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Voici les moteurs des exportations tunisiennes

Les exportations tunisiennes ont enregistré une nette progression au cours des quatre premiers mois de 2026, tirées essentiellement par l’agroalimentaire, les industries manufacturières et l’énergie.

Le secteur agroalimentaire affiche la plus forte hausse avec +24,3 %, portée par les ventes d’huile d’olive qui ont bondi à 2,63 milliards de dinars contre 1,76 milliard pour la même période n 2025.

Les industries mécaniques et électriques confirment elles aussi leur rôle de locomotive des exportations tunisiennes avec une croissance de 12,2 %, tandis que les exportations énergétiques augmentent de 13% grâce à la progression des ventes de produits raffinés.

Lire aussi: Les exportations tunisiennes progressent plus vite que les importations, mais…

En revanche, le secteur des mines, phosphates et dérivés poursuit sa baisse avec un recul de 23,6 %, contrastant avec la légère amélioration observée dans le textile, l’habillement et le cuir (+0,3 %).

Au total, les exportations tunisiennes ont atteint 22,7 milliards de dinars entre janvier et avril 2026.

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Les exportations tunisiennes progressent plus vite que les importations, mais…

Les échanges commerciaux de la Tunisie ont poursuivi leur progression durant les quatre premiers mois de 2026. Les exportations ont atteint 22,7 milliards de dinars, en hausse de 9,5 % par rapport à la même période de 2025, tandis que les importations ont augmenté de 7,9 % pour s’établir à 30,2 milliards de dinars, selon les données publiées par l’Institut national de la statistique (INS).

Cette évolution a permis une légère amélioration du taux de couverture, qui atteint 75,1 % contre 74 % un an auparavant. Le déficit commercial reste toutefois élevé à 7,5 milliards de dinars.

La dynamique des exportations a été principalement portée par les industries mécaniques et électriques (+12,2 %), l’agroalimentaire (+24,3 %) grâce à la forte hausse des ventes d’huile d’olive, ainsi que le secteur de l’énergie (+13 %) soutenu par les produits raffinés.

Du côté des importations, la hausse a concerné l’ensemble des catégories de produits, notamment les produits alimentaires (+18,3 %), les biens d’équipement (+8,9 %) et les produits énergétiques (+13,7 %).

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Transaction euro–franc CFA : une première mondiale en Afrique de l’Ouest

En marge du sommet Africa Forward à Nairobi, au Kenya, la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et Proparco (filiale de l’AFD dédiée au secteur privé) ont signé un accord de financement croisé inédit. Cette opération de 200 millions d’euros vise à dynamiser le secteur privé et à favoriser les prêts en monnaie locale.

Le 11 mai 2026 à Nairobi, la BOAD et Proparco (filiale du Groupe AFD) ont marqué un tournant dans la coopération financière avec une transaction croisée entre l’euro (EUR) et le franc CFA (XOF). Structurée par Galite, indique un communiqué de Proparco, cette opération est présentée comme une première mondiale par sa nature technique et son ambition. Elle répond directement aux besoins de réforme de l’architecture financière mondiale en proposant un instrument catalytique innovant.

Selon le communiqué, l’impact de ce financement repose sur trois piliers stratégiques pour la région, à savoir : l’accès à la monnaie locale (il permet aux entreprises d’accéder plus facilement à des financements en francs CFA, réduisant ainsi les risques de change), la stabilité macroéconomique (le dispositif soutient les réserves de change de la zone UEMOA, renforçant la résilience de la région) ; et la création d’emplois (les fonds seront orientés vers des projets structurants portés par le secteur privé, moteur essentiel de l’emploi).

Citée dans le communiqué, Françoise Lombard, directrice générale de Proparco, a déclaré que cette initiative est une « étape majeure » pour accroître la mobilisation de ressources au service des économies locales. De son côté, Serge Ekué, président de la BOAD, souligne que cette transaction permet d’« élargir le champ des moyens d’action » pour transformer durablement les économies de l’UEMOA et drainer davantage d’investissements vers des projets à fort impact social.

Voici quelques chiffres qui résument le projet :

  • 200 millions d’euros (environ 131 milliards de FCFA) : le montant total de l’opération.
  • 100 % zone UEMOA : l’espace géographique bénéficiaire de ce soutien financier.
  • 4,6 milliards d’euros : les engagements de Proparco en Afrique entre 2022 et 2025.
  • 27 banques : le nombre de membres de l’IDFC, club international de banques de développement actuellement présidé par la BOAD.

A noter enfin que ce projet s’inscrit dans la continuité des missions de la BOAD pour promouvoir l’intégration économique de l’Afrique de l’Ouest et de la stratégie de Proparco qui place l’Afrique au cœur de son action depuis près de 50 ans.

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Inflation : l’incertitude géopolitique menace la normalisation monétaire en Afrique

Après une phase de désinflation marquée en 2025, les pressions sur les prix devraient rebondir à 4,8 % en 2026 sous l’effet du choc énergétique mondial détaillé dans le rapport Africa Economic Update d’avril 2026. Ce regain d’inflation contraint les banques centrales à la prudence, retardant le relâchement des politiques monétaires dans plusieurs économies majeures du continent africain.

Le cycle de baisse de l’inflation en Afrique subsaharienne marque une pause brutale, fait savoir la Banque mondiale son rapport. Alors que le taux médian était tombé à 3,7 % en 2025, il est désormais projeté en hausse à 4,8 % pour l’année 2026. Cette remontée est principalement attribuée aux retombées du conflit au Moyen-Orient, qui se transforme en un double choc énergétique et alimentaire pour les marchés africains.

En 2025, rappelle la Banque mondiale, près de 70 % des économies de la région avaient pourtant enregistré un ralentissement de la hausse des prix. Des pays comme l’Angola, l’Éthiopie, le Ghana et le Nigeria avaient ainsi retrouvé des marges pour assouplir leurs taux directeurs. Ce mouvement était porté par la détente des cours mondiaux des denrées de base et la stabilisation relative des monnaies nationales face aux devises de référence, lit-on dans le rapport.

La donne actuelle change la trajectoire des institutions monétaires. Le renchérissement du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié, couplé à une hausse du prix des intrants agricoles, fait craindre une nouvelle spirale inflationniste. Pour les pays importateurs nets de produits pétroliers, ce contexte pourrait forcer un resserrement monétaire préventif, au risque de peser davantage sur l’activité économique locale et le crédit.

A suivre: « Finances publiques : le poids critique du service de la dette extérieure »

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Proparco décaisse 225 M€ en faveur du Transgabonais

Proparco (filiale de l’AFD dédiée au secteur privé) et la SETRAG viennent de signer un protocole d’accord pour financer la phase III de la rénovation du réseau ferroviaire gabonais. Ce projet stratégique vise à sécuriser le transport de passagers et de minerais tout en soutenant l’économie gabonaise.

En marge du sommet Africa Forward à Nairobi, le 11 mai 2026, un protocole d’accord (MoU) a été officialisé entre Proparco et la Société d’Exploitation du Transgabonais (SETRAG). Ce financement de 225 millions d’euros, soutenu conjointement par Proparco et la Société financière internationale (SFI, filiale de la Banque mondiale dédiée au secteur privé), vise la modernisation et la sécurisation des 648 km de la ligne ferroviaire reliant Owendo à Franceville, indique un communiqué publié par Proparco à l’issue de la signature dudit protocole.

Il faut noter que le Transgabonais est une infrastructure vitale qui supporte 20 % du PIB du Gabon. Le projet actuel poursuit quatre objectifs clés :

  • Fiabilité accrue : achever le renouvellement des infrastructures pour garantir un service régulier aux populations et aux entreprises.
  • Diversification : renforcer le transport de passagers et le fret hors secteur minier.
  • Transition énergétique : sécuriser l’acheminement du manganèse, minerai critique pour la transition énergétique mondiale.
  • Impact social : désenclaver les territoires et maintenir un service public essentiel pour les 260 000 voyageurs annuels.

En termes de partenariats, la SETRAG est détenue par Eramet Comilog (51 %), Meridiam (40 %) et l’État gabonais (9 %).

Le nouveau financement s’intègre dans une approche coordonnée incluant un prêt souverain de l’Agence Française de Développement (AFD) et une subvention de l’initiative européenne Global Gateway.

A l’occasion de la signature de l’accord, Françoise Lombard, directrice générale de Proparco, a souligné que cet investissement contribue directement à la décarbonation des transports et au développement inclusif du pays.

Le Transgabonais en chiffres 

– 648 km de voie ferrée traversant le pays d’est en ouest.

– 8,9 millions de tonnes de fret transportées chaque année.

– 1 600 collaborateurs directs et près de 2 000 emplois indirects.

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Croissance : l’Afrique subsaharienne face au risque d’essoufflement, alerte la BM

La Banque mondiale (BM) a révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour la région à 4,1 % en 2026. C’est ce qu’il ressort des données du rapport Africa Economic Update d’avril 2026 intitulé « Making Industrial Policy Work in Africa ». Malgré une consommation intérieure résiliente, les faiblesses structurelles et les tensions géopolitiques au Moyen-Orient assombrissent les perspectives de reprise à moyen terme.

La reprise économique en Afrique subsaharienne montre des signes de fragilité, assure d’emblée le rapport de l’institution de Bretton Woods. Cependant, la BM maintient sa projection de croissance à 4,1 % pour 2026, un niveau inchangé par rapport à 2025. Cette prévision représente toutefois une révision à la baisse de 0,3 point de pourcentage par rapport aux estimations d’octobre dernier. Ce qui signale que le rebond après les chocs mondiaux successifs perd de sa vigueur.

Toujours selon le rapport, la demande intérieure reste le principal moteur de cette activité, soutenue par la consommation privée et l’investissement. L’affaiblissement du dollar américain a contribué à alléger les pressions inflationnistes, favorisant ainsi le pouvoir d’achat des ménages. Parallèlement, les pays exportateurs de métaux précieux et de produits agricoles bénéficient de cours mondiaux élevés, renforçant leurs balances fiscales.

Cependant, l’escalade du conflit au Moyen-Orient depuis le 28 février 2026 fait peser de lourdes menaces sur ce scénario. Les perturbations dans le détroit d’Ormuz et les attaques contre les infrastructures énergétiques affectent directement les coûts d’importation et la sécurité alimentaire. Ces risques exogènes, cumulés à une dette publique pesante, limitent drastiquement les marges de manœuvre des États pour stimuler la création d’emplois durables, ajoute l’étude la BM.

La prochaine news s’intéressera à l’inflation dans les pays d’Afrique subsaharienne.

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Agriculteurs : attention au « mildiou »! 

Le ministère de l’Agriculture annonce d’importantes quantités de pluie durant ce mois de mai dans la plupart des zones de production agriculture. Ce qui pourrait contribuer à l’apparition et à la propagation de la maladie du « mildiou » dans les champs de pommes de terre, de tomates de saison et de cucurbitacées, en particulier. 

Le mildiou est une maladie épidémique d’une gravité extrême avec une forte rapidité de propagation. C’est pour cette raison que le département de l’Agriculture recommande aux producteurs d’intervenir rapidement par un traitement préventif ou curatif. Et ce, en utilisant l’un des fongicides autorisés à cet effet.

Pour ce faire, les agriculteurs sont appelés à surveiller régulièrement leurs champs et à veiller à renouveler le traitement chaque fois que les conditions climatiques sont favorables à l’apparition du « mildiou ». Tout en tenant compte de la durée d’efficacité du pesticide utilisé avant de renouveler le traitement.

En outre, le ministère de l’Agriculture appelle au respect de la règle de rotation entre les différentes familles chimiques de pesticides autorisés contre le mildiou. L’objectif est d’éviter que le champignon pathogène n’acquière de résistance à l’un d’entre eux. En plus de s’assurer de l’utilisation de « pulvérisateurs » spécifiques pour le traitement fongicide.

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Des entreprises tunisiennes remportent un marché de 7 millions d’euros au Cameroun

ARABSOFT et ORADIST, deux entreprises tunisiennes, viennent de décrocher un gros marché en Afrique centrale. En effet, et selon le site Investir au Cameroun, le Cameroun a confié à un consortium piloté par les deux entreprises tunisiennes la modernisation numérique de sa Direction générale des impôts (DGI), pour un montant de 4,7 milliards de FCFA (l’équivalent de 7 millions d’euros). Le contrat, attribué le 10 avril 2026, sera réalisé sur une période de 24 mois, précise la même source.

Le projet prévoit la mise en place d’un nouveau système intégré de gestion des impôts et taxes (SIGIT), destiné à digitaliser les procédures fiscales camerounaises. Déclarations, paiements en ligne, suivi des dossiers et échanges entre administrations seront désormais centralisés sur une même plateforme, dans une logique proche des réformes de digitalisation administrative engagées aussi en Tunisie.

Le consortium réunit également la société canadienne C2D et l’entreprise camerounaise DBS. Le financement est assuré par la banque allemande KfW, dans le cadre du programme de modernisation fiscale lancé depuis 2018.

Au-delà du développement technique, le chantier inclut la migration des anciennes données, la cybersécurité, la formation des agents fiscaux et la création d’un centre d’assistance. L’objectif affiché par Yaoundé est clair : améliorer la collecte des recettes publiques et réduire les lenteurs administratives.

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Birmanie : la découverte d’un rubis XXL de 11 000 carats fascine les experts

11 000 carats. C’est notre chiffre du jour. C’est l’impressionnant poids d’un rubis qui vient d’être découvert dans la région de Mogok, au nord de Myanmar (anciennement la Birmanie). A noter que cette zone est mondialement réputée pour ses pierres précieuses.

Pour revenir à cette découverte insolite, l’annonce a été relayée vendredi 8 mai 2026 par les médias d’État birmans reprise par de nombreux médias internationaux, qui décrivent cette trouvaille comme une pierre « exceptionnellement grosse, rare et difficile à trouver », rapporte le site linfo.re.

Selon les autorités locales, « le rubis présente une couleur rouge pourpre accompagnée de nuances jaunâtres. Bien qu’aucune estimation officielle n’ait été dévoilée, le gouvernement affirme que cette pierre pourrait être encore plus précieuse que le rubis de 21 450 carats mis au jour en 1996 dans la même région. Sa couleur, sa clarté et sa qualité générale expliqueraient cette valeur potentielle ».

La région de Mogok est célèbre pour ses rubis appelés « sang de pigeon », considérés parmi les plus rares et les plus coûteux au monde. Certaines pierres de très haute qualité peuvent atteindre plusieurs millions de dollars sur le marché international.

Comme la plupart des pays au sous-sol riche, en tout cas ceux dits en développement, la Birmanie ou Myanmar se classe au 84ème rang mondial en termes de PIB, avec un PIB nominal par habitant d’environ 1 519 dollars américains. Sachant que la valeur de ce rubis de 11 000 carats pourrait atteindre les 300 millions de dollars.

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Le 14 mai, démarrage des épreuves du Bac 2026

Le ministère de l’Éducation a annoncé, samedi 9 mai, le lancement des épreuves pratiques et orales du baccalauréat 2026 à partir du jeudi 14 mai, marquant ainsi le début officiel de la session d’examen.

Selon un communiqué du ministère, les épreuves orales de musique ouvriront le calendrier les 14 et 15 mai. Elles concerneront 4 058 candidats répartis sur 72 centres d’examen à travers le pays.

Les travaux pratiques de technologie se dérouleront les 14, 15, 16, 18, 20, 21, 22 et 23 mai. Au total, 21 677 candidats passeront ces épreuves dans 289 centres.

Les épreuves pratiques d’informatique auront lieu les 16, 19, 20, 21 et 23 mai. Elles concerneront 162 435 candidats répartis sur plusieurs centaines de centres, dont le nombre atteindra 567 lors de certaines journées.

De leur côté, les épreuves pratiques et orales de spécialité sportive se tiendront les 19, 20, 22 et 23 mai, avec la participation de 2.064 candidats dans 87 centres d’examen.

Le ministère a précisé que ces épreuves constituent la première phase du baccalauréat 2026, avant les examens écrits principaux prévus les 3, 4, 5, 8, 9 et 10 juin prochains.

Les résultats de la session principale seront annoncés le 23 juin 2026. Les épreuves de la session de contrôle se dérouleront les 29 et 30 juin ainsi que les 1er et 2 juillet, tandis que les résultats définitifs seront proclamés le 12 juillet 2026.

Le département de l’Éducation assure avoir mis en place les préparatifs organisationnels et logistiques nécessaires afin de garantir le bon déroulement de cette échéance nationale.

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La Tunisie appelle à renforcer la coopération arabe dans le nucléaire civil

La Tunisie réaffirme son engagement en faveur du développement de la coopération arabe dans le domaine du nucléaire pacifique dit « civil », notamment pour la production d’électricité, le dessalement de l’eau de mer et la recherche sur la fusion nucléaire.

Lors de l’ouverture de la 38ᵉ session ordinaire de la Conférence générale de l’Agence arabe de l’énergie atomique (AAEA), vendredi 8 mai 2025 à Tunis, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mondher Belaïd, a appelé à une vision stratégique arabe commune pour renforcer le rôle de l’agence et développer les partenariats internationaux.

Le ministre, également président de la Commission nationale de l’énergie atomique, a souligné la volonté de la Tunisie de renforcer la coordination entre les structures scientifiques et techniques nationales, notamment le Centre national des sciences et technologies nucléaires (CNSTN) et le Centre national de radioprotection, afin de valoriser l’expertise tunisienne et de soutenir les programmes régionaux.

Lire aussi: Technologies nucléaires: un projet de réacteur de recherche à l’étude

Il a aussi plaidé pour la mise en place de mécanismes de suivi et d’évaluation basés sur des indicateurs précis, dans le respect des principes de transparence et de bonne gouvernance.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du directeur général de l’AAEA, Salem Hamdi, de responsables scientifiques tunisiens et de délégations de plusieurs pays arabes.

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Pourquoi le sel exerce une influence majeure sur le cerveau humain?

Le sel joue un rôle essentiel dans le fonctionnement du cerveau et de l’organisme humain, au point que le corps a développé des mécanismes biologiques spécifiques pour le détecter, le rechercher et réguler sa consommation. Selon plusieurs chercheurs interrogés par la BBC, cette importance physiologique explique en grande partie pourquoi le goût salé est perçu comme particulièrement agréable.

Le chlorure de sodium, principal composant du sel alimentaire, agit directement sur les papilles gustatives. Courtney Wilson, spécialiste du goût à la faculté de médecine de l’université du Colorado (Etats-Unis), explique que « la langue contient des cellules capables de détecter spécifiquement les ions sodium. Lorsque ceux-ci entrent en contact avec les récepteurs gustatifs, ils déclenchent un signal électrique transmis au cerveau. Ce mécanisme permet au corps d’identifier rapidement la présence de sodium dans l’alimentation »

La chercheuse poursuit son explication en indiquant que le cerveau dispose de deux systèmes distincts liés au goût du sel. Le premier produit une sensation agréable lorsque la quantité consommée correspond aux besoins physiologiques de l’organisme. Quant au second, il provoque un rejet lorsque la concentration devient excessive. « Le sodium est indispensable au fonctionnement des cellules nerveuses, des muscles et des échanges électriques dans l’ensemble du corps. Le maintien d’un équilibre précis est donc vital », ajoute Wilson.

Le sel renforce également les autres saveurs alimentaires

Les scientifiques soulignent également que le sel possède la capacité de renforcer d’autres saveurs alimentaires, sans que le mécanisme exact soit totalement compris. Des recherches suggèrent que les cellules gustatives pourraient interagir entre elles ou que certaines zones du cerveau moduleraient la perception des saveurs sucrées, amères et salées.

Neurologue à l’université de l’Iowa, Joel Geerling rappelle que le sodium est indispensable à la vie cellulaire. « Chaque cellule du corps humain utilise une pompe sodium-potassium pour réguler les échanges chimiques nécessaires à son fonctionnement, souligne le chercheur. Ce processus représente une part importante de la dépense énergétique quotidienne de l’organisme. Les mouvements des ions sodium permettent notamment la transmission des signaux nerveux et le fonctionnement du muscle cardiaque », rapporte BBC.

Quid des animaux

Mais ce n’est pas tout. Car, certains chercheurs estiment également que l’attirance pour le sel résulte d’une adaptation évolutive. Chez les animaux terrestres, disent-ils, le sodium est relativement rare dans l’environnement naturel, en particulier dans les régimes exclusivement végétaux. D’ailleurs, plusieurs espèces développent ainsi des comportements spécifiques pour en trouver. Par exemple, des éléphants africains parcourent de longues distances jusqu’à des grottes riches en sel, tandis que des cervidés recherchent naturellement des points d’eau salés.

Plusieurs études indiquent attentent que les humains préhistoriques dépendaient eux aussi fortement des sources naturelles de sel. En effet, à Hallstatt, en Autriche, l’une des plus anciennes mines de sel encore exploitées aujourd’hui aurait commencé à être utilisée vers 5000 avant notre ère. L’archéologue Daniel Bradner assure que ce gisement a joué un rôle majeur dans l’installation durable des populations dans les Alpes et dans la conservation des aliments.

Les recherches récentes montrent également l’existence de neurones spécialisés dans la régulation de l’appétit pour le sel. Joel Geerling indique que certains neurones détectent l’aldostérone, une hormone produite lorsque les niveaux de sel et d’eau deviennent insuffisants. Ces cellules stimuleraient alors la recherche et la consommation de sodium afin de rétablir l’équilibre interne de l’organisme.

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Entreprises tunisiennes : l’internationalisation n’est plus un choix, mais une nécessité

Face à l’étroitesse du marché local, aux contraintes réglementaires et à la difficulté d’accès aux financements internationaux, l’internationalisation des entreprises tunisiennes est devenue une nécessité stratégique. Pour de nombreuses start-up et PME voire grandes entreprises, rester confinées au marché tunisien limite fortement les perspectives de croissance, la capacité à attirer des investisseurs et l’accès aux grandes opportunités commerciales mondiales.

Depuis plusieurs années, un nombre croissant d’entrepreneurs tunisiens choisissent ainsi d’installer une partie de leurs activités à l’étranger; voire de transférer leurs sièges sociaux vers des hubs internationaux comme Paris, Londres, Dubaï, Berlin, Montréal ou Casablanca. Cette tendance à l’internationalisation touche particulièrement les secteurs technologiques, les services numériques, l’industrie exportatrice et les activités innovantes.

Une économie locale trop étroite pour les ambitions des start-up

Le marché tunisien, avec un pouvoir d’achat limité et une faible profondeur financière, nous expliquent des analystes, ne permet pas toujours aux entreprises innovantes d’atteindre une taille critique. « Pour une start-up technologique, l’accès rapide à des marchés plus vastes devient indispensable, afin de rentabiliser ses investissements, lever des fonds et accélérer son développement », explique un membre d’une association à but non lucratif.

« Dans les secteurs du numérique et des services digitaux, la concurrence est désormais mondiale. Une entreprise tunisienne peut développer une technologie performante, mais se retrouver freinée lorsqu’il s’agit d’ouvrir un compte international, recevoir des paiements en devises, investir à l’étranger ou conclure des contrats avec des partenaires internationaux », regrette-t-il.

De nombreux fondateurs estiment ainsi que les procédures liées au code des changes, les restrictions sur les mouvements de capitaux et la lenteur administrative ne sont plus adaptées aux exigences de l’économie numérique, renchérit un autre le fondateur d’une start-up.

Lire aussi:

Code des changes : 50 ans de blocage, l’économie tunisienne en quarantaine

Pourquoi les entreprises tunisiennes s’expatrient

L’expatriation des entreprises ne signifie pas nécessairement un abandon de la Tunisie. Mais elle est liée aux explications fournies plus haut. Dans de nombreux cas, les sociétés adoptent un modèle hybride :

  • les équipes techniques, informatiques ou de production restent en Tunisie;
  • les structures juridiques, commerciales ou financières sont installées à l’étranger;
  • les levées de fonds sont réalisées depuis des holdings internationales.

Ainsi, cette organisation permet aux entreprises de conserver les compétences tunisiennes; tout en bénéficiant d’un environnement plus favorable à l’international.

Les motivations les plus fréquemment citées sont :

  • l’accès aux investisseurs étrangers;
  • la possibilité d’opérer librement en devises;
  • l’ouverture sur les marchés européens, africains ou du Golfe;
  • la crédibilité internationale auprès des partenaires;
  • un cadre réglementaire plus souple;
  • une fiscalité parfois plus attractive.

Ces start-up tunisiennes qui ont réussi leur internationalisation

Dans ce cadre, plusieurs entreprises tunisiennes ont démontré qu’une stratégie d’internationalisation pouvait devenir un puissant moteur de croissance.

InstaDeep : la réussite tunisienne devenue mondiale

Fondée par des ingénieurs tunisiens, InstaDeep est souvent citée comme l’un des plus grands succès technologiques issus de Tunisie. L’entreprise spécialisée dans l’intelligence artificielle s’est rapidement développée à Londres puis à l’international afin d’accéder aux grands marchés technologiques et aux investisseurs mondiaux.

Son rachat par le groupe allemand BioNTech pour plusieurs centaines de millions de dollars a constitué un signal fort pour l’écosystème tunisien : une start-up née en Tunisie peut devenir un acteur mondial; et ce, à condition de s’intégrer très tôt dans les circuits internationaux.

Expensya : croissance régionale puis acquisition internationale

Autre exemple marquant : Expensya, spécialisée dans la gestion des dépenses professionnelles. La société a rapidement compris que son marché naturel dépassait largement la Tunisie. En s’implantant en France et en développant une présence internationale, elle a pu accélérer sa croissance avant d’être rachetée par le groupe suédois Medius.

L’entreprise a toutefois conservé une importante base de talents en Tunisie. Tout en structurant ses activités commerciales et financières à l’étranger.

Dabchy, Cynoia et les nouvelles générations de start-up

D’autres jeunes pousses tunisiennes cherchent aujourd’hui à suivre la même trajectoire. Des start-up comme Dabchy dans l’économie circulaire ou Cynoia dans les solutions collaboratives ciblent directement des marchés régionaux et internationaux dès leurs premières phases de développement.

Pour ces entreprises, l’internationalisation n’est plus une étape secondaire; elle fait partie du modèle économique dès la création.

Les échecs et les limites de l’expatriation

Cependant, l’internationalisation n’est pas systématiquement synonyme de réussite. Plusieurs start-up tunisiennes ayant transféré leurs activités à l’étranger se sont heurtées à des difficultés importantes.

Certaines n’ont pas réussi à s’adapter à la concurrence internationale, beaucoup plus intense que sur le marché local. D’autres ont souffert d’un manque de financement durable malgré leur implantation dans des places étrangères.

Le coût élevé des opérations à Paris, Londres ou Dubaï représente également un risque majeur pour des jeunes entreprises encore fragiles. Certaines start-up tunisiennes se sont retrouvées confrontées à des charges salariales, juridiques et commerciales bien supérieures à leurs capacités financières.

Certains entrepreneurs reconnaissent également que l’installation hors de Tunisie ne règle pas automatiquement les problèmes structurels : une mauvaise stratégie, un produit peu compétitif ou une gouvernance fragile restent des facteurs d’échec, quel que soit le pays d’implantation.

Industrie et agroalimentaire : une internationalisation déjà engagée

Le phénomène dépasse largement le secteur des start-up. Dans l’industrie manufacturière, automobile ou textile, plusieurs entreprises tunisiennes (sans les citer) ont ouvert des unités de production au Maroc, au Portugal, en Europe de l’Est ou au Mexique afin de se rapprocher des marchés internationaux et des chaînes logistiques mondiales.

Dans l’agroalimentaire également, des groupes tunisiens ont développé une présence en Afrique subsaharienne et au Moyen-Orient pour conquérir de nouveaux consommateurs et réduire leur dépendance au marché local. Cette stratégie vise souvent à contourner les limites de croissance en Tunisie et à mieux intégrer les réseaux mondiaux de production et de distribution.

Un cadre réglementaire de plus en plus contesté

Pour de nombreux acteurs économiques, la principale difficulté demeure le cadre réglementaire tunisien. Lequel est encore largement fondé sur une logique de contrôle des capitaux héritée des décennies précédentes.

Les restrictions liées aux investissements à l’étranger, aux transferts de devises et aux opérations financières internationales sont régulièrement pointées du doigt par les entrepreneurs et les investisseurs.

De ce fait, plusieurs chefs d’entreprise estiment que la Tunisie risque de perdre ses sociétés les plus innovantes si des réformes structurelles ne sont pas engagées rapidement pour moderniser l’environnement économique et financier.

Une fuite des entreprises ou une opportunité pour la Tunisie ?

Dans l’analyse, on se rend compte que l’internationalisation des entreprises tunisiennes soulève aujourd’hui un débat majeur. D’un côté, certains y voient une forme de fuite économique susceptible d’affaiblir l’écosystème local, réduire les investissements domestiques et accélérer le départ des talents. De l’autre, plusieurs experts considèrent que cette ouverture internationale peut au contraire renforcer la présence tunisienne dans l’économie mondiale. Les entreprises qui réussissent à l’étranger continuent souvent de maintenir des équipes techniques en Tunisie, de former des compétences locales et de générer des revenus en devises.

Sans vouloir prendre parti, beaucoup d’éléments concrets ont tendance à montrer que l’internationalisation des entreprises tunisiennes – petites, moyennes et grandes – est une nécessité absolue.

Par conséquent, le véritable enjeu pour la Tunisie n’est donc probablement pas d’empêcher les entreprises de s’internationaliser; mais de créer un environnement suffisamment attractif pour qu’elles continuent à investir localement. Et ce, tout en se développant à l’échelle mondiale.

Dans un monde économique désormais de plus en plus globalisé, la question n’est plus de savoir si les entreprises tunisiennes doivent s’internationaliser; mais si la Tunisie saura accompagner cette transformation sans perdre ses talents et ses champions économiques.

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Les barrières non tarifaires deviennent le principal obstacle aux exportations des PED

Les mesures non tarifaires sont devenues le principal frein au commerce mondial, dépassant désormais les droits de douane, selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced). Normes techniques, règles sanitaires et procédures de certification représentent un coût supérieur aux tarifs douaniers dans près de 88 % des cas, compliquant particulièrement l’accès des pays en développement aux marchés internationaux.

Les économies les plus fragiles subissent une double pression : hausse des droits de douane et renforcement des exigences réglementaires. En conséquence, les pays les moins avancés perdent environ 10 % de leurs exportations vers les pays du G20, tandis que les petites entreprises exportatrices peinent à absorber les coûts liés à la conformité, explique l’organisme onusien.

La complexité et le manque de transparence des réglementations aggravent la situation. Selon la Cnuced, une meilleure communication des règles pourrait réduire de 19 % les coûts commerciaux, alors qu’une réglementation floue peut avoir un impact équivalent à un droit de douane de 28 %.

Si ces normes restent essentielles pour protéger la santé, la sécurité et l’environnement, la Cnuced appelle à une harmonisation des règles et à un meilleur accompagnement des exportateurs afin d’éviter que le commerce mondial ne devienne plus restrictif malgré la baisse des tarifs douaniers.

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Il y a 36 ans naissait L’Economiste Maghrébin !

« Ce que nous voulons faire ». C’est avec cet éditorial fondateur, signé Hédi Mechri, que le premier numéro de L’Economiste Maghrébin paraissait pour la première fois, presque jour pour. C’était le 2 mai 1990.

Dans ce texte inaugural, le fondateur posait déjà clairement la ligne : un journal qui ne cherchera pas à plaire à tout prix, qui assumera son indépendance et qui se donnera pour mission de répondre aux besoins d’information, de liberté et de démocratie économique des Tunisiens et du Maghreb.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ni complaisance, ni frilosité. Juste le métier, dans toute son exigence. 36 ans plus tard, nous republions cet texte ci-dessus tel quel. Parce que certains engagements ne vieillissent pas.

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Turquie : le chômage réel dépasse les 30 %

Les données de mars 2026 de l’Institut turc de la statistique (TÜİK), publiées ce lundi 4 mai, dressent un tableau inquiétant du marché du travail en Turquie, confirmant le ralentissement de l’économie, rapportent des journaux turcs Karar et BirGün.

Le taux de chômage officiel s’élevait à 8,1 %, dont 6,8 % pour les hommes et 10,7 % pour les femmes. Cependant, l’indice de la « population active inactive » – qui comprend les chômeurs, les personnes découragées et les personnes sous-employées – a bondi à 31,5 %, reflétant ce qu’on appelle le « chômage réel ».

Les économistes avertissent que la situation s’aggrave. En 2023, 1 personne sur 5 avait perdu espoir de trouver un emploi, et en mars 2026, ce pourcentage est passé à 2 personnes sur 5.

Cet élément est considéré comme particulièrement critique, car il témoigne d’une lassitude plus profonde sur le marché du travail.

BirGün fait remarquer, comme à son habitude, que « les éloges et les grandes déclarations ne peuvent masquer la réalité », en soulignant le coût élevé de la vie et les millions de chômeurs.

Les données de l’institut TÜİK confirment les inquiétudes concernant l’évolution de l’économie turque dans la période à venir.

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Forte hausse des tarifs de fret et des commandes de navires

Stephen Gordon, directeur général de la recherche chez Clarksons, présentait les catégories de navires qui sont les gagnantes incontestées des taux de fret du premier trimestre, le 3 avril.

M. Gordon précise que les premiers mois de 2026 ont été marqués par des développements géopolitiques. Lesquels sont une fois de plus au premier plan, avec des turbulences importantes qui ont encore compliqué le marché.

Les troubles sans précédent au Moyen-Orient– par exemple, le blocus du détroit d’Ormuz et les risques pour la sécurité maritime dans la région au sens large– ont affecté les flux de marchandises, le marché du transport maritime et le secteur de l’énergie, qui est en plein essor…

Dans ce contexte, les pétroliers affichent les meilleures performances, avec des recettes moyennes de 82 000 $ par jour. Les VLCC font encore mieux, avec 200 000 $ par jour. Tandis que les Suezmax et les Aframax battent des records avec 300 000 $.

Concernant le marché spot du GNL, Clarksons note que, malgré un début d’année 2026 difficile, les prix ont explosé en mars avec le déclenchement de la guerre. Ce qui a fait grimper les tarifs de fret à 30 000 dollars par jour. Par ailleurs, le GPL a dépassé ses plus hauts niveaux des trois dernières années. Le conflit ayant entraîné une hausse des chargements. Le transport de vrac se situe à des niveaux inférieurs, mais en hausse sur un an, avec des tarifs de fret de 15 000 dollars par jour.

De son côté, le secteur du transport de conteneurs est resté robuste, les affrètements progressant même. Tandis que le fret a également enregistré des gains, profitant principalement de la hausse des prix du carburant et des perturbations logistiques. Cependant, comme l’a souligné M. Gordon, les taux de fret sont restés inférieurs aux niveaux records atteints pendant la pandémie.

En ce qui concerne les transporteurs de voitures, on a constaté une baisse significative de 95 % pour les navires passant par Ormuz. Alors qu’une activité significative a été observée dans les constructions neuves et les achats d’occasion.

Une période faste qui touche à sa fin ?

Cependant, cette période faste, engendrée par la rareté des navires disponibles– plusieurs étant bloqués à Ormuz– et accompagnée d’un climat d’inquiétude et d’instabilité, semble toucher à sa fin.

Cette situation s’explique par la baisse attendue des taux de fret des pétroliers, due au recul des exportations de pétrole brut et de produits raffinés du Moyen-Orient. Ce qui entraîne une augmentation du nombre de navires se dirigeant vers l’Atlantique. Cette évolution affectera principalement les pétroliers transportant du pétrole brut plutôt que des produits raffinés.

Par ailleurs, selon les estimations de BRS Shipbrokers, un écart devrait apparaître entre les taux de fret des pétroliers transportant du pétrole brut et ceux transportant des produits raffinés en Occident.

À titre d’exemple, on cite les pétroliers transportant du pétrole brut dans l’Atlantique, dont les tarifs ont chuté de 20 à 30 % depuis fin mars. En revanche, les tarifs des pétroliers transportant des produits raffinés dans l’Ouest ont été maintenus, voire augmentés. Ainsi, les bénéfices des transporteurs maritimes (MR) entre la côte américaine du golfe du Mexique et l’Europe du Nord-ouest ont atteint des niveaux records.

BRS maintient toutefois que les taux de fret continueront leur tendance à la baisse, à mesure que la flotte de navires sans cargaison continuera de croître.

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Tunisie-Italie: transformer le dialogue en opportunités concrètes

Une journée dédiée aux « Opportunités d’investissement, de commerce et de coopération entre la Tunisie et la région de l’Ombrie », se tient lundi 4 mai, à la Chambre de commerce d’Ombrie à Pérouse, en Italie, annonce la Chambre tunso-italienne de commerce et d’industrie (CTICI).

Promue par la « Camera Commercio Umbria » et l’ambassade de Tunisie à Rome, initiative cible un objectif clair : « transformer le dialogue en opportunités concrètes », lors de cette rencontre, « un rendez-vous conçu pour ceux qui veulent comprendre, explorer et construire de nouvelles collaborations » entre l’Italie et la Tunisie.

« Focus sur les opportunités d’affaires en Tunisie, un marché proche, compétitif et de plus en plus intégré dans les chaînes de valeur euro-méditerranéennes », souligne la CTICI indiquant que « ce qui rendra la comparaison encore plus intéressante, ce sont les témoignages des entreprises déjà présentes dans le pays, qui partageront leurs expériences de première main et leurs perspectives de développement ».

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72 heures en Turquie… et 16 000 € envolés dans le cloud !

Elle voulait juste rester joignable. Son téléphone, lui, a décidé de partir en vacances… sans limite.

Christine, 75 ans, s’offre une escapade tranquille entre la Grèce et la Turquie, rapporte le média allemand Bild, repris par cnews.fr. Rien d’extravagant : quelques appels, un peu de voyage, et surtout la volonté de pouvoir répondre si besoin. Sauf que, par oubli ou méconnaissance, elle laisse l’itinérance des données activée. Aïe, ce détail…  insignifiant aux lourdes conséquences.

Lisez ce qui suit pour vous en rendre compte des dégâts. En Grèce, tout va bien. Normal, c’est inclus, écrit Bild. Mais dès que notre Christine pose le pied en Turquie, « son téléphone se transforme en machine à engloutir des gigas : applis bavardes en coulisses, pages ouvertes en douce… Résultat ? Une centaine de gigaoctets consommés sans même s’en rendre compte ».

Au retour en Allemagne, elle n’a pas le temps de savourer ses vacances…, au contraire c’est la claque : plus de 16 000 € (l’équivalent de 54 715,20 dinars, oui vous avez bien lu près de 55 millions de nos millimes) de facture. Oui, pour seulement 4 appels et un téléphone trop actif en arrière-plan.

Avec une pension qui dépasse à peine 900 €, vous devinez bien dans combien cette touriste est dévastée et abasourdie, ne trouvant pas les mots pour bien raconter son histoire. Mais même dans le pays le plus capitaliste d’Europe, il y a parfois du “social“. Car, selon le média allemand, l’opérateur aurait fini par adoucir le choc… en divisant la facture par 10. Donc ouf de soulagement, même si notre touriste imprudente doit payer 1 690 €.

Morale insolite : parfois, le vrai touriste, c’est ton téléphone. Et lui voyage en première classe.

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