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Le détroit d’Ormuz devient un risque majeur pour l’industrie chimique mondiale

La fermeture prolongée du détroit d’Ormuz ne menace plus uniquement les marchés pétroliers, elle perturbe désormais une partie essentielle des chaînes industrielles mondiales, notamment les approvisionnements en soufre et en acide sulfurique, deux matières premières cruciales pour l’industrie chimique, les engrais, les batteries et les métaux stratégiques. Selon le Wall Street Journal du 11 mai, une part importante des exportations mondiales de soufre transitant habituellement par le Golfe a été bloquée par la crise actuelle.

Le soufre est un sous-produit essentiel du raffinage pétrolier et gazier dans les pays du Golfe. Or, la paralysie du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz a fortement réduit les flux disponibles sur les marchés internationaux. Plusieurs industriels redoutent désormais une pénurie mondiale d’acide sulfurique, indispensable à la fabrication d’engrais, au raffinage des métaux comme le cuivre ou le nickel, ainsi qu’à la production de batteries et de semi-conducteurs.

D’après plusieurs analyses industrielles, près de 50 % du commerce maritime mondial de soufre transite normalement par le détroit d’Ormuz. La fermeture du passage stratégique provoque donc une onde de choc bien au-delà du seul secteur énergétique.

Les premiers effets apparaissent déjà sur les marchés des matières premières. Les prix des engrais ont fortement augmenté depuis le début de la guerre entre l’Iran et les États-Unis. Tandis que les producteurs de cuivre, d’aluminium et de métaux destinés aux technologies vertes craignent des ruptures d’approvisionnement. Le Chili, grand producteur mondial de cuivre, fait partie des pays particulièrement exposés en raison de sa dépendance aux importations d’acide sulfurique.

La crise affecte également l’industrie alimentaire mondiale. Les engrais azotés et phosphatés dépendent largement du soufre et de l’ammoniac produits dans le Golfe. Plusieurs analystes estiment qu’une perturbation prolongée pourrait entraîner une hausse des coûts agricoles et accentuer les tensions sur les prix alimentaires mondiaux dans les prochains mois.

Cette situation illustre l’ampleur stratégique du détroit d’Ormuz, par lequel transitent environ 20 % du pétrole mondial mais aussi une part importante du gaz naturel liquéfié, des engrais, de l’aluminium et de plusieurs matières premières critiques. La crise actuelle est désormais décrite par certains experts comme la plus grave perturbation des chaînes énergétiques et industrielles depuis les chocs pétroliers des années 1970.

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Forte progression des réserves de change de la Chine

Les réserves de change de la Chine ont fortement progressé à la fin du mois d’avril 2026, atteignant 3 410,5 milliards de dollars, selon les données publiées par l’Administration d’État des changes (SAFE – pour State Administration of Foreign Exchange), lundi 11 mai. Cela représente une hausse de 68,4 milliards de dollars par rapport au mois précédent, soit une augmentation de 2,05 %.

Cette progression dépasse les prévisions des analystes, qui tablaient sur des réserves autour de 3 360 milliards de dollars. A noter que les réserves chinoises avaient chuté à 3 342 milliards de dollars fin mars sous l’effet des tensions géopolitiques et du renforcement du dollar après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient.

La Chine conserve ainsi les plus importantes réserves de change au monde, un outil stratégique essentiel pour stabiliser le yuan, sécuriser les importations énergétiques et protéger l’économie chinoise contre les chocs financiers internationaux.

La SAFE explique cette hausse par les effets combinés des fluctuations des marchés financiers internationaux et des conversions de devises. L’affaiblissement du dollar américain durant le mois d’avril a contribué à augmenter la valeur des actifs étrangers détenus par Pékin.

Les autorités chinoises ont également souligné que la résilience de l’économie nationale et la poursuite d’une croissance jugée stable contribuent à maintenir la solidité des réserves de change du pays malgré un environnement mondial particulièrement incertain…

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La BCE pourrait relever ses taux à deux reprises en 2026

La Banque centrale européenne (BCE) pourrait relever ses taux d’intérêt à deux reprises en 2026. C’est ce qu’annonce une enquête de Bloomberg auprès d’économistes. Et ce, dans un contexte marqué par la flambée des prix de l’énergie provoquée par la guerre au Moyen-Orient.

D’après cette enquête réalisée entre le 4 et le 7 mai, les analystes anticipent désormais deux hausses de 25 points de base de la part de la BCE, probablement en juin puis en septembre. Il y a encore quelques semaines, le consensus ne prévoyait qu’un seul relèvement des taux directeurs européens.

Le principal facteur derrière cette révision est la poussée inflationniste alimentée par les tensions géopolitiques autour de l’Iran et les perturbations des marchés pétroliers et gaziers mondiaux. La hausse des coûts de l’énergie ravive les craintes d’un retour durable de l’inflation dans la zone euro.

La BCE avait pourtant maintenu son taux de dépôt à 2 % lors de sa dernière réunion. Tout en préférant attendre davantage de données économiques avant d’agir. Mais plusieurs responsables de l’institution ont récemment adopté un ton plus ferme face aux risques inflationnistes. Le gouverneur slovaque Peter Kazimir a ainsi déclaré qu’une hausse des taux en juin serait « presque inévitable », si les tensions énergétiques persistaient.

Un appel à la prudence

De son côté, Isabel Schnabel (membre du directoire de la BCE) a averti que les prix élevés de l’énergie pourraient entraîner des effets inflationnistes de second tour, notamment via les salaires et les prix des services.

D’autres membres de la BCE appellent toutefois à la prudence. Le vice-président sortant, Luis de Guindos, a souligné que la croissance européenne restait fragile. Il estime que la Banque devait éviter de réagir trop brutalement avant d’évaluer pleinement les conséquences économiques du conflit.

A ce propos, les projections économiques de la BCE publiées en mars prévoyaient déjà une inflation moyenne de 2,6 % dans la zone euro en 2026; contre 2 % en 2027. Mais plusieurs économistes estiment désormais que ces prévisions pourraient être revues à la hausse si les prix du pétrole et du gaz restent durablement élevés.

Au final, la perspective de nouvelles hausses de taux accentue les inquiétudes sur la croissance européenne. Cette dernière étant déjà affaiblie par le ralentissement industriel allemand, les tensions commerciales et le coût élevé du crédit.

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Le pétrole ne retrouvera pas son équilibre avant 2027, prévient le patron d’Aramco

Le géant pétrolier saoudien, Saudi Aramco, estime que les marchés mondiaux de l’énergie pourraient rester durablement désorganisés jusqu’en 2027, même dans l’hypothèse où le détroit d’Ormuz ne resterait fermé que quelques semaines.

Le directeur général du groupe, Amin Nasser, a averti, le 11 mai, que la crise actuelle dépasse largement une simple interruption logistique. Selon lui, les perturbations provoquées par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient ont déjà profondément affecté les chaînes d’approvisionnement mondiales en pétrole et en gaz naturel liquéfié (GNL).

Il considère que même une réouverture relativement rapide du détroit d’Ormuz ne suffirait pas à rééquilibrer immédiatement le marché. Les stocks stratégiques de nombreux pays ont fortement diminué au cours des derniers mois. Tandis que les capacités excédentaires mondiales restent limitées après plusieurs années de sous-investissement dans le secteur énergétique…

Le dirigeant saoudien a également décrit la crise actuelle comme « le plus grand choc énergétique jamais connu ». Tout en soulignant que les perturbations touchent simultanément le pétrole, le gaz, le transport maritime et les assurances liées au fret énergétique.

A noter par ailleurs que, en dépit de la quasi-paralysie du détroit d’Ormuz ces dernières semaines, Aramco est parvenue à maintenir une partie importante de ses exportations grâce à son oléoduc est-ouest reliant les installations du Golfe aux terminaux de la mer Rouge. La compagnie a notamment porté les capacités de cet axe à près de 7 millions de barils par jour afin de limiter les perturbations sur les marchés internationaux.

Le détroit d’Ormuz demeure un point stratégique majeur pour l’économie mondiale. Environ 20 % du pétrole transporté par voie maritime y transite habituellement, ainsi qu’une part importante des exportations mondiales de gaz naturel liquéfié.

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Trump envisage de reprendre les frappes sur l’Iran

Le président américain Donald Trump envisagerait plus sérieusement de reprendre des opérations militaires majeures contre l’Iran; alors que les négociations de paix s’enlisent, rapporte CNN.

Trump s’impatiente face à la fermeture persistante du détroit d’Ormuz, ainsi que face à ce qu’il perçoit comme une direction iranienne fragmentée, empêchant tout progrès dans les négociations nucléaires, note CNN, qui cite des sources proches du dossier. Toutefois, le rapport indique que Trump ne devrait pas prendre de décision majeure sur la marche à suivre avant son voyage en Chine, du 13 au 15 mai.

Ce rapport de CNN intervient après que Trump a rejeté la réponse de l’Iran à une proposition de paix en 14 points dimanche 10 mai, tout en avertissant, lundi au soir, qu’un cessez-le-feu avec Téhéran était sous « assistance respiratoire ».

Selon plusieurs sources, l’Iran a largement minimisé ce rejet déclarant que le pays n’était « pas préoccupé par la satisfaction des autres ». L’impasse entre les États-Unis et l’Iran dans le détroit d’Ormuz ne montre que peu de signes d’apaisement cette semaine, Téhéran exigeant que Washington lève son blocus naval avant que toute négociation nucléaire puisse avoir lieu.

Trump a à plusieurs reprises menacé de mener de nouvelles actions militaires contre l’Iran, notamment contre les infrastructures énergétiques du pays. Mais il ne s’est pas encore résolu à mettre ses menaces à exécution…

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Trump menace l’auto européenne : jusqu’à 94 milliards de dollars de pertes en vue

Les nouvelles menaces tarifaires de Donald Trump contre les véhicules européens pourraient coûter plus de 94 milliards de dollars aux constructeurs automobiles du Vieux Continent dans les prochaines années. C’est ce que révèlent les estimations relayées par le Financial Times dans son édition du 10 mai. Cette offensive commerciale intervient alors que l’industrie automobile européenne traverse déjà une période de forte fragilité liée au ralentissement économique mondial, à la transition électrique et à la concurrence croissante des groupes chinois.

Le président américain a récemment annoncé son intention de relever les droits de douane sur les voitures importées de l’Union européenne à 25 %, contre 15 % actuellement. Washington accuse Bruxelles de ne pas avoir respecté les engagements pris dans le cadre de l’accord commercial conclu l’an dernier entre les deux parties.

Les groupes allemands apparaissent particulièrement exposés en raison de leur forte dépendance au marché américain pour les véhicules haut de gamme et les SUV.

A cet égard, le Financial Times déclare que les constructeurs européens ont déjà absorbé plus de 8 milliards d’euros de coûts liés aux tarifs américains depuis 2025. Volkswagen aurait supporté à lui seul environ 3,6 milliards d’euros de charges supplémentaires. Tandis que BMW et Mercedes-Benz auraient subi respectivement 2,1 milliards et 1,3 milliard d’euros de pertes liées aux nouvelles barrières commerciales.

Cette nouvelle offensive douanière intervient dans un contexte déjà tendu pour le secteur automobile européen. Les conséquences de la guerre dans le Golfe, la hausse des coûts énergétiques et les perturbations des chaînes logistiques mondiales pèsent sur les marges des constructeurs. Plusieurs industriels craignent également de nouvelles pénuries de matières premières et de composants stratégiques.

Produire sur le sol américain

De son côté, Washington affirme que ces mesures doivent encourager les constructeurs européens à produire davantage sur le sol américain. Plusieurs groupes automobiles ont déjà annoncé des projets d’expansion industrielle aux États-Unis afin de limiter leur exposition aux futures barrières douanières. Ainsi, Audi étudie l’ouverture d’un site de production américain pour son futur SUV Q9. Tandis que Stellantis prévoit d’accroître fortement ses capacités locales.

Pour plusieurs analystes, l’automobile européenne se retrouve désormais prise entre trois pressions simultanées : la montée des tarifs américains; l’offensive technologique des constructeurs chinois; et les coûts massifs de la transition vers l’électrique. Une combinaison qui pourrait accélérer les restructurations industrielles en Europe au cours des prochaines années.

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Au Kenya, Macron confirme la fin du “pré carré” français en Afrique

En visite au Kenya, Emmanuel Macron a affirmé, dimanche 10 mai, que « l’ère du pré carré français en Afrique est terminée », marquant une nouvelle étape dans la tentative de Paris de redéfinir sa relation avec le continent africain. Cette déclaration intervient à l’occasion du sommet « Africa Forward », organisé à Nairobi, la capitale du Kenya, les 11 et 12 mai, premier grand sommet Afrique-France tenu dans un pays anglophone.

Le chef de l’État français cherche à promouvoir ce qu’il présente comme une « relation refondée » avec l’Afrique, davantage axée sur les partenariats économiques, l’investissement privé, l’innovation, l’éducation et les échanges culturels, plutôt que sur les anciennes logiques d’influence héritées de la période postcoloniale.

À Nairobi, William Ruto et Emmanuel Macron doivent coprésider plusieurs rencontres réunissant chefs d’État africains, dirigeants d’entreprise et responsables d’institutions financières internationales. Le sommet doit notamment porter sur le financement du développement en Afrique, la transition énergétique, l’intelligence artificielle et les infrastructures.

Pour la première fois, ce rendez-vous diplomatique majeur se déroule hors de l’espace francophone traditionnel. Le choix du Kenya, puissance économique d’Afrique de l’Est et partenaire stratégique de Paris, symbolise la volonté française d’élargir son influence vers les pays anglophones du continent.

Toujours côté diplomatique, plusieurs chefs d’Etat du continent devraient être présents à Nairobi, entre autres le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, le Congolais Félix Tshisekedi, le Rwandais Paul Kagame, le Nigérian Bola Tinubu, le Ghanéen John Dramani Mahama ainsi que l’Ivoirien Alassane Ouattara ou le Guinéen Mamadi Doumbouya.

Cette évolution est due à un contexte de recul marqué de la présence française en Afrique de l’Ouest et au Sahel. Depuis les coups d’État intervenus au Mali, au Burkina Faso et au Niger entre 2020 et 2023, plusieurs régimes ont rompu leur coopération avec Paris et obtenu le départ des forces françaises. C’est le cas entre du Sénégal et de la Côte d’Ivoire.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2017, Emmanuel Macron affirme vouloir rompre avec la logique de la « Françafrique », système historiquement associé aux réseaux d’influence politique, militaire et économique entretenus par Paris dans ses anciennes colonies africaines.

Mais la France fait désormais face à une concurrence croissante de la Chine, des pays du Golfe, de la Turquie ou encore de la Russie sur le continent africain. Au Kenya lui-même, plusieurs grands projets d’infrastructures initialement attribués à des groupes français ont finalement été confiés à des entreprises chinoises.

A noter par ailleurs que Emmanuel Macron, après le sommet de Nairobi, se rendra également En Éthiopie.

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Les États-Unis renforcent leurs alliances asiatiques avant le sommet Trump-Xi

Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, doit effectuer une série de réunions au Japon et en Corée du Sud dans les prochains jours, juste avant le sommet très attendu entre Donald Trump et Xi Jinping prévu les 14 et 15 mai à Pékin. Cette tournée diplomatique vise à coordonner les positions américaines avec leurs principaux alliés asiatiques sur les questions commerciales, monétaires et géopolitiques.

Selon plusieurs sources diplomatiques, Bessent rencontrera à Tokyo la Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, le ministre des Finances ainsi que le gouverneur de la Banque du Japon. Les discussions devraient porter sur la faiblesse du yen, la sécurité énergétique, les chaînes d’approvisionnement stratégiques et les conséquences économiques de la guerre dans le Golfe.

Après le Japon, il se rendra à Séoul pour des entretiens avec les autorités sud-coréennes, notamment autour des marchés des changes, des semi-conducteurs, des métaux stratégiques et des relations commerciales avec la Chine. La Corée du Sud cherche actuellement à préserver un équilibre délicat entre son alliance avec Washington et sa forte dépendance économique vis-à-vis de Pékin.

Cette séquence diplomatique intervient dans un contexte international particulièrement tendu. Le conflit entre les États-Unis et l’Iran continue de perturber les marchés énergétiques mondiaux et de peser sur les relations entre Washington et Pékin. Scott Bessent a récemment appelé la Chine à utiliser son influence sur Téhéran afin de favoriser la réouverture complète du détroit d’Ormuz et de sécuriser le trafic maritime international.

Le sommet Trump-Xi devrait officiellement porter sur le commerce, les droits de douane, Taïwan, l’intelligence artificielle et les investissements technologiques. Mais la guerre au Moyen-Orient et les tensions autour des sanctions contre l’Iran dominent désormais les discussions préparatoires.

Plusieurs analystes estiment néanmoins que les attentes restent limitées. Washington et Pékin cherchent surtout à maintenir une stabilité minimale dans leurs relations après les fortes tensions commerciales et technologiques des dernières années. Les discussions pourraient déboucher sur des accords sectoriels ciblés plutôt que sur une véritable relance globale des relations sino-américaines.

La visite de Donald Trump à Pékin sera la première rencontre bilatérale majeure entre les deux dirigeants depuis le sommet de Busan en Corée du Sud en octobre 2025, où les deux puissances avaient conclu une trêve commerciale.

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La Banque d’Egypte alerte sur des pressions inflationnistes durables

La Banque centrale d’Egypte a relevé ses prévisions d’inflation pour les années 2026 et 2027, estimant que les pressions sur les prix devraient rester plus fortes et plus durables qu’anticipé auparavant. Cette révision intervient dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, la hausse des coûts énergétiques…

Selon plusieurs médias économiques arabes, les autorités monétaires égyptiennes considèrent désormais que le retour à une inflation durablement maîtrisée prendra davantage de temps, malgré le ralentissement observé ces derniers mois. L’inflation annuelle en Egypte a légèrement reculé à 13,4 % en avril 2026, contre 13,5 % en mars, d’après les données du CAPMAS, l’agence officielle des statistiques, publiées dimanche 10 mai.

La Banque centrale estime que les hausses des prix de l’énergie, du transport, des loyers et des services continueront de peser sur le pouvoir d’achat des ménages. Les conséquences de la crise autour du détroit d’Ormuz et la volatilité des marchés pétroliers alimentent également les inquiétudes des autorités économiques égyptiennes.

Au cours des derniers mois, Le Caire avait engagé un cycle d’assouplissement monétaire après plusieurs années de forte inflation et de dépréciation de la livre égyptienne. Mais la persistance des tensions régionales et l’augmentation des coûts d’importation compliquent désormais la trajectoire de désinflation envisagée par les autorités monétaires.

Plusieurs banques d’investissement et cabinets de recherche avaient auparavant anticipé une inflation moyenne comprise entre 8 % et 11 % d’ici fin 2026. Toutefois, les nouvelles projections de la Banque centrale d’Egypte traduisent une approche plus prudente face aux risques externes et aux pressions sur les finances publiques.

Malgré ces tensions inflationnistes, l’économie égyptienne continue d’afficher une croissance relativement solide. Le gouvernement a récemment annoncé une croissance préliminaire de 5 % entre janvier et mars 2026, soutenue notamment par les secteurs non pétroliers, le tourisme, la construction et les services.

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Trump rejette la réponse iranienne à la proposition de paix américaine

Le président américain Donald Trump a rejeté, dimanche 10 mai, 2026, la réponse iranienne à la proposition américaine de paix destinée à mettre fin à la guerre dans le Golfe, qualifiant les conditions de Téhéran de « totalement inacceptables ». Cette nouvelle impasse diplomatique ravive les inquiétudes autour du détroit stratégique d’Ormuz et accentue les tensions sur les marchés énergétiques mondiaux.

Téhéran exige notamment une levée des sanctions américaines, la fin du blocus naval imposé par Washington, des compensations pour les destructions liées à la guerre ainsi que des garanties contre toute nouvelle attaque américaine ou israélienne.

De son côté, l’administration Trump souhaite d’abord obtenir un arrêt complet des hostilités avant d’aborder les dossiers plus sensibles liés au programme nucléaire iranien, aux missiles balistiques et au soutien de Téhéran à ses alliés régionaux. Washington continue également d’exiger des limitations durables sur l’enrichissement d’uranium iranien.

Donald Trump a réagi directement sur son réseau Truth Social : « I don’t like it — TOTALLY UNACCEPTABLE ». Sans préciser si ce rejet pourrait conduire à une reprise des frappes américaines contre l’Iran.

Malgré l’impasse actuelle, Washington poursuit ses efforts diplomatiques avant le sommet prévu cette semaine entre Donald Trump et le président chinois Xi Jinping à Pékin. Les États-Unis espèrent notamment convaincre la Chine d’exercer davantage de pression sur Téhéran afin de favoriser une désescalade dans le Golfe.

L’échec des discussions a immédiatement provoqué de nouvelles tensions sur les marchés pétroliers. Ainsi, les prix du Brent ont bondi de plus de 4 %, dépassant les 105 dollars le baril. Alors que le détroit d’Ormuz reste largement perturbé et que plusieurs navires continuent de contourner la zone ou de naviguer sans signalisation active.

Depuis le déclenchement du conflit fin février 2026, les affrontements entre les États-Unis, Israël et l’Iran ont profondément déstabilisé le Moyen-Orient, rappelle-t-on. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial, demeure l’un des principaux points de tension géostratégiques de la planète.

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Le Royaume-Uni poussé vers un nouveau rapprochement stratégique avec l’UE

Le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Andrew Bailey, pense que le Royaume-Uni devrait renforcer ses relations avec l’Union européenne dans un contexte international marqué par la montée des rivalités entre grandes puissances et par l’instabilité géopolitique croissante.

S’exprimant lors d’un événement économique relayé par la presse britannique, vendredi 8 mai, Andrew Bailey souligne que le monde évoluait désormais autour de grands blocs économiques et stratégiques dominés principalement par les États-Unis et la Chine. Selon lui, le Royaume-Uni ne peut ignorer cette transformation et doit développer des relations plus étroites avec ses partenaires européens afin de protéger sa croissance, sa stabilité financière et ses intérêts stratégiques.

Le gouverneur de la Bank of England a insisté sur l’importance des liens commerciaux entre Londres et l’Union européenne, rappelant que l’UE demeure le principal partenaire économique du Royaume-Uni malgré le Brexit. Il a estimé qu’une coopération plus approfondie dans plusieurs domaines, notamment les services financiers, le commerce, l’énergie et la sécurité, pourrait bénéficier aux deux parties.

Andrew Bailey a également mis en garde contre les conséquences économiques d’un affaiblissement des relations commerciales avec les voisins européens. Selon plusieurs analyses économiques relayées ces derniers mois au Royaume-Uni, les coûts liés au Brexit continuent de peser sur les échanges commerciaux, les investissements et la compétitivité britannique.

Ces déclarations interviennent alors que le gouvernement travailliste de Keir Starmer poursuit une stratégie de « réinitialisation » des relations avec Bruxelles. Depuis son arrivée au 10 Down Street, il tente de renouer un dialogue plus pragmatique avec l’Union européenne sans toutefois revenir sur les principales lignes rouges du Brexit, notamment le refus de réintégrer le marché unique ou l’union douanière.

Plusieurs discussions sont en cours entre le Royaume-Uni et l’Union européenne sur des sujets sensibles comme la coopération en matière de défense, les marchés financiers, l’énergie ou encore la participation britannique à certains programmes européens liés au soutien à l’Ukraine.

Dans ce contexte, les débats autour d’un rapprochement progressif avec l’Union européenne se multiplient au Royaume-Uni. Des responsables politiques, des organisations patronales ainsi que plusieurs syndicats britanniques plaident désormais pour une coopération renforcée avec Bruxelles afin de soutenir l’économie britannique dans un environnement mondial devenu plus instable et plus protectionniste.

Les tensions internationales, la guerre en Ukraine, les incertitudes liées à la politique américaine et la compétition économique avec la Chine poussent ainsi une partie croissante des élites britanniques à considérer l’Europe non plus comme une contrainte politique, mais comme un partenaire stratégique indispensable dans le nouvel équilibre mondial.

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Lagarde met en garde contre les cryptomonnaies adossées à l’euro

La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a mis en garde contre les risques que représentent les stablecoins adossés à l’euro pour le système bancaire européen et pour l’efficacité de la politique monétaire de la zone euro.

Dans un discours prononcé le 8 mai lors du Forum économique latino-américain organisé par la Banque d’Espagne à Roda de Bará, en Espagne, la présidente de la BCE a exprimé son scepticisme quant à l’utilité des stablecoins libellés en euro, malgré les arguments avancés par leurs défenseurs sur leur potentiel d’innovation financière et leur capacité à renforcer le rôle international de la monnaie européenne.

Christine Lagarde estime que ces actifs numériques pouvaient affaiblir la transmission de la politique monétaire et créer de nouveaux risques pour la stabilité financière. Un transfert massif des dépôts bancaires traditionnels vers des stablecoins pourrait réduire les capacités de prêt des banques et perturber le fonctionnement du système financier européen, ajoute-t-elle.

La présidente de la BCE rappelle notamment les turbulences observées en 2023 autour du stablecoin USD Coin, dont la valeur s’était temporairement détachée du dollar après la faillite de Silicon Valley Bank. Pour Francfort, cet épisode illustre la vulnérabilité potentielle des monnaies numériques privées en période de stress financier.

Selon les données citées par la BCE, le marché mondial des stablecoins est passé de moins de 10 milliards de dollars il y a six ans à plus de 300 milliards de dollars aujourd’hui, un essor qui alimente les inquiétudes des banques centrales face à la montée des actifs numériques privés.

Christine Lagarde a également averti que la domination croissante des stablecoins adossés au dollar risquait d’accroître la dépendance de l’Europe envers les infrastructures financières américaines et de favoriser une forme de « dollarisation numérique » du continent. Elle a souligné que près de 98 % des stablecoins mondiaux restent aujourd’hui indexés sur le dollar américain.

Face à cette évolution, la BCE privilégie une autre approche fondée sur le développement d’un euro numérique public ainsi que sur les dépôts bancaires tokenisés, considérés comme plus sûrs et mieux intégrés au cadre réglementaire européen. Christine Lagarde a insisté sur la nécessité pour l’Europe de bâtir sa propre infrastructure financière numérique afin de préserver sa souveraineté monétaire…

Le débat intervient alors que l’Union européenne poursuit l’application du règlement MiCA, premier cadre réglementaire global destiné à encadrer les marchés des cryptoactifs et les émetteurs de stablecoins au sein de l’espace européen.

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Les exportations de pétrole algérien vers l’Espagne bondissent de 106 %

Les exportations de pétrole algérien vers l’Espagne ont enregistré 106 % de progression au cours du mois d’avril 2026, confirmant le retour en force de l’Algérie parmi les principaux fournisseurs énergétiques du marché espagnol.

Selon les données publiées par la plateforme spécialisée ‘Energy’ le 8 mai, les expéditions algériennes de pétrole brut et de produits raffinés vers l’Espagne ont atteint environ 116 000 barils par jour en avril, contre 56 000 barils quotidiens le mois précédent, soit une hausse de 106 % en l’espace d’un mois.

Cette progression place l’Espagne au troisième rang des principaux clients pétroliers de l’Algérie durant le mois d’avril, derrière la France et la Corée du Sud. Les exportations totales algériennes de pétrole et dérivés ont atteint environ 903 000 barils par jour sur la même période, en hausse de 27 % par rapport à mars.

Cette hausse intervient dans un contexte de tensions persistantes sur les marchés énergétiques internationaux, marqué notamment par les perturbations liées au détroit d’Ormuz et par les craintes sur la sécurité des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz.

Les analystes estiment que les difficultés rencontrées par certains fournisseurs traditionnels du marché européen ainsi que la hausse des prix internationaux ont favorisé le retour du pétrole algérien sur plusieurs marchés méditerranéens, notamment en Espagne, en France et en Italie.

Au premier trimestre 2026, l’Espagne figurait déjà parmi les premières destinations des exportations pétrolières algériennes. Selon plusieurs rapports spécialisés, Madrid avait conservé la première place parmi les clients du brut algérien durant les premiers mois de l’année avant d’être dépassée par la France en avril.

Parallèlement au pétrole, les exportations algériennes de gaz naturel liquéfié (GNL) vers l’Europe ont également fortement progressé depuis le début des tensions au Moyen-Orient. Les marchés européens cherchent à compenser les risques de perturbation des flux énergétiques provenant du Golfe, ce qui profite directement aux producteurs nord-africains, notamment l’Algérie.

Cette dynamique pourrait renforcer davantage le rôle stratégique de l’Algérie dans la sécurité énergétique européenne, alors que plusieurs pays européens multiplient les discussions avec Sonatrach pour sécuriser leurs approvisionnements en pétrole et en gaz dans un contexte géopolitique particulièrement instable.

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Libye : la raffinerie de Zaouïa à l’arrêt après des affrontements armés

La Libye a été confrontée à une nouvelle perturbation majeure de son secteur énergétique après l’arrêt total des activités de la raffinerie de Zaouïa, située à environ 40 kilomètres à l’ouest de Tripoli, à la suite d’affrontements armés ayant éclaté à proximité du complexe pétrolier.

La société Azzawiya Oil Refining Company annonce avoir déclenché des mesures d’urgence, dans la soirée du 8 mai, après des échanges de tirs et des bombardements dans les environs immédiats du site. Selon l’opérateur, plusieurs obus de gros calibre sont tombés à l’intérieur même des installations, y compris dans des zones opérationnelles du complexe.

Face à l’aggravation de la situation sécuritaire, les autorités de la raffinerie ont décidé d’interrompre complètement les opérations et d’évacuer tous les pétroliers présents dans le port afin de protéger les employés, les infrastructures et l’environnement. Un état d’urgence a également été décrété sur le site.

La National Oil Corporation (NOC), compagnie pétrolière nationale libyenne, a confirmé que plusieurs projectiles avaient atteint différentes parties du complexe sans provoquer, à ce stade, de dégâts majeurs. L’entreprise a toutefois averti que l’extension des affrontements vers les quartiers résidentiels voisins augmentait considérablement les risques pour les installations pétrolières et pour la population locale.

La raffinerie de Zaouïa est considérée comme la plus importante encore pleinement opérationnelle en Libye. Sa capacité de traitement atteint environ 120 000 barils par jour. Le site est relié au champ pétrolier géant de Sharara, dont la production avoisine 300 000 barils quotidiens, faisant de cette infrastructure un élément stratégique de l’approvisionnement énergétique du pays.

Selon plusieurs médias locaux et régionaux, les affrontements seraient liés à une vaste opération sécuritaire menée par des forces armées et des unités de sécurité dans la ville de Zaouïa contre des groupes criminels impliqués notamment dans les trafics d’armes, de carburant, de drogue et dans les réseaux de migration clandestine…

Cette nouvelle crise intervient dans un contexte où le secteur pétrolier demeure au cœur des rivalités politiques et militaires libyennes. Depuis plus d’une décennie, les installations énergétiques du pays sont régulièrement affectées par des blocages, des affrontements armés ou des luttes d’influence entre groupes rivaux, perturbant fréquemment la production et les exportations de brut.

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Nouvelle tension commerciale entre Washington et Bruxelles

Le président américain Donald Trump lance un nouvel avertissement à l’Union européenne en lui donnant jusqu’au 4 juillet 2026 pour appliquer intégralement l’accord commercial conclu en 2025 à Turnberry, en Écosse. Faute d’avancée concrète, Washington menace de relever fortement les droits de douane sur plusieurs produits européens, notamment les automobiles.

Dans un message publié jeudi 7 mai sur Truth Social, Donald Trump a affirmé avoir accordé ce délai après un « excellent échange » avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Il reproche cependant à Bruxelles de ne pas respecter les engagements pris lors du compromis commercial signé en juillet 2025.

L’accord dit de « Turnberry » prévoit notamment une réduction à 0 % des droits européens sur les produits industriels américains ainsi que l’ouverture de quotas sans taxes pour certains produits agricoles et de la mer en provenance des États-Unis. En contrepartie, Washington avait accepté de limiter plusieurs surtaxes douanières imposées aux exportations européennes.

Mais plusieurs eurodéputés réclament davantage de garanties afin de pouvoir suspendre l’accord si les États-Unis imposaient de nouvelles mesures protectionnistes. Les négociations doivent reprendre le 19 mai entre les institutions européennes.

A rappeler que Donald Trump a récemment menacé d’augmenter de 15 % à 25 % les droits de douane sur les voitures et camions européens, accusant l’Union européenne de « ne pas respecter » l’accord conclu en Écosse. Cette annonce avait immédiatement fait chuter les actions des principaux constructeurs automobiles allemands, notamment BMW, Mercedes-Benz, Volkswagen et Porsche.

La Commission européenne conteste la version américaine et affirme que les deux parties restent engagées dans la mise en œuvre de l’accord. Ursula von der Leyen a indiqué que « des progrès » avaient été réalisés. Tout en avouant que les discussions restaient complexes.

Cette nouvelle montée des tensions intervient dans un contexte commercial déjà fragilisé par plusieurs décisions judiciaires américaines.

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Reprise des hostilités USA-Iran : le pétrole replonge dans la nervosité

Les prix du pétrole sont repartis à la hausse vendredi 8 mai après la reprise des hostilités entre les États-Unis et l’Iran. Ravivant ainsi les craintes d’une perturbation durable du trafic énergétique dans le détroit d’Ormuz, principal corridor maritime pour les exportations mondiales d’hydrocarbures.

En début de séance asiatique ce vendredi, le brut américain WTI a progressé de plus de 3 % à 95,66 dollars. Tandis que le Brent de la mer du Nord gagnait 1,2 % à 101,26 dollars le baril. Cette remontée des prix intervient après plusieurs jours de baisse due à la négociation d’un accord entre Washington et Téhéran susceptible de stabiliser la région et de rouvrir progressivement le détroit d’Ormuz. Mais la situation s’est brutalement tendue après que l’Iran a accusé les États-Unis d’avoir violé le cessez-le-feu en frappant un pétrolier iranien ainsi que plusieurs zones civiles proches du détroit d’Ormuz.

Donald Trump a toutefois insisté sur le fait que le cessez-le-feu restait « en vigueur »; et ce, malgré les incidents militaires survenus ces derniers jours. Cette ambiguïté entretient une forte volatilité sur les marchés énergétiques, où chaque déclaration politique provoque désormais des mouvements brusques des prix.

Les analystes estiment que les investisseurs restent extrêmement sensibles à toute menace pesant sur le détroit d’Ormuz, par lequel transitait avant la guerre près de 20 % des approvisionnements mondiaux en pétrole. Même en cas d’accord diplomatique, plusieurs experts préviennent qu’un retour complet à la normale des flux maritimes pourrait nécessiter plusieurs semaines.

Dans ce contexte, les autorités américaines surveillent également des mouvements suspects sur les marchés pétroliers. Selon Reuters, des opérations spéculatives totalisant jusqu’à 7 milliards de dollars auraient été réalisées juste avant plusieurs annonces majeures liées au conflit irano-américain, suscitant des investigations des régulateurs financiers américains.

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Guerre au Moyen-Orient : les Etats-Unis frappent l’Iran, la trêve vacille

Le cessez-le-feu conclu il y a un mois entre les États-Unis et l’Iran a subi une nouvelle épreuve ce vendredi 8 mai. Accusant Téhéran d’avoir attaqué des navires américains, Washington a frappé plusieurs installations iraniennes, dans la nuit de jeudi à vendredi 7 mai 2026.

Le président américain Donald Trump a reconnu jeudi soir que trois destroyers de l’US Navy avaient essuyé des attaques lors de leur passage dans le détroit d’Ormuz, voie maritime par laquelle transite près d’un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Il affirme que les navires américains n’ont subi aucun dommage, tandis que les forces iraniennes auraient enregistré de lourdes pertes.

« Le cessez-le-feu est toujours en vigueur », a assuré Trump, affirmant parallèlement que des négociations avec l’Iran se poursuivaient autour d’un éventuel accord plus large. Cependant, il a réaffirmé qu’il n’était « pas question » de permettre à Téhéran de se doter de l’arme nucléaire.

Le Commandement central américain (CENTCOM) a confirmé avoir mené des « frappes défensives » après ce qu’il qualifie « d’attaques iraniennes non provoquées » contre des bâtiments de guerre américains traversant Ormuz.

De son côté, Téhéran accuse Washington d’avoir violé la trêve en frappant un pétrolier iranien ainsi que des zones civiles situées sur l’île de Qeshm et le long de la côte sud iranienne…

Cette reprise des hostilités ravive les inquiétudes sur le cessez-le-feu obtenu début avril après plusieurs semaines de guerre. Les tensions autour du détroit d’Ormuz continuent de secouer les marchés mondiaux : les cours du pétrole ont brièvement dépassé les 100 dollars le baril, tandis que les marchés boursiers asiatiques ont reculé vendredi sous l’effet des craintes d’une perturbation durable du trafic maritime dans le Golfe.

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Les Etats-Unis alimentent l’explosion de la dette mondiale

La dette mondiale a atteint un nouveau sommet historique de près de 353 000 milliards de dollars. Ce qui représente une hausse de plus de 4 400 milliards de dollars, à la fin du premier trimestre 2026. C’est ce qu’il ressort du dernier rapport de l’Institute of International Finance (IIF) publié le 6 mai.

L’organisation financière internationale souligne surtout un phénomène inédit. A savoir que les investisseurs internationaux montrent des signes croissants de diversification hors des obligations du Trésor américain. Alors que la demande pour les dettes souveraines japonaise et européenne se renforce; l’intérêt pour les Treasuries américains apparaît désormais plus stable et moins dynamique qu’auparavant.

Emre Tiftik a estimé qu’il n’existait “aucun risque immédiat” pour le marché américain des Treasuries, évalué à près de 30 000 milliards de dollars. Il s’exprimait ainsi lors d’un webinaire consacré au rapport. Il a toutefois averti que la trajectoire de la dette publique des États-Unis devenait de plus en plus “insoutenable” à long terme.

Selon l’IIF, l’augmentation de la dette mondiale est principalement alimentée par l’endettement public américain. Mais le nourrit aussi l’accélération spectaculaire des emprunts des entreprises chinoises non financières, notamment les groupes publics. La Chine et les États-Unis demeurent ainsi les principaux moteurs de l’expansion de la dette mondiale.

Le rapport montre également un contraste croissant entre économies avancées et pays émergents. Dans la zone euro et au Japon, les ratios dette/PIB tendent progressivement à diminuer; alors qu’ils continuent d’augmenter dans plusieurs économies émergentes, notamment en Norvège, au Koweït, en Chine, Bahreïn et en Arabie saoudite.

Au total, la dette mondiale représente désormais environ 305 % du PIB mondial. Soit un niveau historiquement élevé mais relativement stable depuis 2023. L’IIF estime toutefois que plusieurs facteurs structurels continueront à pousser l’endettement vers le haut dans les prochaines années : vieillissement démographique; dépenses militaires; transition énergétique; cybersécurité; investissements massifs dans l’intelligence artificielle; et tensions géopolitiques croissantes.

L’organisation avertit également que le conflit au Moyen-Orient pourrait accentuer encore davantage les pressions budgétaires mondiales. Et ce, dans un contexte où les marchés obligataires doivent déjà absorber des volumes record d’émissions souveraines.

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États-Unis : forte reprise des créations d’emplois dans le secteur privé en avril

La création d’emplois dans le secteur privé américain s’est considérablement renforcée en avril.

Selon l’enquête mensuelle d’ADP, les entreprises américaines ont créé 109 000 emplois le mois dernier; contre seulement 61 000 en mars. Soit une révision marginale inférieure aux 62 000 initialement annoncés.

Le nombre d’embauches a largement dépassé les prévisions moyennes des analystes interrogés par Dow Jones, qui tablaient sur 84 000 nouveaux emplois.

D’après d’autres données d’enquête, les salaires des personnes qui ont conservé leur emploi ont augmenté de 4,4 % sur un an. Un taux en légère baisse de 0,1 % par rapport au mois dernier.

En ce qui concerne la répartition des nouveaux salaires, l’éducation et les services de santé ont à nouveau dominé. Contribuant ainsi à hauteur de 61 000. Tandis que la catégorie commerce, transport et services publics a enregistré une augmentation de 25 000.

Quant au secteur de la construction, l’autre moteur constant de l’embauche ces derniers mois, il a vu ses effectifs augmenter de 10 000 personnes. Alors que les activités financières en ont créé 9 000.

Dans le même temps, les efforts de l’administration Trump pour attirer à nouveau des emplois dans l’industrie automobile grâce à des droits de douane n’ont eu qu’un impact limité. Le secteur n’ayant créé que 2 000 emplois.

En termes de taille, les petites entreprises de moins de 50 employés ont créé 65 000 emplois. Pendant que celles de 500 employés ou plus en ont créé 42 000.

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