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Nadia Ali : le Startup Act booste l’emploi avec +2 postes par entreprise

Le Startup Act tunisien aurait permis la création de deux emplois supplémentaires par entreprise entre 2018 et 2021 et augmenté de 34 % les chances de survie des startups bénéficiaires. Plus marquant encore : chaque dinar investi par l’État aurait généré près de deux dinars de retombées économiques. C’est ce qu’il ressort d’une étude menée par Nadia Ali, doctorante en économie à Columbia University, en collaboration avec des économistes de la Banque mondiale, publiée en 2023 dans le Journal of Development Economics.

Dans un entretien accordé à L’Économiste Maghrébin, la chercheuse revient sur les résultats du premier Startup Act. Alors que le ministère des Technologies de la communication vient de lancer un nouveau projet de loi baptisé « Startup Act 2.0 ».

Premier cadre réglementaire de ce type en Afrique, le Startup Act avait instauré un label destiné aux entreprises innovantes, accompagné d’une série d’avantages fiscaux et administratifs : exonération de l’impôt sur les sociétés, facilités douanières, accès à un compte spécial en devises et relèvement du plafond de la carte technologique.

Selon Nadia Ali, près de 1.000 entreprises ont candidaté au programme. L’étude s’est appuyée sur un échantillon de 426 entreprises, dont 326 ayant obtenu le label Startup. Ces sociétés opèrent principalement dans des secteurs innovants à forte valeur ajoutée comme le e-commerce, l’intelligence artificielle, la FinTech, la HealthTech, la finance et la communication.

Plus de 2 emplois en moyenne par startup

L’analyse comparative entre les entreprises labellisées et celles non retenues montre que le dispositif a permis, en moyenne, la création de deux emplois additionnels par startup sur la période 2018-2021. Soit une hausse de 1,8 % par rapport au niveau initial d’emploi.

L’étude souligne également un impact significatif sur la pérennité des entreprises. « Le programme a augmenté la probabilité de survie des startups de 34 % », explique la chercheuse.

Les gains les plus importants ont été observés chez les entreprises onshore ainsi que celles dépendant des importations. Ce qui met en évidence l’importance des mesures liées à l’accès aux devises étrangères et à l’assouplissement des procédures douanières.

Des objectifs de croissance partiellement atteints

Nadia Ali a précisé que le Startup Act ambitionnait notamment de permettre aux jeunes entreprises d’atteindre un effectif de dix salariés au bout de trois ans. Or, seules 17 % des startups bénéficiaires y sont parvenues.

Si le programme augmente la probabilité d’atteindre cet objectif; celui-ci reste jugé « trop ambitieux » au regard des réalités économiques et des contraintes auxquelles font face les startups tunisiennes. Malgré ces limites, l’étude conclut que le bilan global du programme demeure positif, aussi bien en matière d’emploi que de rentabilité économique pour l’État.

À rappeler que le Startup Act a été lancé en 2018 par le ministère des Technologies de la communication en Tunisie. Et ce, dans le cadre d’une stratégie visant à structurer l’écosystème des startups et à encourager l’innovation. Ce dispositif repose sur un cadre juridique spécifique et un label officiel accordé aux entreprises innovantes, assorti d’avantages fiscaux et administratifs. Il vise à faciliter la création et la croissance des startups, à attirer les investissements et à dynamiser l’écosystème technologique tunisien. Le projet Startup Act 2.0, récemment annoncé par le ministère, s’inscrit dans la continuité de ce cadre, en cherchant à l’actualiser et à renforcer son impact économique et social.

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