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Tunisie : 855 millions de dinars pour l’autoroute Bousalem-Fernana et les pistes rurales

La Tunisie a signé deux accords de financement avec le Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES), d’un montant global de près de 432 millions de dinars, pour réaliser le projet d’autoroute Bousalem-Fernana et aménager 253 kilomètres de pistes rurales dans 21 gouvernorats. Le coût total des deux projets est estimé à 855 millions de dinars.

Le premier projet, dont le coût est évalué à 685 millions de dinars, porte sur la construction d’une autoroute d’environ 40 kilomètres dans le Nord-Ouest. Le FADES y contribuera à hauteur de 288 millions de dinars pour financer la première partie du projet. Le second accord concerne la réhabilitation de 67 pistes rurales, pour un coût de 170 millions de dinars, avec une contribution du fonds de 144 millions de dinars.

Une autoroute de 40 kilomètres pour le Nord-Ouest

Le projet d’autoroute Bousalem-Fernana vise à améliorer la liaison entre Tunis et les régions du Nord-Ouest, notamment en facilitant le transport des personnes et des marchandises. Il comprend également l’aménagement de la rocade nord de Jendouba, le dédoublement de la route régionale n° 59, ainsi que la construction d’échangeurs, de grands ponts et de passages supérieurs et inférieurs.

Des voies latérales sont également prévues pour faciliter les déplacements entre les deux côtés de l’autoroute. Le projet doit contribuer à réduire la circulation dans les villes et sur les routes nationales, tout en améliorant les conditions de circulation et la sécurité routière.

Le financement du FADES pour cette infrastructure s’élève à 30 millions de dinars koweïtiens, soit environ 288 millions de dinars tunisiens.

253 kilomètres de pistes rurales dans 21 gouvernorats

Le deuxième accord porte sur l’aménagement et la réhabilitation de 67 pistes rurales, réparties dans 21 gouvernorats, sur une longueur totale de 253 kilomètres. Le coût de ce programme est estimé à 170 millions de dinars, dont 144 millions seront financés par le FADES, sous forme d’un prêt de 15 millions de dinars koweïtiens. Cette contribution représente près de 80 % du coût total des travaux.

Les interventions comprennent le revêtement des routes en asphalte, la réalisation des différentes couches de chaussée, la construction d’ouvrages hydrauliques pour le franchissement des oueds et l’évacuation des eaux pluviales, ainsi que l’installation de panneaux de signalisation et d’équipements de sécurité.

L’objectif est de faciliter l’accès des populations rurales aux établissements de santé, aux écoles, aux marchés et aux services administratifs. Ces aménagements doivent également améliorer les déplacements des habitants et soutenir l’activité économique locale, notamment agricole.

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Lors de la cérémonie de signature, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a souligné l’importance des deux projets pour le développement régional et l’amélioration des infrastructures de transport.

De son côté, le directeur général et président du conseil d’administration du FADES, Fawzi Youssef Al-Hunaif, a indiqué que les deux accords s’inscrivent dans la continuité de la coopération entre la Tunisie et le fonds. Les deux parties travaillent également à l’élaboration d’une nouvelle stratégie de coopération pour les cinq prochaines années, destinée à définir les priorités sectorielles et à accélérer la réalisation des projets.

La Tunisie accueillera par ailleurs les réunions annuelles des institutions financières arabes les 28 et 29 avril 2027, a annoncé le ministre de l’Économie et de la Planification.

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Pont de Bizerte : Les routes de liaison ouvertes dans six mois, le pont principal à 35%

Les travaux du nouveau pont de Bizerte avancent à des rythmes différents. Les routes de liaison sont réalisées à 80%, tandis que le pont principal affiche un taux d’avancement de 35%. Selon Lilia Sifaoui, directrice générale de l’unité de réalisation du projet, les routes devraient être mises en service dans les six prochains mois, alors que l’ouverture du pont principal est prévue pour l’été 2028.

Intervenant mardi 27 octobre 2026 sur les ondes de la Radio nationale, Lilia Sifaoui a précisé que les routes de liaison correspondent aux premier et troisième lots du projet, tandis que le pont principal constitue le deuxième lot. Ces voies doivent relier l’autoroute A4 à la ville de Bizerte grâce à trois échangeurs permettant les échanges de circulation dans toutes les directions.

Une structure de 2,07 kilomètres, avec les fondations achevées

Long de 2,07 kilomètres, le pont principal se distingue par ses caractéristiques techniques. Selon la responsable, il s’agit d’un ouvrage présenté comme le premier de son genre en Afrique et le deuxième au monde, après le pont Ulla, en Espagne.

Les fondations du pont ont été achevées. Elles reposent sur des éléments de 2,5 mètres de diamètre, atteignant jusqu’à 70 mètres de profondeur sous le niveau de la mer et 40 mètres sous terre. La première livraison des structures métalliques est attendue en mars 2027, une étape importante pour la poursuite des travaux du tablier.

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Le coût global du projet est estimé à 750 millions de dinars, hors dépenses liées au déplacement des réseaux et aux acquisitions foncières. La mise en service du pont principal reste annoncée pour l’été 2028.

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Conseil des ministres : Kaïs Saïed annonce des décisions à venir

Le président de la République, Kaïs Saïed, a annoncé que des décisions seront prises, sans en préciser la nature ni le calendrier. Il s’exprimait lors d’un Conseil des ministres tenu lundi 26 octobre au palais de Carthage, consacré notamment aux difficultés sociales et économiques.

Selon un communiqué de la présidence de la République, publié mardi 27 octobre, le chef de l’État a ouvert la réunion en abordant plusieurs questions liées à la situation dans le pays, en particulier le fonctionnement des services publics et la hausse des prix.

Il a insisté sur la nécessité de répondre aux demandes des Tunisiens et de surmonter les difficultés auxquelles ils sont confrontés, quelle qu’en soit l’origine.

Des décisions à venir

Au cours de son intervention, Kaïs Saïed a affirmé que des décisions étaient à venir et que l’action ne se limiterait pas à des déclarations ou à des communiqués.

Le texte publié par la présidence ne précise toutefois ni le contenu de ces décisions, ni les secteurs qu’elles pourraient concerner, ni la date de leur annonce.

Le chef de l’État a également indiqué que la lutte contre la corruption se poursuivrait et que le peuple récupérerait l’intégralité de ses droits. Il a appelé les membres du gouvernement à assumer leurs responsabilités face aux attentes des citoyens.

Un message sur la poursuite du processus politique

Le président de la République a par ailleurs affirmé que les tentatives visant à entraver le processus politique se heurteraient à la volonté du peuple tunisien et qu’il n’y aurait pas de retour en arrière.

Il a évoqué des « pièges » et des « espaces de conflit », ainsi que des injonctions qu’il associe à la domination et au colonialisme, sans désigner nommément les parties auxquelles il faisait référence.

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Le drapeau tunisien fête ses 199 ans : Retour sur l’histoire d’un symbole national

La Tunisie célèbre, ce mardi 20 octobre 2026, le 199e anniversaire de la création de son drapeau national. Conçu en 1827 sur ordre de Hussein II Bey, puis adopté en 1831, cet emblème a traversé près de deux siècles d’histoire, de l’époque beylicale à l’indépendance, puis à l’instauration de la République, tout en conservant ses principales caractéristiques.

L’histoire du drapeau tunisien remonte au XIXe siècle, dans un contexte de transformations politiques et institutionnelles. Le 20 octobre 1827, Hussein II Bey ordonne la création d’un drapeau destiné à distinguer la Tunisie, avant son adoption officielle en 1831.

De l’époque beylicale à la République, une bannière au fil de l’histoire

Au fil des décennies, cette bannière a conservé sa place parmi les symboles de l’identité nationale. Elle a traversé la période du protectorat français, proclamé en 1881, puis accompagné la Tunisie après son indépendance, obtenue le 20 mars 1956. Sa fonction de symbole officiel de l’État a été maintenue après la proclamation de la République, le 25 juillet 1957.

Le drapeau tunisien est ainsi associé aux différentes étapes de la construction de l’État et à l’affirmation de la souveraineté nationale. Ses couleurs et ses symboles occupent une place durable dans la mémoire collective et dans les représentations de l’identité tunisienne.

Les caractéristiques du drapeau national sont encadrées par la loi organique n° 99-56 du 30 juin 1999, relative au drapeau de la République tunisienne. Le texte précise sa forme, ses proportions et la disposition de ses éléments.

Rouge, blanc, croissant et étoile : les caractéristiques fixées par la loi

La disposition et les proportions de ces éléments répondent à des règles géométriques précises, destinées à garantir l’uniformité de la représentation officielle du drapeau.

Le drapeau est rectangulaire et de couleur rouge. Sa largeur équivaut aux deux tiers de sa longueur. En son centre figure un disque blanc dont le diamètre représente le tiers de la longueur du rectangle. Ce disque contient un croissant rouge entourant une étoile rouge à cinq branches.

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L’article 8 de la Constitution tunisienne de 2022 consacre également cet emblème national. Il précise que le drapeau de la République tunisienne est rouge, avec, en son centre, un disque blanc contenant une étoile rouge à cinq branches entourée d’un croissant rouge, conformément aux dispositions de la loi.

À l’occasion de son 199e anniversaire, le drapeau tunisien demeure ainsi un symbole officiel de l’État et un marqueur de la mémoire nationale, dont l’histoire accompagne celle de la Tunisie depuis l’époque beylicale jusqu’à la République contemporaine.

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