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Sous pression | Du monde de la plongée à celui de l’entreprise

Dimanche 10 mai 2026, un webinaire original et riche en échanges a réuni des passionnés de plongée, des moniteurs, des cadres et des professionnels de plusieurs pays francophones autour d’un thème rarement abordé avec autant de profondeur : le lien entre la plongée sous-marine et le développement personnel.

Latif Belhedi

Organisée par Abysse Plongée et remarquablement modérée par Mehdi Tabbakh, cette rencontre-débat en ligne a accueilli comme invité principal Vincent Défossez, coach en entreprise, formateur d’instructeurs TDI-SDI, et une figure de la plongée sous-marine qui cumule 40 ans d’expérience.

Des participants de Tunisie, du Maroc, d’Algérie, du Bénin, de France, de la Martinique et de Belgique, ont pris part à cet échange qui a créé un véritable pont entre le monde de la plongée et celui de l’entreprise.

Le stress : ennemi ou allié ?

Au cœur des discussions, une question essentielle : le stress est-il forcément négatif ? Comment le gérer ?

Loin des approches simplistes, les intervenants ont rappelé que le stress peut aussi devenir un signal utile. En plongée comme dans le monde professionnel, il agit parfois comme un mécanisme d’alerte permettant de mieux percevoir les risques, d’ajuster ses décisions et de rester vigilant.

La réflexion a notamment porté sur la capacité à apprendre à gérer son stress sous l’eau et à transférer ces compétences dans la vie quotidienne et professionnelle. Défossez a souligné que la plongée confronte l’individu à lui-même dans un environnement inhabituel où respiration, contrôle émotionnel et lucidité deviennent essentiels.

Trois formes de conscience en plongée

L’un des concepts marquants de la soirée a été celui des «trois types de conscience» développés par la pratique de la plongée : la conscience de soi ; la conscience de l’équipe et la conscience de l’environnement.

Selon les échanges, ces trois dimensions sont également au cœur du leadership et du management en entreprise.

La conscience de soi renvoie à la capacité à reconnaître ses limites, ses émotions et son état mental. La conscience de l’équipe implique la communication, l’écoute et la confiance mutuelle entre plongeurs ou collaborateurs. Enfin, la conscience de l’environnement rappelle l’importance de l’anticipation, de l’analyse des risques et de l’adaptation constante aux conditions extérieures.

Moniteur ou coach ?

La rencontre a aussi ouvert un débat particulièrement intéressant sur le rôle du moniteur de plongée. Un instructeur doit-il uniquement transmettre des compétences techniques ou également accompagner le développement mental et émotionnel du plongeur ?

Les échanges ont mis en évidence la nécessité d’un équilibre subtil : construire la confiance d’un élève plongeur sans créer de la sur-confiance. Un enjeu crucial dans une activité où excès d’assurance et mauvaise perception des risques peuvent avoir des conséquences importantes et graves.

Cette réflexion a également conduit à une remise en question de certaines approches pédagogiques. Faut-il simplifier les formations pour les rendre plus accessibles, ou au contraire renforcer l’exigence afin de mieux préparer les plongeurs à des situations complexes ? Faut-il adopter une approche systémique qui prend en considération les facteurs humains ou simplement rester sur une approche technique qui se focalise sur le savoir-faire et l’application des standards ?

Ce que la plongée apprend sur soi-même

Au fil des interventions, une idée forte s’est dégagée : la plongée est bien plus qu’une activité sportive ou de loisir. Elle constitue un véritable laboratoire humain où l’on apprend : la maîtrise de soi ; la gestion des émotions ; la prise de décision sous pression ; la coopération et l’humilité face à l’environnement.

Parmi les idées reçues discutées durant la soirée, plusieurs intervenants ont notamment remis en question la croyance selon laquelle un bon plongeur serait celui qui ne ressent jamais de stress. Au contraire, reconnaître ses émotions et savoir les gérer serait l’une des compétences les plus importantes.

Dialogue entre plongée et entreprise

En établissant des parallèles entre immersion sous-marine et environnement professionnel, cette rencontre-débat a montré que les compétences développées en plongée peuvent avoir une portée bien plus large. Leadership, communication, gestion des crises, confiance, vigilance collective ou encore adaptation à l’incertitude : autant de dimensions communes au monde de l’entreprise et à celui de la plongée.

À travers cette initiative, Abysse Plongée confirme sa volonté de promouvoir une vision moderne et réflexive de la plongée sous-marine, où la technique s’accompagne d’une réflexion humaine, pédagogique et psychologique.

La forte participation internationale et la richesse des échanges témoignent également d’un intérêt croissant pour les approches interdisciplinaires de la plongée, au croisement de la sécurité, des sciences de l’éducation et du management humain.

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Agriculteurs : attention au « mildiou »! 

Le ministère de l’Agriculture annonce d’importantes quantités de pluie durant ce mois de mai dans la plupart des zones de production agriculture. Ce qui pourrait contribuer à l’apparition et à la propagation de la maladie du « mildiou » dans les champs de pommes de terre, de tomates de saison et de cucurbitacées, en particulier. 

Le mildiou est une maladie épidémique d’une gravité extrême avec une forte rapidité de propagation. C’est pour cette raison que le département de l’Agriculture recommande aux producteurs d’intervenir rapidement par un traitement préventif ou curatif. Et ce, en utilisant l’un des fongicides autorisés à cet effet.

Pour ce faire, les agriculteurs sont appelés à surveiller régulièrement leurs champs et à veiller à renouveler le traitement chaque fois que les conditions climatiques sont favorables à l’apparition du « mildiou ». Tout en tenant compte de la durée d’efficacité du pesticide utilisé avant de renouveler le traitement.

En outre, le ministère de l’Agriculture appelle au respect de la règle de rotation entre les différentes familles chimiques de pesticides autorisés contre le mildiou. L’objectif est d’éviter que le champignon pathogène n’acquière de résistance à l’un d’entre eux. En plus de s’assurer de l’utilisation de « pulvérisateurs » spécifiques pour le traitement fongicide.

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Transport aérien: reprise du vol direct Tunis-Bagdad

Tunis retrouve une connexion aérienne directe avec Bagdad. C’est ce qu’a annoncé l’ambassade de Tunisie à Bagdad. Tout en précisant qu’il s’agit d’un vol direct entre les deux capitales opéré par Iraqi Airways.

Ce service reprendra officiellement le jeudi 21 mai 2026, avec un vol hebdomadaire régulier chaque jeudi au départ de Bagdad vers l’aéroport international de Tunis-Carthage. Le retour est prévu le même jour.

Cette initiative vise principalement à faciliter le retour et les déplacements des Tunisiens résidant en Irak. Tout en renforçant les liens de mobilité entre la Tunisie et l’Irak.

A noter par ailleurs que Tunisair opère pour sa part deux vols directs hebdomadaires entre Tunis-Carthage et la ville irakienne d’Erbil (mardi et samedi).

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Compétitivité tunisienne : la BERD met le turbo

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) place la compétitivité au cœur de sa stratégie pour la Tunisie de 2026-2031, avec un engagement à dynamiser le secteur privé face aux freins structurels.

Un rapport publié en ce sens souligne que la croissance reste freinée par une surrèglementation ainsi qu’un accès limité au financement et la domination des entreprises publiques, générant plus de la moitié du chiffre d’affaires des 100 plus grandes firmes tunisiennes.

Ainsi, la BERD prévoit un financement diversifié pour les PME dans des secteurs à fort potentiel, comme l’agroalimentaire, les TIC, l’agrotech et le tourisme durable, aligné sur la « Vision 2035 » du gouvernement, qui vise une économie numérique et inclusive.

Priorité aux réformes de gouvernance

La BERD soutiendra la restructuration des SOE (State-owned enterprises) comme la STEG (électricité et gaz) et l’Office des céréales via des prêts ciblés (ex. : 300 M€ pour STEG, 150 M€ pour les céréales) et des roadmaps de réforme pour améliorer la gestion financière et ouvrir à la participation privée. Cela libérera de l’espace fiscal et favorisera un niveau de jeu équitable.

Par ailleurs, des programmes d’assistance technique, comme le Regional Small Business Programme (RSPB), ont déjà aidé plus de 600 PME à booster leurs productivité et exportations via des formations en transformation digitale et gestion agile, rappelle le rapport. La BERD étendra ces initiatives, en collaboration avec l’Agence tunisienne d’investissement (TIA), pour digitaliser les services publics et simplifier les procédures d’investissement.

Une chose est sûre : le capital humain demeure un levier clé. Pour faire face à une augmentation du chômage des jeunes atteignant 38,5 %, la BERD financera des formations en compétences numériques et vertes, notamment pour les ingénieurs énergétiques.

De ce fait, des exemples concrets incluent des prêts à Land’Or (fromage, 11 M€) et Teriak (pharma, 3,4 M€) pour moderniser les opérations. Ces efforts s’inscrivent dans un contexte macroéconomique résilient, avec une croissance de 2,4 % au T3 2025, mais vulnérable aux chocs externes. La BERD anticipe une accélération via une intégration accrue aux chaînes de valeur mondiales (GVC), en levant les barrières logistiques et douanières.

En somme, cette priorité (46 % des investissements passés) vise à transformer la Tunisie en hub compétitif, avec un portefeuille actif de 1,3 milliard d’euros (Md€) et des partenariats IFI pour amplifier l’impact.

Toutefois, les défis persistent, à l’instar de la corruption perçue par 56 % des firmes. Mais le potentiel en ICT (information and Communications Technology) et agroalimentaire est immense pour une croissance inclusive.

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10 000 climatiseurs économes en énergie déployés dans le secteur public

Dans le cadre du programme de la transition énergétique dans les établissements publics, 10 000 climatiseurs ont été remplacés par des appareils à haute efficacité énergétique de classe 1 au profit de 80 institutions publiques, ce qui a permis de réduire les émissions de dioxyde de carbone de 4000 tonnes par an, indique l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME).

Il s’agit également de l’équipement de 66 établissements publics de 1 600 systèmes de mesure et de suivi de la consommation d’énergie, contribuant ainsi à réduire de 2 000 tonnes par an, les émissions de dioxyde de carbone, à assurer un suivi plus précis de la consommation et à améliorer la performance énergétique au sein des institutions publiques.

L’ ANME a recensé 631 projets d’investissement dans les énergies renouvelables et durables adoptés par des établissements publics, ce qui leur a permis de réaliser plus de 60 gigawattheures d’économies d’énergie par an, ainsi qu’une réduction de 14 tonnes d’émissions de dioxyde de carbone par an.

Le programme de transition énergétique illustre les orientations nationales en matière de transition énergétique et les transforme en résultats tangibles au service de l’économie et de l’environnement au sein des établissements publics.

La mise en œuvre de ce programme concerne les bâtiments des ministères et des établissements publics. La propriété par le ministère ou l’établissement du bâtiment, devant être équipé de systèmes d’énergie solaire et/ou d’efficacité énergétique, est une condition essentielle pour pouvoir bénéficier des avantages du programme.

Il vise à équiper les établissements publics de centrales solaires photovoltaïques pour l’autoproduction d’électricité et à réaliser des opérations d’efficacité énergétique, permettant ainsi à ces institutions de réduire leur consommation et de rationaliser leurs dépenses énergétiques, notamment en électricité.

Le programme vise à réduire la consommation d’énergie de 30 %, passant ainsi d’une consommation de 31 238 tonnes équivalent pétrole à 21 714 tonnes équivalent pétrole par an.

La réalisation du programme de transition énergétique dans les établissements publics s’étend sur 4 ans avec un coût total  estimé à  200 millions de dinars. Il est financé grâce à un prêt de la Banque allemande de développement (KfW) et par une contribution du Fonds de transition énergétique et de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie, à laquelle la mise en œuvre de ce programme a été confiée.

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La Tunisie appelle à renforcer la coopération arabe dans le nucléaire civil

La Tunisie réaffirme son engagement en faveur du développement de la coopération arabe dans le domaine du nucléaire pacifique dit « civil », notamment pour la production d’électricité, le dessalement de l’eau de mer et la recherche sur la fusion nucléaire.

Lors de l’ouverture de la 38ᵉ session ordinaire de la Conférence générale de l’Agence arabe de l’énergie atomique (AAEA), vendredi 8 mai 2025 à Tunis, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mondher Belaïd, a appelé à une vision stratégique arabe commune pour renforcer le rôle de l’agence et développer les partenariats internationaux.

Le ministre, également président de la Commission nationale de l’énergie atomique, a souligné la volonté de la Tunisie de renforcer la coordination entre les structures scientifiques et techniques nationales, notamment le Centre national des sciences et technologies nucléaires (CNSTN) et le Centre national de radioprotection, afin de valoriser l’expertise tunisienne et de soutenir les programmes régionaux.

Lire aussi: Technologies nucléaires: un projet de réacteur de recherche à l’étude

Il a aussi plaidé pour la mise en place de mécanismes de suivi et d’évaluation basés sur des indicateurs précis, dans le respect des principes de transparence et de bonne gouvernance.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du directeur général de l’AAEA, Salem Hamdi, de responsables scientifiques tunisiens et de délégations de plusieurs pays arabes.

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Mokhtar Zannad nommé président du CA de Tuninvest Sicar

Tuninvest Sicar a nommé Mokhtar Zannad au poste de président du Conseil d’administration. Cette décision fait suite à la démission de Brahim Anane de ses fonctions d’administrateur et de président du Conseil. Et ce, d’après les données parues dans le CMF.

La société a enregistré un résultat net de 2 311 486 dinars au titre de l’exercice 2025. Ce résultat est en hausse de 193% par rapport à 2024. Cette évolution s’explique principalement par l’augmentation des dividendes versés par les sociétés du portefeuille, notamment Nouvelair.

Le Conseil d’administration a arrêté ces comptes au 31 décembre 2025. Il s’est réuni le 29 avril 2026 pour examiner l’activité de l’exercice écoulé.

Le Conseil a décidé de convoquer une Assemblée Générale Ordinaire. Elle se tiendra le jeudi 11 juin 2026. Il proposera la distribution d’un dividende de 1,250 dinar par action.

 

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«La STAM n’est pas à vendre» : l’UGTT monte au créneau contre toute privatisation

Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail, Slaheddine Selmi, a réaffirmé ce vendredi l’attachement de la centrale syndicale à la préservation de la Société tunisienne d’acconage et de manutention (STAM), rejetant fermement toute tentative de cession de ses activités ou d’atteinte à son rôle stratégique national.

S’exprimant lors d’un rassemblement des employés de la société au siège de l’UGTT, organisé sous le slogan : « Non à la cession des activités de l’entreprise et non à la privatisation d’un établissement public stratégique », Slaheddine Selmi a souligné que les quais portuaires ont été réalisés grâce aux fonds de l’État tunisien et doivent être exploités par une entreprise publique, sans être livrés à des opérateurs privés au détriment des intérêts de l’État.

Lors de cette rencontre tenue sur le thème : « Oui au développement et à l’investissement, non au démantèlement et à l’exclusion », le dirigeant syndical a insisté sur le droit des travailleurs à défendre les entreprises publiques, considérées comme un acquis du peuple tunisien qu’il convient de préserver.

Il a également mis en garde contre les risques liés à la cession ou à la fragmentation des activités de certaines entreprises publiques, évoquant notamment la situation récente de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz.

Selon lui, cette mobilisation ne vise ni des augmentations salariales ni des revendications sociales, mais s’inscrit dans la stratégie de l’UGTT visant à soutenir les entreprises publiques et à empêcher leur privatisation, notamment la STAM.

« Mille fois non à la cession du moindre espace ou de la moindre activité de la STAM, afin que cela ne devienne pas le début d’un processus de privatisation », a-t-il lancé.

Le secrétaire général de l’UGTT a par ailleurs salué la position des travailleurs mobilisés pour défendre leur entreprise, estimant qu’elle honore l’ensemble des syndicalistes et reflète les principes fondamentaux de l’organisation.

L’UGTT maintient depuis plusieurs années une position ferme contre la vente ou la privatisation des entreprises publiques, qu’elle considère comme «une ligne rouge à ne pas franchir ».

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Tunisie et UE : le pari d’une migration circulaire pour transformer les flux en leviers économiques

Lors d’une conférence de presse tenue le 7 mai 2026 à Tunis, l’ambassadeur Perrone a expliqué  les nouveaux axes de la stratégie migratoire et professionnelle entre la Tunisie et l’Union européenne. Entre gestion des flux irréguliers et facilitation de la mobilité des talents, les deux partenaires tentent de transformer le défi migratoire en un levier de développement économique mutuel malgré des obstacles administratifs persistants.

La lutte contre la migration clandestine constitue un intérêt stratégique propre à la Tunisie et ne doit plus être perçue comme un simple service rendu à l’Europe selon l’ambassadeur Perrone. Ce dernier souligne que les autorités tunisiennes refusent de voir leur territoire devenir une zone de transit pour les réseaux de traite humaine. Si le phénomène semble désormais mieux maîtrisé, sa résolution complète nécessite une approche globale incluant le contrôle rigoureux des frontières, la répression des trafiquants et le soutien accru aux organismes d’aide aux réfugiés.

Le volet de la mobilité légale s’appuie désormais sur le concept de mobilité circulaire qui favorise un cycle de formation en Tunisie suivi d’une expérience en Europe avant un retour au pays enrichi de nouvelles compétences. Thierry Béranger précise que le partenariat pour les talents cible prioritairement les secteurs sous tension comme l’hôtellerie ou le tourisme. Bien que des milliers de personnes aient déjà bénéficié de ces dispositifs, des marges de progression subsistent notamment concernant la reconnaissance mutuelle des diplômes et la simplification des démarches pour les candidats.

La question sensible de l’octroi des visas demeure une prérogative souveraine des États membres et non de l’administration de l’Union européenne. L’ambassadeur Perrone rappelle toutefois qu’une stratégie de digitalisation est en cours pour accélérer les procédures de délivrance. Parallèlement, la délégation européenne s’emploie à faciliter les échanges pour les cadres et les universitaires tunisiens engagés dans des programmes de coopération afin de lever les barrières qui freinent encore l’accès des professions libérales aux marchés du continent.

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Baromètre EY : la confiance revient chez les entreprises tunisiennes, l’IA reste en attente

Le Baromètre des entreprises 2026 d’EY, présenté ce jeudi 7 mai au siège d’Ernst & Young devant un parterre de dirigeants, dresse le portrait d’un tissu économique toujours prudent, mais moins anxieux qu’auparavant. Lors des deux panels consacrés à l’analyse des résultats, les intervenants ont livré une lecture nuancée du contexte national, de l’environnement international et des enjeux financiers.

Sur le plan national, plusieurs indicateurs alimentent cette lecture. Le taux de croissance du PIB porté à 2.5%, ainsi que l’amélioration de la note souveraine de la Tunisie par Fitch en septembre 2025, avec perspective stable, contribuent à un climat moins anxiogène. Du reste, 80% des entreprises tunisiennes du secteur automobile déclarent vouloir augmenter leurs investissements, un signal jugé significatif. Ce chiffre traduit une confiance relative dans l’avenir, même si les entreprises avancent avec prudence et sélectivité.

Ceci dit, un des intervenants a insisté sur le fait que la pression fiscale figure désormais au premier rang des préoccupations du secteur privé. Pour lui, la question ne se limite pas au niveau de l’impôt, mais touche aussi à l’efficience des mesures fiscales et à leur impact réel sur l’activité économique. L’enjeu est de savoir si ces dispositifs soutiennent véritablement la création de valeur ou s’ils pèsent sur la compétitivité des entreprises. Cette interrogation renvoie, selon lui, à une demande plus large de lisibilité, de cohérence et de redevabilité dans l’action publique.

 

Lire aussi: Intégrer les experts IT dans les décisions: un levier de réussite

 

Un autre intervenant a souligné une révision de la stratégie des entreprises dans un environnement devenu plus volatil. Il a mis en avant la notion d’agilité stratégique, qui suppose de pouvoir intégrer rapidement les mutations du contexte national et international sans perdre la cohérence interne. En référence aux travaux de Harvard Business Review après la crise du Covid-19, il est important pour les entreprises de développer des systèmes souples capables d’absorber les chocs. Tout en évoquant l’agilité de portefeuille, c’est-à-dire la capacité à réallouer rapidement les ressources et à revoir les priorités en fonction du marché.

Pour survivre, il faut investir

Deux attentes majeures ressortent du Baromètre d’EY. La première est économique et sociale : il faut créer davantage de richesse. C’est ce qu’a souligné Sarra Masmoudi du groupe Kilani : pour survivre, il faut investir. Or, la croissance, proche de 2,6%, a surtout été tirée par la consommation locale, tandis que le déficit commercial a freiné la progression globale. Sans cette contrainte, la croissance aurait pu être plus élevée. La seconde attente concerne le climat d’investissement, encore jugé insuffisant. Celui-ci dépend non seulement des textes réglementaires et des incitations fiscales, mais aussi de la confiance, de la visibilité et de la stabilité des règles du jeu.

L’ambition reste modeste dans le domaine de l’intelligence artificielle. Un tiers des entreprises n’a pas encore prévu de budget, même limité, pour des expérimentations ou un déploiement de l’IA. Ce retard est d’autant plus visible que l’IA s’impose désormais comme un enjeu stratégique mondial.

Sur le plan international, l’orateur a évoqué un environnement marqué par le ralentissement de la croissance, les tensions géopolitiques et les transformations technologiques. Les investissements de demain devraient se concentrer davantage sur les infrastructures, l’énergie, la cybersécurité et la souveraineté technologique. Le volet financier reste sans doute le plus important. Le taux d’investissement national, situé à 8%, est jugé trop faible au regard des besoins de l’économie.

L’IA ne doit pas être une simple variable d’ajustement

Lors du deuxième panel, consacré à l’IA, Nozha Boujemaa a livré une lecture lucide des résultats du focus dédié à l’intelligence artificielle. L’experte internationale, présentée comme une pionnière de l’IA responsable et membre de plusieurs instances européennes et internationales, a salué la qualité du rapport et de la méthodologie adoptée. Pour elle, l’enquête éclaire utilement l’état du tissu économique et la manière dont les entreprises appréhendent désormais l’IA.

Son premier constat est celui d’une évolution progressive des perceptions. Le débat ne se situe plus dans une zone de méfiance absolue, mais dans un espace où émergent des anticipations plus positives. Cette dynamique reste modeste, mais elle traduit une meilleure conscience des réalités nationales et des contraintes du moment. Elle a aussi rappelé que l’adoption de l’IA n’est pas un phénomène marginal : dans de nombreux pays, le taux de pénétration demeure encore limité, et la Tunisie n’échappe pas à cette tendance.

Nozha Boujemaa a surtout insisté sur la place accordée à l’IA dans les budgets des entreprises. À ses yeux, elle ne doit plus être considérée comme une simple variable d’ajustement ou une “cerise sur le gâteau”. L’enjeu est bien plus large : l’IA doit s’inscrire dans une logique de transformation stratégique, avec l’implication pleine et entière de la direction générale et des équipes métiers. Sans engagement du business, a-t-elle souligné, il n’y a ni adoption durable ni impact réel. Elle a ensuite résumé les conditions de réussite en deux mots : compétence et données. La compétence renvoie ici à la vision stratégique, à la capacité de pilotage et à l’aptitude à faire évoluer l’organisation. Quant aux données, elles restent le socle fondamental de toute démarche sérieuse. Sans matière première de qualité, l’IA ne peut produire qu’un effet de vitrine.

Incompréhension de l’IA par les entreprises

Amine Ben Ayed, président de l’IACE, a confirmé que le principal frein reste la compréhension même de l’IA par les entreprises. Il a plaidé pour un travail de pédagogie, estimant que beaucoup d’acteurs économiques ne perçoivent pas encore l’ampleur des usages possibles. Son témoignage s’est appuyé sur sa propre expérience : depuis des années, son groupe investit dans la collecte et la structuration de données, notamment via des capteurs, des bases documentaires et des systèmes d’information alimentés en continu. Ce socle a permis d’engager des projets d’IA concrets, rapides à déployer et rentables.

Il a expliqué qu’après avoir identifié le potentiel de ces technologies, les équipes avaient listé plusieurs projets avant d’en retenir un nombre plus limité, plus facilement réalisable. Certains cas d’usage ont été mis en œuvre en quelques semaines ou quelques mois, avec un retour sur investissement visible sur deux ans maximum. Son propos a aussi pris une dimension générationnelle : les décisions stratégiques, a-t-il lancé, ne peuvent plus être confiées uniquement aux conseils d’administration vieillissants. Ce sont les cadres plus jeunes, mieux connectés aux usages numériques, qu’il faut placer au cœur des projets.

L’IA s’impose comme une urgence

Seifeddine Ben Jemia, directeur général de Monoprix Tunisie, a donné un aperçu plus opérationnel de l’évolution de l’IA dans l’entreprise tunisienne. Il a rappelé qu’avant la démocratisation actuelle des outils, l’IA existait déjà sous d’autres formes, à travers le machine learning, le data mining ou l’analytique avancée. En Tunisie, la priorité était la digitalisation des processus et la production de tableaux de bord. Aujourd’hui, le contexte a changé : l’IA s’est imposée comme une urgence, et les entreprises se répartissent selon lui en trois catégories. Certaines sont déjà préparées grâce à leurs investissements dans la gouvernance des données ; d’autres ont acheté des outils sans résultats probants ; d’autres enfin hésitent encore, persuadées à tort que l’IA est coûteuse ou réservée à une élite.

À ses yeux, la transformation doit d’abord être managériale avant d’être technologique. Les outils ne valent rien sans organisation, méthode et accompagnement. Il a aussi insisté sur l’idée de « quick wins »,  ces gains rapides et visibles qui peuvent convaincre les entreprises les plus prudentes de franchir le pas.

Enfin, un retour d’expérience concret a illustré la maturité croissante de certains acteurs du commerce. L’IA est déjà utilisée pour personnaliser les promotions selon le comportement d’achat des clients, automatiser une partie des demandes récurrentes via un chatbot, optimiser les tournées de camions, mieux gérer les produits à date courte, limiter le gaspillage, détecter les vols par computer vision et renforcer la cybersécurité. Dernier chantier en date : la mise en place d’agents internes capables d’interroger la base de connaissances de l’entreprise ou d’aider les cadres commerciaux à piloter leurs indicateurs. Le message final est clair : l’IA devient un outil de performance à condition d’être adossée à une stratégie data solide et à une gouvernance rigoureuse.

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Ennakl Automobiles annonce le versement d’un dividende d’un dinar par action

Le concessionnaire automobile coté à la Bourse de Tunis, Ennakl Automobiles, a annoncé que son Assemblée générale ordinaire, réunie le 29 avril 2026, a décidé de distribuer un dividende de 1 dinar par action au titre de l’exercice 2025.

Elle a fixé la date de détachement du dividende au 13 juillet 2026. Le paiement du dividende sera effectué le 15 juillet 2026.

Rappelons que le conseil d’administration, réuni en mars dernier, a décidé la création d’une nouvelle filiale dédiée à l’importation et à la distribution en gros de pièces de rechange. Cette filiale sera dotée d’un capital de 10 millions de dinars.

Il a également approuvé une augmentation de capital de 7 millions de dinars au profit de la filiale STLV.

 

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Khalil Chaibi : le commerce numérique réduit les coûts et facilite le financement des PME

Khalil Chaibi, président de la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (CTFCI), a appelé à accélérer la digitalisation du commerce international tunisien et à adapter rapidement le cadre juridique national aux standards mondiaux du trade finance numérique (ou financement du commerce numérique). Il s’exprimait ainsi lors d’un atelier organisé par la Chambre en partenariat avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la Digital Standards Initiative (DSI), jeudi 7 mai 2026 à Tunis. Et ce, dans le cadre des initiatives visant à promouvoir la transformation digitale du commerce extérieur tunisien.

Devant des représentants des secteurs bancaire, logistique et institutionnel, le responsable de la Chambre a estimé que la transition numérique du trade finance constitue désormais un enjeu stratégique pour une économie tunisienne fortement dépendante des échanges internationaux.

Il estime que la digitalisation des opérations commerciales permettrait de réduire les coûts, raccourcir les délais de traitement et faciliter l’accès des entreprises tunisiennes, notamment les PME, aux marchés internationaux et aux financements.

Par ailleurs, le président de la CTFCI a insisté sur la nécessité d’adapter le cadre réglementaire tunisien. Et ce, afin de reconnaître juridiquement les documents commerciaux numériques, à l’image des connaissements électroniques ou des effets de commerce dématérialisés.

Il a aussi rappelé le rôle central de la Commission des Nations unies pour le droit commercial international dans l’harmonisation des règles du commerce mondial. A travers notamment la loi type sur les documents électroniques transférables. Laquelle accorde aux documents numériques la même valeur juridique que les supports papier, sous certaines conditions de sécurité et de fiabilité.

Khalil Chaibi souligne encore que cette évolution marque « une véritable révolution » pour un commerce international encore largement dominé par des procédures administratives physiques et lourdes.

La Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie appelle donc à construire une feuille de route nationale qui sera articulée autour de trois axes :

  • l’alignement du cadre réglementaire tunisien sur les standards internationaux;
  • l’adaptation du secteur bancaire aux outils numériques;
  • et la modernisation des chaînes logistiques et commerciales.

En tout cas, les organisateurs de la rencontre relèvent que cette transformation est indispensable pour permettre à la Tunisie de mieux s’intégrer dans l’écosystème mondial du commerce digitalisé, d’attirer davantage d’investissements et d’améliorer l’accès des entreprises au financement.

« Le commerce crée aujourd’hui de la valeur dans les usines, les ports, les chaînes logistiques et désormais au cœur des plateformes digitales interconnectées », conclut Khalil Chaibi. Tout en plaidant pour une transition « rapide, sécurisée et bénéfique pour l’ensemble de l’économie tunisienne ».

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États financiers 2025: le RNE fixe les délais de dépôt et détaille les sanctions

Le Registre national des entreprises (RNE) rappelle, dans un communiqué, le délai du 31 juillet pour le dépôt des états financiers 2025. Ce délai concerne les sociétés dont l’exercice comptable se termine le 31 décembre, ainsi que les personnes physiques soumises à la tenue d’une comptabilité.

Le RNE précise que le dépôt des documents se fait uniquement en ligne sur sa plateforme. Le dossier comprend les états financiers, le rapport du commissaire aux comptes si nécessaire, et le procès-verbal de l’assemblée générale d’approbation des comptes lorsqu’il existe.

Le RNE indique aussi que les entreprises peuvent déposer les états financiers seuls avant le 31 juillet. Elles peuvent ensuite compléter le dossier avec les autres documents si besoin.

Le RNE applique une pénalité en cas de retard. Cette pénalité correspond à 50% du montant dû par mois de retard. Elle s’élève à 25 dinars par mois pour les personnes morales et à 10 dinars pour les personnes physiques.

Le RNE peut aussi prendre des mesures de mise en conformité en cas de non-respect. Ces mesures peuvent aller jusqu’à la suspension du dossier de l’entreprise ou de la personne concernée.

Le RNE rappelle que cette procédure vise à organiser les obligations légales et à renforcer la transparence financière des entreprises.

 

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Intégrer les experts IT dans les décisions: un levier de réussite

Quels sont les principaux freins à l’adoption de l’IA en entreprise aujourd’hui ? C’est ce qui ressort du baromètre d’EY 2026 des entreprises en Tunisie, présenté ce jeudi 7 mai 2026 au siège de Ernst Young devant un parterre de dirigeants d’entreprise.

L’édition 2026 du baromètre EY met en lumière une dynamique globalement plus positive dans la perception des dirigeants d’entreprise, malgré un contexte géopolitique incertain.

Cependant, l’IA reste encore en phase d’émergence. Ce qui conduit à une ouverture à de nouveaux leviers de transformation, particulièrement l’intelligence artificielle qui est devenue une marge de manœuvre qui s’impose. Mais au-delà de cette omniprésence dans les discours, l’IA peine à se déployer au cœur de l’activité des entreprises tunisiennes.

Selon une enquête récente, l’adoption de l’IA dépend davantage de prérequis internes que d’un manque d’offres externes. Les principaux freins sont l’insuffisance de compétences internes et les coûts ou contraintes budgétaires, avec des contributions respectives de 20 % et 18 %.

Quant aux coûts et contraintes budgétaires, ils s’élèvent à 18 %.

Parallèlement, le manque de compétences internes : 20 %

Qualité/disponibilité des données : 13 %

Enjeux de cybersécurité et protection des données : 11 %.

Bien que l’IA soit perçue comme porteuse de valeur, son déploiement reste, on l’aura constaté, limité. Les entreprises ne sont pas encore suffisamment outillées, et l’investissement est difficile à prioriser face à d’autres priorités.

Le manque de vision stratégique claire, ainsi que la qualité et la disponibilité des données, constituent des freins secondaires. Les questions de cybersécurité et de protection des données, bien que structurantes, sont moins préoccupantes à ce stade, selon le baromètre EY 2026.

La cybersécurité et la protection des données préoccupent relativement moins les entreprises, comparativement aux défis humains liés à l’adoption de l’IA.

Le peu d’attention accordée à la qualité et à la protection des données souligne un déficit de culture IA dans certaines entreprises. Celles-ci considèrent ces éléments comme secondaires, préférant investir dans les compétences et les budgets pour démarrer des projets plutôt que d’assurer leur pérennité, détaille le rapport. Cette priorisation indique que l’IA est encore majoritairement abordée sous un angle expérimental et opérationnel, plutôt que comme un levier de transformation.

Seulement 4% des entreprises disposent d’une gouvernance IA complètement intégrée, avec une structure consolidée  et des processus bien établis.

Bien que ce chiffre soit faible, il témoigne de l’existence d’un noyau pionnier pouvant servir de modèle pour le reste du marché.

En somme, elle requiert une gouvernance des données, des normes de sécurité et une perspective à plus long terme.

Nous y reviendrons plus en détail.

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Lisbonne veut taxer les profits exceptionnels dans le secteur énergétique

Le gouvernement du Portugal se prépare à instaurer une taxe sur les profits exceptionnels des entreprises du secteur énergétique, dans un contexte de hausse des prix liée aux tensions géopolitiques internationales.

Le ministre des Finances, Joaquim Miranda Sarmento, a annoncé, mercredi 5 mai, qu’un projet de loi sera prochainement soumis au Parlement, s’inspirant des mesures adoptées lors de la crise énergétique de 2022.

Cette initiative intervient après une démarche conjointe lancée le 3 avril 2026 par cinq pays européens – Portugal, Allemagne, Espagne, Italie et Autriche – appelant à une taxation des profits exceptionnels au niveau de l’Union européenne.

Cependant, faute de consensus à Bruxelles, la Commission européenne a laissé chaque État agir individuellement, poussant Lisbonne à avancer seule sur ce dossier.

Malgré la situation de minorité parlementaire du gouvernement, le texte a de fortes chances d’être adopté avec le soutien du Parti socialiste, qui avait lui-même introduit une mesure similaire par le passé.

Cette initiative s’inscrit dans un retour des politiques de taxation exceptionnelle en Europe, utilisées comme levier pour amortir les chocs énergétiques. Mais elle relance aussi le débat : entre justice sociale et risque de freiner l’investissement énergétique, notamment dans la transition vers les renouvelables.

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Trois entreprises américaines prêtes à investir en Tunisie

Trois entreprises américaines envisagent d’étendre leurs activités en Tunisie. C’est ce qu’a annoncé l’ambassadeur des États-Unis, Bill Bazzi, lors de sa rencontre avec le président de l’Assemblée des représentants du peuple, Ibrahim Bouderbala.

La réunion, tenue le 5 mai au palais du Bardo, a porté sur les perspectives de coopération entre les deux pays, notamment sur le plan économique. L’objectif est de renforcer les investissements et de soutenir la création d’emplois.

La partie tunisienne a mis en avant l’importance d’un climat favorable aux affaires, basé sur la stabilité et un cadre législatif adapté. Elle a également exprimé sa volonté de développer davantage les échanges dans plusieurs secteurs.

Les discussions ont aussi concerné la coopération dans des domaines variés comme le tourisme, l’enseignement supérieur et le secteur militaire, ainsi que le renforcement des relations entre les institutions parlementaires.

Plus largement, les deux pays ont réaffirmé la solidité de leurs relations historiques et leur volonté de les développer davantage, dans le respect des valeurs communes liées à la démocratie, aux droits et aux libertés.

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Automobile : Visteon projette d’élargir sa présence industrielle en Tunisie

Le groupe américain Visteon, conduit par son vice-président exécutif Joao Paulo Ribeiro, serait sur le point de se renforcer en Tunisie et d’y lancer de nouveaux projets industriels. Ce qui pourrait engendrer des créations d’emplois et l’extension de ses activités.

Des échanges ont eu lieu lors d’une réunion tenue mardi 5 mai au siège du ministère de l’Industrie, en présence du ministre de l’Équipement et de l’Habitat – qui assure l’intérim du portefeuille de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie -, Slah Zouari. Ils ont mis en exergue la contribution de Visteon au développement de l’industrie des composants automobiles en Tunisie.

Le ministre a insisté sur l’importance d’intégrer davantage de technologies avancées dans le tissu industriel national. Et ce, tout en valorisant les compétences locales et une main-d’œuvre qualifiée, considérées comme des atouts majeurs pour ce secteur stratégique.

De son côté, le représentant du groupe, Joao Paulo Ribeiro, a réaffirmé l’engagement de l’entreprise à développer des solutions innovantes dans les composants électroniques intelligents destinés à l’industrie automobile. Il a également confirmé la perspective de nouveaux projets d’expansion dans le pays au cours des prochaines années. Traduisant ainsi la confiance du groupe dans le potentiel industriel tunisien.

A cet égard, notons que l’entreprise Visteon, implantée en Tunisie depuis 2005, est spécialisée dans la conception et la fabrication de systèmes électroniques pour véhicules. Avec, notamment, des solutions de climatisation et d’éclairage fournies à de grandes marques internationales. Elle emploie actuellement plus de 500 personnes dans le pays, avec un taux d’encadrement d’environ 40 %.

À l’échelle mondiale, le groupe dispose de 14 sites de production et de 18 centres de recherche et développement, pour un effectif de plus de 10 000 employés. Sa présence en Tunisie s’inscrit donc dans une stratégie globale axée sur l’optimisation industrielle et l’innovation technologique. Dans un contexte de transformation rapide du secteur automobile vers des solutions électroniques avancées.

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Tunisie – L’impérieuse transition durable vers les énergies propres

Les données présentées, lors d’une séance de la Commission de l’investissement et de la coopération internationale, au sein du Conseil national des régions et des districts (CNRD), ont révélé que la situation énergétique en Tunisie, incite à la conclusion d’accords de concession pour la production d’électricité à partir des énergies renouvelables, notamment, l’énergie solaire.

De même, les chiffres présentés par le secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, Wael Chouchane, indiquent que les ressources nationales en énergie primaire ont  baissé, passant de 8,3 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP) en 2010 à environ 3,4 millions de TEP en 2025.

Parallèlement, la consommation a gardé un  niveau élevé, atteignant 9,7 millions de TEP. Ce déséquilibre a entraîné un déficit énergétique estimé à environ 6,3 millions de TEP. Soit près de 65 % des besoins nationaux.

La balance commerciale énergétique a, également, enregistré un déficit de plus de 11 milliards de dinars en 2025. Tandis que les subventions énergétiques ont augmenté à plus de 7 milliards. Ce qui reflète une pression sur les finances publiques.

Dans ce contexte, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, et le secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, Wael Chouchane, ont affirmé que le recours aux accords de concession pour les projets d’énergie solaire n’est plus une option, mais une nécessité stratégique.

Cette démarche vise à réduire la dépendance au gaz naturel. Lequel constitue la principale source de production d’électricité en Tunisie. Et ce, d’autant plus que son coût est élevé par rapport à l’énergie solaire à coût compétitif.

Ces accords visent à attirer des investissements privés pour la réalisation de centrales photovoltaïques avec des contrats à long terme. Tout en contribuant à la réduction des coûts de production, à la diminution des importations énergétiques et à l’amélioration des équilibres financiers.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre d’une vision nationale visant à renforcer la sécurité énergétique et à réaliser une transition durable vers les énergies propres.

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Magasin Général: amélioration des résultats en 2025 et réduction des pertes du groupe

Réuni le 30 avril 2026, le conseil d’administration de Magasin Général a arrêté les comptes de l’exercice 2025.

Le chiffre d’affaires du groupe a atteint 1 201,5 millions de dinars, contre 1 098,6 millions de dinars en 2024, soit une hausse de 9,36%. Le déficit du groupe s’est réduit à 6,43 millions de dinars, contre 10,07 millions de dinars un an auparavant.

Au niveau individuel, le chiffre d’affaires s’est établi à 1 161,08 millions de dinars, en progression de 11,5% par rapport à 2024. L’entreprise revient en bénéfice avec un résultat d’exploitation positif de 5,27 millions de dinars, contre un déficit de 3,74 millions de dinars en 2024.

L’assemblée générale ordinaire est fixée au vendredi 5 juin 2026.

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