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Notre regard sur la tentative de coup d’État contre Bourguiba en 1962

Il est des épisodes de l’histoire nationale qui, parce qu’ils ont été immédiatement enfermés dans un récit officiel, cessent presque de faire l’objet d’une véritable enquête historique. La tentative de coup d’État de décembre 1962 contre Habib Bourguiba est de
ceux-là.

Abdelhamid Larguèche *

L’affaire semblait depuis longtemps classée : un groupe de militaires et de civils, conduit par Lazhar Chraïti, aurait projeté d’assassiner le président de la République et de renverser le régime. L’échec du complot, les arrestations, le procès devant le tribunal militaire et les condamnations avaient fourni les éléments d’un récit devenu dominant.

Le mérite premier du nouveau livre de Mohamed El May, ‘‘محاولة الانقلاب على بورقيبة: مؤامرة 1962’’, publié en 2026, est précisément de rouvrir ce dossier à partir des documents judiciaires et des paroles des principaux protagonistes.

Ce n’est pas seulement un nouveau récit de l’affaire. C’est une invitation à relire une séquence décisive de l’histoire de la Tunisie indépendante.

Faire parler ceux qui avaient été condamnés

L’apport le plus important du livre réside dans la publication d’un ensemble documentaire considérable : vingt-cinq interrogatoires de prévenus, quatre plaidoiries de la défense, les dernières déclarations des accusés et le jugement. Ce choix est historiquement précieux.

Pendant longtemps, les condamnés de 1962 ont surtout existé dans la mémoire publique à travers les accusations portées contre eux et le récit politique qui accompagna le procès. El May restitue leurs propres paroles. Non pas pour les transformer automatiquement en vérité, encore moins pour les réhabiliter, mais pour permettre à l’historien et au lecteur de mesurer la diversité de leurs positions, de leurs motivations et de leurs itinéraires.

C’est là toute la différence entre une histoire racontée à partir d’un verdict et une histoire qui revient aux sources du dossier.

Les interrogatoires ne constituent évidemment pas une parole transparente. Un accusé interrogé par les enquêteurs peut chercher à minimiser son rôle, à en charger un autre, à protéger des proches ou à présenter son engagement sous un jour plus favorable. Mais cette limite ne diminue pas leur intérêt. Elle impose au contraire de les confronter entre eux et de les croiser avec la presse de l’époque, les archives et les autres témoignages.

C’est cette confrontation qui fait naître l’histoire.

L’un des effets les plus intéressants de la documentation réunie par Mohamed El May concerne la place de Lazhar Chraïti dans l’affaire.

Le récit traditionnel avait fortement personnalisé la tentative autour de sa figure. Or les interrogatoires font apparaître un paysage plus complexe, dans lequel Omar Bembli semble jouer un rôle beaucoup plus important que ne le laissait entendre le récit traditionnel.

Il faudrait cependant éviter de remplacer une simplification par une autre : passer du « complot de Chraïti » au « complot de Ben Bembli » ne ferait que déplacer le problème.

Ce que les documents semblent plutôt révéler, c’est l’existence d’un milieu hétérogène dans lequel se rencontrent des militaires, d’anciens combattants de la lutte nationale, des civils et des hommes issus de sensibilités politiques différentes.

La question historique devient alors plus intéressante : comment des trajectoires aussi différentes ont-elles pu converger, à la fin de 1962, autour de l’idée d’une action contre le pouvoir de Bourguiba ?

Les frustrations de l’après-indépendance

C’est probablement sur ce terrain que le livre ouvre les pistes les plus fécondes.

Les témoignages réunis par El May font apparaître, derrière le projet politique, une accumulation de frustrations. Elles ne sont pas toutes de même nature.

Il y a d’abord des griefs politiques : le règlement de la question de Bizerte, les rapports avec la France, les choix effectués après l’indépendance, la concentration progressive des pouvoirs et la place réservée aux différentes composantes du mouvement national.

Mais il existe aussi une autre dimension, plus sociale et personnelle.

Certains anciens combattants semblent avoir considéré que leur participation à la lutte nationale leur donnait des droits particuliers dans l’État nouvellement indépendant : responsabilités, postes, autorisations, terres, avantages ou reconnaissance.

Cette dimension est essentielle pour comprendre les tensions de l’après-indépendance. La génération qui avait combattu pour l’indépendance ne partageait pas nécessairement la même conception de ce que devait être l’État indépendant.

Pour les uns, l’indépendance devait ouvrir une nouvelle étape de construction institutionnelle. Pour d’autres, ceux qui avaient combattu dans les maquis pouvaient considérer qu’ils étaient les véritables fondateurs de cet État et qu’ils devaient donc en occuper les premières places.

Le conflit n’était donc pas seulement un conflit entre des individus et un président. Il touchait à une question beaucoup plus profonde : à qui appartient la légitimité dans un État nouvellement indépendant ?

Pour les uns, l’indépendance devait ouvrir une nouvelle étape de construction institutionnelle. Pour d’autres, ceux qui avaient combattu dans les maquis pouvaient considérer qu’ils étaient les véritables fondateurs de cet État et qu’ils devaient donc en occuper les premières places.

Le conflit n’était donc pas seulement un conflit entre des individus et un président. Il touchait à une question beaucoup plus profonde : à qui appartient la légitimité dans un État nouvellement indépendant ?

La question de Bizerte apparaît également comme un élément important de cette histoire.

La bataille de Bizerte de 1961 avait constitué un moment majeur de la mobilisation nationale. Mais son issue et les accords qui suivirent avaient nourri, dans certains milieux, des interrogations et des frustrations.

Il faut ici distinguer les faits des mémoires politiques qui se sont construites autour d’eux.

Ce qui importe historiquement, c’est que Bizerte apparaît dans les témoignages comme l’un des éléments à travers lesquels certains protagonistes de 1962 exprimaient leur désaccord avec les orientations du pouvoir.

L’événement n’était donc pas seulement une affaire de personnes. Il s’inscrivait dans les débats, les déceptions et les recompositions politiques de la Tunisie des premières années de l’indépendance.

Le procès est lui aussi un objet d’histoire

Il serait cependant incomplet de s’arrêter aux préparatifs du complot.

Le procès militaire de 1963 constitue lui-même un objet historique majeur.

Les interrogatoires, les plaidoiries, les dernières paroles des accusés et le jugement publiés par Mohamed El May permettent de revenir sur la manière dont la justice militaire a traité cette affaire.

Là encore, il faut éviter les conclusions trop rapides. Un procès politique ou militaire ne peut être étudié seulement à travers son verdict. Il faut regarder les conditions de l’instruction, la défense, les catégories d’accusation, les peines prononcées et la manière dont l’affaire fut ensuite intégrée au récit national.

Autrement dit, l’historien doit étudier à la fois ce qui s’est passé en 1962 et la manière dont la Tunisie officielle a raconté ce qui s’était passé.

C’est probablement l’un des grands intérêts du livre de Mohamed El May.

À cet égard, un discours prononcé par Bourguiba après la découverte de la conspiration constitue une source particulièrement révélatrice.

Bourguiba y présente l’affaire comme une menace directe contre sa personne et contre l’existence même de l’État. Il insiste sur les projets d’assassinat et sur la volonté supposée des conspirateurs de provoquer le chaos.

Mais son discours apporte également un éclairage involontairement précieux sur les ressorts du conflit.

Il revient longuement sur les anciens combattants, sur ceux qui considèrent que leur participation à la lutte nationale leur confère des droits particuliers et sur les frustrations liées aux postes, aux privilèges ou aux avantages attendus.

Il affirme au contraire un principe qui est au cœur de sa conception de l’État : l’indépendance ne peut signifier la remise du pouvoir à ceux qui ont combattu les armes à la main. Tous les citoyens doivent être égaux devant l’État.

Cette partie du discours mérite d’être confrontée aux témoignages publiés par El May.

Non parce que le discours présidentiel constituerait la clé permettant de résoudre l’affaire, mais parce qu’il montre comment Bourguiba lui-même interprétait le conflit.

De la légitimité révolutionnaire à la légitimité de l’État

C’est peut-être ici que se trouve le véritable enjeu historique de 1962.

Les premières années de l’indépendance sont marquées par le passage d’une légitimité de la lutte nationale à une légitimité fondée sur l’État.

Ce passage ne va pas de soi.

Ceux qui avaient combattu dans la clandestinité, dans les maquis ou dans les réseaux politiques pouvaient considérer que leurs sacrifices leur donnaient une place particulière dans la nouvelle Tunisie.

Bourguiba défendait une conception différente : une fois l’indépendance acquise, la légitimité ne devait plus appartenir aux combattants en tant que tels, mais aux institutions de l’État.

Le conflit de 1962 peut ainsi être lu comme l’un des moments où s’affrontent deux conceptions de la légitimité nationale.

L’une s’appuie sur le sacrifice et le combat passé ; l’autre sur la construction d’un État centralisé, organisé et durable.

Cette opposition n’épuise évidemment pas l’affaire. Elle ne doit pas faire oublier les ambitions personnelles, les rivalités politiques, les sensibilités idéologiques et les frustrations sociales qui apparaissent dans les témoignages.

Mais elle permet de replacer l’événement dans une histoire plus large de la construction de l’État tunisien.

Il faut enfin saluer une précaution essentielle que devrait conserver toute lecture du livre : rouvrir un dossier n’équivaut pas à réhabiliter ceux qui furent condamnés.

L’historien n’est ni procureur ni avocat.

Son travail consiste à établir les faits, à confronter les versions, à mesurer les contradictions et à restituer aux acteurs leur complexité.

Le livre de Mohamed El May rend possible ce travail parce qu’il redonne accès à des sources qui permettent de dépasser le récit simplifié d’une affaire définitivement close.

Il ne répond pas à toutes les questions. Et c’est précisément ce qui fait sa valeur.

Il invite à poursuivre l’enquête : dans les archives de l’État, dans la presse de 1962-1963, dans les archives militaires et judiciaires, dans les mémoires des familles et dans les témoignages ultérieurs des protagonistes.

Une affaire qui mérite enfin de sortir de la légende

Soixante-quatre ans après les événements, la tentative de 1962 mérite donc autre chose qu’une répétition du récit qui s’est imposé au lendemain du procès.

Le livre de Mohamed El May ne détruit pas ce récit. Il le met à l’épreuve des documents.

Et c’est déjà beaucoup.

En faisant entendre les accusés, en faisant apparaître la diversité des trajectoires, en donnant à voir les motivations politiques et sociales qui traversaient la Tunisie de l’après-indépendance et en permettant de revenir sur le procès lui-même, il transforme une affaire longtemps réduite à une « conspiration » en objet d’histoire.

C’est probablement là son apport essentiel.

L’intérêt de 1962 n’est pas seulement de savoir qui voulait renverser Bourguiba. Il est de comprendre pourquoi, quinze ans à peine après le début de la lutte nationale, des hommes issus de cette même histoire en sont venus à envisager une rupture violente avec le pouvoir issu de l’indépendance.

* Historien.

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Sonede, GCT : près de 700 millions de dinars de financements de la BAD pour remettre les entreprises publiques à niveau

Près de 700 millions de dinars de financements de la Banque africaine de développement (BAD) sont destinés à la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) et au Groupe chimique tunisien (GCT). Deux opérations portant, d’un côté, sur l’amélioration du rendement du réseau d’eau potable du Grand Tunis et, de l’autre, sur la...

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A l’approche du dépôt du PLF 2027 : le niveau d’exécution du budget 2026 en question

Alors que l’année 2026 entame son dernier trimestre, le compte à rebours est désormais lancé avant le dépôt du projet de loi de Finances 2027 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), prévu au plus tard le 15 octobre 2026, conformément à l’article 42 de la loi organique du budget.

Pendant que se préparent les arbitrages et les discussions autour du prochain exercice budgétaire, l’état d’avancement et le niveau d’exécution de la loi de Finances 2026 soulèvent plusieurs questions.

 

Issam Chouchane : «Il convient de se référer au rapport d’exécution du budget»

«Le calendrier budgétaire est encadré par des délais prévus par la loi organique du budget. L’article 62 prévoit que le gouvernement présente à l’ARP, après l’expiration du premier semestre de chaque année budgétaire, un rapport sur l’exécution du budget et sur l’application des dispositions de la loi de Finances de l’année», a remarqué le député de l’ARP, Issam Chouchane.

Dans une déclaration au journal «Le Temps», le député a affirmé qu’à ce jour, aucun rapport relatif au budget de l’État pour l’année 2026, ni aucun document portant sur le niveau d’exécution du budget au cours des six premiers mois de l’année, n’a été transmis à la Commission des finances de l’ARP.

Issam Chouchane a également évoqué plusieurs dispositions introduites par l’ARP dans la loi de Finances 2026, dont certaines propositions à caractère social. Il a notamment cité le dispositif consacré aux diplômés chômeurs de longue durée.

Cette disposition a suscité un important débat, a-t-il rappelé, soulignant que le Président de la République avait appelé à plusieurs reprises à favoriser l’emploi des personnes concernées et à leur garantir leur droit au travail. Malgré ces orientations, le député affirme qu’aucune avancée concrète n’a, jusqu’à présent, été enregistrée quant à la mise en œuvre de cette disposition.

«Pour déterminer précisément quelles dispositions de la loi de Finances 2026 ont été effectivement appliquées et lesquelles sont restées en suspens, il convient de se référer au rapport d’exécution du budget», a-t-il indiqué.

Ce document, a-t-il expliqué, doit être présenté à la Commission des finances afin de permettre aux députés d’examiner le niveau d’application des différentes dispositions de la loi de Finances.

«Plusieurs dispositions inscrites dans la loi de Finances 2026 n’ont pas été appliquées, tandis que d’autres l’ont été», a-t-il relevé.

À titre d’exemple, Issam Chouchane a cité les dispositions relatives au rééchelonnement des dettes, affirmant que les établissements financiers et bancaires avaient commencé à interagir avec ces dispositions.

À l’inverse, plusieurs mesures restent, selon lui, sans application effective. Outre le dispositif destiné aux diplômés chômeurs de longue durée, le député a notamment évoqué le régime FCR, ainsi que l’avantage fiscal destiné aux Tunisiens résidant à l’étranger qui, selon lui, n’est toujours pas entré en vigueur.

Il a également cité la mesure relative à l’octroi d’une voiture par famille, qui n’aurait pas encore été mise en œuvre. «Une grande partie des dispositions n’a pas été appliquée», a-t-il souligné.

Au-delà du suivi de l’exercice en cours, le député souligne que la fonction exécutive est tenue de présenter, tous les six mois, un rapport sur l’exécution du budget, notamment afin de permettre aux députés de suivre l’évolution des équilibres financiers et de disposer d’une base pour l’élaboration du prochain projet de loi de finances.

Dans le même ordre d’idées, Issam Chouchane a fait référence à l’article 40 de la loi organique du budget, qui prévoit la présentation, avant la fin du mois de juillet de chaque année, des hypothèses et des grandes orientations du budget de l’État pour l’année à venir. «Or, ces éléments n’auraient pas encore été transmis à l’ARP», affirme le député.

 

Tarek Mahdi : «Les lois ne sont plus de simples textes en attente de décision»

Pour sa part, le député Tarek Mahdi a souligné que la priorité revient désormais au gouvernement, en tant qu’autorité chargée de la fonction exécutive, de mettre en œuvre les lois adoptées plutôt que d’en différer l’application.

«Les lois approuvées par l’ARP, promulguées par le Président de la République et publiées au JORT, sont devenues des lois en vigueur. Elles ne sont plus de simples textes en attente de la décision», a-t-il déclaré.

Dans ce cadre, le député appelle à une mise en œuvre effective de ces dispositions sur le terrain, notamment celles relatives à l’intégration des diplômés chômeurs de longue durée. Il cite également d’autres mesures adoptées par l’ARP, portant notamment sur l’utilisation des drones dans le secteur agricole, le dispositif relatif aux voitures, l’ouverture de comptes bancaires en devises, ainsi que diverses mesures de facilitation dans plusieurs domaines.

«Le texte législatif a été adopté, la volonté politique s’est exprimée et la loi a été publiée. Il appartient désormais à l’autorité exécutive de passer à l’application», a-t-il insisté.

Le député a notamment évoqué plusieurs textes liés au Code des changes, à l’investissement et à l’encouragement de l’investissement, estimant que certaines de ces dispositions pourraient contribuer à faciliter l’entrée de devises dans le pays.

S’agissant des attentes liées au projet de loi de Finances 2027, Tarek Mahdi estime que la priorité devrait être donnée à l’application effective des lois déjà adoptées en 2026, plutôt qu’à l’introduction de nouveaux textes.

Il appelle également à accorder une attention particulière aux investisseurs, qu’il considère comme un élément essentiel dans la dynamique de développement économique.

 

Raouf Fkiri : «Faire preuve de davantage de détermination»

De son côté, le député Raouf Fkiri a indiqué que, dès la préparation de la loi de Finances 2026, un accord avait été établi avec le ministère des Finances afin de privilégier une approche participative.

«Toutefois, à ce jour, le suivi de plusieurs dispositions inscrites dans la loi de Finances 2026 fait apparaître que certaines d’entre elles n’ont toujours pas été mises en œuvre», a-t-il souligné.

Le député a notamment cité le dispositif consacré aux diplômés chômeurs de longue durée, qui avaient accueilli favorablement l’adoption de cette mesure par l’ARP avant sa promulgation et sa publication au JORT.

S’agissant des difficultés qui entravent la mise en œuvre de ces dispositions, Raouf Fkiri estime que le principal problème réside dans le volet réglementaire, notamment dans l’élaboration des textes d’application nécessaires à leur entrée en vigueur.

Le député a rappelé que les bénéficiaires avaient été répartis en quatre catégories. Selon lui, le gouvernement aurait pu accélérer davantage la mise en œuvre, notamment pour les deux premières catégories, qui concernent les personnes âgées de plus de 40 ans et celles justifiant de plus de dix années de chômage.

Ces deux critères, souligne-t-il, ne nécessitent pas un travail d’interprétation ou de sélection particulièrement complexe, puisqu’ils reposent essentiellement sur des données objectives, à savoir l’âge et l’année d’obtention du diplôme.

Le député rappelle, par ailleurs, que la mise en œuvre du dispositif est prévue sur une période de trois ans. Dans ce cadre, estime-t-il, le gouvernement aurait pu commencer par les premières catégories, dont l’identification ne nécessiterait pas, selon lui, de procédures complexes.

À cela s’ajoute la question de la plateforme numérique qui devait accompagner la mise en œuvre du dispositif. Pour Raouf Fkiri, celle-ci aurait dû être opérationnelle plus rapidement, d’autant plus que la Tunisie dispose, selon lui, des compétences nécessaires pour concevoir et gérer ce type de plateformes. 

Plus largement, le député considère que ces questions restent surmontables et nécessitent surtout, selon lui, une plus grande détermination de la part du gouvernement. Il reconnaît toutefois l’existence de contraintes budgétaires, tout en estimant que celles-ci ne devraient pas constituer le seul critère dans l’évaluation des politiques publiques. 

En ce qui concerne les attentes autour de la loi de Finances 2027, Raouf Fkiri a indiqué que les différents blocs parlementaires travaillent actuellement sur des propositions d’amendement concernant certaines dispositions qui seront soumises par le gouvernement.

Dans cette perspective, les députés réfléchissent notamment à des mesures susceptibles de simplifier certaines procédures, en particulier dans le domaine des autorisations, mais aussi dans le cadre de la promotion de l’investissement et de la création de projets.

Nouha MAINSI



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Condé-sur-Sarthe : le recours de Darmanin rejeté par le Conseil d’État

Gérald Darmanin, ministre de la Justice, avait demandé l’annulation de la décision du TA de Caen, qui lui ordonnait d’améliorer les conditions de détention à la prison de Condé-sur-Sarthe. En bref Le Conseil d’État a rejeté, le 3 septembre 2026,…

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