Lese-Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.

Exposition à Radès |  Mémoire d’avenir  

Au Musée Safia Farhat, Centre des Arts Vivants de Radès, plus de vingt artistes plasticiens tunisiens * déploient jusqu’au 30 mai leurs œuvres sous un intitulé qui résonne bien au-delà du champ artistique : ‘‘Palimpseste et anticipation’’.

Manel Albouchi

Il y a quelque chose de profondément juste dans ce choix de thème. Comme si, pour penser demain, il fallait d’abord accepter qu’aucun avenir ne s’écrit sur une page blanche.

Le palimpseste, à l’origine, désigne un manuscrit ancien dont on efface l’écriture pour en inscrire une nouvelle, sans jamais faire totalement disparaître la première. Cette image n’est pas seulement littéraire ou esthétique ; elle touche à quelque chose de fondamental dans notre manière d’exister.

Dans sa ‘‘Notice sur le bloc magique’’, Sigmund Freud compare l’appareil psychique à une «ardoise magique» : lorsque vous tracez des mots avec le stylet, l’écriture apparaît par le contact des couches superficielles. Pour «effacer» vos pensées, il suffit de soulever la feuille celluloïd : le texte disparaît instantanément de la vue, retrouvant la clarté d’une conscience prête à de nouvelles perceptions.

Dans les profondeurs de la mémoire

Pourtant, l’expérience ne s’arrête pas à cette illusion d’oubli. Si vous examinez la plaque de cire restée en dessous, vous y découvrirez les sillons gravés, immuables et profonds, de tout ce qui a été écrit. Rien ne s’efface réellement ; ce qui semble perdu pour la conscience subsiste dans les profondeurs de la mémoire.  Rien ne disparaît tout à fait. Tout se transforme.

Ce que nous croyons avoir dépassé demeure souvent là : sous forme de traces, de répétitions, de fidélités invisibles, de blessures familiales…, de désirs anciens qui continuent d’écrire silencieusement dans nos gestes.

Le palimpseste devient alors bien plus qu’une métaphore artistique. Il devient une figure de notre condition humaine.

Nous avançons tous sur des écritures anciennes. Nous croyons parfois réinventer notre vie, alors même que d’anciennes phrases affleurent encore sous les nouvelles. L’exposition semble nous le rappeler avec force.

Dans certaines œuvres, la saturation du trait évoque une pensée qui refuse de se taire. Dans d’autres, l’écriture devient presque compulsive, comme si chaque ligne cherchait à recouvrir la précédente sans jamais y parvenir complètement. Ce qui apparaît parfois comme un chaos révèle, à y regarder de plus près, une organisation plus profonde : celle de la mémoire, celle de l’inconscient.

Une œuvre retient l’attention dans sa simplicité et profondeur : des fragments colorés flottent au-dessus de lettres manuscrites anciennes. Le texte en arrière-plan n’est plus entièrement lisible, mais il continue d’agir. Comme ces paroles entendues dans l’enfance dont on a oublié les mots exacts, mais qui organisent encore notre manière d’aimer, de choisir, de craindre. Comme nos propres traces.

Le passé ne passe jamais complètement

Face à ces œuvres, des questions surgit presque malgré soi :

De quelles couches suis-je fait ? Sous mon présent, qu’est-ce qui continue d’affleurer ? Quels récits anciens parlent encore à travers moi ? Que crois-je avoir dépassé, alors même que cela me gouverne encore ?

En effet, le passé ne passe jamais complètement. Il se déplace. Il change de forme. Il devient symptôme. Il devient angoisse. Il devient choix amoureux. Il devient parfois vocation.

Mais l’exposition ajoute un second mot, peut-être plus décisif encore : anticipation.

Il ne s’agit pas seulement de constater les traces. Il s’agit de choisir ce que nous écrivons par-dessus.

Anticiper, ce n’est pas fuir le passé, ni prétendre l’effacer. C’est entrer en dialogue avec lui sans lui abandonner l’avenir.

Nous vivons aujourd’hui précisément dans cet espace fragile : entre mémoire et projection, entre héritage et invention, entre fidélité et liberté.

Un pays, lui aussi, est un palimpseste. Ses murs, ses langues, ses blessures politiques, ses rêves de modernité, ses nostalgies : tout y coexiste, tout s’y superpose, tout continue de s’écrire en même temps.

Et c’est peut-être là que l’art devient indispensable. Il permet parfois de lire ce que la société ne parvient plus à dire. Et peut-être est-ce cela, aujourd’hui, créer en Tunisie : porter toutes les strates, l’histoire, les fractures, les silences, les promesses suspendues… Et malgré cela, oser encore produire une image neuve.

En quittant cette exposition, une question demeure : Que faisons-nous de ce qui reste inscrit en nous ? Le recouvrons-nous de bruit ? Le répétons-nous sans le savoir ? Ou acceptons-nous enfin de lire les anciennes lignes avant d’écrire les nouvelles ?

‘‘Palimpseste et anticipation’’ une invitation de Aicha Filali à reconnaître ses traces, à lire ses propres couches puis écrire autrement.

Car l’anticipation la plus profonde n’est peut-être pas de prédire demain. C’est de choisir, lucidement, la phrase que nous ajoutons aujourd’hui sur l’ancienne page de nous-mêmes.

* Il s’agit de Abdesslem Ayed, Baker Ben Fredj, Sonia Ben Slimane, Oumeima Ben Soltane, Alaeddine Boutaleb, Amel Bouslama, Amar Briki, Najet Dhahbi, Dhia Dhibi, Hela Djobbi, Slim Drissi, Aicha Filali, Emna Ghezaiel, Adnen Haj Sassi, Amine Inoubli, Imed Jemaiel, Halim Karabibene, Raouf Karray, Sadri Khiari, Ibrahim Mátouss, Atef Mataallah, Insaf Saada, Nabil Saouabi et Walid Zouari.

L’article Exposition à Radès |  Mémoire d’avenir   est apparu en premier sur Kapitalis.

Décès de Kais Mrad, icône du basket tunisien et de l’ES Radès

Le monde du basket-ball tunisien est en deuil, suite au décès de Kais Mrad, figure emblématique de l’équipe nationale et légende de l’Étoile sportive radesienne (ESR).

La fédération tunisienne de Basketball a rendu hommage à Kais Mrad, qui au cours de sa carrière a marqué la discipline par sa régularité et sa domination et qui n’était pas seulement un athlète de haut niveau, mais un homme de valeurs, intègre et altruiste.

C’est avec l’ESR, ce club de cœur qu’il a écrit les plus belles pages de l’histoire du basket-ball, devenant le pilier incontesté du bastion radésien.

« International exemplaire, il a défendu les couleurs de la Tunisie avec une fierté et une détermination qui forcent le respect sur tout le continent », rappellent ses amis et anciens coéquipiers.

Et d’ajouter : « Son intégrité et sa courtoisie exemplaire faisaient l’unanimité auprès de ses coéquipiers comme de ses adversaires. Véritable modèle pour les jeunes générations du centre de formation de Radès, il laisse derrière lui l’image d’un immense champion, sur le terrain comme en dehors ».

Kais Mrad, qui restera dans les mémoires pour ses qualités humaines, son éthique de et sa discipline, a été accompagné à sa dernière demeure, aujourd’hui, au cimetière Errahma à Radès.

Y. N.

L’article Décès de Kais Mrad, icône du basket tunisien et de l’ES Radès est apparu en premier sur Kapitalis.

Port de Radès : Le ministre du Transport hausse le ton face aux retards

Face à l’encombrement persistant du port de Radès et aux plaintes récurrentes des opérateurs économiques, le ministre des Transports, Rachid Amri, s’est rendu sur place pour accélérer la mise en œuvre de mesures censées fluidifier le traitement des marchandises et améliorer la performance globale de la plateforme portuaire.

Le ministre des Transports, Rachid Amri, a effectué, lundi 22 décembre 2025 en fin d’après-midi, une visite inopinée au port commercial de Radès afin d’évaluer l’état d’avancement des recommandations récemment arrêtées par son département. L’objectif affiché consiste à redonner de la fluidité aux opérations portuaires et à optimiser la gestion des espaces relevant du domaine portuaire, selon un communiqué du ministère.

Au cœur de cette visite, la problématique des marchandises et des conteneurs à séjour prolongé, considérée comme l’un des principaux facteurs de congestion du port. Le ministre a recommandé de convoquer les propriétaires des conteneurs concernés afin de procéder à leur enlèvement dans les plus brefs délais. Il a également insisté sur la nécessité de transférer les conteneurs regroupés à l’intérieur du port vers les espaces dédiés, en coordination avec les services douaniers, pour finaliser les procédures en suspens.

Rachid Amri a, par ailleurs, appelé à accélérer le lancement de l’appel d’offres relatif aux travaux d’aménagement de la zone jouxtant les portes de sortie 1 et 2, en vue de son exploitation dans les opérations portuaires. Cette mesure s’inscrit dans une logique d’extension fonctionnelle des espaces disponibles, alors que le port souffre d’une saturation chronique.

Travaux de réaménagement des portes d’entrée

Le ministre a également pris connaissance de l’état d’avancement des travaux de réaménagement des portes d’entrée 3 et 4, dont la remise en service est prévue pour le samedi 27 décembre courant. Une étape jugée stratégique pour améliorer la circulation des flux de marchandises et réduire les délais d’attente.

Saluenant les efforts engagés pour renforcer les équipements de chargement et de déchargement et améliorer leur niveau de disponibilité, le ministre des Transports a appelé à une intensification de la coordination entre les différents intervenants. Il a notamment exhorté la commission du groupement portuaire de Radès à dépasser les obstacles opérationnels afin d’assurer une amélioration durable des indicateurs de performance du port.

Cette visite intervient dans un contexte de forte pression sur le port de Radès, principal poumon du commerce extérieur tunisien, régulièrement pointé du doigt pour ses retards, ses coûts élevés et leur impact direct sur la compétitivité des entreprises tunisiennes.

Le ministre était accompagné de plusieurs cadres du ministère, du président-directeur général de la Société tunisienne d’acconage et de manutention, du directeur du port commercial de Radès ainsi que de représentants des différentes parties prenantes opérant sur le site.

Lire aussi : Tunisie : Le DG de la Douane en visite au port de Radès

L’article Port de Radès : Le ministre du Transport hausse le ton face aux retards est apparu en premier sur webdo.

Port de Radès : La Douane met la main sur 572 kg de cannabis

La Douane tunisienne a annoncé, lundi 29 septembre 2025, avoir déjoué au port de Radès une tentative de contrebande de plus d’une demi-tonne de cannabis. Une opération record qui illustre l’intensification de la lutte contre le trafic de drogue dans le pays.

Selon un communiqué officiel, l’opération a été réalisée par les agents du bureau frontalier des opérations commerciales. La drogue, soigneusement dissimulée à l’intérieur d’une remorque destinée à un entrepôt de dédouanement, a été détectée grâce au scanner puis confirmée par une fouille assistée de la brigade cynophile.

Le dispositif secret contenait 5380 plaques de cannabis, pour un poids total de 572,5 kg, emballage compris. Après constatation, un procès-verbal a été établi et le dossier transmis aux services sécuritaires compétents sur instruction du parquet.

La Douane intensifie la lutte contre la contrebande

Cette saisie intervient alors que la Douane tunisienne multiplie les contrôles. Le colonel-major Chokri Jabri, porte-parole de la direction générale, avait récemment présenté un bilan impressionnant : plus de 10.926 affaires judiciaires ouvertes en huit mois, avec des saisies de marchandises dépassant 156 millions de dinars.

Les opérations ont notamment permis d’intercepter plus de 538.000 comprimés de stupéfiants, 154 kg de cannabis et 73 kg de cocaïne sur l’ensemble du territoire.

Cette affaire survient quelques jours après une vaste opération sécuritaire menée conjointement par les unités spécialisées de la Garde nationale et de la Douane. Ce coup de filet national a permis l’arrestation de plus de 30 individus impliqués dans le trafic de drogue et la saisie de grandes quantités de stupéfiants, confirmant la montée en puissance des dispositifs de lutte contre ce fléau.

L’article Port de Radès : La Douane met la main sur 572 kg de cannabis est apparu en premier sur webdo.

❌