Lese-Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.

Sport et violences – Le poids d’un ressentiment ?

Des erreurs d’arbitrage, quelquefois flagrantes, des traitements de faveur, une non-renaissance des valeurs, des jalousies et des rivalités, un relent de régionalisme, des actes de corruption, de triche… N’ont-ils pas occasionné un ressentiment qui se trouve, sans doute, à l’origine des violences dans nos stades.

 

« Généralement, quand nous sommes traversés d’une évidence, elle est terrible et meurtrière », disait Pascal Jardin, écrivain, dialoguiste et scénariste français. Une citation que l’on découvre au travers d’un clic sur le net et qui peut raconter, sous bien des coutures, le vécu de notre football. Notamment lorsqu’on assiste, comme en ce dimanche 10 mai 2026, lors du derby entre les deux grands clubs de la capitale, l’Espérance Sportive de Tunis (EST) et le Club Africain (CA), à quelques scènes de violence vues à la télé ou sur les réseaux sociaux. Des scènes qui nous renseignent bien sur l’état du ressentiment présent dans nos stades. Un ressentiment que le dictionnaire définit comme « un sentiment durable d’amertume ou de rancœur lié au souvenir d’une injustice ou d’un tort subi, souvent accompagné d’un désir de vengeance ».

Une définition bien nécessaire pour comprendre notre football. Car, ces scènes, beaucoup en ont vu, pour ainsi dire. A-t-on oublié les incidents du stade de Béja, lors de la demi-finale de la Coupe de Tunisie le 15 juin 1999 qui avaient fait officiellement trois morts? Ou encore celles plus anciennes à Tunis (stade d’El Menzah), lors d’une finale de la Coupe de Tunisie de Football 1970-1971? Lesquelles avaient abouti, suites à des actes de vandalisme, à la dissolution de la section de football d’un grand club de la capitale.

Et toujours au même chapitre, la dissolution par les autorités tunisiennes, 10 ans en arrière, le 21 mars 1961, faisant suite à de graves incidents survenus lors d’un match impliquant un grand club du centre du pays.

Heureusement que le 10 mai 2026, nous n’étions pas là. Mais, en pareille occasion, personne ne peut deviner ce qu’il peut advenir. Tant le ressentiment gagne depuis des années notre football. Et pour comprendre sa gravité, il est souvent utile de saisir ses mécanismes. Nous avons, à ce juste propos, une riche littérature qui nous renseigne sur ce mal que l’historien français Marc Ferro traite dans son « Le ressentiment dans l’histoire » (publié en 2007) et qu’il va jusqu’à qualifier de « moteur de l’histoire » (sic).

Loin d’être un vécu exceptionnel

Certains d’entre nous sont loin d’être perméables aux théories scientifiques. Celles-ci servent cependant à «décrire, expliquer, prédire et contrôler des phénomènes ». Comme elles se vérifient du reste dans les faits. Comprenez que beaucoup parmi ceux qui agissent avec violence dans nos stades ont emmagasiné dans leur conscient et subconscient des faits et gestes qui se sont déroulés durant des années sous les yeux ou qui leur ont été rapportés. Ces derniers finissent par créer des « blessures », des « sentiments d’impuissance » et des « rumination ». Et de ce côté des choses, ils ont l’embarras du choix : des erreurs d’arbitrage, quelquefois flagrantes, des traitements de faveur, un relent de régionalisme, une non-renaissance des valeurs, des jalousies et des rivalités, des actes de corruption, des actes de triche…

Obsédés par la volonté de toujours gagner du fait de l’importance des défis et des enjeux auxquels ils font face, et des pressions qu’ils subissent, lorsqu’il ne s’agit pas d’une volonté d’éliminer l’adversaire, les acteurs du sport ne mesurent pas quelquefois les dégâts qu’ils peuvent occasionner. Précisons, à ce niveau, que les incidents du 10 mai 2026 sont loin d’être un vécu exceptionnel. Et qu’ils ne concernent qu’un club bien précis. S’agissant d’un phénomène et un mal qui ont fait évidemment tache d’huile. Un mal qui pourrait ressurgir un jour ou l’autre. Comme le légendaire monstre Loch Ness, en Ecosse, surnommé Nessie. Comme, il va sans dire, que ce ressentiment peut être plus complexe et lié à d’autres facteurs sociétaux.

L’article Sport et violences – Le poids d’un ressentiment ? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Football | L’Espérance doute, le Club africain se rassure

L’Espérance de Tunis ne méritait pas de gagner hier, dimanche 10 mai 2026, au stade de Radès, devant son public, son match de la saison contre le Club africain, qui l’a battue par un but assassin du défenseur Ghaith Zaanouni, dans les prolongations (0-1). Le club de Bab Jedid a mérité de remporter son 14e championnat de Tunisie de football, un titre qui lui échappait depuis 2015.

Latif Belhedi

Cette victoire amplement méritée est le couronnement d’une volonté, d’une constance et d’une détermination qui a beaucoup manqué cette saison aux «Sang et Or». Ces derniers dominaient certes leurs adversaires, créaient beaucoup d’occasions, mais manquaient la dernière touche consistant à mettre la balle dans les filets. Hier aussi, les occasions n’ont pas manqué pour terrasser les «Clubistes», mais la balle manquait à chaque fois le cadre. Manque de concentration, fébrilité devant les buts ou manque d’adresse des joueurs ?

Il y a de tout cela à la fois et c’est tout naturellement que la saison se termine pour les Espérantistes sur cette note terne avec une élimination de la Ligue des Champions au niveau des demi-finales face à Mamelodi Sundowns et une perte du Championnat de Tunisie sur la ligne d’arrivée.

Une saison mi-figue mi-raisin

Eu égard la richesse supposée de son effectif, dont la valeur marchande est de très loin supérieure à celle de tous ses adversaires locaux, on peut se poser des questions sur la qualité de la gestion administrative, sportive et technique de cette équipe qui, en d’autres temps et avec des moyens financiers beaucoup moins importants, arrivait à dominer ses adversaires sur les plans national et continental.

Avec une saison quasi-terminée – il reste quelques matches de coupe de Tunisie à jouer –, les Espérantistes seraient bien inspirés de faire le bilan d’une saison mi-figue mi-raisin, de revoir certains choix et de réformer le club qui peine à passer à un cap supérieur.

La métamorphose des « Clubistes »

Pour ce qui est du Club Africain, il a montré cette saison une grande détermination et une maturité technique et tactique qui lui manquaient jusque-là, et l’on peut affirmer sans risque de se tromper que le coach Faouzi Benzarti, un grand meneur d’homme, n’est pas étranger à cette métamorphose.

Avec le renouveau du Stade Tunisien, de l’Union sportive monastirienne et du Club sportif sfaxien, qui dispute aujourd’hui la seconde place à l’Espérance de Tunis et une présence la saison prochaine en Ligue des champions d’Afrique, et en attendant le retour espéré de l’Etoile du Sahel, c’est le championnat national de football qui en sort gagnant.

L’Espérance a beaucoup perdu de sa superbe, le club de Bab Souika se faisant désormais accrocher même par les « petits » clubs. La compétition est donc de nouveau ouverte. Et c’est tant mieux ainsi.

L’article Football | L’Espérance doute, le Club africain se rassure est apparu en premier sur Kapitalis.

Derby EST-CA (Juniors) : Que s’est-il passé hier au Parc B ?

Le derby Espérance – Club Africain accueilli hier par le Parc B a été émaillé par des agressions inacceptables subies par les Clubistes.

Cette violence reflète l’ambiance délétère dans laquelle se déroulent parfois les rencontres sportives des jeunes et les dangers encourus par ces derniers à cause de publics fanatisés.

Cette violence devenue ordinaire ne doit pas être passée sous silence par les équipes concernées, la Ligue et la Fédération.

Hier, le match EST-CA dans la catégorie juniors a été arrêté avant terme, à deux minutes de la fin, alors que le Club Africain menait par 2 à 1. Un envahissement brutal a entraîné l’arrêt du match et causé plusieurs blessés dans le camp clubiste.

Triste réalité et stupides agissements de supporteurs qui sont la honte de notre sport.

Lire aussi

L’article Derby EST-CA (Juniors) : Que s’est-il passé hier au Parc B ? est apparu en premier sur webdo.

Coupes africaines : L’Espérance, seule rescapée du naufrage

Week-end contrasté pour les clubs tunisiens engagés dans les compétitions africaines. Tandis que l’Espérance de Tunis a assuré sa qualification pour la phase de groupes de la Ligue des Champions, ses compatriotes ont sombré. L’US Monastirienne, le Stade Tunisien et l’Étoile du Sahel quittent la scène continentale dès le deuxième tour préliminaire, confirmant un déclin inquiétant du football tunisien hors de ses bases.

L’Espérance, seule lumière dans la nuit

Au stade Hammadi Agrebi, les Sang et Or ont fait respecter la hiérarchie. Vainqueurs 3-0 du Rahimo FC burkinabé (après le succès 1-0 à l’aller), ils n’ont jamais tremblé.

Maîtres du tempo, dominateurs techniquement, ils ont bouclé la double confrontation avec sérieux et autorité. Le club de Bab Souika rejoint ainsi la phase de groupes de la Ligue des Champions, portant, à lui seul, les espoirs tunisiens sur la scène africaine.

À Tizi Ouzou, l’US Monastirienne a quitté la compétition sans gloire. Battue 2-1 par la JS Kabylie, après une défaite 3-0 à l’aller, la formation sahélienne n’aura jamais trouvé la clé face à une équipe algérienne plus tranchante et mieux organisée.

L’Étoile : cruelle désillusion aux tirs au but

À Sousse, l’Étoile du Sahel a cru renverser la vapeur face à Nairobi United. Les Étoilés ont refait leur retard (2-0), avant de céder lors de la séance fatale des tirs au but (6-7). Une élimination douloureuse pour une équipe qui avait retrouvé de l’allant mais manqué de lucidité au moment décisif.

Même constat à Radès, où le Stade Tunisien, pourtant victorieux 2-1 de l’Olympic Club de Safi, a été sorti en raison de sa défaite 2-0 à l’aller. Un succès inutile, symbole d’une domination stérile et d’un cruel manque d’efficacité offensive.

Un bilan alarmant pour le football tunisien

Trois clubs éliminés sur quatre : le constat est sévère. La Tunisie, autrefois puissance redoutée en Afrique, semble désormais en perte de vitesse. Défaut de réalisme, déficit de mental et manque d’ambition tactique : les symptômes d’un affaiblissement structurel que seule l’Espérance, par son expérience et sa rigueur, parvient encore à masquer.

Le club de Bab Souika portera seul le drapeau tunisien dans les joutes africaines. Une responsabilité lourde, mais aussi une occasion de prouver que la grandeur du football tunisien n’est pas totalement éteinte.

Ligue des Champions

  • ES Tunis – Rahimo FC (Burkina Faso) 3-0 (aller 1-0)
  • JS Kabylie – US Monastirienne 2-1 (3-0)

Coupe de la Confédération

  • Etoile du Sahel – Nairobi United (Kenya) 2-0 (aller 0-2) (6-7 pen.)
  • Stade Tunisie – Olympic Club de Safi (Maroc) 2-1 (0-2)

Lire aussi

L’article Coupes africaines : L’Espérance, seule rescapée du naufrage est apparu en premier sur webdo.

❌