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Statut de l’artiste : le véritable défi commence après l’adoption de la loi

L’Assemblée des représentants du peuple ( ARP) a adopté hier, mardi 12 mai 2026, la proposition de loi numéro 55 de l’année 2023 relative à l’artiste et aux professions artistiques. La scène culturelle tunisienne accueille cette adoption avec un soulagement relatif, après plus d’une décennie d’attente et plusieurs tentatives avortées de réforme. 

Ce texte, que plus de 130 députés ont porté depuis décembre 2023 et que la commission a adopté au début d’avril 2026, met fin à plusieurs décennies de vide juridique pour toute une corporation en quête de reconnaissance. Structuré en 45 articles répartis en cinq chapitres, il instaure un système de protection sociale spécifique, crée une carte professionnelle de l’artiste, définit le contrat artistique et encadre les conditions d’exercice pour les artistes étrangers et les enfants. L’UNESCO a accompagné techniquement la finalisation du texte et organisé des consultations avec les professionnels du secteur.

Les données économiques confirment l’urgence de cette réforme. Selon une étude de la BIAT qui date de 2018, les industries culturelles et créatives ne contribuent qu’entre 0,4 % et 0,7 % du PIB , et les ménages n’y consacrent qu’environ 1 % de leurs dépenses. Le secteur recèle un potentiel de croissance que les acteurs économiques n’ont pas encore exploité. L’adoption de ce cadre législatif envoie donc un signal fort aux investisseurs et aux bailleurs de fonds, nationaux comme internationaux.

La protection sociale des artistes au cœur du dispositif

Le texte traite en priorité la question sociale, point névralgique de la réforme. La modernisation des cartes professionnelles, dont le système actuel remonte à 1967, constitue une nécessité absolue pour intégrer les métiers modernes. L’instauration d’un timbre fiscal sur les contrats, que le modèle des avocats inspire, pourrait offrir une source de financement pérenne pour la protection sociale des créateurs. Car si la possibilité d’adhérer à la sécurité sociale existe depuis 1994, elle ne correspond pas à la réalité de ceux qui travaillent de manière irrégulière.

Un large consensus a entouré l’élaboration du texte, mais des points de friction subsistent. Les critères d’obtention de la carte professionnelle inquiètent certains professionnels : des critères trop larges incluraient des amateurs, tandis que des critères trop restrictifs excluraient des artistes non diplômés. Le secteur du cinéma, qui repose sur une œuvre collective impliquant des métiers aux caractéristiques particulières, ne bénéficie d’aucun traitement spécifique dans la loi, dont les dispositions s’appuient encore sur des textes datant de 1960. Enfin, les enjeux contemporains tels que l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la création et la numérisation du patrimoine musical restent absents du texte.

Infrastructures et financement : les chantiers que la loi ne peut pas régler seule

L’absence d’infrastructures culturelles dans les régions freine principalement l’émergence d’une industrie digne de ce nom. Sans salles de cinéma ni théâtres de proximité, aucune rentabilité économique n’est envisageable, et la culture restera tributaire des subventions publiques. L’État doit changer de paradigme en cessant d’être l’unique mécène pour devenir un facilitateur qui garantit les investissements privés. Les banques restent frileuses face à un secteur qui manque de garanties solides, ce qui bloque tout projet de développement d’envergure. Le Maroc illustre ce que pourrait être une stratégie cohérente, en combinant zones franches, studios modernes et incitations fiscales attractives pour les productions internationales.

Ces leviers financiers supposent néanmoins une volonté politique de réforme structurelle que la seule adoption d’une loi ne suffit pas à garantir. Un fonds d’encouragement à l’investissement pourrait mobiliser environ 100 millions de dinars par an grâce à des taxes sur le chiffre d’affaires des télécommunications et sur les supports de stockage importés. La moitié de ces revenus pourrait servir de garantie bancaire via la Société Tunisienne de Garantie, ouvrant enfin les vannes du crédit pour les investisseurs. Le modèle des entreprises citoyennes pourrait, quant à lui, permettre de construire des salles de spectacle à taille humaine dans les centaines de délégations du pays. Ce n’est qu’en maillant le territoire d’espaces de diffusion et en professionnalisant chaque maillon de la chaîne que la Tunisie transformera ses arts en un véritable levier de développement économique.

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Adieu à Khalifa Chater, gardien de l’histoire tunisienne

Le lendemain de son quatre-vingt-dixième anniversaire, né le 12 mai 1936, Khalifa Chater a rendu son dernier souffle ce mercredi 13 mai 2026. Avec lui disparaît l’un des architectes majeurs de la recherche historique en Tunisie, dont les travaux ont irrigué pendant près d’un demi-siècle la connaissance des périodes moderne et contemporaine du pays. Le regretté était un fidèle contributeur à L’Économiste Maghrébin, où il offrait à nos lecteurs analyses et témoignages d’une précieuse richesse.

Formé à Paris, où il fréquenta les amphithéâtres de la Sorbonne, il forgea son appareil scientifique en deux temps : un premier doctorat en histoire contemporaine, soutenu en 1974, puis un doctorat d’État couronné en 1981. De retour en Tunisie, c’est à la faculté des sciences humaines et sociales de la capitale qu’il exerça l’essentiel de sa carrière d’enseignant-chercheur, avant d’y acquérir le titre de professeur émérite à l’université de Tunis.

Ses responsabilités institutionnelles témoignent d’une trajectoire qui déborde largement le seul cadre académique. Il prit la tête du Centre culturel international d’Hammamet dès 1978, poste qu’il occupa jusqu’en 1997. Entre 1988 et 1996, il assuma la direction de l’Institut supérieur de documentation de Tunis. La Bibliothèque nationale de Tunisie lui confia ensuite ses rênes de 1997 à 2002. Cinéphile engagé autant qu’historien, Khalifa Chater comptait également parmi les fondateurs des Journées cinématographiques de Carthage (JCC), ce rendez-vous arabo-africain du septième art né dans les années 1960, qu’il contribua à faire vivre, notamment en assurant la couverture radiophonique et télévisuelle des premières éditions. Il était l’un des derniers témoins directs de cette aventure fondatrice.

Sa présence dans les réseaux scientifiques internationaux était tout aussi notable. Membre des comités de rédaction de la Maghreb Review et des Cahiers de la Méditerranée, il fut élu membre correspondant de l’Académie des sciences, agriculture, arts et belles-lettres d’Aix le 21 mai 2002. Le Prix national des lettres et sciences humaines lui fut décerné en 1997.

Son œuvre publiée couvre un arc chronologique allant du XIXe siècle à l’époque postindépendance. Dès 1978, il signa Insurrection et répression dans la Tunisie du XIXe siècle : le mehalla de Zarrouk au Sahel, 1864, suivi en 1984 de Dépendance et mutations précoloniales : la régence de Tunis de 1815 à 1857. Vingt ans plus tard parut La Tunisie à travers l’histoire (2005), puis Tahar Ben Ammar, 1889-1985 et L’ère Bourguiba en 2010. Son ultime ouvrage, La dynastie husseinite (1705-1957), vit le jour en 2021.

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Le mirage des 5 % : Hédi Dahman dévoile les failles du système de rémunération

L’augmentation salariale réelle ne dépasserait pas 3,8 %, contredisant ainsi les 5 % annoncés par le gouvernement. C’est ce que révèle l’expert en systèmes de rémunération Hédi Dahman. Intervenant le lundi 11 mai 2026 lors d’un séminaire du département du secteur privé relevant de l’UGTT consacré au « droit à la négociation collective », ce dernier a dénoncé l' »opacité et l’iniquité d’un système de paie fragmenté » qui « fragilise le pouvoir d’achat des travailleurs ».

Selon l’organe de presse de l’UGTT, Echâabnews, cette analyse technique repose sur un constat structurel frappant puisque le pays compte actuellement 625 systèmes de rémunération différents. Ce volume exceptionnel, que l’expert juge supérieur aux indicateurs observés dans des puissances comme la Chine, empêche toute mesure fiable d’un taux de croissance moyen à l’échelle nationale. Cette complexité administrative rend caduque la communication gouvernementale sur une revalorisation uniforme et masque une réalité bien moins avantageuse pour les salariés du privé.

L' »injustice de cette réforme » se manifeste également par une application disparate selon les catégories professionnelles. Hédi Dahman souligne que l' »impact financier sera loin d’être égalitaire pour l’ensemble des agents ». Cette situation se trouve aggravée par la « liberté excessive accordée aux organisations patronales dans le calendrier de mise en œuvre ». L’expert pointe particulièrement du doigt le manque de rigueur concernant l’effet rétroactif des augmentations, laissant la porte ouverte à des interprétations arbitraires au détriment des droits syndicaux fondamentaux.

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Face au choc, le FMI appelle les gouvernements à la discipline et à la précision chirurgicale

Dans son rapport War in the Middle East: Economic Spillovers and Policy Challenges publié en avril 2026, le Fonds monétaire international refuse de se limiter au diagnostic : face à un choc énergétique et géopolitique d’une ampleur inédite depuis l’invasion russe de l’Ukraine, l’institution détaille avec une précision inhabituelle les réponses qu’elle attend des gouvernements de la région, en matière budgétaire, monétaire, financière et structurelle.

Sur le plan budgétaire, le FMI pose d’emblée un principe ferme : les gouvernements ne doivent pas céder à la tentation de soutenir la demande globale par un assouplissement fiscal généralisé ni rétablir des subventions énergétiques à large spectre. L’institution distingue nettement deux situations. Les pays disposant de marges de manœuvre budgétaires suffisantes peuvent laisser jouer les stabilisateurs automatiques et déployer, si nécessaire, des transferts monétaires ciblés et temporaires vers les ménages les plus exposés à la hausse des prix des matières premières.

Ceux qui ne disposent d’aucun espace budgétaire doivent s’assurer que toute mesure de soutien reste compatible avec la stabilité de leur dette, ce qui peut exiger une révision des priorités de dépenses et une mobilisation accrue des recettes fiscales. Les exportateurs de pétrole non directement affectés par la guerre doivent quant à eux épargner leurs recettes exceptionnelles plutôt que les dépenser, afin de reconstituer des marges face à l’incertitude mondiale.

Banques centrales : agir vite là où l’inflation dérape déjà

Sur le plan monétaire, le FMI reconnaît que la hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires peut justifier une réaction rapide des banques centrales, mais que l’intensité de cette réaction dépend de la situation de départ de chaque pays. Là où l’inflation atteint déjà des niveaux élevés et où la politique monétaire reste accommodante, comme en Égypte où l’inflation devrait frôler 8 % en 2026 ou au Pakistan à 5,5 %, le FMI estime que la marge d’attente est limitée et qu’un resserrement s’impose pour ancrer les anticipations d’inflation.

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Les banques centrales qui ont déjà placé leurs taux nettement au-dessus du niveau neutre et maintenu l’inflation proche de la cible peuvent en revanche absorber une partie du choc d’offre sans réagir immédiatement. Pour les pays à taux de change flexible, le FMI recommande de laisser la monnaie jouer son rôle d’amortisseur, comme l’Égypte l’a fait en laissant la livre perdre 13 à 15 % de sa valeur depuis le début du conflit, tout en surveillant étroitement les risques de transmission de cette dépréciation à l’inflation.

Système bancaire : surveiller, anticiper, ne pas laisser la dette souveraine envahir les bilans

Sur le plan financier, le FMI demande aux superviseurs bancaires d’intensifier leur surveillance des risques de liquidité et de change, de scruter les expositions concentrées sur les secteurs les plus affectés comme le tourisme, le transport et le commerce, et d’empêcher les banques d’accroître excessivement leurs positions sur les dettes souveraines dans un contexte de hausse des rendements. Ce risque mérite une attention particulière en Égypte, en Jordanie, au Pakistan et en Tunisie, où les établissements bancaires détiennent déjà d’importantes parts de dette publique intérieure.

Sur le plan structurel, le FMI voit dans la rupture des chaînes d’approvisionnement régionales une occasion de repenser en profondeur les stratégies commerciales et énergétiques. L’institution recommande aux pays importateurs de diversifier leurs corridors d’importation de carburants, d’investir dans des capacités de stockage de gaz naturel liquéfié et de rejoindre des accords d’échange transfrontalier d’électricité.

Pour les pays du Golfe, le FMI insiste sur le développement de ports alternatifs, de pipelines de contournement et de corridors terrestres, afin de réduire leur dépendance aux nœuds de transit vulnérables. Renforcer la résilience des réseaux d’eau, d’énergie et de communications numériques constitue une priorité absolue pour des économies dont les systèmes de dessalement, qui fournissent plus de 40 % de l’approvisionnement en eau au Qatar, à Bahreïn et aux Émirats arabes unis, représentent un point de fragilité stratégique majeur.

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Subventions énergétiques : la bombe à retardement que la guerre a réarmée

 Dans son rapport War in the Middle East: Economic Spillovers and Policy Challenges, publié en avril 2026, le Fonds monétaire international dresse un tableau profondément inégal des conséquences économiques du conflit sur la région Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan (MENAP). Entre les pays du Golfe directement frappés et ceux qui, à distance du détroit d’Ormuz, tirent profit de la hausse des prix de l’énergie, la guerre trace une ligne de fracture brutale à l’intérieur d’une même région.

Dans son scénario de référence, le FMI prévoit que la croissance de l’ensemble de la région MENAP ralentira à 1,4 % en 2026. Soit un recul de 2,3 points de pourcentage par rapport aux projections d’octobre 2025. Derrière cette moyenne se cache une réalité bien plus contrastée. Parmi les huit économies exportatrices de pétrole directement touchées par la guerre, cinq, à savoir Bahreïn, l’Iran, l’Irak, le Koweït et le Qatar, devraient enregistrer une contraction de leur PIB en 2026. Le Qatar subit la chute la plus brutale, avec une révision à la baisse de près de 15 points de pourcentage, principalement en raison des dégâts infligés au complexe gazier de Ras Laffan. À l’opposé, Oman, dont l’accès maritime se situe entièrement en dehors du détroit d’Ormuz, voit sa croissance à peine révisée, d’environ 0,5 point seulement.

Au-delà des hydrocarbures, les pertes de production touchent également le tourisme, la logistique et les services financiers. Selon les projections de l’institution, le niveau de production des économies directement affectées restera en 2030 environ 2 % en dessous de leur trajectoire d’avant-guerre, traduisant des effets négatifs appelés à se prolonger bien au-delà de 2026.

Algérie et Libye, bénéficiaires fragiles de la flambée des prix

Un tout autre tableau se dessine pour les pays exportateurs de pétrole situés hors de la zone de combat. L’Algérie voit sa croissance révisée à la hausse de près d’un point de pourcentage grâce à l’amélioration de ses recettes en hydrocarbures. La Libye, pour qui le pétrole représente l’essentiel des exportations et des revenus publics, enregistre une révision positive de 2,5 points. Ces perspectives restent toutefois fragiles : en Libye, l’instabilité politique et sécuritaire intérieure constitue une menace constante sur la production, tandis qu’en Algérie, la dépendance persistante aux hydrocarbures limite la durabilité des gains obtenus.

Les importateurs de pétrole et les États fragiles en première ligne

Pour les pays importateurs de pétrole de la région, notamment l’Égypte, la Jordanie, le Pakistan, la Tunisie et le Maroc, l’impact est plus modéré mais réel. Par rapport aux projections établies juste avant la guerre, leur croissance cumulée sur 2026 et 2027 est revue à la baisse de près d’un point de pourcentage. La livre égyptienne a déjà perdu plus de 13 % de sa valeur depuis le début du conflit. Tandis que les rendements souverains du pays grimpent de 8 % à plus de 9 %. Des tensions comparables frappent le Pakistan et la Jordanie, dans un contexte où la dette publique a fortement progressé depuis 2019.

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Les pays classés par le FMI parmi les États fragiles et à faible revenu, à savoir le Yémen, le Soudan, l’Afghanistan, la Somalie, la Syrie et la Cisjordanie, se trouvent dans la situation la plus critique. Dans plusieurs de ces économies, les denrées alimentaires et les boissons représentent déjà entre 30 % et près de 50 % des importations totales, et plus de la moitié de la population vit en situation d’insécurité alimentaire. La hausse des prix à l’importation risque d’aggraver les déficits courants, d’épuiser les réserves de change et d’amplifier les pressions sociales dans des pays où la marge de manœuvre budgétaire est quasi inexistante. Des conflits prolongés de cette nature ont, selon l’institution, réduit le revenu par habitant d’environ 15 % en cinq ans dans des épisodes comparables au sein de la région MENAP.

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La BIAT récompense ses actionnaires et lève jusqu’à 800 millions de dinars

L’Assemblée générale ordinaire de la Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT), réunie le 24 avril 2026, a arrêté un dividende de 6 dinars par action sur un résultat net de 385 millions de dinars, autorisé un programme obligataire de 800 millions de dinars sur trois ans et ratifié l’entrée au conseil d’une représentante des actionnaires minoritaires.

Le résultat net de l’exercice 2025 atteint 385 millions de dinars. Ajouté au report à nouveau de 530 millions de dinars, il porte le résultat distribuable à 915 millions de dinars. L’assemblée a prélevé 150 millions de dinars pour les réserves de réinvestissements financiers, ramenant le solde distribuable à 765 millions de dinars. Sur ce montant, la banque verse 244 millions de dinars à ses actionnaires, soit 6 dinars par action. Le coupon s’est détaché le 12 mai 2026 et la banque met les fonds en paiement le 14 mai 2026. Les 521 millions restants partent en report à nouveau.

L’assemblée transfère par ailleurs 97 millions de dinars aux réserves facultatives. Ces sommes, initialement bloquées dans les réserves pour réinvestissements financiers lors des exercices 2016, 2017, 2018 et 2019, deviennent désormais librement disponibles pour la banque.

Cyrine Sanchou rejoint le conseil au titre des minoritaires

Sur le plan de la gouvernance, l’assemblée ratifie la désignation de Madame Cyrine Sanchou au conseil d’administration en qualité de représentante des actionnaires minoritaires. L’Assemblée Elective du 12 mars 2026 avait arrêté cette nomination pour une durée de trois ans, jusqu’à l’AGO qui statuera sur les comptes de l’exercice 2028. La résolution recueille la majorité des voix, seule résolution de l’ordre du jour à ne pas emporter l’unanimité.

L’assemblée autorise enfin la banque à lancer un ou plusieurs emprunts obligataires, ordinaires et/ou subordonnés, dans la limite globale de 800 millions de dinars sur trois ans. Le conseil d’administration reçoit délégation pour fixer les montants, les modalités et les conditions de chaque émission. Il peut à son tour déléguer ce pouvoir à la direction générale à la veille de chaque opération.

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Visas en Tunisie : l’OTIC dénonce le racket des agences d’intermédiation

L’Organisation tunisienne d’information au consommateur (OTIC) alerte sur la dérive financière et éthique des services de traitement des demandes de visa en Tunisie. Pointant directement du doigt le prestataire TLScontact, l’organisation dénonce une explosion des coûts et un manque flagrant de transparence qui pèsent sur les citoyens. Cette prise de position intervient dans un contexte de grogne croissante face à ce que l’OTIC qualifie de monopole déguisé sur un service pourtant lié à la souveraineté des États.

Le cœur du problème réside dans le déséquilibre entre la faible valeur ajoutée des prestations fournies et les tarifs prohibitifs imposés aux demandeurs. L’organisation souligne que de simples actes administratifs comme la prise de rendez-vous ou la collecte de dossiers atteignent des sommets tarifaires injustifiés. Cette situation est exacerbée par l’absence totale de concurrence réelle, laissant les usagers sans alternative face à des acteurs privés qui gèrent des données aussi sensibles que des informations biométriques, professionnelles et familiales.

Sur le plan juridique, l’OTIC s’appuie sur la loi de 2015 relative à la concurrence et aux prix pour exiger une intervention immédiate des autorités publiques. Elle préconise l’ouverture d’un audit complet sur les pratiques de ces sociétés, notamment concernant le respect de la législation sur la protection des données personnelles. L’organisation plaide pour une soumission de ces intermédiaires à un contrôle financier et fiscal rigoureux afin de mettre fin à une forme d’épuisement financier des citoyens tunisiens sous couvert de services consulaires délégués.

L’organisation réclame également une refonte du modèle contractuel pour instaurer une véritable équité financière. Elle demande que les demandeurs puissent récupérer tout ou partie des frais de service en cas de refus de visa, particulièrement pour les prestations d’intermédiation. Actuellement, le principe du non-remboursement quasi systématique est jugé abusif et contraire aux règles élémentaires de protection du consommateur, d’autant que d’autres pays appliquent déjà des mécanismes de compensation ou de remboursement partiel en cas de défaillance du service.

Pour encadrer ces pratiques, la création d’un mécanisme de recours officiel au sein du ministère des Affaires étrangères est jugée indispensable. Cette instance permettrait de centraliser les plaintes liées aux mauvais traitements, aux retards ou aux problèmes de confidentialité. En l’absence de ce canal de médiation, le citoyen demeure dans une position de vulnérabilité structurelle. L’OTIC conclut que sans une réforme profonde basée sur le principe de réciprocité et de souveraineté nationale, le sentiment d’injustice continuera d’altérer la confiance des Tunisiens dans le système légal et économique.

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Spéculation, informalité, surcoûts : comment la Tunisie veut réparer ses circuits agricoles

Circuits de distribution agricole : un système fragmenté, des intermédiaires en dérive, une refonte législative et infrastructurelle en marche. Tel est le diagnostic posé par Mohamed Hédi Inoubli, Président de l’Unité de gestion par objectifs pour la mise à niveau des circuits de distribution des produits agricoles et de la pêche, lors de son intervention à la 10ème édition du Tunisia Economic Forum, le 12 mai 2026. Selon lui, la multiplication des intermédiaires engendre des surcoûts injustifiés, la sortie des opérateurs de leur périmètre réglementaire favorise les pratiques spéculatives, et le cadre juridique obsolète ne permet plus un contrôle efficace. Pour y remédier, il préconise une application rigoureuse du décret n° 47 de 2022 (déclaration obligatoire des activités, numérisation de la traçabilité, régulation du stockage, sanctions renforcées), une refonte de la cartographie nationale des marchés, le déploiement de la facturation électronique généralisée, et des projets pilotes intégrés à Béja et Sidi Bouzid.

La distribution des produits agricoles et de la pêche, selon l’intervenant, souffre d’une complexité chronique, avec une grande variabilité de la production, de la qualité et de la disponibilité d’une année à l’autre. Parmi les causes structurelles des difficultés, il pointe l’insuffisance du financement agricole, qui prive les producteurs de la capacité de valoriser leur production, d’atteindre les volumes requis et d’assurer l’acheminement vers les circuits de distribution.

Une chaîne fragmentée aux dérives multiples

Le constat qu’il dresse est sévère. On observe un glissement généralisé des opérateurs hors de leurs rôles réglementaires, brouillant la lisibilité du marché. À cela s’ajoutent des pratiques monopolistiques et spéculatives, des difficultés croissantes de contrôle commercial, et un cadre juridique obsolète.

Face à ces dysfonctionnements, l’intervenant présente le décret n° 47 de 2022 comme un instrument de régulation ambitieux. En effet, il impose la déclaration obligatoire des activités pour assainir les circuits et lutter contre l’économie informelle. Le décret en question numérise la filière via des systèmes d’information agréés pour garantir la traçabilité et permettre à l’administration de connaître les stocks en temps réel. Il régule le stockage pour distinguer le stockage régulateur du stockage spéculatif. Il renforce enfin les sanctions et les pouvoirs de contrôle.

Des projets pilotes et une cartographie nationale à repenser

M. Inoubli évoque un projet intégré à Béja (marché de gros légumes, fruits et volaille) dont une étude est en cours. Il souligne que la Tunisie possède sept fois plus de marchés que l’Algérie ou le Maroc, une prolifération non justifiée qui impose une rationalisation. Une nouvelle cartographie nationale est à l’étude pour supprimer ou fusionner les marchés non viables. Il met en garde contre les chevauchements de compétences entre ministères, écueil des expériences passées.

En matière de numérisation, il met en avant le système de facturation électronique de la SOTUMAG, déployé dans treize marchés municipaux, avec l’objectif de l’étendre à tous les marchés d’intérêt national. Enfin, le projet pilote de Sidi Bouzid a testé une plateforme numérique intégrée dont les enseignements alimenteront les déploiements futurs.

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Marchés agricoles en Tunisie : plaidoyer pour une réforme structurelle des circuits de distribution

Lors de la 10ème édition du Tunisia Economic Forum, tenue le 12 mai 2026, Ahmed Ben Kheder, consultant, a présenté les conclusions de l’étude « Remise en état des circuits de distribution des produits agricoles », réalisée par l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE). Sa vision est claire : refonder en profondeur les marchés de gros tunisiens pour rétablir l’équilibre entre l’offre et la demande, limiter les distorsions de prix et restaurer la compétitivité du secteur agricole. Pour y parvenir, il a développé une feuille de route articulée autour de trois piliers stratégiques, assortie d’un mécanisme de financement dédié.

Le consultant a dressé un état des lieux sans concession. La multiplication des intermédiaires constitue, estime-t-il, la source principale de distorsion des prix, sachant que plus de 50% des échanges de produits agricoles dans les circuits de distribution sont accaparés par des intermédiaires informels, selon l’étude présentée lors du forum. Cette situation est aggravée par une forte évasion fiscale, des difficultés juridiques persistantes et une absence de traçabilité. Les contrats de concession, trop courts, découragent l’investissement privé : on ne peut raisonnablement attendre un engagement à long terme lorsque les conditions contractuelles ne permettent pas le retour sur investissement. S’y ajoutent l’absence d’expertise technique municipale spécialisée dans la distribution des produits agricoles, la dégradation avancée des abattoirs ainsi que l’absence totale de systèmes informatiques de suivi.

La législation en vigueur est apparue à l’expert à la fois dispersée et obsolète. Elle repose sur des mécanismes d’attribution des concessions fondés exclusivement sur l’offre financière, une logique du « mieux-disant » financier qui ignore la qualité de service et les capacités de gestion des candidats. Par ailleurs, des travaux de réhabilitation avaient déjà été engagés entre 2002 et 2008 sans produire les effets escomptés, faute d’une vision d’ensemble et de mécanismes de gouvernance adaptés. Cette expérience illustre, souligne-t-il, la nécessité d’inscrire toute réforme dans un cadre stratégique cohérent plutôt que d’agir par interventions ponctuelles.

Trois piliers pour une réforme en profondeur

Face à ce diagnostic, le consultant a structuré ses propositions autour de trois axes complémentaires. Ces axes stratégiques sont les suivants : moderniser le cadre légal et les infrastructures, intégrer l’informel dans le circuit organisé et développer l’agriculture contractuelle, ainsi que mettre en place un écosystème numérique afin de raccourcir la chaîne de valeur entre producteur et consommateur. Le premier pilier porte sur la professionnalisation de la gestion physique des marchés, avec la création d’agences spécialisées et le recours à des gestionnaires qualifiés, que ce soit par délégation au secteur privé ou par une gestion directe et professionnalisée des municipalités. Dans le cadre de la modernisation du cadre réglementaire, l’étude recommande la création d’un code unifié et simplifié des circuits commerciaux, les textes actuels étant jugés dispersés et obsolètes, ainsi que l’adoption de contrats de concession de longue durée afin d’encourager l’investissement et garantir la qualité des services et l’entretien des infrastructures.

Le deuxième pilier vise à attirer des investissements de qualité et à créer de la valeur autour du produit. Il s’agit de passer à une logique de sélection fondée sur la qualité de service, et non plus sur la seule capacité financière des soumissionnaires, mais aussi d’adopter des contrats suffisamment longs pour permettre le retour sur investissement, ainsi que d’élaborer un document de référence servant de cadre normatif pour les appels d’offres. S’agissant de l’intégration du secteur informel, Ben Khedher propose l’enregistrement des intermédiaires dans les registres officiels afin de leur délivrer des cartes professionnelles, accompagnées d’incitations fiscales et sociales, leur rôle étant limité à l’approvisionnement et au transport sous supervision réglementaire. Pour mieux structurer la production, l’étude insiste sur la mise en place de contrats préalables entre producteurs et acheteurs, définissant les prix, les volumes et les délais.

Le troisième pilier, transversal, concerne la coordination entre les niveaux central et local, avec une meilleure articulation institutionnelle, une définition claire des attributions de chaque acteur et la mise en place d’un cadre juridique cohérent. Afin de raccourcir la chaîne de valeur grâce au digital et aux circuits locaux, l’étude recommande la création d’une plateforme numérique nationale unifiée de traçabilité et de facturation électronique, baptisée « e-marché ». Elle propose également la mise en place de circuits courts, à travers un réseau national de centres de collecte et de réfrigération, des « Farm Markets » urbains et des unités de transformation intégrées aux marchés de gros pour valoriser les invendus, avec un objectif « zéro perte ».

Spécialisation et modernisation des marchés de gros

L’intervenant a défendu la création de marchés de gros spécialisés par filière, avec des infrastructures dédiées respectivement aux viandes rouges, aux viandes blanches et aux produits de la mer. Cette spécialisation permettrait d’améliorer les conditions sanitaires, de renforcer la traçabilité et de professionnaliser l’ensemble de la chaîne logistique.

Pour financer ce programme de réhabilitation, le consultant a proposé la création d’un fonds national dédié, alimenté par les contributions des opérateurs du secteur. Ce mécanisme serait calculé sur la base des volumes traités et non sur la valeur des produits, afin d’éviter tout effet inflationniste sur les prix à la consommation. Le fonds serait adossé à une unité de gestion permanente chargée du suivi de la qualité et de la durabilité des infrastructures tout au long de l’année. Il a également préconisé la relance de petites entreprises aux côtés des opérateurs existants, pour stimuler la concurrence et améliorer la qualité de service.

Des bénéfices économiques et sociaux attendus

Les réformes proposées produiraient des effets à deux niveaux. Sur le plan économique, elles réduiraient les distorsions de prix, limiteraient le commerce parallèle et amélioreraient la compétitivité des filières agricoles. Selon l’étude, élaborée à partir des données de la Société tunisienne des marchés de gros (SOTUMAG) et de l’Institut national de la statistique (INS), la réforme des circuits de distribution permettrait à l’État d’accroître ses recettes fiscales, d’assurer un suivi en temps réel des échanges et de renforcer la lutte contre la spéculation. Des retombées sociales sont également attendues, notamment une hausse des revenus des agriculteurs grâce à la réduction des intermédiaires superflus. Les prix de détail devraient par ailleurs baisser pour les consommateurs, avec une amélioration des garanties en matière de sécurité sanitaire et de qualité. L’étude prévoit aussi une réduction importante du gaspillage alimentaire, une meilleure rentabilité des investissements logistiques ainsi qu’une baisse de la corruption et des disparités régionales.

Sur le plan social, elles contribueraient à stabiliser les prix pour les consommateurs et à améliorer les conditions de travail des acteurs de la chaîne de distribution. La feuille de route de cette réforme, prévue sur cinq ans, comprend une phase d’amorçage (2026-2027) consacrée à l’élaboration du décret gouvernemental encadrant les nouvelles formules de gestion, à l’activation d’un fonds de soutien aux entrepreneurs, au lancement pilote de la plateforme numérique nationale des prix et à la création de deux sociétés régionales pilotes chargées de la gouvernance. La phase de déploiement (2028-2030) prévoit, quant à elle, la réhabilitation de cinq marchés de gros et de deux abattoirs selon les normes internationales, la révision du cadre réglementaire de la concurrence et le déploiement national de la plateforme numérique de mise en relation. L’ensemble de ces propositions fera l’objet d’un document de référence dont les conclusions seront partagées à l’issue des travaux du forum.

 

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Réformer ou perdre : l’IACE pose la distribution au cœur de la compétitivité

Le producteur ne vit pas correctement de son travail. Le consommateur subit une pression continue sur les prix. Entre les deux, les intermédiaires se multiplient, l’informel prospère et la valeur se perd. Le président de l’IACE, Amine Ayed, déplore ce constat amer et en a posé les enjeux lors du discours d’ouverture de la 10e édition du Tunisia Economic Forum, tenu le 12 mai 2026 au siège de l’IACE. Il s’agit, estime-t-il, d’une question désormais stratégique pour la compétitivité, le pouvoir d’achat et la cohésion économique de la Tunisie.

Amine Ayed a d’abord souligné la portée symbolique de cet anniversaire. Dix années durant lesquelles ce rendez-vous s’est affirmé comme un espace de dialogue économique et de confrontation constructive des idées au service de la Tunisie. Si ce forum continue d’exister et de rassembler, a-t-il rappelé, c’est parce qu’il repose sur une conviction fondatrice : les grandes transformations commencent toujours par la capacité collective à regarder lucidement ses propres dysfonctionnements. Le président de l’IACE a tenu à requalifier d’emblée le thème retenu pour cette édition. La réforme des circuits de distribution peut sembler technique en apparence, a-t-il observé. Mais elle touche en réalité à un enjeu central : la manière dont l’économie tunisienne crée, organise ou perd de la valeur.

Entre le producteur et le consommateur, a-t-il affirmé, il ne devrait pas exister une chaîne d’inefficience, d’opacité et de perte, mais un système capable de fluidifier les échanges, de préserver le pouvoir d’achat et d’assurer une concurrence saine. Or, le constat est sans ambiguïté : le producteur peine à vivre correctement de son travail; tandis que le consommateur subit une pression continue sur les prix. Entre les deux, les déséquilibres s’accumulent : multiplication des intermédiaires, fragmentation des marchés, poids de l’informel, insuffisance logistique et, parfois, risques spéculatifs.

L’intervenant a conclu ce diagnostic par un avertissement clair : lorsque les mécanismes de distribution cessent d’être des outils d’organisation économique pour devenir des espaces de désordre, ce n’est pas seulement un secteur qui dysfonctionne. C’est une partie de l’économie entière qui perd en efficacité, en transparence et en confiance.

Une étude systémique pour rompre avec la fragmentation

Amine Ayed a également livré une critique de méthode. Pendant longtemps, ces problématiques ont été traitées de manière fragmentée : marchés de gros d’un côté, logistique de l’autre, prix, commerce parallèle et infrastructures rarement pensés comme les éléments d’un même système.

C’est précisément pour combler ce vide que l’IACE a engagé un travail de fond, dont les résultats sont présentés dans le cadre de ce forum. L’étude propose une lecture globale de la question, avec une approche systémique ouverte sur plusieurs trajectoires possibles de transformation. Elle pose surtout une question essentielle : comment moderniser ces circuits sans fragiliser les équilibres économiques et sociaux existants ?

Le président de l’IACE a insisté sur la nature politique autant que technique de ces réformes. Elles touchent à des intérêts économiques établis, à des habitudes de marché et à des équilibres territoriaux, mais aussi à la relation de confiance entre l’État, les opérateurs et les citoyens. C’est pourquoi ces réformes sont souvent difficiles à conduire, non par manque d’idées, mais parce qu’elles exigent de la cohérence, de la visibilité, du courage et une réelle capacité d’exécution.

La distribution : une question stratégique pour l’avenir du pays

La question des circuits de distribution dépasse largement l’organisation des marchés : elle touche au pouvoir d’achat, à la compétitivité, à la sécurité alimentaire et à la cohésion économique du pays. Le défi collectif, a-t-il affirmé, est de réussir une modernisation capable d’apporter davantage d’efficacité, de transparence et de confiance, sans créer de nouvelles fragilités.

Amine Ayed a conclu sur une conviction qu’il qualifie lui-même de simple : une économie perd rarement sa richesse au moment où elle la crée. Elle la perd souvent dans la manière dont elle organise la circulation de sa production. Dans le contexte actuel, cette question n’est plus secondaire : elle est devenue stratégique pour la vie économique et sociale de la Tunisie.

Nous y reviendrons.

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Amen Bank autorisée à lever jusqu’à 300 millions de dinars

L’Assemblée générale ordinaire de Amen Bank, réunie le 30 avril 2026, a approuvé l’affectation du bénéfice de l’exercice 2025, la distribution d’un dividende de 3,6 dinars par action et l’autorisation d’émissions obligataires pouvant atteindre 300 millions de dinars.

Les actionnaires ont décidé d’affecter au montant à répartir une réserve spéciale de réinvestissement devenue disponible de 84,6 millions de dinars. Le montant total à répartir a ainsi atteint 333,2 millions de dinars, contre un bénéfice net de l’exercice de 248,7 millions de dinars.

Dans le cadre de cette affectation, 202,1 millions de dinars seront alloués aux réserves spéciales de réinvestissement, 4,6 millions de dinars au fonds social et 0,8 million de dinars au fonds de retraite.

L’Assemblée Générale Ordinaire a également fixé le montant global des dividendes à 125,7 millions de dinars, soit un dividende de 3,6 dinars par action. Le paiement des dividendes est prévu à partir du 2 juin 2026.

Par ailleurs, les actionnaires ont autorisé la banque à émettre des emprunts obligataires ordinaires, subordonnés ou autres, pour un montant maximal de 300 millions de dinars. Le Directoire a reçu délégation pour fixer les modalités et les conditions de ces émissions. Cette autorisation restera valable jusqu’à la tenue de l’Assemblée Générale Ordinaire statuant sur l’exercice 2026.

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New Body Line tourne la page des pertes…

New Body Line a clôturé l’exercice 2025 avec un bénéfice net individuel de 0,75 million de dinars, contre une perte de 4,5 millions de dinars un an plus tôt. Le Conseil d’administration a également décidé de proposer un dividende de 0,050 dinar par action aux actionnaires.

Réuni le 7 mai 2026, le Conseil d’administration de la société a arrêté les états financiers relatifs à l’exercice clos au 31 décembre 2025. Il en ressort que le résultat individuel avant impôt s’est établi à 1,07 million de dinars en 2025, contre une perte de 4,2 millions de dinars en 2024.

Le résultat net part du groupe a affiché une perte limitée à 0,06 million de dinars en 2025, contre une perte de 6,1 millions de dinars en 2024.

De ce fait, le Conseil d’administration a convoqué les actionnaires à l’Assemblée générale ordinaire pour lundi 29 juin 2026.

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Tunisie : Le pari réussi de l’attractivité industrielle en 2026

Malgré une conjoncture internationale mouvante, la Tunisie confirme son retour en grâce sur l’échiquier financier mondial. Avec plus de 838 millions de dinars captés en seulement trois mois, le pays ne se contente plus de résister : il accélère. Portée par un secteur manufacturier en pleine effervescence et un regain de confiance des investisseurs institutionnels, l’économie tunisienne amorce le virage de 2026 avec une vigueur retrouvée, affichant des ambitions qui dépassent désormais les sommets pré-pandémiques.

L’attractivité du site Tunisie franchit un nouveau palier technique. Selon les récentes données de l’Agence de Promotion de l’Investissement Extérieur (FIPA) relayées par l’agence TAP, les investissements étrangers ont atteint 838,6 millions de dinars au terme du premier trimestre 2026. Cette performance représente une progression solide de 18,6 % par rapport à la même période de l’exercice 2025. Ce flux massif s’inscrit dans une dynamique de croissance à long terme, avec un bond spectaculaire de 74,1 % par rapport aux indicateurs de 2024.

Le secteur manufacturier comme locomotive de croissance

Le moteur de cette accélération reste sans conteste l’industrie manufacturière. Véritable pilier de la stratégie nationale, ce secteur a drainé à lui seul 564,4 millions de dinars, soit près de 68,5 % de la totalité des Investissements Directs Étrangers (IDE). Cette hégémonie industrielle est talonnée par le secteur de l’énergie, qui enregistre une hausse de 40 % pour s’établir à 182 millions de dinars. À l’opposé, les services et l’agriculture peinent à suivre la cadence, affichant des replis respectifs avec 70,3 millions de dinars pour le premier et seulement 7,7 millions de dinars pour le second.

Cette moisson trimestrielle renforce les espoirs du gouvernement pour le reste de l’année. Les autorités tablent sur un objectif global de 4 000 millions de dinars pour l’ensemble de 2026, contre 3 500 millions de dinars réalisés l’année précédente. La structure des flux montre également un intérêt renouvelé pour le marché financier local : les investissements de portefeuille (Bourse) ont quadruplé pour atteindre 14,2 millions de dinars, signalant un retour de la confiance des porteurs de capitaux envers la place de Tunis.

Une attractivité confirmée par la stabilité des devises

Au-delà des chiffres bruts en dinars, la solidité de ces flux se vérifie dans leur conversion en devises internationales. Les investissements directs se chiffrent à 244,7 millions d’euros et 263,7 millions de dollars. Cette stabilité monétaire des entrées de capitaux témoigne d’une perception positive des risques par les partenaires internationaux, consolidant ainsi la position de la Tunisie comme un hub stratégique pour les investissements directs à haute valeur ajoutée, notamment dans les filières industrielles exportatrices.

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Protection sociale pour les artistes : l’ARP joue sa partition décisive

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) tiendra une séance plénière mardi 12 mai 2026. Elle débutera à dix heures du matin. L’ordre du jour inclut l’examen d’une proposition de loi relative à l’artiste et aux professions artistiques. Le texte porte le numéro 55/2023. L’ARP a publié cette information, aujourd’hui lundi 11 mai, dans un communiqué.

Cette proposition de loi vise à encadrer le statut juridique de l’artiste. Il prévoit plusieurs avancées majeures. Le texte instaure un système de protection sociale spécifique. Il crée une carte professionnelle de l’artiste. Il définit également le contrat artistique. Le projet aborde les droits d’auteur. Il fixe aussi les conditions d’exercice pour les artistes étrangers et les enfants.

Plus de 130 députés ont déposé ce texte le 9 décembre 2023. Cette proposition s’inscrit dans un processus participatif. Sachant que le ministère des Affaires culturelles avait lancé cette démarche entre 2014 et 2016. Syndicats, associations professionnelles et artistes ont contribué à son élaboration.

Après le 25 juillet, les députés l’ont ensuite relancé sous forme d’initiative législative. La commission parlementaire a adopté la proposition au début du mois d’avril 2026. La ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, a été auditionnée à plusieurs reprises, notamment le 12 juillet 2024 et le 4 février 2025.

Un contenu structuré et un soutien international

Le texte comprend 45 articles répartis en cinq chapitres. L’UNESCO apporte son soutien technique au projet. L’organisation a accompagné la finalisation du texte. Elle a aussi aidé à organiser des consultations avec les professionnels du secteur.

Plusieurs sujets font débat malgré un large consensus. Ainsi, les critères d’obtention de la carte professionnelle inquiètent certains professionnels. Des critères trop larges pourraient inclure des amateurs. Des critères trop restrictifs pourraient exclure des artistes non diplômés.

Le secteur du cinéma ne bénéficie pas d’un traitement spécifique. Pourtant, il repose sur une œuvre collective. Il implique des métiers aux caractéristiques particulières.

Le texte n’aborde pas non plus les enjeux contemporains. L’utilisation de l’intelligence artificielle dans la création reste absente. La numérisation du patrimoine musical n’est pas évoquée. Plusieurs voix ont plaidé pour la création d’un Ordre des artistes. Cette instance serait chargée des démarches administratives.

Selon des sources parlementaires, le texte devrait être soumis au vote en séance plénière prochainement. Une adoption mettrait fin à plusieurs décennies de vide juridique pour les artistes tunisiens. Elle sécuriserait leur situation professionnelle. Elle encouragerait l’investissement dans les industries créatives. Elle renforcerait également l’économie de la culture.

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Médina, plastique et dignité : le projet qui veut réinventer le recyclage

Ils sont plus de 8 000 à sillonner chaque jour les rues du pays, sacs et charrettes chargés de plastique récupéré dans les poubelles ou à même le sol. Ces collecteurs informels de déchets, les « barbachas », restent invisibles aux yeux du système. Pourtant, ils constituent le premier maillon vivant de toute économie circulaire. Un projet porté par l’association Tunis Clean Up entend changer la donne : les intégrer dans une filière formalisée de tri, de valorisation et de recyclage. Premier grand chantier visé : la Médina de Tunis.  

Aucun système de recyclage performant ne peut fonctionner sans eux. Chaque jour, les barbachas récupèrent plastiques, métaux et cartons. Ils alimentent ainsi les filières industrielles de transformation des matières premières et réduisent les volumes de déchets enfouis. Leur apport est massif. Leur reconnaissance, inexistante. Ils ne bénéficient d’aucune protection sociale, d’aucun statut juridique, d’aucune sécurité professionnelle. Tunis Clean Up part de ce constat pour bâtir un cadre organisé. L’association entend former ces acteurs de terrain aux techniques de tri sélectif, aux normes de sécurité et aux circuits de valorisation. Elle prévoit également de les connecter directement aux restaurateurs, hôteliers et artisans de leur zone d’intervention. Une première phase de formation a d’ailleurs déjà démarré.

La Médina de Tunis, prochain laboratoire du recyclage intégré

Le choix de la médina comme territoire pilote est stratégique. Cet espace à forte densité artisanale et touristique génère des flux considérables de déchets valorisables. Le projet y prévoit un circuit complet : un centre de tri sélectif, des filières de transformation des matériaux récupérés et un espace d’exposition dédié aux produits issus du recyclage. Cette logique a déjà fait ses preuves dans la périphérie nord de la capitale. Des dispositifs similaires y ont permis de réduire la part des déchets non organiques, orientés ensuite vers le recyclage industriel ou la valorisation artistique. La médina représente donc l’étape suivante, plus visible, plus symbolique et plus complexe.

Trier différemment pour consommer autrement

Derrière l’enjeu opérationnel se dessine une ambition plus profonde. On ne peut pas traiter la gestion des déchets indépendamment des modes de production et de consommation. Généraliser le tri sélectif exige en effet une refonte des circuits de collecte, une montée en compétences de tous les acteurs et un changement de comportement à la source. En formalisant le rôle des barbachas, Tunis Clean Up ne règle pas seulement un problème social. L’association pose ainsi les fondations d’un écosystème économique et culturel où l’artisanat, le tourisme et l’environnement convergent autour d’une même matière première : le déchet.

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Détroit d’Ormuz : zéro tanker, cinq économies à genoux

Selon le rapport du FMI publié en avril 2026, cinq des huit économies exportatrices de pétrole directement touchées par la guerre au Moyen-Orient devraient connaître une contraction de leur PIB en 2026. Le Qatar enregistre la révision à la baisse la plus sévère, avec une chute de près de 15 points de pourcentage par rapport aux projections d’octobre 2025.

La quasi-paralysie du détroit d’Ormuz constitue le facteur déterminant de cette plongée économique. Depuis le début des hostilités le 28 février 2026, les traversées de tankers sont passées d’environ 70 navires par jour à un niveau proche de zéro, selon les données compilées par le FMI au 6 avril 2026. Le trafic aérien a subi un sort similaire : les départs ont chuté d’environ deux tiers à Dubaï, de près de trois quarts à Doha. Tandis qu’ils ont été totalement suspendus à Koweït City et à Manama.

Les frappes et les arrêts préventifs ont réduit les capacités de production et d’exportation pétrolière et gazière de plusieurs producteurs du Golfe, notamment en Irak, au Koweït et aux Émirats arabes unis. Et ce, tout en perturbant les opérations du complexe gazier de Ras Laffan au Qatar. La perte de capacité estimée dépasse 10 millions de barils par jour de pétrole et environ 500 millions de mètres cubes par jour de gaz naturel, indique le rapport.

Bahreïn, l’Iran, l’Irak, le Koweït et le Qatar sont les cinq économies projetées en contraction du PIB. Oman, dont l’accès à la mer se situe entièrement en dehors du détroit d’Ormuz, résiste mieux avec une révision à la baisse limitée à environ 0,5 point de pourcentage. Il bénéficie même d’un effet prix positif sur ses recettes pétrolières. À l’inverse, l’Iran et l’Irak voient leurs balances courante et budgétaire se dégrader sous l’effet conjugué des destructions d’infrastructures et de la fermeture du détroit, qui l’emporte sur le bénéfice de la hausse des cours.

Par ailleurs, les répercussions devraient être durables. En effet, les projections du FMI montrent que les niveaux de PIB des économies directement affectées resteraient en 2030 environ 2 % en dessous de leur trajectoire d’avant-guerre pour l’économie médiane du groupe. Le rapport rappelle en outre que les conflits longs ou graves laissent en moyenne des cicatrices économiques profondes. Avec un revenu par habitant inférieur d’environ 15 % à sa tendance d’avant-conflit, cinq ans après le début des hostilités.

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Tunisie : l’entrepreneuriat vert au secours des exclus du marché du travail

Un chiffre comme point de départ. Selon les projections de l’Organisation internationale du travail, la Tunisie dispose d’un gisement potentiel de 272 000 emplois verts à horizon 2030. C’est précisément ce levier qu’un nouveau projet international, baptisé « Meraviglia », ambitionne d’activer, en commençant par le gouvernorat de Nabeul.

L’initiative a été officiellement lancée le 9 mai 2026 au Centre culturel international de Hammamet. Elle est conduite par l’Association d’éducation relative à l’environnement de Hammamet (AERE), avec le soutien financier du programme européen Interreg NEXT MED, et court sur trois ans, de 2025 à 2028.

Un consortium méditerranéen à huit voix

Le dispositif repose sur une architecture partenariale inédite : huit organisations issues de six pays riverains de la Méditerranée (Tunisie, France, Italie, Liban, Jordanie et Turquie) se sont engagées autour d’une feuille de route commune. L’enjeu : faire émerger un entrepreneuriat à coloration écologique, capable à la fois de répondre aux défis climatiques et de générer des débouchés professionnels stables.

Terrain d’expérimentation désigné, le gouvernorat de Nabeul concentrera l’essentiel des interventions. Le programme prévoit d’y recenser six défis environnementaux de premier plan, avant de les convertir en projets économiques à fort potentiel d’emploi.

L’approche de « Meraviglia » se distingue par la précision de ses publics cibles. Jeunes et femmes faiblement qualifiés constituent le cœur de la démarche, des catégories que les promoteurs du projet décrivent comme confrontées à de réels obstacles d’accès à l’emploi, en dépit de la vitalité entrepreneuriale observée localement.

Car le diagnostic est posé sans ambages : de nombreuses initiatives vertes existent déjà, mais restent confinées à une faible visibilité et butent sur un triple verrou : un manque d’accompagnement; un déficit de formation; l’accès restreint aux financements. Les contraintes réglementaires et administratives viennent alourdir ce tableau, freinant l’essor d’un secteur pourtant porteur.

Un écosystème à construire, brique par brique

Pour y répondre, le projet articule plusieurs dispositifs complémentaires. Des tiers-lieux consacrés aux compétences environnementales verront le jour dans la région. Une académie virtuelle dédiée à l’entrepreneuriat vert constituera le pilier numérique du programme. Des parcours de formation hybrides, alliant e-learning, mentorat et phases d’immersion sur le terrain, compléteront l’offre pédagogique. Enfin, des résidences d’éco-entrepreneurs favoriseront les croisements interculturels entre participants des six pays membres du consortium.

À travers « Meraviglia », ses porteurs affichent une ambition qui dépasse le cadre projet : contribuer à structurer durablement un écosystème de l’économie verte en Tunisie, plus inclusif et mieux armé face aux exigences conjuguées de la transition écologique et de l’emploi durable.

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Le détroit d’Ormuz fermé, le monde retient son souffle et son portefeuille

Dans son rapport sur les perspectives économiques régionales publié en avril 2026, le Fonds monétaire international (FMI) décrit une situation inquiétante. La guerre déclenchée le 28 février 2026 au Moyen-Orient menace directement la croissance mondiale. Dans le scénario le plus défavorable, celle-ci pourrait tomber à 2 %.

La fermeture du détroit d’Ormuz et la destruction d’infrastructures énergétiques ont provoqué une forte hausse des prix. Cette flambée dépasse désormais les frontières de la région. Depuis le début du conflit, le baril de Brent dépasse les 100 dollars. Les prix du gaz naturel en Europe ont aussi bondi de près de 60 %. Selon le FMI, cette hausse dépasse le niveau observé juste après l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022.

Dans son scénario de référence, le FMI suppose que les perturbations liées au conflit diminueront d’ici la mi 2026. L’institution prévoit aussi un prix moyen du baril autour de 82 dollars sur l’année. Dans ce contexte, la croissance mondiale atteindrait 3,1 % en 2026 puis 3,3 % en 2027. Ces résultats restent inférieurs au rythme récent de 3,4 % enregistré entre 2024 et 2025. Ils restent aussi loin de la moyenne historique de 3,7 % observée entre 2000 et 2019.

Le FMI envisage également un scénario plus difficile. Si les perturbations énergétiques persistent et que le pétrole atteint en moyenne 110 dollars le baril sur l’année, la croissance mondiale tomberait à 2,6 %. Dans le même temps, l’inflation mondiale grimperait à 5,4 %.

Le scénario le plus pessimiste prévoit des dégâts plus importants sur les infrastructures énergétiques. Il inclut aussi de fortes perturbations commerciales. Dans ce cas, la croissance mondiale pourrait chuter autour de 2 % en 2026. L’inflation dépasserait alors 6 % en 2027. Le FMI précise que les économies émergentes et en développement subiraient un impact presque deux fois plus fort que les économies avancées.

Le FMI rappelle enfin qu’il reste très difficile d’établir des prévisions fiables. L’incertitude autour de la durée et de l’intensité du conflit reste très élevée. L’accord de cessez-le-feu annoncé le 7 avril 2026 représente un signal positif. Toutefois, le maintien de cet accord et le retour de la stabilité régionale et mondiale resteront déterminants.

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Tuninvest SICAR : un bénéfice net qui triple en 2025 et un dividende de 1,250 dinar par action en vue

Le bénéfice net de Tuninvest SICAR a quasiment triplé en 2025, bondissant de 193 % pour atteindre 2,3 millions de dinars, selon les états financiers arrêtés au 31 décembre 2025 par le Conseil d’administration réuni le 29 avril 2026. Cette performance est portée essentiellement par les dividendes versés par les sociétés du portefeuille, notamment Nouvelair.

Fort de ces résultats, le Conseil d’administration a convoqué une assemblée générale ordinaire pour le 11 juin 2026, à l’occasion de laquelle il proposera aux actionnaires la distribution d’un dividende de 1,250 dinar par action.

Sur le plan de la gouvernance, Brahim Anane a démissionné de ses fonctions d’administrateur et de président du Conseil d’administration, remplacé par Mokhtar Zannad.

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