmi les principales participantes la Palestinienne Afef Ghatacha, pour analyser la réalité des lois du statut personnel et de la famille sous occupation et les mutations de l’après-Oslo ; la Soudanaise Najla Nourine, pour mettre en lumière les conditions des femmes et des familles face aux conflits armés ; la Marocaine Atifaa Timjerdine, pour présenter l’expérience du mouvement féministe marocain et sa revendication d’un changement global et profond du Code de la famille ; l’Algérienne Nadia Ait Zai, pour proposer une lecture critique des luttes et des revendications de modification du Code de la famille en Algérie ; l’Irakienne Bochra Abou Eleis, pour débattre des tensions autour de la loi irakienne sur le statut personnel et la réalité de la société irakienne ; l’Égyptienne Nivine Obeid, pour exposer les réalités et les défis actuels du mouvement féministe égyptien ; de la Kurde Nubahar Mostafa, pour présenter le modèle de la loi sur la famille dans l’Administration autonome du Kurdistan irakien ; de la Turque Dilan Kunt et Libanaise Marie Debs.

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Afrobarometer : un jeune Tunisien sur deux envisage de quitter le pays

L’aspiration à l’émigration demeure forte en Tunisie, en particulier chez les jeunes. C’est l’un des principaux enseignements du rapport African Insights 2026 publié par Afrobarometer, qui a interrogé des citoyens dans 38 pays africains.

À l’échelle du continent, 45 % des personnes interrogées déclarent avoir déjà envisagé de s’installer à l’étranger. En Tunisie, 24 % affirment y avoir souvent pensé, tandis que 11 % disent l’avoir envisagé « quelque peu » et 5 % « un peu », soit près de quatre Tunisiens sur dix ayant déjà considéré un départ.

Le phénomène est encore plus marqué chez les 18-35 ans. Selon le rapport, 51 % des jeunes Tunisiens ont sérieusement envisagé d’émigrer, un niveau qui place la Tunisie parmi les pays africains où cette aspiration est la plus forte.

Les raisons invoquées sont avant tout économiques. La recherche d’un emploi constitue le premier motif de départ, suivie de la volonté d’échapper à la pauvreté ou aux difficultés économiques. Les motivations liées aux études, aux libertés politiques ou au tourisme restent largement minoritaires.

Ces résultats illustrent l’ampleur des attentes économiques de la jeunesse tunisienne et confirment que les perspectives d’emploi demeurent le principal moteur des projets d’émigration.

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Marhaba 2026 : plus de 2,7 millions de MRE déjà accueillis

Le nombre de Marocains résidant à l’étranger (MRE) ayant rejoint le territoire national depuis le lancement de l’opération « Marhaba » s’élève à 2.741.570 personnes, soit une hausse de 0,45 % par rapport à la même période de l’année précédente,…

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L’inflation ralentit en juillet, les services et l’alimentation toujours sous pression

Le taux d’inflation annuel s’est établi à 5,1% en juillet 2026, marquant un léger ralentissement par rapport aux 5,3% du mois précédent. Ce chiffre, bien qu’en baisse, reste élevé et cache des disparités importantes entre les secteurs, les produits libres continuant de tirer la hausse vers le haut.

Le reflux de l’inflation globale est principalement attribuable au ralentissement de la hausse des prix des produits alimentaires et boissons (6,6% en juillet contre 7,1% en juin). Ce secteur, pourtant crucial pour le pouvoir d’achat des ménages, semble marquer une pause après des mois de fortes augmentations.

La hausse des prix des produits alimentaires, bien que ralentie, reste un des principaux moteurs de l’inflation. Sur un an, plusieurs produits de première nécessité ont vu leurs prix grimper de manière significative. Les viandes sont en première ligne, avec la viande ovine (+16,7%), la viande bovine (+13,7%) et la volaille (+12,5%) qui enregistrent des hausses à deux chiffres. Les poissons frais ne sont pas en reste avec une augmentation de 11,6%. Les fruits frais ont vu leurs prix s’envoler de 13,8% sur un an. En revanche, cette flambée est atténuée par la baisse des prix des huiles alimentaires (-4,9%) et des œufs (-3,8%), des denrées qui avaient connu de fortes hausses les années précédentes.

Les prix des services d’hébergement ont bondi de 16,6% sur un an, et de 7,2% rien que sur le seul mois de juillet. Cette hausse, probablement liée à la saison touristique estivale, est le principal facteur de l’augmentation du groupe restaurants et hôtels (+1,4% sur le mois). Les services de santé ont augmenté de 0,7% en juillet, portés par les produits pharmaceutiques (+1,2%). Sur un an, l’inflation dans ce secteur est de 2,7%.

Quant au groupe de habillement et chaussures, souvent soumis à des variations saisonnières, il affiche une hausse annuelle de 9,1%, soulignant que les prix des vêtements neufs restent orientés à la hausse.

Le taux d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits alimentaires et l’énergie, a légèrement reculé, passant de 4,9% en juin à 4,8% en juillet. Cette baisse, bien que modeste, est un signal que les pressions inflationnistes structurelles pourraient commencer à s’atténuer. Les prix des produits libres (non régulés) ont augmenté de 6,2% sur un an, alors que les prix des produits encadrés ont gagné 1,1%.

Par régime de prix, la contribution la plus forte à l’inflation provient des produits non alimentaires libres (3,0%) et des produits alimentaires libres (1,9%). L’inflation actuelle est donc principalement tirée par les mécanismes de marché non régulés. Le chemin est encore long avant de voir les prix baisser significativement.

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JCC 2026 | Ouverture des inscriptions pour les compétitions officielles

Le Comité d’organisation de la 37eme édition des Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) annonce l’ouverture des inscriptions des films pour participer aux compétitions officielles de l’édition actuelle qui se tiendra du 12 au 19 décembre 2026.

Les compétitions concernées sont :

  • Compétition des longs métrages de fiction
  • Compétition des longs métrages documentaires
  • Compétition des courts métrages
  • Compétition Carthage Ciné Promesse

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 15 septembre 2026.

Les films doivent être inscrits exclusivement via la plateforme électronique dédiée.

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TMM : cinq mois de stabilité à 6,99 %

Le taux moyen du marché monétaire (TMM) s’est maintenu à 6,99 % durant le mois de juillet 2026, selon les dernières données publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT). Il s’agit du cinquième mois consécutif où cet indicateur demeure inchangé, traduisant une stabilité des conditions de financement sur le marché monétaire.

Cette stabilité s’inscrit dans une tendance de baisse progressive observée au cours des dernières années. En glissement annuel, le TMM est passé de 8 % en juillet 2023 à 7,97 % en juillet 2024, puis à 7,5 % en juillet 2025, avant de s’établir à 6,99 % cette année.

Le TMM avait atteint un pic de 8,05 % en mars 2023, à la suite du resserrement de la politique monétaire engagé par la Banque centrale afin de contenir les tensions inflationnistes. Depuis, l’indicateur suit une trajectoire baissière, reflétant l’évolution de la politique monétaire de l’institut d’émission.

Étroitement lié au taux directeur de la BCT, actuellement fixé à 7 %, le TMM constitue un indicateur de référence du coût des liquidités entre les banques. Son évolution influence directement les conditions de financement de l’économie, notamment les taux appliqués aux crédits accordés aux ménages et aux entreprises.

Le maintien du TMM à son niveau actuel témoigne ainsi de la poursuite d’une politique monétaire prudente, dans un contexte où la Banque centrale privilégie la stabilité des prix et des équilibres financiers, tout en surveillant l’évolution de l’inflation et de l’activité économique.

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Tribune – Tunisie. La société civile, entre torpeur et éclat

La société civile tunisienne oscille depuis 2021 entre un abandon relatif et des coups d’éclat, confirmant en tout cas son statut historique depuis l’indépendance. En bref La société civile tunisienne s’est mobilisée le 25 juillet 2026 à Tunis, à l’occasion…

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La FIFA envisage de créer une entité commerciale de 20 milliards de dollars

Le Financial Times, citant des sources bien informées, a rapporté, mardi 28 juillet 2026, que la FIFA prévoyait de créer une nouvelle entité commerciale d’une valeur d’environ 20 milliards de dollars, avec une participation minoritaire proposée aux investisseurs.

Le journal ajoute que la FIFA coopère avec JPMorgan pour organiser le processus d’attraction des investisseurs, une participation de 20 % dans la nouvelle entité commerciale devant être vendue dans le cadre de l’accord, affirment des sources.

Ces projets interviennent dans un contexte de succès commercial suite à la récente Coupe du monde. La FIFA devant générer 13 milliards de dollars de revenus au cours du cycle quadriennal actuel; contre 7,6 milliards de dollars lors du cycle précédent.

La FIFA engrange 11 milliards de dollars malgré la controverse

La Coupe du monde 2026 a connu un succès populaire et financier exceptionnel, surmontant les obstacles politiques, les controverses liées à l’arbitrage et les problèmes d’organisation pour devenir l’édition la plus lucrative de l’histoire du football.

Cependant, ce succès a simultanément relancé le débat sur les priorités de la FIFA entre le développement du football et la maximisation de ses revenus.

D’ailleurs, Infantino, le président de la FIFA, n’a pas caché son désir d’élargir à nouveau le tournoi à 64 équipes d’ici 2030. Et ce, malgré les inquiétudes concernant la pression physique croissante sur les joueurs, compte tenu d’un calendrier chargé de 104 matchs en seulement 39 jours.

Les critiques des supporters concernant l’importance croissante accordée aux revenus se sont également intensifiées. Pour la première fois dans l’histoire de la Coupe du monde, la FIFA a mis en place un système de billetterie dynamique, qui ajuste automatiquement les prix en fonction de la demande, contribuant ainsi à des prix records.

La FIFA investit dans tout

La FIFA a continué à rechercher de nouvelles sources de revenus, ne se contentant pas de sa part des ventes de nourriture et de boissons et de la revente de billets, mais proposant également à la vente des morceaux de terrain du match final entre l’Argentine et l’Espagne pour 3 000 dollars pièce, accompagnés d’une maquette en verre de la Coupe du monde.

Les pauses hydratation obligatoires ont également suscité une vive polémique parmi les supporters. Si la FIFA a justifié cette décision comme un moyen de protéger les joueurs des fortes chaleurs, ces pauses ont offert aux diffuseurs de nouvelles opportunités de vendre des espaces publicitaires pendant les matchs.

On estime qu’une publicité télévisée de 30 secondes pendant la Coupe du monde coûte entre 250 000 et 750 000 dollars. Ce qui signifie que les pauses publicitaires supplémentaires ont créé des centaines de nouvelles opportunités publicitaires capables de générer près d’un demi-milliard de dollars supplémentaires pour les chaînes de télévision.

Ces revenus accrus devraient faire grimper la valeur des droits de diffusion à l’avenir. D’autant plus que la FIFA a déjà commencé à commercialiser les droits pour la Coupe du monde 2030.

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Canicule, nuits tropicales, explosion de la climatisation : l’été 2026 hors norme en Tunisie

L’été 2026 pourrait marquer un tournant dans la manière dont la Tunisie appréhende les effets du changement climatique sur son système énergétique. Entre la multiplication des vagues de chaleur, la hausse spectaculaire de la demande en climatisation et la pression croissante sur le réseau électrique, le pays fait face à des défis qui pourraient devenir récurrents dans les prochaines années.

Dans une déclaration accordée à L’Économiste Maghrébin, en marge du séminaire intitulé « Facing the Energy Crisis: Empowering Tunisian Households to Embrace Solar Energy », organisé avec le soutien de la Fondation Friedrich Naumann Tunisie, l’ingénieur en environnement et spécialiste en énergie Hamdi Hached revient sur les facteurs qui expliquent cette situation exceptionnelle et appelle à accélérer l’adaptation des infrastructures.

Cette rencontre, qui a réuni des experts, des acteurs institutionnels et des professionnels du secteur énergétique, a notamment porté sur les défis actuels liés à la crise énergétique et sur le rôle du photovoltaïque résidentiel comme levier de résilience et de transition énergétique.

Hamdi Hached note que l’année 2026 constitue une rupture dans l’évolution des phénomènes climatiques extrêmes. « En 2026, nous avons connu une situation exceptionnelle à l’échelle mondiale. Près de 62 % des surfaces terrestres ont été touchées par des vagues de chaleur, avec des températures largement supérieures aux normales saisonnières », explique-t-il à L’Économiste Maghrébin.

Cette tendance s’est également manifestée dans la région méditerranéenne et en Europe, où plusieurs épisodes caniculaires se sont succédé sur une période particulièrement courte. « En seulement 40 jours, nous avons enregistré au moins quatre vagues de chaleur importantes, avec des durées relativement longues », précise l’expert.

Au-delà de l’intensité des températures, Hamdi Hached insiste sur un changement majeur dans le calendrier d’apparition de ces phénomènes. « Les vagues de chaleur étaient auparavant principalement associées à l’été. Aujourd’hui, nous observons des épisodes de forte chaleur dès le mois de mai », souligne-t-il.

Une demande électrique dopée par l’explosion de la climatisation

Pour l’ingénieur, la situation énergétique observée en Tunisie durant l’été 2026 n’est pas une surprise totale. Elle résulte d’une accumulation de facteurs climatiques et structurels qui avaient déjà été identifiés depuis plusieurs années.

« Nous avions été alertés depuis 2013-2014 sur le risque d’atteindre une telle situation. La transition énergétique et la nécessité d’investir dans les infrastructures étaient déjà au centre des discussions », rappelle-t-il.

Parmi les phénomènes les plus préoccupants figure celui des « nuits tropicales », caractérisées par une faible diminution des températures durant la nuit. Cette absence de rafraîchissement naturel empêche les bâtiments de retrouver des températures plus supportables et accentue le recours aux équipements de climatisation.

« Normalement, la température doit diminuer pendant la nuit. Mais nous avons connu des nuits où elle est restée autour de 34, 35 voire 36 degrés dans certaines régions, avec des pointes proches de 38 degrés. Le nombre de nuits tropicales prolongées a fortement augmenté », explique Hamdi Hached.

Cette situation a eu un effet direct sur la consommation électrique. Lorsque les températures restent élevées en continu, les climatiseurs fonctionnent plus longtemps et sollicitent davantage le réseau. « Lorsque la chaleur persiste jour et nuit, la consommation des climatiseurs augmente fortement. Cela a provoqué une hausse brutale de la demande électrique », affirme-t-il.

En outre, l’expert souligne que cette demande supplémentaire a entraîné une augmentation significative de la puissance appelée sur le réseau national. « Nous sommes passés d’une capacité de pointe autour de 5 000 mégawatts à une demande supérieure, avec près de 1 000 mégawatts supplémentaires liés essentiellement aux climatiseurs », détaille-t-il.

Un phénomène qui pourrait se reproduire

Ainsi, Hamdi Hached affirme que l’épisode vécu durant l’été 2026 doit être considéré comme un signal d’alerte. Rien ne permet d’affirmer que ces conditions climatiques resteront exceptionnelles.

« Nous n’avons aucune garantie que ce phénomène ne se reproduira pas. Nous n’avons jamais atteint auparavant ce niveau de chaleur », avertit-il.

Cette évolution intervient dans un contexte où le nombre d’équipements de climatisation installés dans les foyers tunisiens continue d’augmenter. « Aujourd’hui, nous comptons environ 2,8 millions de climatiseurs et ce chiffre continue de progresser. Avec la multiplication des épisodes de chaleur, la demande de refroidissement va continuer à augmenter », estime-t-il.

L’expert ajoute également que l’évolution des besoins sociaux pourrait accentuer cette pression. « Certaines catégories sociales qui n’avaient pas accès auparavant à la climatisation pourraient chercher à s’équiper en raison des fortes chaleurs. Cela entraînera mécaniquement une nouvelle hausse de la demande », explique-t-il.

Anticiper plutôt que subir

Face à cette nouvelle réalité climatique, Hamdi Hachad estime que la Tunisie doit changer d’approche et privilégier l’anticipation plutôt que la gestion des crises ponctuelles.

« Ce phénomène est lié à l’évolution du climat de la planète. Il ne faut pas transmettre un mauvais message aux citoyens en leur faisant porter toute la responsabilité. L’enjeu est plutôt de savoir comment se préparer et comment adapter nos infrastructures », insiste-t-il.

Selon lui, les prochaines décisions d’investissement seront déterminantes. « La vraie question est : que devons-nous investir aujourd’hui pour éviter de revivre cette situation demain ? », interroge-t-il.

L’adaptation du système énergétique ne passe pas uniquement par l’augmentation des capacités de production électrique. Elle implique également une transformation profonde des modes de construction et de consommation.

L’efficacité énergétique comme première ligne de défense

Parmi les solutions envisageables, Hamdi Hachad met en avant le développement du « refroidissement passif », qui consiste à concevoir des bâtiments capables de limiter naturellement l’accumulation de chaleur.

« Il faut réfléchir à l’architecture de nos maisons, de nos bâtiments administratifs et de nos infrastructures pour réduire naturellement la chaleur accumulée », explique-t-il.

La végétalisation des espaces urbains constitue également un levier important. « Chaque arbre, chaque espace vert contribue à créer un microclimat. La baisse de température générée permet de réduire la consommation énergétique liée à la climatisation », souligne-t-il.

L’isolation thermique des bâtiments doit aussi devenir une priorité dans les politiques publiques. « Nous devons revoir notre cadre réglementaire et intégrer davantage les techniques d’isolation thermique dans les constructions futures », plaide l’expert.

Enfin, Hamdi Hached insiste sur la nécessité d’une meilleure préparation des citoyens avant les périodes de forte chaleur. « Il faut mettre en place une véritable stratégie de sensibilisation avant la saison estivale, notamment sur la rationalisation de la consommation électrique. Cela ne réglera pas toute la crise, mais cela peut contribuer à limiter les pics de demande » conclut-il.

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Entrées de visiteurs en Tunisie : quels résultats à fin juin 2026

Le nombre total d’entrées de non-résidents en Tunisie durant le premier semestre de l’année 2026 a légèrement progressé par rapport à la même période de 2025. Zoom sur les particularités de cette période.

On craignait une baisse manifeste des arrivées touristiques en Tunisie tant l’impact du conflit armé au Moyen-Orient au cours du printemps 2026 avait provoqué un retard de réservation de séjours. Finalement, la destination tunisienne s’en sort bien pour la première moitié de l’année si l’on observe les principaux indicateurs vus de manière sommaire.

Du 1er janvier au 30 juin 2026, le nombre global d’entrées de visiteurs a très légèrement progressé de 2,1% atteignant 4 546 389 non-résidents comptabilisés aux frontières aériennes, terrestres et maritimes selon les chiffres officiels compilés par la Police aux frontières.

Européens: les Anglais en force

Le nombre total de ressortissants du continent européen entrés en Tunisie au cours du premier semestre a été en très légère hausse de 2,3% par rapport au premier semestre 2025, totalisant 1 310 780 visiteurs, correspondant à une part de marché de 28,8%, laquelle est demeurée stable ces dernières années.

Top Ten européen/évolution par rapport à S1/2025 :

1) Français : 518 113 (+2,5%)

2) Anglais: 217 354 (+8,6%)

3)  Allemands: 120 949 (+6,6%)

4) Polonais: 107 494 (-0,7%)

5) Italiens: 67 141 (+2,7%)

6) Belges: 39 373 (-2,2%)

7) Tchèques: 37 441 (-3,8%)

8) Roumains: 20 989 (-3,1%)

9) Portugais: 19 681 (+5,5%)

10) Espagnols: 14 555 (+2,5%)

Libyens en recul, Algériens en hausse.

Les visiteurs en provenance notamment d’Algérie et de Libye ont continué à dominer les entrées de non-résidents en Tunisie avec 2 443 373 visiteurs, avec une légère croissance de 1,3% en dépit d’un net recul de 10% des arrivées libyennes qui ont été compensées par une évolution de plus de 11% des Algériens.

Les Tunisiens résidents à l’étranger ont été quant à eux plus nombreux à rentrer au pays au cours de la période indiquée, avec 667 100 arrivées, en hausse de 5,8%.

©Destination Tunisie

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11 millions de touristes en Tunisie en 2025 ? Ce que disent les chiffres et comment les interpréter

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Marokko – Fouzi Lekjaa soll in die Regierungspartei PAM eintreten

KJönigDer für den Staatshaushalt zuständige Staatssekretär und Präsident des Fußballverbandes FRMF soll kurz vor den Parlamentswahlen der Partei für Authentizität und Moderne PAM beitreten. Rabat – Wenige Wochen vor den marokkanischen Parlamentswahlen verdichten sich Berichte über einen bevorstehenden Parteieintritt von Fouzi Lekjaa. Nach übereinstimmenden Informationen der Nachrichtenportale Le360 und Le Site Info bereite der für […]

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Maroc : Rabat accueille le Sommet des Forces Maritimes Africaines

Le Maroc accueille le Sommet des Forces Maritimes Africaines (AMFS-2026) du 20 au 24 juillet à Rabat, en application des Hautes Instructions du Roi Mohammed VI, Chef suprême et Chef d’État-Major général des Forces armées royales. En bref Le Maroc…

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