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Mondialisation, investissement et souveraineté économique : les nouveaux paradigmes du développement

Par Mondher AFI

Sous l’impulsion des orientations économiques définies au niveau de la présidence de la République et dans le cadre du suivi assuré par le Président de la République Kaïs Saïed des principaux dossiers économiques et des politiques publiques de développement, la Cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a présidé le 25 juin 2026 à Gammarth, dans la banlieue nord de Tunis, l’ouverture de la vingt-deuxième édition du Forum de l’investissement en Tunisie, organisé par l’Agence de Promotion de l’Investissement Extérieur sous l’égide du ministère de l’Économie et de la Planification autour du thème : «Tunisie dynamique renouvelée : nouvelles opportunités».

Au-delà de sa dimension institutionnelle et promotionnelle, cet événement constitue un observatoire privilégié des mutations que connaît actuellement la pensée économique tunisienne. Dans un environnement international marqué par l’instabilité géopolitique, les transformations technologiques accélérées, la fragmentation des chaînes de valeur mondiales et les recompositions énergétiques, la question de l’investissement étranger ne peut plus être abordée uniquement sous l’angle des flux financiers. Elle devient une question stratégique touchant aux capacités productives, à l’autonomie décisionnelle et aux modalités d’insertion dans l’économie mondiale.
Le Forum de Gammarth apparaît ainsi comme le reflet d’une interrogation plus profonde : comment un État de taille moyenne, disposant de ressources naturelles limitées mais d’un capital humain relativement qualifié, peut-il participer aux dynamiques de mondialisation tout en préservant ses marges de souveraineté économique ?
Depuis le tournant des années 1980, l’économie mondiale a connu une phase d’intégration accélérée marquée par l’intensification des échanges commerciaux, la libéralisation des mouvements de capitaux, la diffusion des technologies de l’information et l’internationalisation des systèmes de production. Cette transformation a progressivement modifié les rapports entre les États, les entreprises et les marchés, en réduisant l’autonomie relative des économies nationales et en renforçant leur insertion dans des réseaux d’interdépendances transnationales. Les décisions prises dans un espace économique donné tendent désormais à produire des effets dans des territoires éloignés, ce qui traduit une densification des relations économiques à l’échelle mondiale.
Dans ce cadre, les investissements directs étrangers (IDE) occupent une place centrale. Ils ne constituent pas uniquement des flux financiers destinés à la prise de participation dans des entreprises situées à l’étranger, ils représentent également des mécanismes de transfert de technologies, de diffusion de savoir-faire organisationnels, d’intégration aux chaînes de valeur internationales et de restructuration des systèmes productifs. Les entreprises multinationales utilisent les IDE pour répartir les différentes étapes de la production entre plusieurs pays en fonction des coûts, des compétences disponibles, des infrastructures et de l’accès aux marchés. Cette fragmentation internationale de la production a contribué à l’émergence d’une économie davantage organisée en réseaux qu’en espaces nationaux séparés.

La mondialisation comme contrainte structurelle
La mondialisation contemporaine se caractérise également par une mobilité accrue des capitaux et, dans une moindre mesure, de la main-d’œuvre qualifiée. Les marchés financiers sont devenus fortement interconnectés, permettant une circulation rapide des ressources financières entre les différentes régions du monde. Cette interconnexion facilite l’accès au financement international mais accroît également la transmission des crises et des chocs économiques. Les économies nationales sont ainsi plus exposées aux variations des taux d’intérêt internationaux, aux fluctuations des marchés financiers et aux modifications des stratégies d’investissement des grandes entreprises.
Les effets de cette intégration sont différenciés selon les pays. Certaines économies ont bénéficié d’une augmentation des exportations, d’un accès élargi aux technologies et d’une diversification de leur base productive. D’autres ont connu des difficultés liées à la concurrence internationale, à la désindustrialisation de certains secteurs, à la précarisation d’une partie de l’emploi et à une dépendance accrue vis-à-vis des marchés extérieurs. La mondialisation ne produit donc pas des résultats homogènes, elle tend au contraire à accentuer les écarts de performance entre les territoires capables de s’insérer dans les chaînes de valeur mondiales et ceux qui demeurent en marge des principaux flux d’investissement et d’innovation.
Cette dynamique soulève également des questions relatives aux inégalités économiques, à la capacité de régulation des États et à la souveraineté économique. L’ouverture des marchés peut limiter la marge de manœuvre des politiques nationales en matière industrielle, budgétaire ou sociale, notamment lorsque les gouvernements cherchent à préserver l’attractivité du territoire pour les investisseurs internationaux. Les États demeurent des acteurs centraux, mais ils interviennent dans un environnement où les contraintes liées à la concurrence internationale et à la mobilité des capitaux sont plus importantes qu’auparavant.
Pour une économie intermédiaire comme celle de la Tunisie, la question de l’ouverture économique ne peut être analysée uniquement sous un angle idéologique. La taille relativement limitée du marché intérieur, la dépendance à l’égard des échanges extérieurs, la nécessité d’accéder aux technologies et aux financements internationaux, ainsi que l’intégration progressive aux réseaux de production régionaux rendent difficile une stratégie de fermeture prolongée. L’enjeu principal réside moins dans l’opposition entre ouverture et fermeture que dans les modalités d’insertion dans l’économie mondiale : capacité à attirer des investissements productifs, montée en gamme des activités industrielles, développement des compétences, diversification des partenaires économiques et réduction de la vulnérabilité aux chocs externes.
Dans cette perspective, la mondialisation apparaît comme un processus structurel résultant des transformations technologiques, financières et productives des dernières décennies. Elle ne supprime pas les choix de politique économique, mais elle modifie les conditions dans lesquelles ces choix sont élaborés et mis en œuvre. Les économies nationales continuent d’exister comme cadres institutionnels de régulation, tout en étant de plus en plus intégrées à un système mondial caractérisé par l’interdépendance des marchés, des entreprises et des flux de capitaux.

L’investissement étranger entre opportunité et dépendance
L’investissement étranger représente incontestablement une source de financement, de transfert de technologies et d’amélioration des compétences locales. Il contribue à l’intégration dans les chaînes mondiales de production et facilite l’accès aux marchés internationaux.
Toutefois, l’expérience internationale montre que l’investissement étranger peut également produire des effets de dépendance technologique, financière ou industrielle lorsque l’économie nationale se limite à des activités à faible valeur ajoutée.
Karl Polanyi rappelait déjà que «le marché autorégulateur est une utopie». L’ouverture économique ne peut dès lors être conçue comme une simple libéralisation des échanges, elle nécessite un encadrement institutionnel capable de protéger les intérêts collectifs et d’orienter les flux d’investissement vers les secteurs jugés stratégiques.
L’enjeu fondamental n’est donc pas d’attirer n’importe quel investissement mais d’attirer les investissements compatibles avec les priorités nationales de développement.
La notion contemporaine de souveraineté économique diffère profondément des conceptions classiques fondées sur l’autosuffisance ou le protectionnisme intégral.
Dans un monde interdépendant, la souveraineté se mesure davantage à la capacité d’un État à orienter ses choix économiques qu’à son isolement vis-à-vis des marchés internationaux.
Selon Joseph Stiglitz, «l’intégration économique mondiale ne produit des bénéfices durables que lorsqu’elle est accompagnée d’institutions nationales solides». La question centrale devient alors celle de la gouvernance des interdépendances plutôt que celle de leur suppression.
La place accordée à la souveraineté énergétique lors du Forum traduit une redéfinition de la souveraineté économique dans un contexte d’interdépendance croissante. Les investissements dans les énergies renouvelables, ainsi que le projet d’interconnexion électrique méditerranéenne ELMED relèvent d’une stratégie visant à renforcer la sécurité énergétique, à limiter les dépendances structurelles et à accroître la résilience du système productif, sans remettre en cause l’intégration de la Tunisie aux dynamiques économiques régionales et aux infrastructures transnationales.

L’État-stratège et la régulation des marchés
L’une des caractéristiques les plus visibles des transformations actuelles réside dans le retour progressif de l’État comme acteur stratégique du développement économique.
Cette évolution s’observe aujourd’hui dans plusieurs régions du monde, y compris dans les économies libérales. La pandémie de Covid-19, les tensions géopolitiques et les crises énergétiques ont contribué à réhabiliter le rôle des politiques industrielles et des stratégies nationales de sécurité économique.
Dani Rodrik souligne à ce propos que «les marchés ont besoin d’États efficaces tout autant que les États ont besoin de marchés dynamiques».
La logique qui semble émerger en Tunisie ne consiste donc ni dans un retrait de l’État ni dans une étatisation de l’économie, mais dans la recherche d’une complémentarité entre initiative privée et régulation publique.
L’un des éléments les plus significatifs du discours économique actuel concerne la place accordée au capital humain. Dans les économies contemporaines, la compétitivité dépend moins des ressources naturelles que de la qualité des systèmes éducatifs, des capacités scientifiques et de l’innovation technologique.
Peter Drucker annonçait déjà l’avènement de la «société de la connaissance» dans laquelle la principale ressource économique devient le savoir lui-même.
Dans cette perspective, la formation des ingénieurs, le développement de la recherche scientifique, l’intelligence artificielle et la numérisation apparaissent comme des leviers essentiels de compétitivité internationale.
L’investissement dans les compétences ne constitue plus une simple politique sociale, il devient une politique industrielle à part entière.

Numérisation et nouvelles formes de compétitivité
La compétitivité des territoires ne repose plus exclusivement sur les infrastructures physiques ou les coûts de production. La rapidité administrative, la transparence réglementaire, la qualité des institutions numériques et la fluidité des procédures deviennent des facteurs déterminants dans les choix des investisseurs.
Max Weber associait déjà la modernité économique à la rationalisation bureaucratique. Aujourd’hui, cette rationalisation prend la forme de plateformes numériques, de procédures dématérialisées et d’interfaces administratives intégrées.
La création d’une plateforme nationale de l’investissement s’inscrit dans cette logique de réduction des coûts de transaction et de simplification institutionnelle.
L’approche actuellement adoptée par les autorités tunisiennes sous la présidence de Kaïs Saïed tend à dépasser l’opposition classique entre souveraineté économique et ouverture internationale. L’objectif n’est plus d’arbitrer entre l’intervention de l’État et les mécanismes du marché, ni entre autonomie nationale et intégration dans l’économie mondiale, mais de définir un cadre institutionnel permettant de concilier attractivité économique, capacités nationales de décision et orientation des politiques publiques. Dans cette perspective, le développement ne se limite pas à la croissance ou à l’amélioration des indicateurs macroéconomiques, il suppose également le renforcement des capacités productives, la montée en compétences du capital humain, l’amélioration des conditions de vie et l’accroissement de la résilience face aux mutations internationales. Le Forum de l’investissement de Gammarth, organisé en juin 2026, dépasse ainsi sa fonction de promotion économique. Il met en évidence les interrogations relatives aux modalités d’insertion de la Tunisie dans les nouvelles configurations de la mondialisation. La viabilité de cette orientation dépend principalement de la capacité des institutions à traduire les objectifs stratégiques en politiques publiques cohérentes, durables, évaluables et compatibles avec les priorités nationales de développement.

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Tunisie. Au troisième jour de grève des banques, la colère ne désemplit pas

Au troisième jour de la grève générale des banques, des établissements financiers et des assurances, la paralysie continue de peser lourdement sur les usagers. Reportage.  En Tunisie comme à l’étranger, les conséquences se font sentir : de nombreux membres de…

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Derniers jours pour bénéficier de l’amnistie fiscale 2026

Les contribuables ayant des dettes fiscales impayées envers l’État et souhaitant bénéficier de l’amnistie fiscale prévue par la loi de finances 2026 doivent accomplir les démarches nécessaires avant le 30 juin 2026.

Dans un rappel publié par la Direction générale de la comptabilité publique et du recouvrement relevant du ministère des Finances a invité les personnes concernées à se rapprocher des recettes des finances afin de finaliser leur adhésion au dispositif. Pour profiter de cette mesure, les contribuables peuvent soit régler la totalité des montants dus en une seule fois, soit conclure un échéancier de paiement. Dans ce dernier cas, le versement intégral de la première échéance doit impérativement être effectué avant le 30 juin.

L’amnistie fiscale 2026 vise notamment à permettre aux contribuables en situation d’impayés de régulariser leurs dettes fiscales selon les conditions prévues par la législation en vigueur. 

 

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La Tunisie veut vendre plus que l’huile d’olive et les dattes sur le marché canadien. Détails

Le Canada représente une opportunité encore largement sous-exploitée pour les entreprises tunisiennes.

C’est le constat qui a dominé une réunion consacrée aux perspectives des relations commerciales et économiques entre la Tunisie et le Canada, tenue lundi 22 juin sous la présidence du ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid.

À cette occasion, les autorités tunisiennes ont mis l’accent sur la nécessité de diversifier les exportations tunisiennes vers le marché canadien. Si l’huile d’olive et les dattes figurent parmi les principaux produits tunisiens présents au Canada, les responsables estiment que d’autres secteurs disposent également d’un important potentiel de développement. Les industries agroalimentaires, les technologies modernes, le tourisme, l’artisanat ainsi que plusieurs activités à forte valeur ajoutée ont été identifiés comme des créneaux capables de renforcer la présence tunisienne sur ce marché nord-américain.

Les discussions ont également porté sur les possibilités d’attirer davantage d’investissements canadiens en Tunisie et de valoriser le rôle de la communauté tunisienne installée au Canada dans la promotion des produits et services tunisiens. Le ministère du Commerce a par ailleurs rappelé que les exportateurs tunisiens peuvent bénéficier du Système canadien généralisé de préférences, un dispositif qui permet à plusieurs produits tunisiens d’accéder au marché canadien avec des droits de douane réduits, voire nuls. Les participants ont considéré ce mécanisme comme un levier important pour stimuler les échanges commerciaux entre les deux pays.

Les intervenants ont toutefois souligné que le marché canadien présente des exigences techniques et réglementaires spécifiques que les entreprises tunisiennes doivent maîtriser pour améliorer leur accès et leur positionnement. Ils ont appelé à une meilleure coordination entre les structures publiques d’appui à l’export, les ministères concernés et le secteur privé afin d’identifier les secteurs prioritaires et d’accompagner les entreprises dans leurs démarches. La réunion a également permis de revenir sur plusieurs manifestations économiques organisées récemment au Canada, notamment le salon agroalimentaire SIAL Montréal 2026 et la troisième édition des Rencontres d’affaires francophones à Québec. Ces événements sont considérés comme des outils importants pour promouvoir les produits tunisiens, développer les partenariats et renforcer les relations entre les opérateurs économiques des deux pays.

Parmi les propositions avancées figure l’organisation d’une journée d’information destinée aux entreprises exportatrices sur les modalités d’accès au marché canadien, ainsi que la tenue d’une « Semaine de la Tunisie » au Canada afin d’accroître la visibilité de l’offre tunisienne auprès des consommateurs et des investisseurs.

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Tunisie. Banques en grève : trois jours de blocage au pire moment pour les Tunisiens

La grève de trois jours déclenchée ce mardi 23 juin dans les banques, les établissements financiers et les assurances, place des milliers de Tunisiens devant une difficulté immédiate : accéder à leur argent au moment même où salaires et pensions…

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Entreprises exportatrices vers la Chine : un nouveau certificat d’origine se précise

Les entreprises tunisiennes exportant vers la Chine pourraient bientôt disposer d’un nouveau modèle de certificat d’origine harmonisé avec les exigences des autorités chinoises.

Dans une note de veille publiée le 22 juin 2026, la Chambre de commerce et d’industrie a indiqué que les discussions techniques menées avec la partie chinoise concernant le certificat d’origine utilisé dans le cadre de l’accord de libre-échange ont abouti à un accord sur les caractéristiques techniques, la forme et le contenu du document. Selon la même source, un premier projet du certificat d’origine a déjà été élaboré conformément aux spécifications convenues entre les deux parties. Ce projet a été transmis aux autorités compétentes pour validation finale.

Une fois les procédures administratives achevées, le modèle définitif sera transmis aux chambres de commerce et d’industrie concernées afin qu’elles procèdent à son impression officielle et préparent sa mise en circulation auprès des entreprises exportatrices. Cette évolution intervient alors que plusieurs opérateurs économiques avaient sollicité des clarifications sur la possibilité d’obtenir des avis techniques concernant ce document, indispensable pour certaines opérations d’exportation vers le marché chinois.

Les autorités précisent que les entreprises et les opérateurs économiques seront informés des prochaines étapes dès l’achèvement du processus d’approbation et l’entrée en vigueur du nouveau modèle. Pour les sociétés exportatrices vers la Chine, cette démarche vise à faciliter la reconnaissance des certificats d’origine par les autorités chinoises et à sécuriser les procédures liées aux échanges commerciaux entre les deux pays.

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Vitesse, trajets, ponctualité: Bizerte renforce le contrôle de ses bus par GPS

Le ministère des Transports veut accélérer la généralisation du système de géolocalisation GPS au sein de la Société régionale de transport de Bizerte afin d’améliorer le suivi de la flotte et de renforcer le contrôle du respect des limitations de vitesse en temps réel.

Cette orientation figure parmi les principales décisions annoncées à l’issue de la visite effectuée le 17 juin par le ministre des Transports, Rachid Amri, dans le gouvernorat de Bizerte. La visite avait pour objectif d’évaluer le fonctionnement de plusieurs structures relevant du secteur du transport et de suivre l’avancement des projets en cours dans la région.

Concernant la Société régionale de transport de Bizerte, le ministre a demandé l’accélération de l’intégration des différents modules du système d’information de l’entreprise afin d’améliorer la gestion et l’aide à la décision. Il a également insisté sur l’exploitation du système GPS pour assurer un suivi instantané des véhicules, notamment en matière de respect de la vitesse maximale autorisée. Au-delà du volet numérique, le ministère prévoit de renforcer progressivement les capacités de transport de la région. Le ministre a confirmé que Bizerte bénéficiera d’une part des 461 nouveaux bus acquis dans le cadre d’une première commande nationale. Une deuxième tranche de 621 bus est également prévue afin de poursuivre le renouvellement du parc et d’améliorer la desserte des différentes zones du gouvernorat, en particulier pour le transport scolaire et universitaire. Parmi les autres mesures annoncées pour la société régionale de transport figurent l’accélération des procédures de retrait définitif des bus réformés avant la fin du mois de juin 2026, l’amélioration des conditions de travail dans les ateliers de maintenance ainsi que le recrutement de nouveaux agents techniques et chauffeurs. Lors de cette visite, le ministre s’est également penché sur plusieurs dossiers liés aux infrastructures de transport. À la station de transport terrestre de Bizerte, il a appelé à accélérer le projet de réaménagement du site, à améliorer les conditions de travail des agents et à étudier la possibilité d’y aménager un espace dédié aux taxis collectifs «louages». Au port commercial de Bizerte, les recommandations portent notamment sur l’installation d’une signalisation pour les conteneurs, la numérisation progressive de leur gestion, le nettoyage des espaces portuaires et l’entretien de la voie ferrée desservant le port. Concernant le transport ferroviaire, le ministère a demandé plusieurs interventions destinées à faciliter le transport de marchandises par rail. L’une des principales décisions concerne le raccordement d’une section ferroviaire de 1,8 kilomètre à la cimenterie de Bizerte, avec un objectif de mise en exploitation au début de l’année 2027. Des travaux de nettoyage et de maintenance sont également prévus sur plusieurs tronçons ferroviaires utilisés par les industriels de la région.

À travers ces mesures, le ministère cherche à améliorer la qualité des services de transport dans le gouvernorat de Bizerte tout en accélérant la modernisation des infrastructures et la digitalisation de la gestion des réseaux.

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Omra et voyages organisés: les agences de voyages réclament la digitalisation des transferts et des procédures

Les agences de voyages tunisiennes veulent accélérer la transformation numérique de plusieurs activités clés du secteur, à commencer par la omra et les voyages organisés à l’étranger. Réunis avec le ministre du Tourisme le 12 juin 2026, les responsables de la Fédération tunisienne des agences de voyages et du tourisme (FTAV) ont plaidé pour une modernisation rapide des procédures administratives et financières qui encadrent ces activités.

Au cœur des revendications figure la mise en place de plateformes numériques permettant de traiter les dossiers de manière dématérialisée et d’assurer un suivi en temps réel des demandes. Les professionnels estiment que les mécanismes actuels restent trop lourds et ralentissent le traitement des dossiers, notamment pendant les périodes de forte demande.

Concernant la omra, la FTAV appelle à accélérer le lancement effectif de la saison et à revoir le plafond des transferts financiers autorisés. La fédération demande également la création d’une plateforme électronique dédiée aux opérations de transfert, afin de réduire les délais de traitement et d’améliorer la traçabilité des dossiers.

Les agences souhaitent par ailleurs une révision du cadre réglementaire qui régit cette activité. Elles plaident pour l’actualisation du document de référence encadrant la omra et pour un renforcement de la lutte contre les opérateurs qui organisent des voyages en dehors des circuits autorisés.

La profession propose également la création d’un label de qualité dédié aux services de la omra. L’objectif est de mieux distinguer les opérateurs respectant les normes professionnelles et de renforcer la confiance des voyageurs.

Le dossier des voyages organisés à l’étranger soulève des préoccupations similaires. Les représentants du secteur demandent une révision du plafond financier accordé aux agences pour ce type d’opérations, estimant que les montants actuels ne correspondent plus à l’évolution des coûts et aux attentes du marché.

La FTAV défend également la simplification des transferts financiers à travers des plateformes numériques capables d’assurer un suivi instantané des demandes. Pour les professionnels, cette évolution constitue un levier essentiel pour améliorer la réactivité des agences et renforcer leur compétitivité face aux plateformes internationales.

Au-delà de la digitalisation, les agences de voyages cherchent à obtenir un cadre plus flexible et plus adapté aux réalités du marché. Un enjeu stratégique à l’heure où la concurrence se renforce et où les clients attendent des démarches plus rapides et entièrement dématérialisées.

 

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Point de vue – Tunisie. Inflation, laxisme économique et crise politique

L’inflation durablement excessive et la crise économique tunisienne mettent en évidence les limites d’un État qui oscille entre interventionnisme tatillon et inefficace et incapacité régulatrice. D’où les effets psychologiques, sociaux et politiques cumulés.   Il y a des moments dans…

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Tunisie. Réconciliation pénale : Kaïs Saïed veut relancer un mécanisme en panne

Près de quatre ans après son lancement, la réconciliation pénale voulue par le président Kaïs Saïed peine toujours à convaincre, plombée par des résultats quasi inexistants. Qu’à cela ne tienne, Carthage y croit encore et s’acharne à vouloir raviver un…

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La France assouplit les titres de séjour pour les métiers en tension : les Maghrébins concernés

Alors que la France continue de faire face à des pénuries de main-d’œuvre dans plusieurs secteurs clés, le gouvernement français vient d’annoncer qu’il entend accélérer et simplifier la délivrance des titres de séjour destinés aux travailleurs étrangers exerçant dans les…

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La Tunisie valide un prêt de 500 millions de dollars auprès d’Afreximbank

La Tunisie a officiellement approuvé la conclusion d’un prêt de 500 millions de dollars auprès de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), destiné à financer le budget de l’État en 2026.

Cette approbation figure dans le décret n°108 de l’année 2026, publié au Journal officiel de la République tunisienne (JORT) du 9 juin. Le texte valide la décision prise le 18 mars 2026 par le conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie, autorisant la signature de ce contrat de prêt au profit de l’État tunisien.

L’opération s’inscrit dans le cadre du financement des besoins budgétaires prévus par la loi de finances 2026. Le décret précise que le crédit est contracté «au profit de l’État et pour son compte». Avec un montant équivalant à environ 1,5 milliard de dinars au taux de change actuel, ce financement constitue l’une des importantes ressources extérieures mobilisées par la Tunisie depuis le début de l’année pour soutenir les équilibres financiers publics.

Afreximbank est une institution financière multilatérale spécialisée dans le financement du commerce et du développement des échanges en Afrique. La banque intervient régulièrement auprès des États africains et du secteur privé à travers des mécanismes de financement, de garanties et d’appui aux investissements.

La publication du décret marque l’achèvement de la procédure juridique nécessaire à l’entrée en vigueur de cet emprunt, après l’accord du conseil d’administration de la Banque centrale et la validation par la présidence de la République.

 

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Produits tunisiens: de nouvelles opportunités d’accès au marché chinois

Les entreprises tunisiennes pourraient bénéficier de nouvelles opportunités sur le marché chinois à la faveur de la suppression, pendant deux ans, des droits de douane appliqués par la Chine sur plusieurs produits importés de pays africains, dont la Tunisie. Une mesure qui vise à faciliter l’accès des exportateurs tunisiens à l’un des plus grands marchés mondiaux et à renforcer leur compétitivité.

C’est dans ce contexte qu’une délégation du Conseil chinois pour la promotion du commerce international de la province du Hunan a effectué une visite au Centre de promotion des exportations (Cepex), le 9 juin 2026. La rencontre avec le président-directeur général du Cepex, Mourad Ben Hassine, a porté sur les moyens de développer les échanges commerciaux et les partenariats économiques entre les entreprises tunisiennes et celles de cette province chinoise.

L’enjeu est de taille pour les exportateurs tunisiens. Avec plus de 1,4 milliard de consommateurs, la Chine représente l’un des plus importants marchés de consommation au monde. Quant à la province du Hunan, elle compte plus de 65 millions d’habitants et constitue un important pôle industriel et économique du pays.

Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’améliorer la présence des produits tunisiens en Chine, de diversifier les débouchés à l’export et de réduire la dépendance aux marchés traditionnels, en particulier européens. Les deux parties ont également évoqué l’organisation de missions d’affaires, de rencontres professionnelles et le partage d’informations liées au commerce extérieur et à l’investissement.

La rencontre s’est conclue par la signature d’un mémorandum d’entente entre le Cepex et le Conseil chinois pour la promotion du commerce international de la province du Hunan. Cet accord vise à instaurer un cadre permanent de coopération dans les domaines de la promotion commerciale, de l’échange d’expertise et du développement des relations entre les entreprises des deux pays.

Pour la Tunisie, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification des marchés d’exportation et d’intégration dans les chaînes de valeur internationales. Elle intervient également dans un contexte de rapprochement économique entre Tunis et Pékin, marqué par une volonté commune de renforcer les échanges commerciaux et les investissements.

 

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10 millions de dinars mobilisés pour nettoyer 1.400 km de routes en Tunisie. Détails

Le ministère de l’Équipement et de l’Habitat prévoit d’accélérer les opérations de nettoyage sur le réseau routier numéroté du Grand Tunis afin d’éliminer les points noirs et de préparer les infrastructures à l’arrivée de la saison des pluies. Pour l’année 2026, une enveloppe de 10 millions de dinars a été consacrée à ces travaux, auxquels s’ajoutent 8,2 millions de dinars destinés à des interventions réalisées par des petites entreprises.

Cette orientation a été réaffirmée mardi 9 juin lors d’une réunion de suivi présidée par le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, également chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari. La rencontre a réuni les responsables régionaux de Tunis, l’Ariana, La Manouba et Ben Arous ainsi que plusieurs cadres du ministère.

Le programme concerne près de 1.400 kilomètres de routes dans le Grand Tunis. Il porte notamment sur l’élimination des déchets de construction, des amas de terre et des détritus accumulés le long des axes routiers. Les interventions comprennent également le curage des ouvrages d’évacuation des eaux pluviales, l’entretien des espaces verts, l’amélioration de l’éclairage public et le renouvellement de la signalisation routière.

Lors de la réunion, le ministre a insisté sur la nécessité d’intensifier les interventions sur le terrain afin de traiter rapidement les zones les plus dégradées. Il a souligné que les déchets de construction et l’encombrement des canaux d’évacuation représentent des risques pour la sécurité des usagers de la route et peuvent favoriser les inondations ou les départs d’incendie. Les participants ont également examiné les difficultés rencontrées dans l’exécution du programme. Ils ont appelé à une meilleure coordination entre les différents ministères, les établissements publics et les acteurs concernés afin d’améliorer l’efficacité des opérations.

Le ministère estime enfin que la réussite de ce programme dépend aussi de l’implication des citoyens dans la préservation de la propreté des routes et du domaine public. L’objectif affiché est de renforcer le rythme des travaux au cours des prochaines semaines pour assurer une meilleure préparation du réseau routier avant les intempéries de l’automne.

 

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Financement suisse disponible pour les entreprises tunisiennes: voici les critères de sélection

Un nouveau dispositif de financement vise à soutenir les entreprises tunisiennes ayant un lien économique avec la Suisse et déjà actives sur le marché, à travers un prêt compris entre 300 000 et 1 million de francs suisses, sans dilution du capital.

L’initiative est portée par le SECO Startup Fund, rattaché au Secrétariat d’État à l’Économie (SECO), dans une logique de soutien aux entreprises opérant dans les marchés émergents et générant un impact économique ou social. Ce mécanisme s’adresse à des entreprises déjà en phase de revenus, ce qui signifie qu’elles doivent avoir un modèle économique déjà opérationnel. Le dispositif se distingue par une approche non dilutive, ce qui permet aux entrepreneurs de financer leur croissance sans céder de parts de capital.

Les conditions d’accès exigent également un lien significatif avec la Suisse. Celui-ci peut prendre plusieurs formes: présence d’investisseurs suisses, partenariats commerciaux, fournisseurs, clients ou actionnaires liés au marché helvétique. Les entreprises doivent en parallèle être actives en Tunisie et démontrer un impact positif dans les marchés émergents.

Les montants proposés s’étendent de 300 000 à 1 000 000 CHF, avec des durées de remboursement flexibles allant de 2 à 5 ans. Ce positionnement place le dispositif comme une solution intermédiaire entre financement bancaire classique et capital-investissement. Pour les startups et PME tunisiennes, ce type de financement ouvre une fenêtre stratégique, notamment pour celles qui cherchent à accélérer leur développement international tout en conservant leur structure de capital.

Les informations et conditions de candidature sont disponibles via le lien officiel du programme SECO Startup Fund Application. Ce dispositif s’inscrit dans la continuité des initiatives économiques soutenues par les acteurs suisses en Tunisie, notamment via l’ambassade de Suisse en Tunisie, qui accompagne les dynamiques de coopération économique entre les deux pays.

 

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Tabagisme : les écoliers tunisiens seront sensibilisés dès le primaire

La Tunisie prévoit de moderniser son cadre légal de lutte contre le tabagisme. Elle entend l’élargir aux nouveaux produits à base de nicotine, notamment les cigarettes électroniques. Cette évolution intervient dans un contexte de consommation en hausse et de forte exposition des jeunes à leur promotion.

Le ministère de la Santé prépare un renforcement de son dispositif juridique. Il souhaite intégrer les produits émergents à base de nicotine, dont les cigarettes électroniques. Cette réforme s’inscrit dans une révision du cadre légal existant, selon le responsable du programme national de lutte contre le tabagisme au ministère de la Santé, Fayçal Samaâli, dans une déclaration dimanche à la Radio nationale. Un projet de loi a été élaboré pour actualiser la loi n°17 de 1998 relative aux méfaits du tabagisme.

Le texte interdit le tabagisme dans les espaces à usage collectif. Il interdit aussi la vente de cigarettes aux personnes de moins de 18 ans. Il prohibe également toute publicité ou promotion des produits du tabac dans les médias audiovisuels, écrits et numériques.

Les autorités jugent nécessaire de renforcer ce cadre juridique. Elles visent la protection des enfants et des adolescents. Ces derniers restent particulièrement exposés aux nouveaux produits du tabac et de la nicotine, notamment les cigarettes électroniques. Ces produits font l’objet de campagnes de promotion internationales.

Les responsables alertent également sur les risques d’addiction. La consommation de ces produits peut conduire au tabagisme traditionnel ou à d’autres formes de dépendance, selon le responsable.

Les autorités appellent enfin à renforcer la prévention dans le système éducatif. Elles proposent d’intégrer la sensibilisation aux risques du tabac, de la nicotine et des comportements à risque dans les programmes du primaire et du collège en Tunisie.

Cadre légal sur le tabagisme passif et les espaces publics

Faut-il encore rappeler que l’interdiction de fumer dans les espaces publics  ne date pas d’hier ?  Elle repose sur la loi n°98-17 du 23 février 1998 relative à la prévention des méfaits du tabagisme. Cette loi constitue le cadre de référence en Tunisie. Elle interdit de fumer dans les lieux à usage collectif. Ces lieux incluent notamment les administrations et les établissements recevant du public. Elle encadre aussi la publicité pour les produits du tabac. Elle prévoit enfin des mesures de protection contre le tabagisme passif. Le décret n°98-2248 du 16 novembre 1998 précise les lieux concernés par l’interdiction de fumer. Plusieurs arrêtés adoptés entre 1998 et 1999 définissent également les modalités de signalisation et d’application de ces mesures.

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Tozeur: 4 hôtels rouvrent, une commission pour sauver les autres

La capacité d’accueil touristique de Tozeur se renforce avec la réouverture de quatre hôtels qui étaient fermés au cours des deux dernières années.

Cette annonce a été faite par le ministre du Tourisme lors d’une visite de travail dans le gouvernorat de Tozeur, conclue par la tenue du Conseil régional du tourisme en présence des autorités régionales, des professionnels du secteur et des représentants des établissements hôteliers concernés.

Selon le ministère, cette reprise traduit la dynamique que connaît actuellement la destination saharienne. Le ministre a toutefois appelé à accélérer la réouverture des autres unités hôtelières encore fermées et à lever les obstacles auxquels font face les investisseurs.

La question des hôtels fermés a d’ailleurs occupé une place importante lors des discussions. Les participants ont examiné les difficultés financières et administratives qui freinent la reprise de certaines structures touristiques.

Dans ce contexte, il a été décidé de mettre en place une commission conjointe chargée du suivi des dossiers des établissements fermés, en coordination avec les banques et les différentes parties concernées. L’objectif est de favoriser leur réintégration dans le circuit économique et touristique et de soutenir l’investissement dans la région.

Le ministre a également insisté sur la poursuite du programme de réhabilitation et de valorisation du site touristique d’Ong Jmel, considéré comme l’un des principaux atouts touristiques et culturels de Tozeur.

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