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Economie tunisienne |  Pour une euthanasie salvatrice ! (1-3)

Le diagnostic est accablant : l’économie tunisienne aurait perdu des centaines de milliards de dollars en termes de PIB global, de PIB par habitant, de création d’emplois ou d’accumulation de la richesse, depuis les années soixante jusqu’à nos jours, à cause de choix de politiques économiques erronées et de stratégies timorées et minimaliste ! Ces choix auraient- ils empêché la Tunisie de se transformer en leader régional de l’industrie navale par exemple ou en hub méditerranéen de l’industrie financière ou même en pole des industries électroniques ? Notre pays aurait-t-il ainsi raté des occasions de devenir une puissance régionale dans quelques domaines que ce soit ? (Photo: Palais du gouvernement, à la Kasbah).

Noureddine Horchani *

Ne cherchons pas des réponses à ces questions chez les comptables focalisés plutôt sur les équilibres financiers de l’Etat et les ratios de la comptabilité publique. Pendant des décennies, notre économie aurait supporté des manques à gagner substantiels qui auraient pu propulser notre pays au rang des pays développés. C’est ce que nous révèle, avec beaucoup de réserves de notre part, les conclusions d’un exercice d’extrapolation réalisé grâce à l’IA.  

La démarche consiste à procéder à un benchmark avec des pays du bassin méditerranéen et avec la Corée du sud dont les économies étaient relativement proches de la nôtre vers les années 1960 en termes de PIB, de PIB per capita, de tissu entrepreneurial, de démographie, d’infrastructure et de développement humain.

C’est le cas du Portugal, pays aux 10 millions d’habitants avec lequel nous partagions, à l’époque, un nombre de caractéristiques de sous-développement et des défis semblables : rareté des ressources, pauvreté, analphabétisation, détérioration des services de santé, etc. Nous étions même mieux lotis que ce pays sur certains registres. Il s’agit pour nous de comparer des parcours de développement entre pays afin d’évaluer les choix de politique économique et de politique tout court.

Développement du sous-développement ou management équitable de la misère

Cette démarche analogique nous permet de cerner le manque à gagner supporté par l’économie tunisienne et de réaliser que d’autres alternatives auraient pu être envisagées qui auraient abouti à la construction d’une économie nationale prospère, développée, résiliente et en compétition avec ces économies qui nous ressemblaient il y a une soixantaine d’années mais qui nous ont largement dépassés pour être classées aujourd’hui parmi les vingt plus grandes économies du monde grâce à des choix judicieux et surtout ambitieux.

Pendant que ces économies (Espagne, Portugal, Grèce, Corée du Sud) prospéraient, la Tunisie s’engouffrait dans ce que les économistes tiers-mondistes qualifient de développement inégal fondé sur la stratégie minimaliste de sous-traitance et de dépendance à l’égard des économies du centre développé.

Certes, cette stratégie a joué un rôle social indéniable en absorbant des milliers de chômeurs non qualifiés puis relativement qualifiés surgissant dans la périphérie des villes sous l’effet de l’exode rural et la désertification des campagnes appauvries par les politiques publiques. Cependant, elle a favorisé l’émergence d’une économie de rente qui arrive aujourd’hui à son terme.

En effet, l’Etat n’arrive plus aujourd’hui à assurer, après plus d’un demi-siècle d’indépendance politique, la prospérité et le développement intégral. Pire encore, la situation de l’économie tunisienne se dégrade et elle n’est même plus capable, après 2020, d’honorer aisément ses factures de denrées alimentaires de base : blé, café, viande, etc., ou de moderniser les machines de production de son phosphate indispensable aux équilibres de ses finances ni même de sauver financièrement sa compagnie de transport aérien ?

L’Etat est aujourd’hui incapable d’assurer la maintenance de ses écoles, de ses hôpitaux, de ses routes et des canalisations d’eau (Banque mondiale : Diagnostic des infrastructures en Tunisie – Décembre 2019). Sfax, la capitale du sud, n’a bénéficié d’une autoroute l’arrimant à Tunis qu’en 2009 soit 53 ans après l’indépendance.

D’une loi de finance à une autre et d’un plan de développement à un autre, les décennies passent et on a l’impression d’un remake permanent du même scénario reproduisant la gestion de la pauvreté, du manque et de la misère.

Les plans de développement qui se sont succédé depuis l’indépendance n’ont résolu ni le problème de la pauvreté, estimée en 2023 à 18,4% de la population, soit une aggravation par rapport à 2021 où il atteignait + 16% ni celui des disparités régionales.

Le plan de développement 2026 – 2030 annonce une stratégie économique fondée sur la priorité du social !! Cette orientation nous laisse perplexe car il s’agit d’une invitation à partager équitablement la misère en l’absence d’une stratégie de création préalable de la richesse.

Limite du modèle économique ou carence de la pensée politique ? 

Des solutions non orthodoxes empruntées à des expériences étrangères peuvent être appliquées pour la relance de l’économie tunisienne, comme le New Deal appliqué aux Etats Unis au lendemain de la crise de 1929 et les mesures économiques prises dans le cadre du plan Marshall destiné à relancer les économies européennes exsangues et dévastées par les conséquences de la seconde guerre mondiale.

Ces programmes n’étaient pas cohérents avec les principes de l’orthodoxie de la comptabilité publique. Un respect rigoureux des principes des «équilibres financiers» et de l’orthodoxie libérale capitaliste n’auraient pas permis de réaliser ces projets économiques à succès, inédits et hors normes. Notre pays a besoin d’emprunter l’esprit de ces initiatives.

La Tunisie doit innover dans sa politique économique, faire preuve de courage et même de sens du risque calculé sans se soucier de la rigueur des équilibres financiers. La prudence excessive affichée par les dirigeants de la Banque centrale depuis longtemps, traduite par l’application d’un taux directeur élevé décourageant l’investissement et la création d’entreprise, ne devrait pas être considérée comme un mérite ou une prouesse économique.

Cette approche doit être bannie car elle n’a résolu ni l’inflation qui accable le consommateur ni la détérioration des finances publiques qui ne cesse de s’aggraver. Au contraire, il est temps aujourd’hui de récompenser la prise de risque à tous les niveaux, celui de l’Etat et celui des opérateurs économiques, et d’encourager l’innovation et pourquoi pas la folie créatrice. C’est-à-dire, en d’autres termes, ménager le citoyen avant de ménager les comptes publiques.   

Les limites de l’approche comptable : l’illusion des équilibres financiers 

Le plan de développement 2026- 2030 table sur un taux de croissance cible de 4% annuel ce qui témoigne de l’exiguïté des perspectives et de l’absence d’ambitions. Pourtant les artisans des plans de développement successifs, des techniciens souvent respectables et sincères, savent pertinemment qu’un taux de chômage endémique de plus de 15%, qu’un flux annuel de plus de 50 000 nouveaux diplômés du supérieur atterrissant sur le marché du travail ainsi que les inégalités régionales de plus en plus aiguisées d’une année à une autre, ne peuvent être endigués qu’à travers des taux de croissance à deux chiffres que le modèle économique en place et les plans de développement successifs sont  incapables structurellement d’atteindre. Notre benchmarking ne consiste pas donc pas à comparer des chiffres qui en définitive ne reflètent que des réalités socio- économiques et surtout culturelles différentes. Il s’agit au contraire de se libérer de la tyrannie des chiffres chère aux comptables et de comparer des parcours, et des visions de politiques économiques. Soyons clairs, il est question de comparer des ambitions !!

Pour beaucoup d’observateurs le mode de développement est souvent invoqué pour justifier le sous-développement. Force est de constater que les Etats qui ont réussi leur développement (Portugal, Grèce, Espagne, Corée du Sud) n’ont vraisemblablement pas perdu leur temps à discuter du mode de développement à adopter : «développement inclusif», «développement durable», «développement autocentré», avant de planifier leur décollage économique. L’économie tunisienne aurait pu suivre la même trajectoire à succès suivie par ces Etats prospères.

En nous appuyant sur des scénarios plus au moins ambitieux traités par l’IA, nous pouvons cerner le manque à gagner que l’économie tunisienne aurait supporté dans sa globalité et par secteur en adoptant des stratégies économiques passives, timorées et sans ambitions.

* Enseignant en sciences politiques et ancien cadre de banque.

A suivre

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Intelligence Artificielle de confiance : Quand le débat sur l’IA ne se limite pas à la seule performance

Alors que les débats sur l’intégration de l’IA dans les stratégies et les processus des entreprises battent leur plein, une question est souvent reléguée au second plan : celle de l’IA de confiance. Un terme encore peu répandu, mais d’une importance cruciale, non seulement pour protéger l’entreprise contre les dérives que peut générer le modèle […]

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Budget 2026 : la Tunisie pourrait recourir à une loi de finances complémentaire

La Tunisie pourrait adopter une loi de finances complémentaire pour l’année 2026, a indiqué samedi 25 juillet 2026 le président de la Commission des finances et du budget à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Maher El Kattari. Intervenant sur les ondes de la radio nationale, le député a expliqué que cette éventualité intervient notamment […]

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Billet – Textile technique : Un référentiel euro-méditerranéen d’ici 2036

La Presse —Depuis quelque temps, on a tendance à répéter  que l’avenir du secteur industriel repose, désormais, sur les industries mécaniques et électriques, et que le textile-habillement est loin de répondre aux exigences de la prochaine étape. C’est un secteur qui est en déclin.  Une appréciation, sincèrement, peu fondée. Car, n’oublions pas, il y a […]

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Dinar tunisien : la BCT sort du silence et dément les rumeurs de chute

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a démenti catégoriquement les informations relayées sur certains sites électroniques et réseaux sociaux faisant état d’une dépréciation du dinar tunisien, affirmant que le taux de change de la monnaie nationale demeure stable à des niveaux habituels. Face à la circulation de rumeurs évoquant un recul du cours du dinar […]

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Jusqu’à 25.000 dinars sans intérêts : ce que prévoit le nouveau dispositif de crédits « d’honneur »

Un nouveau mécanisme de financement destiné aux particuliers, aux porteurs de petits projets et aux petites structures économiques entre en vigueur en Tunisie. Le décret n°148 de l’année 2026, publié au Journal officiel de la République tunisienne (JORT) et daté du 23 juillet 2026, fixe les conditions et les critères d’octroi des financements de faible […]

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Carthage Cement : la reprise s’amorce au deuxième trimestre malgré un marché local atone

La cimenterie Carthage Cement affiche des signaux de redressement sur la période avril-juin 2026, après un premier semestre marqué par un tassement de son activité domestique. C’est ce que révèlent les indicateurs sectoriels publiés vendredi par le groupe.

Sur les six premiers mois de l’année, les recettes tirées du ciment et du clinker sur le marché intérieur atteignent 128 millions de dinars, en retrait de 4% comparativement à la même période en 2025. Un repli que l’entreprise impute à un fléchissement de la demande nationale.

C’est toutefois au cours du deuxième trimestre que la tendance s’inverse partiellement : le groupe indique avoir resserré l’écart accusé face à 2025 grâce à un regain de son activité commerciale. Sur ces trois mois, la production de ciment a bondi de 10% en glissement annuel, pour s’établir à 440 848 tonnes.

À l’international, les ventes cumulées au 30 juin s’élèvent à 27,67 millions de dinars. L’écart négatif par rapport à l’an dernier, qui se limite désormais à 15%, illustre selon le groupe un redémarrage graduel des exportations, dans un contexte mondial toujours instable où la demande extérieure demeure irrégulière.

Les autres branches d’activité racontent une histoire différente. Le pôle Granulats a extrait 1,86 million de tonnes depuis janvier, pour un chiffre d’affaires de 11,18 millions de dinars. Le segment Béton prêt à l’emploi, lui, poursuit sur sa lancée : les volumes produits atteignent 34 859 m³ à fin juin, en progression de 11% sur un an, tandis que les revenus associés grimpent de 17% pour totaliser 6,25 millions de dinars.

Sur le plan financier, l’endettement du groupe s’établissait à 285,675 millions de dinars à la fin du premier semestre 2026.

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Stockage résidentiel : pour l’ANPME, la vraie priorité s’appelle compteur intelligent

L’engouement autour des batteries de stockage résidentielles masquerait une réalité économique peu favorable, selon l’Association nationale des Petites et Moyennes Entreprises (ANPME). Dans une prise de position rendue publique, l’organisation patronale invite les autorités à revoir leurs priorités face aux difficultés d’approvisionnement électrique.

Le 22 juillet 2026, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz avait ouvert la voie à l’installation, chez les particuliers, de batteries destinées aux installations photovoltaïques équipées d’onduleurs hybrides. La STEG présentait alors cette décision comme un choix stratégique, censé stimuler les investissements dans le renouvelable à un moment où le pays subit des chaleurs extrêmes et une demande électrique sous tension.

C’est précisément ce dispositif que l’ANPME met en cause. Selon ses calculs, une batterie de 10 kWh, suffisante pour faire tourner un climatiseur, un réfrigérateur et quelques équipements essentiels durant trois heures environ, représente une dépense avoisinant 12 000 dinars, hors de portée pour l’essentiel des ménages tunisiens.

L’association va plus loin dans son argumentaire chiffré : en tenant compte d’une durée de vie moyenne de cinq ans et d’environ 60 heures de coupures par an, le kilowattheure produit grâce à ces batteries reviendrait à quelque 12 dinars, soit près de 50 fois le tarif habituellement facturé par la STEG.

Un bénéfice limité pour le réseau collectif

Pour l’ANPME, le problème dépasse la seule question tarifaire. Ces installations, pensées pour un usage individuel en situation de panne, ne participent pas à l’alimentation du réseau lors des pics de consommation, ces moments précis où la pression sur le système est la plus forte.

L’organisation patronale s’interroge dès lors sur la pertinence de mobiliser des fonds publics, subventions ou avantages fiscaux, pour appuyer ces équipements. Elle y voit un soutien à des « solutions de sauvetage individuelles », profitant à une minorité sans retombée concrète sur la stabilité globale du réseau électrique.

Miser sur les compteurs intelligents

Plutôt que d’encourager le stockage résidentiel isolé, l’ANPME plaide pour son intégration dans un réseau électrique intelligent. Elle recommande en priorité la généralisation des compteurs communicants, susceptibles d’optimiser la gestion de l’énergie et de faciliter l’injection d’électricité dans le réseau en fonction des besoins réels.

L’association nuance toutefois son propos s’agissant du secteur industriel : pour les entreprises raccordées en moyenne tension, le stockage privé pourrait, à court terme, constituer un appui utile durant les heures de pointe et contribuer à limiter le risque de délestages.

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PGH accélère au deuxième trimestre avec plus d’un milliard de dinars de revenus

Poulina Group Holding (PGH) a enregistré un chiffre d’affaires de 1 091 millions de dinars au deuxième trimestre 2026, soit une progression de 14,1% par rapport à la même période de 2025, d’après les indicateurs d’activité publiés par le groupe.

Cette évolution s’inscrit dans un contexte marqué par une augmentation de la production ainsi qu’un doublement des investissements au cours du premier semestre 2026.

La croissance de l’activité trimestrielle a été portée à la fois par le marché local et par les exportations. Les ventes réalisées en Tunisie ont progressé de 14,1%, tandis que celles destinées aux marchés extérieurs ont affiché une hausse de 14,3%.

Sur les six premiers mois de l’année, PGH a réalisé un chiffre d’affaires cumulé de 2 118 millions de dinars, en augmentation de 7,9% par rapport au 30 juin 2025.

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Tunisie | Les coupures d’électricité affectent la filière des dattes

La filière des dattes constitue l’un des piliers de l’agriculture et de l’économie de la Tunisie, plaçant notre pays parmi les dix plus grands producteurs mondiaux et au deuxième rang mondial en termes de valeur des exportations.

Les coupures de courant fréquentes et soudaines, survenues en pleine vague de chaleur extrême, ont endommagé plusieurs pompes d’irrigation dans les oasis du gouvernorat de Kébili (sud-ouest). Ces incidents ont perturbé le cycle d’irrigation et retardé les opérations agricoles à une période cruciale pour la production de dattes.

Hakim Mrabet, responsable du syndicat local de l’agriculture et de la pêche maritime pour le district nord de Kébili, a tiré la sonnette d’alarme, expliquant que ces pannes à répétition avaient entraîné la défaillance des pompes, nécessitant «le transfert du matériel vers d’autres gouvernorats pour réparation». Cette situation a affecté la régularité de l’irrigation dans les zones agricoles touchées.

M. Mrabet a précisé que «le dysfonctionnement des systèmes hydrauliques pourrait nuire à la qualité de la production de dattes, les palmiers nécessitant un apport constant en eau à cette époque de l’année». Il a ajouté que, dans certaines oasis, le cycle de distribution de l’eau «a été considérablement ralenti, tandis qu’il a été totalement interrompu dans d’autres, ce qui pourrait avoir des répercussions sur les récoltes ». Le représentant syndical a également souligné «les difficultés structurelles du système local de gestion de l’eau», notant que le gouvernorat de Kébili compte plus de 100 coopératives agricoles, dont la plupart sont endettées auprès de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) ; une situation qui aggrave encore les problèmes critiques liés à la gestion des réseaux d’irrigation.

La filière des dattes constitue un pilier de l’agriculture tunisienne et un secteur stratégique pour l’économie nationale, hissant le pays au rang des dix plus grands producteurs mondiaux et au deuxième rang mondial en termes de valeur des exportations.

L’industrie agroalimentaire contribue en moyenne à plus de 10 % du produit intérieur brut (PIB) de la Tunisie, tandis que la filière des dattes représente à elle seule environ 6 % de la production agricole nationale.

La campagne 2025/2026 a enregistré une récolte record de 404 000 tonnes, soit une hausse de 16,3 % par rapport aux 347 000 tonnes de la saison précédente. La variété prisée «Deglet Nour» demeure le principal moteur du secteur, représentant environ 84 % des volumes exportés.

La filière des dattes joue également un rôle majeur dans le soutien aux recettes en devises du pays, contribuant ainsi à compenser le déficit commercial alimenté par une forte dépendance aux importations d’énergie.

Sur le plan des exportations, au cours des sept premiers mois de la campagne de commercialisation (octobre 2025-avril 2026), la Tunisie a exporté 113 900 tonnes de dattes, soit une hausse de 5,6 % par rapport à la même période de l’année précédente, générant des recettes de 725,6 millions de dinars tunisiens.

Les dattes représentent plus de 19 % du total des exportations agroalimentaires tunisiennes, se classant juste derrière l’huile d’olive.

Les dattes tunisiennes sont présentes sur 94 marchés internationaux. L’Union européenne (UE) absorbe 41,7 % des exportations et constitue le principal marché en valeur, l’Allemagne, la France, l’Espagne et l’Italie figurant parmi les plus grands acheteurs. Viennent ensuite les marchés asiatiques (24,9 %) et africains (23,8 %). Parmi les pays importateurs, le Maroc occupe une position de premier plan en termes de volumes achetés, absorbant environ 16,8 % de la production destinée à l’exportation.

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Tunisie | La croissance n’obéit pas aux décrets !

L’idée directrice serait simple : entre 2014-2019, la Tunisie souffrait d’instabilité gouvernementale mais conservait une certaine ouverture économique ; entre 2020 et 2026, elle a gagné un centre unique de décision politique mais perdu plusieurs moteurs de croissance. Le paradoxe est là : davantage de pouvoir exécutif n’a pas produit davantage de performance économique. (Photo: Réunion de Kaïs Saïed avec plusieurs ministres et hauts cadres de l’Etat, le 22 juillet 2026, consacrée aux coupures d’électricité et d’eau et aux incendies de forêts).

Moktar Lamari *

Le verdict des chiffres est plus sévère que celui des opposants. Durant les années précédant l’arrivée de Kaïs Saïed, la croissance demeurait faible, autour de 2 % en moyenne, mais l’économie restait insérée dans les circuits internationaux, négociait avec le Fonds monétaire international (FMI), attirait encore des investissements directs étrangers et bénéficiait d’une relative prévisibilité institutionnelle.

Depuis 2020, la pandémie explique une partie du choc initial, mais elle n’explique pas la persistance d’une croissance molle, d’un investissement privé atone, d’un chômage structurel élevé, d’une dette publique proche de 85 % du PIB et d’un financement croissant de l’État par la Banque centrale.

Le rapport de l’Economist Intelligence Unit (EIU) décrit une économie enfermée dans un cercle où déficits budgétaires, faibles investissements, chômage élevé et accès limité aux financements extérieurs se renforcent mutuellement. 

Pouvoir verticalisée, économie horizontalement figée

Le paradoxe est presque ironique. Le pouvoir s’est verticalisé ; l’économie, elle, s’est horizontalement figée. Les gouvernements de la période 2014-2019 tombaient rapidement, mais les investisseurs savaient encore où se trouvait le ministère des Finances. Depuis 2021, les gouvernements durent davantage que les certitudes économiques. La concentration des décisions n’a pas réduit l’incertitude ; elle l’a déplacée vers une seule variable : la volonté présidentielle.

L’inflation est certes redescendue autour de 5 %, mais cette amélioration repose autant sur les prix administrés, les contrôles des changes, le ralentissement de la demande et la compression des importations que sur une restauration profonde des équilibres macroéconomiques. L’EIU souligne d’ailleurs que les tensions inflationnistes demeurent sous-jacentes et pourraient réapparaître avec la monétisation des déficits publics. 

Même constat pour le déficit extérieur. Son amélioration récente constitue moins une victoire de compétitivité qu’une conséquence des restrictions sur les importations, du rebond du tourisme et des transferts des Tunisiens résidant à l’étranger. Les recettes touristiques et les remises des migrants compensent progressivement ce que l’économie productive peine à créer. Une économie qui importe moins faute de devises n’est pas nécessairement une économie qui produit davantage.

Une confiance internationale affaiblie

Le dinar, lui aussi, semble plus stable. Mais cette stabilité ressemble davantage à une perfusion qu’à une guérison. Contrôle du marché des changes, rationnement implicite des devises et intervention administrative remplacent progressivement les mécanismes d’ajustement habituels. L’EIU estime d’ailleurs que cette stabilité reste fragile tant que les réserves extérieures dépendent d’un financement extérieur limité et d’une confiance internationale affaiblie. 

Le coût le plus lourd apparaît sans doute ailleurs : dans l’investissement. Le ratio investissement/PIB demeure inférieur aux besoins de l’économie tunisienne, tandis que les investissements directs étrangers restent modestes au regard des standards historiques.

Plus inquiétant encore, l’émigration des diplômés est devenue une véritable variable d’ajustement du marché du travail. Lorsque les capitaux hésitent à entrer et que les ingénieurs choisissent de sortir, l’économie exporte progressivement ce qu’elle produit de plus coûteux : son capital humain. L’EIU souligne explicitement que les diplômés quittent de plus en plus le pays faute de perspectives. 

Incertitude sur la trajectoire macroéconomique

À cela s’ajoute un changement plus profond encore : la relation avec les institutions internationales. Depuis 2021, la Tunisie n’a plus tenu de consultation au titre de l’article IV du FMI. Le rapport souligne que cette absence prive investisseurs et créanciers d’une évaluation indépendante de la soutenabilité de la dette et nourrit l’incertitude sur la trajectoire macroéconomique. Refuser le thermomètre n’a jamais fait disparaître la fièvre. 

Le plus frappant reste finalement le contraste entre le discours et les résultats. La lutte contre les «lobbies» devait libérer l’économie ; elle a surtout accru l’attentisme. La souveraineté économique devait réduire la dépendance extérieure ; elle a renforcé la dépendance au financement domestique de la Banque centrale. La centralisation politique devait accélérer les décisions ; elle a surtout concentré les risques.

L’histoire économique retiendra peut-être moins la Constitution de 2022 que cette étrange expérience macroéconomique : remplacer la confiance des marchés par la confiance dans l’autorité, substituer l’investissement par l’administration, et espérer que la croissance finisse par obéir aux décrets. Les lois peuvent modifier l’architecture d’un régime ; elles ne modifient pas les équations de la croissance. À la fin, les investisseurs, les ménages et les entreprises votent eux aussi. Non avec des bulletins, mais avec leurs capitaux, leurs projets et, de plus en plus souvent, leurs billets d’avion.

* Economiste universitaire.

Blog de l’auteur. E4T.

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Lancement du premier projet solaire pour alimenter le réseau autoroutier

La Tunisie s’apprête à lancer le premier projet de production d’électricité solaire destiné à alimenter les infrastructures de la société des autoroutes, dans le cadre de sa stratégie de transition énergétique, ont annoncé vendredi les responsables du projet à l’issue d’une visite de terrain à la station de Oued Zarga, dans le gouvernorat de Béja. […]

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Transition énergétique : Le solaire, une réponse structurelle et durable

L’actualité énergétique en Tunisie confirme une chose : le solaire est l’investissement le plus intelligent pour l’avenir. Les solutions solaires modernes permettent non seulement de produire de l’énergie propre, mais aussi d’en reprendre le contrôle. La Presse —L’énergie solaire n’est plus un luxe ou un choix, c’est une nécessité économique, écologique et stratégique. Elle permet […]

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RFR du Grand Tunis : près de 100 millions de dinars de pertes annuelles liées aux retards

Conçue comme le socle d’une restructuration du transport collectif urbain dans le Grand Tunis, la première phase du projet du Réseau Ferroviaire Rapide (RFR) devait contribuer à réduire la congestion routière et à assurer un transport efficace et sécurisé à quelque 600.000 passagers par jour. Toutefois, une évaluation approfondie réalisée par l’Institut Arabe des Chefs […]

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Droits de douane américains : la Tunisie épargnée par la nouvelle mesure liée au travail forcé

La Tunisie ne figure pas parmi les 60 économies ciblées par la nouvelle mesure commerciale américaine annoncée par le Bureau du représentant américain au Commerce (USTR), qui prévoit l’application de droits additionnels au titre de la Section 301 du Trade Act de 1974 pour sanctionner les pays accusés de ne pas avoir mis en place […]

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Batteries Assad Algérie : ASSAD porte sa participation à 100 % avant l’ouverture du capital

Le Groupe ASSAD détient désormais l’intégralité du capital de sa filiale Batteries Assad Algérie (BAA). L’opération, finalisée le 16 juillet 2026, fait suite au rachat des 4 % auparavant détenus par des investisseurs algériens.

Par cette transaction, L’Accumulateur Tunisien ASSAD devient l’unique actionnaire de Batteries Assad Algérie. Le groupe a indiqué avoir informé ses actionnaires ainsi que le public de cette évolution. Cette prise de contrôle intégrale intervient dans le cadre de l’opération d’ouverture du capital de BAA, lancée l’année précédente et confiée à un cabinet de conseil spécialisé.

Le projet prévoit l’arrivée d’un partenaire stratégique et/ou une introduction en bourse de la filiale sur la Bourse d’Alger. L’objectif est de réaliser une levée de fonds de 1 milliard de dinars algériens, soit environ 22,1 millions de dinars tunisiens, au moyen d’une cession de 25 % à 30 % du capital de Batteries Assad Algérie avant la clôture de l’exercice 2026.

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Pêche artisanale : un nouveau cap vers la décarbonation en Tunisie

Le WWF Afrique du Nord et l’ambassade du Royaume-Uni inaugurent à Ajim (Djerba) une station de recharge solaire et remettent des moteurs électriques à des pêcheurs artisans, marquant une nouvelle étape vers une pêche plus durable et décarbonée en Tunisie.

Dans une nouvelle étape illustrant la solidité du partenariat entre la Tunisie et le Royaume-Uni en faveur de l’action climatique et du développement durable, indique un communiqué de presse, WWF Afrique du Nord, en collaboration avec l’ambassade du Royaume-Uni en Tunisie, a organisé, le 24 juillet 2026 au port de pêche d’Ajim, une cérémonie officielle sur l’île de Djerba, afin d’inaugurer une station photovoltaïque de recharge de batteries électriques et de remettre plusieurs moteurs marins électriques à un groupe de pêcheurs artisans participant au projet.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Décarbonation de la pêche artisanale en Tunisie : promouvoir les énergies propres pour des communautés côtières durables », mis en œuvre par WWF Afrique du Nord avec le soutien financier du Foreign, Commonwealth & Development Office (FCDO) du Royaume-Uni. Ce projet vise à accompagner la transition énergétique du secteur de la pêche artisanale en Tunisie, à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à renforcer la résilience des communautés côtières face aux défis environnementaux et économiques.

Le projet est mis en œuvre en étroite collaboration technique avec le ministère tunisien de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) et la Société Tunisienne d’Équipements de Pêche (STEP), qui a assuré la fourniture et l’installation des moteurs électriques ainsi que l’appui technique tout au long du projet.

La cérémonie s’est déroulée en présence de l’ambassadeur du Royaume-Uni auprès de la République tunisienne, ainsi que de représentants des ministères de l’Agriculture, des Affaires étrangères, des autorités régionales et locales, des institutions nationales, des partenaires techniques ainsi que des pêcheurs bénéficiaires du projet.

Cette cérémonie marque l’aboutissement de la première navigation pilote d’un bateau de pêche artisanale propulsé exclusivement par un système électrique alimenté à l’énergie solaire, réalisée le 29 juin 2026 à Ajim. Cette démonstration pionnière constitue une première à l’échelle nationale et l’une des premières expériences de ce type en Méditerranée. Elle a démontré avec succès la faisabilité technique et opérationnelle de cette solution innovante grâce à une collaboration étroite entre les institutions nationales et les partenaires du projet, notamment grâce à la contribution technique de la Société tunisienne d’équipements de pêche (STEP). Elle ouvre également des perspectives prometteuses pour accompagner la transition du secteur de la pêche artisanale dans le cadre d’une économie bleue durable et sobre en carbone.

L’inauguration de la station de recharge solaire et la remise des moteurs marins électriques marquent une étape déterminante, faisant passer le projet de la phase pilote et d’expérimentation à l’utilisation opérationnelle effective de technologies propres par les pêcheurs artisans. Cette avancée illustre des progrès concrets vers la décarbonation du secteur de la pêche tout en démontrant que des solutions pratiques peuvent répondre simultanément aux enjeux environnementaux, économiques et sociaux.

Le projet poursuit notamment les objectifs suivants :

  • Réduire la dépendance aux combustibles fossiles conventionnels et diminuer les émissions de carbone.
  • Réduire les coûts d’exploitation supportés par les pêcheurs artisans.
  • Limiter la pollution marine ainsi que les nuisances sonores sous-marines générées par les moteurs conventionnels.
  • Renforcer la sécurité énergétique des communautés côtières.
  • Accroître la résilience du secteur de la pêche face aux effets du changement climatique.
  • Proposer un modèle reproductible pouvant être déployé dans d’autres zones côtières tunisiennes ainsi que dans l’ensemble de la région méditerranéenne.

Le programme de l’événement mettra en lumière les principaux résultats obtenus ainsi que les enseignements tirés de la phase pilote. Il donnera également la parole aux pêcheurs participants, qui partageront leur expérience de l’utilisation quotidienne des moteurs électriques dans leurs activités de pêche. La cérémonie comprendra la remise officielle des équipements, l’inauguration de la station photovoltaïque de recharge et se conclura par une démonstration en mer à bord d’un bateau de pêche équipé d’un moteur électrique, permettant aux invités et aux représentants des médias de constater directement le potentiel de cette technologie innovante.

A cette occasion, Jamel Jrijer, directeur régional de WWF Afrique du Nord, a déclaré : « Il s’agit d’une étape importante pour la communauté des pêcheurs artisans ainsi que pour les écosystèmes marins en Tunisie et en Méditerranée. La technologie existe aujourd’hui et nous la mettons désormais au service de la nature et des populations. »

Pour sa part, l’ambassadeur du Royaume-Uni en Tunisie, Roddy Drummond, a souligné : « Ce projet incarne les principales priorités du Royaume-Uni. A savoir lutter contre le changement climatique, soutenir une croissance économique durable et promouvoir l’innovation qui apporte de bénéfices concrets aux communautés locales. En aidant les pêcheurs à réduire leurs coûts tout en protégeant l’environnement marin, nous démontrons que l’action climatique et la prospérité peuvent aller de pair. »

Ce projet reflète l’engagement constant du Royaume-Uni à accompagner la Tunisie dans la réalisation de ses priorités nationales en matière de transition énergétique, de lutte contre le changement climatique et de développement durable, à travers des partenariats fondés sur le partage des connaissances, l’innovation et la mise en œuvre de solutions concrètes générant un impact tangible au niveau local.

WWF Afrique du Nord, aux côtés de ses partenaires nationaux et de ses soutiens internationaux, demeure pleinement engagé dans le développement de solutions durables contribuant à la protection des écosystèmes marins, à l’amélioration des moyens de subsistance des pêcheurs artisans et à l’accompagnement de la transition vers un secteur de la pêche plus résilient, plus performant et à faibles émissions de carbone.

D’après communiqué

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Néjia Gharbi : « Le potentiel des start-up tunisiennes mérite d’être soutenu à grande échelle »

La contribution de la Caisse des Dépôts et Consignations CDC s’inscrit à travers le programme Start-up et PME innovantes, déjà tourné vers les entreprises actives dans la Ditech, l’innovation et les secteurs à forte valeur créative.

Pour Néjia Gharbi, directrice générale de la CDC, l’enjeu consiste avant tout à mobiliser la diaspora autour de cette dynamique et à renforcer ses liens avec l’écosystème tunisien des start-up. Elle a souligné dans une déclaration à lecoonomistemaghrébin, lors de la 3 ème édition du Tunisia Global forum, que de nombreux talents tunisiens, notamment à travers des start-up ayant déjà réalisé des exits, à l’image d’Instadeep ou d’Expensya, fondée par Karim Benguir et Karim Jouini, ont émergé. 

Mais au-delà de ces réussites, l’essentiel reste, précise-t-elle, la multiplication de nouvelles start-up et de nouvelles formes de collaboration, rendues possibles par l’interconnexion entre la diaspora et l’écosystème local. L’objectif est donc de consolider ce pont, de stimuler les échanges et de proposer des outils de financement adaptés à ces jeunes entreprises.

Néjia Gharbi salue également le rôle joué par les premiers fonds créés en Tunisie et financés par le fonds ANAVA, souvent portés par des membres de la diaspora tunisienne. Elle cite notamment 216 Capital, aujourd’hui à son deuxième fonds, ainsi que Medenine, qui a lancé un fonds dédié à la Deeptech. Pour elle, ces initiatives traduisent une conviction partagée : le potentiel des start-up tunisiennes est réel et mérite d’être soutenu à grande échelle.

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Indice mondial des TIC 2026 : la Tunisie 6ᵉ en Afrique avec un score de 80,1 points

La Tunisie a occupé la 6ème place à l’échelle africaine, selon l’édition 2026 de l’Indice de développement des TIC (IDI) récemment publiée par l’Union internationale des télécommunications (UIT). Ce classement évalue 159 économies selon la connectivité universelle et significative. Avec un score de 80,1 sur 100, le pays dépasse la moyenne mondiale fixée à 79 […]

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Fruits à noyau : la Tunisie engrange 66 millions de dinars grâce aux exportations

Les recettes d’exportation des fruits d’été à noyau ont atteint 66,1 millions de dinars (MD), ce qui représente une hausse de 18%, par rapport à la campagne précédente, a annoncé l’Observatoire National de l’Agriculture (Onagri), dans une note publiée vendredi. En volume, les quantités ont poursuit également leur progression de 10%, avec 8 797 tonnes […]

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