Lese-Ansicht

1 100 ventes en quatre mois : la voiture électrique gagne du terrain en Tunisie

Le marché tunisien des voitures électriques connaît une progression spectaculaire en ce début d’année 2026. Plus de 1.100 véhicules électriques ont été vendus au cours des quatre premiers mois de l’année. Et ce, contre moins de 600 unités sur l’ensemble de l’année 2025. C’est ce qu’a indiqué jeudi Ibrahim Debbache, président de la Chambre nationale des concessionnaires et constructeurs automobiles.

Cette forte hausse témoigne du dynamisme d’un marché encore émergent, mais de plus en plus attractif pour les consommateurs. L’élargissement de l’offre, avec l’arrivée de nouvelles marques et modèles, contribue notamment à soutenir la demande.

S’exprimant lors de la quatrième édition de la Journée de l’innovation dans l’industrie automobile 2026, organisée à Tunis en partenariat avec la Chambre tuniso-allemande de l’industrie et du commerce, l’Association tunisienne de l’industrie des composants automobiles et l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), Ibrahim Debbache a souligné que le secteur ambitionne d’atteindre près de 2.000 véhicules électriques vendus d’ici la fin de l’année.

Lire aussi : Ibrahim Debache plaide pour une augmentation du quota des voitures populaires

Par ailleurs, il estime que les pouvoirs publics encouragent cette transition afin de promouvoir des modes de transport moins énergivores et plus respectueux de l’environnement. Cette dynamique est également favorisée par la diminution progressive des réticences des consommateurs à l’égard des véhicules électriques.

Malgré cette évolution rapide, le marché tunisien demeure à un stade de développement précoce. Les voitures électriques représentent encore une part limitée des ventes automobiles globales. Les principaux défis concernent désormais le renforcement du réseau de bornes de recharge, la réduction des coûts d’acquisition et l’amélioration des services de maintenance. Autant de conditions jugées essentielles pour assurer une croissance durable du secteur dans les années à venir.

L’article 1 100 ventes en quatre mois : la voiture électrique gagne du terrain en Tunisie est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Industrie aéronautique: Safran prévoit d’étendre ses activités en Tunisie

Source: ministère de l’Économie et de la Planification.

Dans un contexte où la Tunisie cherche à renforcer son positionnement comme hub industriel à forte valeur ajoutée, le secteur aéronautique confirme son rôle stratégique dans l’économie nationale.

Aujourd’hui, la filière aéronautique tunisienne s’appuie sur un tissu de plus de 80 entreprises, majoritairement tournées vers l’export, et génère environ 17 000 emplois directs, selon les données de la FIPA. Intégrée aux chaînes de valeur mondiales, elle s’est spécialisée dans la production de composants de haute précision destinés principalement aux grands donneurs d’ordre européens.

Plus largement, les industries mécaniques et électriques, dont relève l’aéronautique, constituent un pilier majeur de l’économie exportatrice tunisienne. D’après les chiffres de la CETIME, elles représentent plus de 28 milliards de dinars d’exportations, dont environ 76% sont orientés vers l’Union européenne, confirmant la forte dépendance du secteur aux marchés européens.

C’est dans ce cadre que s’inscrit la dynamique actuelle du groupe Safran en Tunisie. Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a reçu le 3 juin les responsables du groupe français afin de faire le point sur l’évolution de ses activités et d’échanger autour de ses orientations stratégiques pour la période 2027-2030.

Au cours de cette rencontre, les représentants de Safran ont présenté leur vision de développement pour les années à venir, ainsi que l’état d’avancement de leurs opérations en Tunisie. De son côté, le gouvernement tunisien a réaffirmé sa volonté d’accompagner les investissements dans les secteurs à forte intensité technologique, considérés comme prioritaires pour la transformation industrielle du pays.

Le ministre a également exprimé le soutien des structures publiques chargées de l’investissement aux projets d’expansion envisagés par le groupe, dans une logique de renforcement du positionnement de la Tunisie dans les chaînes de valeur mondiales.

La performance du secteur repose également sur un capital humain en constante évolution. Le pays dispose de plus de 260 établissements universitaires et d’environ 1 000 centres de formation professionnelle, formant chaque année plus de 65 000 diplômés, dont une part importante dans les filières scientifiques et techniques.

Présent depuis plusieurs années en Tunisie, Safran exploite trois sites de production situés à Soliman, Grombalia et Dhahri. Le groupe y emploie près de 3 300 personnes, dont environ 900 ingénieurs et cadres techniques. Ses activités couvrent la fabrication de plusieurs composants aéronautiques, notamment des sièges d’avions, des systèmes d’éclairage, des équipements de ventilation et d’autres pièces de haute précision.

À travers ce dispositif industriel, la Tunisie s’impose comme un maillon important de la chaîne de production mondiale du groupe, qui fournit plus de 200 clients répartis dans une trentaine de pays.

 

L’article Industrie aéronautique: Safran prévoit d’étendre ses activités en Tunisie est apparu en premier sur Managers.

  •  

L’appel d’offres pour le câble électrique entre l’Italie et la Tunisie prolongé au 15 juin

La date limite de dépôt des offres pour l’appel d’offres de Terna relatif à l’assistance spécialisée aux activités d’ingénierie des stations de conversion CCHT du projet Elmed, l’interconnexion électrique entre l’Italie et la Tunisie, est reportée au 15 juin 2026.

Cette prolongation est mentionnée dans l’avis d’appel d’offres n° 2600053838, publié sur la plateforme de publicité légale Anac, le portail des marchés publics de Terna et au Journal européen.

Cet appel d’offres, d’une valeur totale estimée à 1,43 million d’euros, porte sur des services techniques destinés à appuyer les activités d’ingénierie des stations de conversion CCHT, infrastructure essentielle au fonctionnement de l’interconnexion électrique entre les deux rives du détroit de Sicile.

L’appel d’offres est divisé en deux lots : le premier, d’une valeur de 770 000 euros, concerne les travaux électromécaniques. Le second contrat, d’une valeur de 660 000 €, concerne des travaux de génie civil.

Elmed est financé par Terna (Italie) et Steg (Tunisie), les gestionnaires des réseaux électriques de la Sicile et de l’Afrique du Nord, et représente l’une des principales infrastructures énergétiques euro-méditerranéennes.

Le projet prévoit une interconnexion en courant continu de 600 MW et 500 kV, d’une longueur d’environ 220 kilomètres, principalement par câble sous-marin, entre la Sicile et Cap Bon.

Côté italien, les travaux ont été autorisés par le ministère de l’Environnement et de la Sécurité énergétique par un décret du 10 mai 2024.

Cette interconnexion vise à relier les réseaux électriques d’Europe et d’Afrique du Nord, afin de renforcer la sécurité d’approvisionnement, de favoriser l’intégration des marchés de l’électricité et de soutenir le développement des énergies renouvelables en Tunisie.

Ce projet est également considéré comme stratégique dans le cadre de la coopération énergétique entre Rome et Tunis et des politiques européennes de connexion du littoral sud de la Méditerranée.

I. B. (avec Ansamed)

L’article L’appel d’offres pour le câble électrique entre l’Italie et la Tunisie prolongé au 15 juin est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Bornes électriques sur nos autoroutes : Ce que prépare la Tunisie pour 2030 et 2035

La Tunisie prévoit de déployer un vaste réseau de bornes de recharge pour véhicules électriques le long de ses autoroutes, dans le cadre de sa stratégie de transition énergétique. L’annonce a été faite mardi 20 mai 2026 par le directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie, Nafaa Baccari, dans des déclarations médiatiques.

Cette initiative s’inscrit dans un accord à venir avec la société gestionnaire du réseau autoroutier national. Elle intervient alors que la Tunisie accélère ses objectifs en matière de mobilité électrique et de réduction des émissions.

Les autoroutes au cœur du déploiement des bornes électriques

Selon le responsable, un accord sera signé en marge d’une manifestation organisée à la Cité de la culture pour le 40e anniversaire de l’ANME, avec la société tunisienne des autoroutes Tunisie Autoroutes afin d’équiper les principaux axes routiers de stations de recharge électrique.

L’objectif est de faire des autoroutes tunisiennes un maillon central du futur réseau de mobilité électrique, en facilitant les trajets longue distance pour les usagers de véhicules électriques, encore limités par l’insuffisance des infrastructures de recharge.

Lire aussi : Voitures électriques : Cap sur 50 mille véhicules et 5 mille bornes à l’horizon 2030

Cette étape est présentée comme un levier clé pour encourager l’adoption de la voiture électrique en Tunisie, notamment sur les axes reliant les grandes villes comme Tunis, Sousse, Sfax ou Bizerte.

Quel calendrier pour les infrastructures sur les autoroutes ?

Le programme national prévoit une montée en puissance progressive du réseau de recharge. La Tunisie vise plus de 7000 points de recharge électrique à l’horizon 2030, puis environ 12.000 points en 2035.

Une partie de ces infrastructures sera installée sur les autoroutes, à travers des stations intégrées dans les aires de repos et les stations-service existantes, avec une ouverture à l’investissement privé.

Selon l’ANME, un projet de cahier des charges spécifique aux stations de recharge est en cours de finalisation, ce qui doit encadrer les opérateurs appelés à intervenir sur le réseau autoroutier.

Pourquoi les autoroutes sont un enjeu stratégique ?

Le choix des autoroutes n’est pas anodin. Elles concentrent les déplacements interurbains et les trajets longue distance, où l’autonomie des véhicules électriques reste un facteur limitant.

L’installation de bornes rapides sur ces axes vise à lever un frein majeur à la mobilité électrique : l’angoisse de la recharge lors des trajets hors des zones urbaines.

Lire aussi : Administrations publiques : Aide de 10.000 DT par véhicule électrique acquis

Pour les autorités, les autoroutes constituent donc un espace prioritaire pour tester la fiabilité du réseau et accélérer l’adoption des véhicules électriques par les particuliers comme par les entreprises.

Vers une nouvelle économie des services autoroutiers ?

Au-delà de l’aspect énergétique, ce chantier ouvre la voie à une transformation des services autoroutiers en Tunisie. Les stations de recharge pourraient devenir un nouveau segment économique, combinant énergie, services et restauration.

Les autorités estiment que ce programme pourrait générer environ 1000 emplois directs, en plus d’attirer des industriels locaux intéressés par la fabrication de composants liés à la recharge électrique.

La future loi de finances 2027 devrait intégrer des incitations pour encourager les administrations publiques à adopter progressivement les véhicules électriques, ce qui renforcerait encore la pression sur le développement du réseau autoroutier de recharge.

L’article Bornes électriques sur nos autoroutes : Ce que prépare la Tunisie pour 2030 et 2035 est apparu en premier sur webdo.

  •  

Énergies renouvelables : La Tunisie atteint 9% du mix électrique

La production d’électricité à partir des énergies renouvelables représente désormais 9 % du mix électrique national, selon les déclarations de Wael Chouchane, secrétaire d’État chargé de la transition énergétique. Cette progression intervient avec la mise en service de nouvelles centrales solaires, dont celle de Tozeur récemment inaugurée, et celle de Mezzouna (gouvernorat de Sidi Bouzid), dont l’entrée en exploitation est annoncée pour ce mardi 21 avril 2026.

S’exprimant sur les ondes de la radio nationale, le responsable a indiqué que ces projets s’inscrivent dans le cadre de la stratégie énergétique nationale à l’horizon 2035. Celle-ci vise à porter la part des énergies renouvelables à 35 % d’ici 2030, puis à 50 % à l’horizon 2035.

Une capacité de production de 50 mégawatts

Les centrales de Tozeur et de Mezzouna affichent chacune une capacité de production de 50 mégawatts. Elles comptent parmi les projets majeurs récemment mis en service, après la centrale de Kairouan, dans le cadre de la première phase du programme national de développement des énergies renouvelables.

Selon les autorités, l’investissement global pour la centrale de Mezzouna s’élève à 135 millions de dinars. Les deux projets devraient permettre de réduire le coût de production de l’électricité d’environ 60 millions de dinars par an.

Lire aussi : La Tunisie mise sur l’hydrogène vert pour impulser sa transition énergétique

Par ailleurs, cinq nouveaux projets, totalisant une capacité de 600 mégawatts, ont été préparés et sont actuellement soumis à l’examen du Assemblée des représentants du peuple ainsi que du Conseil national des régions et des districts, en attendant l’adoption des textes juridiques nécessaires.

Un double objectif

Au-delà des chiffres, les autorités mettent en avant un double objectif : réduire la dépendance au gaz naturel dans la production d’électricité et maîtriser les coûts énergétiques, dans un contexte de pression croissante sur les finances publiques et d’évolution des marchés internationaux de l’énergie.

L’article Énergies renouvelables : La Tunisie atteint 9% du mix électrique est apparu en premier sur webdo.

  •  

3100 commandes en 1 heure : La Toyota chinoise qui affole le marché

Trois mille cent commandes en une heure. Le chiffre impressionne, mais il dit surtout une chose : Toyota a trouvé la bonne formule. Le constructeur affirme avoir enregistré plus de 3100 commandes en Chine pour sa nouvelle berline électrique, la Toyota bZ7, en à peine soixante minutes, selon des données communiquées par sa coentreprise avec le groupe chinois GAC Group. Avec un prix affiché autour de 21.500 dollars, soit près de 65.000 dinars, et jusqu’à 700 km d’autonomie, le modèle change immédiatement les repères du marché.

À ce niveau de prix, l’équation change. Car cette berline, par ses dimensions et son équipement, joue dans une catégorie supérieure. Elle ne se contente pas d’être abordable : elle remet en cause les repères actuels du marché électrique, encore dominé ailleurs par des modèles plus chers.

Une équation prix-prestations qui bouscule le marché

Le succès ne tient pas seulement à la fiche technique. Il tient à ce qu’elle révèle : une capacité à produire des véhicules performants à des coûts très compétitifs. Production locale, chaîne d’approvisionnement optimisée, technologies intégrées… autant de facteurs qui permettent de tirer les prix vers le bas sans sacrifier l’équipement.

Dans ce contexte, la voiture devient moins un produit qu’un signal. Celui d’une industrie qui change de centre de gravité, où la bataille ne se joue plus uniquement sur l’innovation, mais sur le coût et la vitesse d’exécution.

Une voiture globale… mais pas pour tous les marchés

Car cette Toyota est d’abord une voiture chinoise dans sa logique. Produite en Chine, pensée pour ce marché et largement portée par un écosystème local, elle illustre une stratégie claire : s’aligner sur les règles du jeu imposées par la Chine pour rester compétitif.

Reste une question plus proche : ce type de modèle pourrait-il un jour arriver en Tunisie ? Sur le papier, son prix la rend immédiatement plus crédible que beaucoup d’électriques actuelles. Mais entre fiscalité, coûts d’importation, réseau de recharge limité et pouvoir d’achat, le passage au marché tunisien reste loin d’être évident.

Ce lancement ne raconte donc pas seulement le succès d’un modèle. Il montre surtout où se fabrique désormais la voiture électrique compétitive — et rappelle que tous les marchés ne pourront pas suivre au même rythme.

Lire aussi:

L’article 3100 commandes en 1 heure : La Toyota chinoise qui affole le marché est apparu en premier sur webdo.

  •  

Tunisie Catering électrifie sa flotte avec des véhicules fabriqués localement

Tunisie Catering franchit une nouvelle étape dans sa stratégie environnementale. Dans un communiqué, l’entreprise annonce le lancement opérationnel d’une flotte de voitures électriques destinée à ses agents, en partenariat avec Bako Motors. Cette initiative s’inscrit dans une démarche visant à réduire l’empreinte carbone tout en maintenant la qualité des services fournis.

Selon la même source, l’introduction de ces véhicules écologiques marque un tournant dans les pratiques logistiques de l’entreprise. Tunisie Catering met ainsi en avant son engagement en faveur d’un modèle plus durable, à travers l’intégration progressive de solutions de mobilité propre au sein de ses activités quotidiennes.

Une dynamique globale de transition énergétique

Ce projet s’inscrit dans une dynamique globale de transition énergétique, de plus en plus adoptée par les entreprises opérant en Tunisie. L’usage de véhicules électriques permet non seulement de limiter les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi de réduire les coûts liés au carburant à moyen et long terme.

Lire aussi : Transition énergétique : L’UE mobilise 35,8 millions d’euros pour les projets solaires en Tunisie

Mais que représente exactement Bako Motors ? Bako Motors est une start-up tuniso-allemande fondée en 2021, spécialisée dans les véhicules électriques solaires pour la micro-mobilité et la livraison urbaine. Basée à Mghira, elle produit des tricycles et petits utilitaires (Bako Bee, B-Van) à partir de 12 000 DT, combinant recharge électrique et panneaux solaires.

Moderniser les opérations

Avec ce partenariat, Tunisie Catering rejoint le cercle des entreprises qui misent sur l’innovation verte pour moderniser leurs opérations. Un signal fort, alors que les enjeux environnementaux occupent une place croissante dans les stratégies économiques, y compris en Tunisie.

L’article Tunisie Catering électrifie sa flotte avec des véhicules fabriqués localement est apparu en premier sur webdo.

  •  

Trottinettes électriques : Vers un encadrement en Tunisie ?

Les trottinettes électriques, de plus en plus présentes dans les rues tunisiennes, pourraient bientôt faire l’objet d’une réglementation spécifique. Une réunion est prévue ce jeudi entre le ministère du Transport, le ministère de l’Intérieur, le ministère du Commerce, ainsi que l’Observatoire national de la sécurité routière et l’Agence technique des transports terrestres, afin d’examiner ce dossier devenu préoccupant.

Le directeur général de l’Union tunisienne des sociétés d’assurance, Hatem Amira, a alerté sur la multiplication des accidents impliquant ces engins. Intervenant sur les ondes de Jawhara FM, il a souligné l’absence totale de cadre juridique et technique encadrant leur utilisation.

Plusieurs zones d’ombre persistent

Selon lui, plusieurs zones d’ombre persistent : les espaces autorisés à la circulation, les conditions d’usage, l’âge minimum des conducteurs ou encore la vitesse maximale. À cela s’ajoute un point particulièrement sensible : les trottinettes électriques ne sont actuellement pas couvertes par une assurance, ce qui complique la prise en charge des dommages en cas d’accident.

La réunion prévue devrait ainsi permettre d’ouvrir le débat sur les caractéristiques techniques de ces véhicules et d’envisager les premières pistes de régulation. Face à leur prolifération rapide, les autorités semblent désormais contraintes d’accélérer la mise en place d’un cadre légal, afin de concilier mobilité urbaine et sécurité routière.

Lire aussi : Edito : Tunisie – Nos routes ne manquaient plus que les trottinettes !

L’article Trottinettes électriques : Vers un encadrement en Tunisie ? est apparu en premier sur webdo.

  •  

Automobile en Tunisie : La transition énergétique face à la montée du marché parallèle

Le marché automobile tunisien révèle un paradoxe de plus en plus visible : alors que les autorités encouragent la transition énergétique et l’adoption de véhicules électriques et hybrides, les importations de voitures d’occasion via le marché parallèle continuent de progresser.

Intervenant mercredi sur les ondes de Mosaïque FM, Ibrahim Debbache, président de la Chambre nationale des constructeurs et des concessionnaires automobiles, a indiqué que plus de 90.000 voitures ont été importées en Tunisie en 2025. Sur ce total, 63.000 véhicules ont été introduits via les concessionnaires officiels, tandis qu’une part importante correspond à des voitures d’occasion importées via des circuits parallèles.

Un marché parallèle en expansion

D’après les données présentées par les professionnels du secteur, le phénomène s’est accentué récemment.

Au début de l’année 2026, environ 2.500 voitures ont été importées via le marché parallèle, soit une hausse de 23 % par rapport à janvier 2025.

Dans le même temps, les importations de voitures neuves par les concessionnaires ont reculé de 14 %, avec 3.300 véhicules seulement importés sur la même période.

Cette évolution traduit un déséquilibre croissant entre le marché organisé et les circuits informels. Selon Ibrahim Debbache, pour quatre voitures neuves importées légalement, une voiture d’occasion entre désormais sur le territoire via le marché parallèle.

Un impact direct sur la transition énergétique

Cette situation inquiète les professionnels du secteur automobile, car les véhicules introduits via ces circuits sont généralement âgés de quatre à cinq ans et équipés de moteurs thermiques.

Autrement dit, alors que la Tunisie cherche à réduire la dépendance aux carburants fossiles et à encourager les véhicules électriques et hybrides, l’essor du marché parallèle contribue à renforcer la présence de voitures thermiques sur les routes.

Les concessionnaires estiment que ce phénomène risque de freiner les efforts engagés par l’État pour orienter le marché vers des motorisations plus propres.

Lire aussi:

L’hybride pourrait devancer l’électrique

Par ailleurs, les professionnels anticipent une évolution des préférences des consommateurs. Malgré les incitations prévues dans la loi de finances 2026, notamment la réduction des droits de douane sur les véhicules électriques et hybrides, l’adoption des voitures 100 % électriques pourrait rester limitée.

La principale raison avancée est le manque d’infrastructures de recharge à l’échelle nationale, qui continue de susciter des réticences chez de nombreux acheteurs.

Dans ce contexte, les voitures hybrides pourraient gagner du terrain, car elles offrent une solution intermédiaire permettant de combiner motorisation électrique et carburant traditionnel.

Lire aussi:

Les concessionnaires appellent à une intervention

Face à cette situation, les professionnels du secteur demandent la tenue d’une réunion urgente avec le ministère du Commerce afin d’examiner les moyens de mieux encadrer le marché automobile.

Ils estiment que la régulation du marché parallèle sera déterminante pour préserver l’équilibre du secteur et accompagner les objectifs de transition énergétique fixés par les autorités.

Le marché automobile tunisien compte aujourd’hui 45 concessionnaires représentant différentes marques, dans un contexte où la demande des consommateurs évolue progressivement, notamment vers les véhicules hybrides.

Lire aussi:

L’article Automobile en Tunisie : La transition énergétique face à la montée du marché parallèle est apparu en premier sur webdo.

  •  

Le géant BYD recule en Chine : Geely et les nouveaux rivaux passent à l’offensive

Après plusieurs années d’hyper-croissance, le constructeur chinois BYD, devenu l’un des symboles de la révolution mondiale de la voiture électrique, connaît un début d’année plus difficile sur son propre marché. Les ventes du groupe ont nettement ralenti en Chine au cours des premiers mois de 2026, tandis que plusieurs concurrents locaux accélèrent et grignotent des parts de marché.

Selon les données publiées début mars, BYD a écoulé 190 190 véhicules en février, soit une baisse d’environ 41 % par rapport à février 2025. Sur l’ensemble des deux premiers mois de l’année, le constructeur totalise 400 241 véhicules vendus, ce qui représente un recul d’environ 36 % sur un an.

Ce ralentissement intervient alors que le marché chinois de la voiture électrique, longtemps dominé par BYD, entre dans une phase de concurrence plus intense.

Geely en tête : la concurrence chinoise se durcit

Plusieurs constructeurs locaux profitent du ralentissement du leader pour accélérer leur progression. Le groupe Geely aurait ainsi vendu environ 76 000 véhicules de plus que BYD sur la période janvier-février, une situation qui ne s’était plus produite depuis 2022.

Dans le même temps, d’autres marques affichent des progressions rapides. Les livraisons de Nio et de Zeekr augmentent fortement, tandis que le géant technologique Xiaomi, récemment entré sur le marché automobile, gagne lui aussi du terrain.

Ces évolutions illustrent l’intensité de la bataille industrielle qui se joue désormais en Chine. Après avoir dominé pendant plusieurs années, BYD doit désormais composer avec une nouvelle génération de constructeurs et d’acteurs technologiques décidés à s’imposer dans le secteur de la mobilité électrique.

Lire aussi:

Nouvel An lunaire et guerre des prix : un ralentissement conjoncturel

Plusieurs facteurs expliquent la baisse observée en début d’année. La période du Nouvel An lunaire, qui ralentit traditionnellement l’activité commerciale pendant plusieurs semaines, a pesé sur les ventes automobiles.

À cela s’ajoutent la réduction progressive de certaines aides publiques et une concurrence de plus en plus agressive entre constructeurs, alimentée par une véritable guerre des prix sur le marché chinois de l’électrique.

Parallèlement, BYD continue d’accélérer à l’international. Les exportations du constructeur progressent rapidement et représentent désormais une part croissante de ses ventes, signe que la bataille industrielle dépasse désormais largement les frontières chinoises.

Lire aussi:

Tunisie : l’offensive chinoise commence déjà à redessiner le marché

Cette stratégie d’expansion et de prix agressifs n’est pas sans conséquences sur d’autres marchés, y compris en Afrique du Nord. En Tunisie, l’arrivée progressive de modèles chinois plus compétitifs commence déjà à modifier certains équilibres du secteur automobile.

Sur Webdo, plusieurs articles ont récemment mis en lumière cette dynamique. Nous évoquions notamment l’offensive de BYD avec un modèle électrique proposé autour de 51 000 dinars, ou encore l’hybride affichée à 115 990 dinars, des tarifs susceptibles de bouleverser les repères du marché.

Dans le même temps, l’arrivée de ces nouveaux acteurs pousse certains concessionnaires traditionnels à réagir, y compris dans le segment premium, signe que la compétition automobile mondiale commence à produire ses effets jusque sur le marché tunisien.

Le ralentissement actuel de BYD ne signifie donc pas un retournement de tendance. Il marque plutôt l’entrée du marché chinois de la voiture électrique dans une nouvelle phase : celle d’une concurrence accrue entre plusieurs géants industriels qui se disputent désormais le leadership mondial.

Lire aussi:

L’article Le géant BYD recule en Chine : Geely et les nouveaux rivaux passent à l’offensive est apparu en premier sur webdo.

  •  

Elmed – Tunisie : Un coût de 582 millions d’euros pour le raccordement électrique avec l’Italie

Un véritable «pont énergétique» entre l’Italie et la Tunisie, qui reliera deux grands systèmes électriques: celui de l’Europe et celui de l’Afrique du Nord.

Le secrétaire d’État à la transition énergétique, Wael Chouchane, a indiqué que le coût du raccordement électrique avec l’Italie, s’élève à environ 582 millions d’euros côté tunisien, tandis que le coût total du projet ELMED est estimé à 1,014 milliard d’euros, incluant 863 millions pour les composantes communes avec l’Italie et environ 110 millions pour renforcer le réseau tunisien.

Un projet stratégique pour la sécurité énergétique

Lors d’une session de la commission des finances et du budget consacrée au suivi des prêts alloués au projet, Wael Chouchane a précisé que le raccordement permettra l’échange bidirectionnel d’électricité selon les besoins, favorisant l’exportation d’énergie produite à partir de sources renouvelables et le renforcement du réseau national en période de pointe.

ELMED sera la première interconnexion en courant continu entre les deux continents. Un ouvrage qui, grâce à la bidirectionnalité des flux, apportera d’importants avantages énergétiques et environnementaux.

Les revenus annuels du projet sont estimés entre 71 et 182 millions d’euros, partagés à parts égales entre la Société tunisienne de l’électricité et du gaz et son homologue italienne, Terna.

Avancement et financement du projet

Le secrétaire d’État a indiqué que les appels d’offres internationaux pour les stations de transformation, le câble sous-marin et les lignes aériennes ont été lancés, avec la sélection des offres techniques et financières et la signature de plusieurs contrats. Le projet bénéficie également de financements mobilisés auprès de la Banque mondiale, de l’Union européenne, de la BERD, de la BEI et de KfW.

Le calendrier pourrait toutefois être repoussé à 2030 ou 2031, non pas à cause de difficultés techniques, mais en raison de la forte demande internationale et régionale sur les équipements depuis la guerre russo‑ukrainienne.

Caractéristiques techniques du projet

Le raccordement direct entre les systèmes tunisien et italien passera par un câble sous-marin HVDC de près de 200 km, traversant le détroit de Sicile, avec une capacité de 600 MW et une tension de 500 kV, à une profondeur d’environ 800 mètres.

La ligne électrique reliera la station de Partanna en Sicile à celle de Mlaabi sur la péninsule tunisienne du Cap Bon, sur une longueur totale d’environ 220 kilomètres (dont environ 200 km en câble sous-marin).

Ce projet vise à renforcer la sécurité énergétique tunisienne, favoriser les échanges avec l’Italie et soutenir la transition vers des énergies propres.

L’article Elmed – Tunisie : Un coût de 582 millions d’euros pour le raccordement électrique avec l’Italie est apparu en premier sur webdo.

  •  

Voitures électriques : Cap sur 50 mille véhicules et 5 mille bornes à l’horizon 2030

Le gouvernement tunisien enclenche une nouvelle phase de sa transition énergétique en misant résolument sur la mobilité électrique. Objectif affiché : atteindre 50 mille véhicules électriques en circulation d’ici 2030. Pour y parvenir, un dispositif fiscal et financier inédit entre en vigueur dès 2026, accompagné d’un vaste plan de déploiement d’infrastructures de recharge sur l’ensemble du territoire.

Un choc fiscal pour réduire le coût d’acquisition

Dans une communication publiée par l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), les autorités détaillent un ensemble de mesures intégrées dans la loi de finances 2026, visant à rendre les véhicules électriques et hybrides rechargeables réellement compétitifs face aux modèles thermiques.

Premier levier : l’exonération totale des droits de douane et de la taxe de consommation à l’importation. À cela s’ajoute une réduction spectaculaire de la TVA, ramenée de 19% à 7%. Une baisse destinée à combler l’écart de prix à l’achat, principal frein à la démocratisation de ces véhicules.

Les avantages ne s’arrêtent pas à l’acquisition. Les propriétaires bénéficieront également d’une réduction de 50% sur les droits d’immatriculation (carte grise) et sur la vignette annuelle, allégeant ainsi le coût d’usage sur la durée.

Une prime directe et un soutien au crédit

Au-delà des incitations fiscales, le programme national de promotion de la mobilité électrique, entré en vigueur début 2026, introduit un mécanisme de soutien financier direct via le Fonds de transition énergétique (FTE).

Une prime de 10 mille dinars est accordée pour l’achat de tout véhicule électrique neuf destiné aux entreprises publiques, aux collectivités locales et aux professionnels. Une phase pilote cible en priorité les propriétaires de taxis individuels, secteur stratégique dans le paysage urbain.

Parallèlement, des facilités de financement sont prévues : l’État prend en charge une partie des marges d’intérêt appliquées aux crédits bancaires contractés pour l’achat d’un véhicule électrique. Une mesure qui vise à réduire le coût global du prêt et à encourager l’investissement des ménages comme des professionnels.

5 mille bornes pour accompagner la transition

La montée en puissance du parc électrique s’accompagne d’un plan d’infrastructures ambitieux : 5 mille bornes de recharge seront installées à travers le pays d’ici 2030. Ce maillage territorial est présenté comme une condition essentielle à l’adoption massive de la mobilité électrique, en garantissant accessibilité et autonomie aux usagers.

Derrière ces annonces, un impératif structurel : le secteur des transports pèse lourd dans le bilan énergétique national. Selon l’ANME, il représente environ 30% de la consommation finale d’énergie et plus d’un quart des émissions de gaz à effet de serre en Tunisie.

En visant 50 mille véhicules électriques à l’horizon 2030, les autorités entendent ainsi réduire la dépendance aux carburants fossiles, maîtriser la facture énergétique et accélérer la décarbonation du parc automobile tunisien.

Malgré une croissance récente du nombre de voitures électriques sur les routes tunisiennes – passant d’environ 250 en 2024 à quelque 570 à la fin du premier semestre 2025 – le parc demeure marginal. Seuls quelques centaines de véhicules électriques ont été vendus jusqu’à fin octobre 2025, sur un marché où des dizaines de milliers de voitures neuves continuent d’être importées et immatriculées chaque année.

Le nombre de véhicules électriques vendus a plus que doublé, mais il reste encore très limité alors que l’ambition affichée par les autorités est d’atteindre 125.000 voitures électriques et 12.000 bornes de recharge publiques à l’horizon 2035, selon Abdelhamid Gannouni, directeur de l’efficacité énergétique dans le secteur des transports à l’ANME, et responsable du projet de mobilité électrique en Tunisie.

L’article Voitures électriques : Cap sur 50 mille véhicules et 5 mille bornes à l’horizon 2030 est apparu en premier sur webdo.

  •  

Transport professionnel : l’Égypte accélère l’adoption des minibus électriques

L’électrification du transport professionnel gagne du terrain en Égypte. Les entreprises Infinity, Option Travel et Green Option ont annoncé cette semaine un partenariat destiné à développer des services de mobilité électrique pour les flottes d’entreprises, avec l’introduction de 100 minibus électriques à partir de 2026.

Ces véhicules seront déployés dans les activités de transport touristique, de mobilité d’entreprise et de transport commercial d’Option Travel, dont la flotte compte actuellement près de 800 véhicules. Selon les partenaires, cités dans un communiqué, cette première phase devrait permettre de réduire d’environ 2 520 tonnes les émissions opérationnelles annuelles et d’économiser près de 666 700 litres de diesel par an.

Dans le cadre du projet commun, Infinity sera chargée, elle, du développement des infrastructures de recharge nécessaires à l’exploitation des véhicules électriques. De son côté, Green Option, distributeur officiel en Égypte des minibus électriques du constructeur chinois Foton Motor, supervisera le déploiement des véhicules ainsi que les opérations techniques liées à l’électrification.

Les entreprises présentent cette initiative comme la première introduction de minibus électriques dans le secteur privé égyptien du tourisme et du transport. Le projet s’inscrit dans une dynamique plus large d’expansion du marché égyptien des véhicules électriques, considéré comme l’un des plus importants d’Afrique, rapportent nos confrères d’Ecofin.

Mais au-delà de l’Egypte, dans son rapport « Global EV Outlook 2026 » publié par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), « les ventes de véhicules électriques en Afrique sont passées d’environ 4 000 unités en 2023 à près de 25 000 en 2025 ». Et les trois se nomment Égypte, Maroc et Afrique du Sud, lesquels ont représenté près de 70 % des ventes enregistrées sur le continent cette année-là.

L’électrification du transport constitue également un levier stratégique pour les autorités égyptiennes dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre. D’après les données de l’AIE datant de 2023, le secteur des transports était responsable d’environ 29 % des émissions de CO2 du pays.

L’article Transport professionnel : l’Égypte accélère l’adoption des minibus électriques est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  
❌