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Amnesty appelle à la libération du journaliste Zied El Heni

L’organisation Amnesty International qualifie la peine d’un an de prison prononcée contre le journaliste Zied El Heni d’« escalade dangereuse » contre la liberté de la presse et appelle à sa libération immédiate.

Dans un communiqué, Amnesty a fermement condamné la condamnation à un an de prison du journaliste Zied El Heni, estimant que ce verdict représente « une étape inquiétante dans le ciblage des professionnels des médias et de la liberté d’expression en Tunisie » et que l’incarcération d’un journaliste en raison de ses positions ou de ses opinions critiques constitue une violation flagrante de la liberté de la presse.

La même source pointe du doigt un « message d’intimidation à toutes les voix indépendantes et critiques du pays » et a appelé à la libération sans délai de Zied El Heni, à l’annulation du jugement prononcé à son encontre et à l’arrêt des poursuites judiciaires visant les journalistes en raison de l’exercice pacifique de leur droit à l’expression.

« Il est inadmissible d’utiliser la justice pour punir des opinions professionnelles ou des critiques pacifiques », a rappelé l’organisation dans son communiqué.

Cette condamnation s’inscrit dans un contexte de tension croissante entre les acteurs des médias et le pouvoir en place, suscitant de vives inquiétudes au sein de la société civile nationale et internationale.

Y. N.

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Compte ChatGPT piraté? OpenAI dévoile une nouvelle mesure de sécurité

OpenAI a mis en place une nouvelle fonctionnalité de sécurité pour les utilisateurs de ChatGPT. Ce dispositif, appelé Advanced Account Security, vise à mieux protéger les comptes, notamment ceux qui contiennent des informations sensibles ou utilisées dans un cadre professionnel.

L’entreprise explique que certains utilisateurs, comme les chercheurs, journalistes ou responsables publics, peuvent être exposés à des risques plus élevés. Cette nouvelle protection répond donc à un besoin de sécurité renforcée.

Avec ce système, le mot de passe classique disparaît. Il est remplacé par des passkeys ou par des clés de sécurité physiques compatibles avec le standard FIDO. Ces méthodes permettent une connexion plus sûre et réduisent fortement les risques de piratage.

OpenAI a aussi collaboré avec la société Yubico, spécialisée dans les clés de sécurité. Cette initiative vise à rendre l’utilisation des clés physiques plus accessible et plus répandue.

Une fois la sécurité avancée activée, plusieurs changements sont appliqués. La récupération du compte par email ou SMS est supprimée et remplacée par des solutions plus sécurisées.

Les sessions de connexion sont également raccourcies afin de limiter les risques en cas d’accès non autorisé. En parallèle, les utilisateurs reçoivent des alertes en cas de connexion suspecte et peuvent gérer les appareils connectés à leur compte.

OpenAI précise aussi que les conversations peuvent être exclues de l’entraînement des modèles, selon les paramètres choisis.

L’entreprise reconnaît que ce niveau de protection améliore la sécurité, mais rend l’utilisation moins simple. Elle avertit également que la perte des clés de sécurité peut entraîner une impossibilité de récupérer le compte.

L’activation se fait directement dans les paramètres de sécurité du compte ChatGPT. L’utilisateur choisit ensuite son mode d’authentification, enregistre ses clés et valide la configuration. Une reconnexion est ensuite nécessaire sur tous les appareils.

Cette évolution s’inscrit dans une tendance plus large visant à remplacer les mots de passe par des systèmes d’authentification plus fiables. L’objectif est de renforcer la protection des données dans un environnement numérique de plus en plus exposé aux cyberattaques.

 

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Selmi réaffirme le rôle de l’UGTT dans la défense des travailleurs

Dans un discours prononcé le 1er mai 2026, à l’occasion de la Journée internationale des travailleurs, le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Slaheddine Selmi, a affirmé que cette date coïncidait avec le début d’un nouveau mandat, qui a débuté à la suite du 26e Congrès de la centrale syndicale, tenu fin mars à Monastir. Il a également souligné l’importance de renforcer l’indépendance financière du syndicat afin d’assurer la continuité de ses activités et le versement des salaires de ses employés, en toute indépendance administrative et financière.

Latif Belhedi

M. Selmi a remercié les délégués du Congrès pour la confiance qu’ils lui ont témoignée, estimant que l’élection d’une nouvelle direction renforce la tradition de rotation au sein de l’UGTT et redonne espoir en l’avenir de l’action syndicale dans le pays.

Tout en exprimant l’espoir que la Fête des travailleurs de cette année marque le début d’une nouvelle ère, caractérisée par la solidarité et la réconciliation entre les différentes composantes de l’UGTT, ainsi qu’entre les différentes générations de membres, les structures organisationnelles et les militants de base, M. Selmi a appelé à dépasser les différends passés et à tourner la page des rivalités étriquées et des exclusions.

Cette réconciliation, recommandée par le dernier congrès, devait être globale et inclusive, englobant tous ceux qui adhèrent aux principes et aux valeurs fondamentales du syndicat, a indiqué le SG de l’UGTT, tout en soulignant son engagement à mettre en œuvre au plus vite cette réconciliation.

Le syndicat n’a jamais cherché à conquérir le pouvoir, qui demeure du ressort des partis et des acteurs politiques, a assuré M. Selmi, en réponse à aux critiques souvent lancées par les adversaires de l’organisation, lui reprochant de trop s’immiscer dans les affaires politiques du pays. Il a cependant souligné le rôle de l’UGTT en tant que partenaire social, tel que garanti par la Constitution et la loi, et rejeté les tentatives visant à restreindre ce rôle ou à empêcher l’organisation de défendre les intérêts des travailleurs.

M. Selmi a également insisté sur le fait que le syndicat continuera d’exprimer son point de vue sur les différentes politiques ayant un impact économique et social, d’une manière qui serve les intérêts de ses membres en particulier et réponde aux aspirations du grand public en général.

Concernant la volonté de renouer le dialogue rompu avec les autorités, M. Selmi a nié que les appels en ce sens soient liés à une tentative de rétablir le système de retenue sur les salaires des travailleurs pour payer les cotisations syndicales, en vigueur depuis des décennies et auquel l’Etat a récemment mis en fin, tout en exhortant les instances de l’organisation à compter davantage sur leurs propres ressources pour gérer leurs affaires, grâce notamment à la collecte des cotisations et au développement des ressources.

Le SG de l’UGTT a également souligné l’importance de renforcer l’indépendance financière du syndicat afin d’assurer la continuité de ses activités et le versement des salaires de ses employés, en toute indépendance administrative et financière.

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1er Mai 2026 : l’UGTT à l’aube d’un nouveau cycle

Il y a ce qu’on appelle la continuité du mouvement syndical. En ce 1er mai 2026, il s’agit du premier exercice où le nouveau secrétaire général de l’UGTT devrait s’exprimer devant une foule d’adhérents et d’adhérentes. Sera-t-il à la hauteur de l’héritage du mouvent syndical fondé par Farhat Hached ?

Sous les slogans déjà connus comme  » Nefdik ya UGTT », « Liberté, dignité et emploi » ces fameux cris d’un certain 14 janvier 2011  on remarque aujourd’hui la présence de Houssine Abassi et parallèlement l’absence  de Noureddine Taboubi. Il y a ce qu’on appelle la continuité du mouvement syndical. Une nouvelle phase s’ouvre.
Une nouvelle phase de dialogue et de réconciliation
Slaheddine Selmi, secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a célébré cette année la Journée internationale des travailleurs comme annonciatrice d’une nouvelle période pour le syndicalisme tunisien. Devant les travailleurs et les organisations syndicales, il a rappelé, lors de son allocution que cette journée revient alors que l’organisation entame les premières semaines de la mandature élue au 26ᵉ Congrès national tenu  les 25, 26 et 27 mars 2026.
Une « page de réconciliation » dans le syndicalisme
Il a mis l’accent sur la nécessité d’une « page de réconciliation » au sein de l’UGTT, comme l’ont recommandé les résolutions internes du dernier Congrès. Il a affirmé que cette réconciliation doit être inclusive, sans exclusions ni marginaux, et doit s’appuyer sur la fidélité aux principes et aux valeurs historiques de l’organisation. Il a insisté sur le fait que cette étape vise à tourner la page des divisions internes et des calculs corporatistes, afin de redonner de la cohésion entre les générations syndicales et entre les structures et les bases de l’Union.
Revenant sur l’histoire de la lutte ouvrière, il a rappelé que la Journée des travailleurs trouve son origine dans l’insurrection des ouvriers de Chicago en 1886, qui ont défendu leur droit à une vie digne et ont tracé une voie de liberté et de solidarité internationale.
S’inscrivant dans cette lignée, l’UGTT a revendiqué son héritage national, en hommage aux martyrs de la lutte syndicale et sociale en Tunisie, de 1978 à la Révolution de 2010‑2011, ainsi qu’aux victimes du terrorisme et de la criminalité organisée, dont Chokri Belaid et Mohamed Brahmi, ainsi que les forces de sécurité et les citoyens tombés pendant les crises sécuritaires.
Slaheddine Selmi a souligné le rôle de l’UGTT dans la médiation du « Quatuor » pour le dialogue national, qui a contribué à éviter l’escalade des conflits et à préserver la stabilité après 2011. Cette réussite, a‑t‑il rappelé, a été reconnue par la remise du prix Nobel de la paix en 2015 ainsi que par plusieurs distinctions internationales. Toutefois, il a reconnu que la période a connu des dérives et des affrontements internes qui ont fragilisé l’image de crédibilité de l’organisation et affaibli sa capacité d’action.
Pressions sur le syndicalisme et violations des droits
Le nouveau secrétaire général a dénoncé un ensemble de pressions qui ont pesé sur le syndicalisme au cours des dernières années. Il a cité notamment le non‑respect des conventions signées, l’atteinte au droit syndical, la mise en sommeil des comités centraux et régionaux de réconciliation, la suppression des décharges et le retrait des jours de congé liés aux activités syndicales, y compris ceux relatifs aux congrès, ainsi que le refus de négocier avec les autorités de tutelle et dans les institutions, ce qui a conduit à des licenciements et à des sanctions contre de nombreux militants syndicaux.
 Il a, enfin, pointé la perte de « résilience interne » de l’UGTT, due à un manque de vision stratégique claire et à une gouvernance imparfaite de ses ressources et de ses relations internes et avec le pouvoir exécutif.
Une revendication de partenariat social, pas de pouvoir politique
Slaheddine Selmi a insisté sur le fait que l’UGTT n’a jamais cherché à exercer le pouvoir politique ni à s’imposer comme acteur de gouvernance. Il a affirmé que le rôle du syndicat est de défendre les intérêts des travailleurs et de jouer un rôle de partenaire social dans le cadre de la Constitution et des lois. Il a martelé que l’organisation rejette toute tentative de l’exclure de la gestion des dossiers sociaux et économiques, et affirme son droit de s’exprimer sur toutes les politiques qui ont un impact sur le pouvoir d’achat, l’emploi et la protection sociale.
Une analyse des difficultés sociales et économiques
Le secrétaire général de l’UGTT a dressé un tableau sombre de la situation des travailleurs et des retraités, marquée par une hausse galopante du coût de la vie, une détérioration de leur pouvoir d’achat et une expansion de la précarité jusqu’au sein de la classe moyenne. Il a souligné l’aggravation du chômage, en particulier chez les jeunes diplômés, ainsi que la fuite des cadres vers l’étranger.
En parallèle, il a rappelé les bouleversements géopolitiques mondiaux, les guerres et les conflits qui annoncent une recomposition du système international, ainsi que la révolution numérique qui bouleverse les rapports de travail et appelle à une réponse collective structurée.
Conditions pour une croissance durable et sociale
Le nouveau secrétaire général estime que la sortie de la crise ne passera que par un dialogue social rénové, qui remet au cœur du débat le rôle de l’État social, et qui permet de construire un cadre de réformes justes, urgentes et équitables. Il a insisté sur la nécessité d’un climat propice au développement durable et au travail décent, où n’ont pas leur place l’évasion fiscale ou les formes atypiques de travail illégales, aujourd’hui renforcées par l’économie informelle et par les plateformes numériques.
Selon lui, la justice sociale, la transparence, la responsabilité et la primauté du droit sont des conditions indispensables pour une croissance qui profite à tous.
Dialogue social, sécurité sociale et services publics en crise
Le secrétaire général a rappelé que Tunisie s’est distinguée ces dernières années par son recours régulier au dialogue social, qui a contribué à sa stabilité et à l’équilibre de ses grandes composantes.
Il a réaffirmé l’attachement de l’UGTT au Conseil national du dialogue social et aux autres structures qui encadrent la négociation et la concertation au niveau des entreprises publiques et privées. Il a également souligné les difficultés profondes rencontrées par le système de sécurité sociale, appelant à la mise en place de solutions de sauvetage, et a exprimé la volonté de l’UGTT d’apporter sa contribution à la relance des entreprises publiques.
Dans le même temps, Selmi a déploré la dégradation des services publics, particulièrement dans les secteurs de la santé et de l’enseignement, dégradation qui a été exploitée par le privé pour alimenter une logique d’enrichissement au détriment des finalités sociales. Il a cité des exemples marquants, comme les conditions précaires des écoles et des collèges, les drames vécus par les élèves dans certaines localités, les accidents de transport des travailleuses agricoles, ainsi que les dysfonctionnements dans les hôpitaux et les conséquences des émissions toxiques dans des régions comme Gabès.
Une critique ciblée du capital et un appel à la responsabilité nationale
L’UGTT, a‑t‑il précisé, « ne se positionne pas contre le capital en tant que tel, mais contre un capital parasitaire , spéculatif et évadé des obligations légales. Il a fustigé les circuits de corruption et de fuite, dénonçant ceux qui profitent de situation de « vache à lait » et concurrencent, par des moyens non conformes, les capitaux productifs nationaux, qui ont droit à un soutien et à une reconnaissance pour leur rôle dans la création de richesse et du développement. », poursuit-il.
Slaheddine Selmi a affirmé que revendiquer la responsabilité sociale du capital, exiger la conformité aux lois, appeler à la fin des logiques de rente et de clientélisme et encourager la prise d’initiative ne constitue pas une ingérence, mais un devoir de solidarité nationale. Il a ajouté que cette exigence s’inscrit dans un cadre de partenariat fondé sur la reddition de comptes, la transparence et la primauté du droit.
Le conflit au Moyen‑Orient et la cause palestinienne
Dans sa partie internationale, le SG de l’UGTT dénonce les crises ouvertes dans la région arabe, en particulier la campagne meurtrière menée contre le peuple palestinien, qu’il a qualifiée de « génocide et de nettoyage ethnique systématique ». Selmi estime que la condamnation internationale du régime israélien gagne en intensité, avec une dynamique de solidarité croissante en Europe, au Canada, en Espagne, en Turquie ou en Corée, et même dans certains pays de l’Est de l’Europe.
L’UGTT a réaffirmé « son soutien à la résistance palestinienne, et condamne au passage les attaques contre le Liban et les menaces guerrières des puissances américaine et israélienne à l’encontre de la République islamique d’Iran, qu’elle juge contraires au droit international. »
En conclusion, le secrétaire général appelle à la solidarité internationale des travailleurs et des peuples contre l’oppression et la domination, et a réitéré l’attachement de l’UGTT à son indépendance, à sa liberté syndicale et à son rôle de rempart démocratique.

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1er mai 2026 – L’UGTT est-elle à la croisée des chemins ?

Les défis ne manquent pas aujourd’hui pour la nouvelle direction de l’UGTT appelée à faire, peut-être, des choix dans un contexte bien différent que celui du passé.

 

Le 1er mai, Fête du travail, a été de tout temps l’occasion de voir du côté de l’activité syndicale de quoi il retourne. La Tunisie ne peut faire exception. D’autant plus que ce 1er mai 2026 est une occasion de sentir comment pourrait évoluer le plus important syndicat de notre pays qui vient de choisir une nouvelle direction lors de son 26ème congrès, tenue fin mars dernier.

L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) tient du reste un rassemblement à la place Mohamed Ali à cette occasion. Et beaucoup attendent cette sortie de la nouvelle direction de Slaheddine Selmi pour savoir ce qu’elle dira sur des dossiers, considérés, ici et là, importants et si elle réussira à mobiliser les travailleurs.

Et les défis pour Slaheddine Selmi et l’équipe qui l’entoure ne manquent évidemment pas. A commencer par les finances qui ont souffert beaucoup de la suspension des prélèvements automatiques sur les salaires.

39 millions de dinars de déficit

On évoque souvent, à ce niveau, les quelque 39 millions de dinars de déficit de l’UGTT. Sans oublier des dettes estimées à 60 millions de dinars. Ce qui a obligé la centrale de Farhat Hached à serrer la ceinture.

Outre les mesures prises dans ce sens, comme la cession de la voiture du secrétaire général et la suspension de la prime spéciale accordée aux membres du bureau exécutif national, on aurait évoqué, un temps, la vente d’un local dans la capitale.

Toujours, à ce niveau, il est question de mobiliser bien des énergies pour réussir à récolter un grand nombre de cotisations. En tout cas, la nouvelle direction va charger une commission d’experts et de syndicalistes « d’élaborer un plan stratégique pour surmonter les difficultés financières de la Centrale syndicale ».

Quid de l’« opposition syndicale »

Autre défi important – et pas des moindres -, au regard des divisions qui ont vu le jour au cours même du récent congrès, il faudra resserrer les rangs et dépasser tout ce qui est de nature à faire trébucher davantage l’organisation.

Sans doute, le défi le plus important, estiment certains observateurs, c’est le fait que l’« opposition syndicale » n’a pas totalement disparu et peut-être n’a pas baissé les bras. On sait que l’UGTT regroupe beaucoup de courants idéologiques qui ne peuvent être d’accord sur tout.

Et en premier lieu sur l’attitude à adopter face à la situation économique du pays et par sa gestion économique. Et évidemment le pouvoir d’achat et l’augmentation du coût de la vie. On se demande jusqu’où pourrait aller l’UGTT qui a toujours défendu bec et ongle les travailleurs sur ce terrain précis.

Evolution

Réuni le 22 avril 2026, le groupement de la fonction publique de la centrale syndicale a appelé à l’ouverture de négociations avec l’exécutif. Un terreau au niveau duquel l’UGTT est la plus présente et la plus forte et capable le plus de mobiliser.

Si du moins on se réfère au vécu de la Centrale qui pourrait évoluer, avec les mutations nationales et internationales, pour s’éloigner un tant soit peu, par ailleurs, du terrain public et s’engager – également – sur le terrain du secteur privé !

Ce qui amène certains à s’interroger sur la place occupée par l’UGTT sur le terrain de la revendication politique et de ressembler davantage à beaucoup de syndicats dans le monde préoccupés avant tout par le social et le politique. Et sur sa place dans le tissu associatif.

Autant dire que le contexte pourrait obliger la Centrale syndicale à faire sa mue.

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La BYD-isation en marche | Volkswagen et Nissan deviennent chinois

La BYD-isation est un nouveau concept pour redéfinir ce que signifie être compétitif dans un secteur donné : le produit chinois ne se contente pas de prendre des parts de marché, il devient la nouvelle référence.

Un article de Nikkei Asia publié le 24 avril, avec comme titre “De Volkswagen à Nissan, les fabricants automobile misent sur la fabrication à bas coût et les technologies embarquées chinoises pour exporter” nous en offre la preuve par l’exemple, grandeur nature. Les constructeurs étrangers ne se contentent plus de perdre des parts de marché en Chine : ils adoptent les méthodes chinoises pour survivre, et commencent à les exporter.

Voici comment les huit mécanismes identifiés pour caractériser la BYD-isation s’incarnent, désormais, dans les usines et les stratégies de Volkswagen, Nissan, Honda ou Hyundai.

A noter que cela ne se limite certainement pas à ces marques, Renault par exemple, menant déjà une expérimentation similaire.

1. Intégration verticale par procuration

Volkswagen ne produit pas ses puces, mais il a pris 5 % de l’entreprise chinoise Xpeng et fondé une coentreprise avec Horizon Robotics. Même chose pour Nissan avec Dongfeng pour l’architecture électrique et Momenta pour la conduite autonome. L’intégration verticale est devenue une condition d’accès à la technologie chinoise. Les étrangers ne la maîtrisent pas de l’intérieur, mais ils l’achètent et la verrouillent contractuellement. C’est une intégration verticale externalisée, un oxymore qui résume leur dépendance nouvelle.

2. Effet de ciseau subi, puis retourné

Les marques historiques sont prises entre la pression sur les prix et la montée en gamme technologique chinoise. Volkswagen le dit crûment : ses marges en Chine passeront de deux chiffres à 4-6 %, et son objectif de vente à 3,2 millions d’unités est en baisse de 20 % par rapport au précédent. La réponse consiste à utiliser les coûts chinois pour fabriquer des voitures que l’on vendra ailleurs. Le ciseau qui les écrasait devient, espèrent-ils, l’outil de leur reconquête mondiale.

3. Accélération des cycles de développement

Volkswagen annonce avoir réduit de 30 % le cycle de développement de ses véhicules électriques en Chine. Le standard implicite est désormais de douze à dix-huit mois, contre cinq à sept ans auparavant. Nissan développe en parallèle dix modèles électriques et hybrides sur le sol chinois. Ce rythme n’est plus une prouesse chinoise : il est devenu la cadence minimale pour rester dans la course.

4. Diffusion et standardisation de l’écosystème chinois

Les modèles produits en Chine ne restent pas en Chine. Volkswagen veut exporter vers l’Asie-Pacifique, le Moyen-Orient et l’Amérique du Sud. Nissan expédie déjà son pick-up hybride Frontier Pro vers l’Amérique latine et l’Asie du Sud-Est. Honda introduit au Japon une voiture électrique fabriquée en Chine. Résultat : les standards chinois (batteries, puces, logiciels) voyagent sous pavillon allemand ou japonais, contournant les barrières politiques.

5. Substitution technologique discrète

Le recours aux puces d’Horizon Robotics, aux systèmes de conduite autonome de Momenta, à l’assistant vocal de Huawei (sur la Nissan Teana) signe une substitution des fournisseurs occidentaux traditionnels. Les semi-conducteurs et les logiciels critiques deviennent chinois, sans que le client final ne le voie nécessairement.

6. Le marché chinois comme laboratoire et tremplin

La formule «in China, for global» («fabriqué en Chine, pensé pour le monde») est la traduction explicite de ce mécanisme. Le marché intérieur chinois sert de banc d’essai géant pour des technologies qui, une fois éprouvées, sont exportées. Volkswagen reconnaît que «l’expérience de la vitesse d’innovation en Chine» peut être transposée à d’autres régions. C’est le marché tremplin par excellence.

7. Coordination implicite avec les priorités publiques chinoises

L’article de Nikkei ne le dit pas, mais il est évident que ces coopérations s’inscrivent dans la stratégie nationale chinoise d’autonomie technologique. Les coentreprises avec Dongfeng (public) et l’accès au marché chinois restent conditionnés à des transferts de technologie et à l’intégration de l’écosystème local. La coordination se fait sans planification explicite, par alignement d’intérêts.

8. Proposition de systèmes complets, à la chinoise

Les véhicules présentés au salon de Pékin ne sont pas des produits isolés, mais des systèmes intégrant matériel, logiciel, connectivité smartphone (Huawei), conduite autonome et services cloud. Le package complet, conçu en Chine, sera exporté tel quel. La BYD-isation ne désigne plus seulement BYD : elle décrit le nouveau mode de production automobile mondial.

Conclusion provisoire : la défaite comme stratégie

Les constructeurs étrangers ne se battent plus contre la BYD-isation. Ils l’adoptent faute d’alternative, et deviennent ainsi les vecteurs de son expansion planétaire. C’est une défaite stratégique transformée en plan de survie. Mais à force d’épouser les méthodes de l’adversaire, ne risque-t-on pas de devenir soi-même l’adversaire ?

Pendant ce temps, en France, Le Monde titrait «Les constructeurs automobiles chinois convoitent les usines européennes pour percer sur le Vieux Continent». L’article d’Éric Béziat, bien informé, détaille la valse des visites chinoises chez Stellantis, Volkswagen, Nissan. Mais il s’arrête à la surface industrielle : droits de douane, surcapacités, volumes d’export. Pas un mot sur l’écosystème logiciel, l’IA embarquée, la pile CANN, HarmonyOS… Or ces usines européennes qui tournent à 55 % de leurs capacités ne vont pas seulement assembler des tôles et des batteries. Elles vont devenir des points d’ancrage de l’empire chinois du software. C’est cela, la BYD-isation, et elle avance pendant que les grands médias regardent ailleurs.

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Le corridor énergétique tunisien: les startups qui construisent le pont entre l’Europe et l’Afrique

Alberto Onetti (Mind the Bridge), Anis Fekih (Pixii Motors), Karem Chatti (DeepVolt), Tarek Chebbah (Orbit) e Mohamed Ali Hmida (Amperon).

Ces dernières années, la Tunisie a discrètement construit l’un des écosystèmes de startups les plus intéressants de la Méditerranée dans le domaine de la transition énergétique. Le pays combine un vivier d’ingénieurs de haut niveau, une proximité stratégique avec l’Europe et un besoin structurel urgent en matière d’efficacité énergétique, de modernisation des réseaux et de mobilité durable.

Les cinq startups, Amperon Technologies, Orbit Engineering Solutions, DeepVolt, ProVerdy et Pixii Motors, sélectionnées pour l’édition 2026 du Terna Innovation Zone Tunisia Global Startup Program, piloté par Mind the Bridge et ELIS Innovation Hub, offrent une photographie très parlante de cette dynamique.

Si les premières générations ont révélé un potentiel, cette nouvelle cohorte, dévoilée lors de l’Innovation Summit du 21 avril au Startup Village, montre autre chose : de la spécialisation, du focus et une maturité croissante. Chacune adresse une brique précise de la chaîne de valeur de la transition énergétique, de l’intelligence énergétique industrielle à la mobilité propre, en passant par la gestion des réseaux et la donnée ESG.

Ensemble, elles racontent une histoire plus large: la Tunisie ne cherche pas à reproduire la Silicon Valley. Elle construit des solutions adaptées aux défis réels d’infrastructures partagés entre l’Europe, l’Afrique et la Méditerranée.

Transformer l’efficacité énergétique en intelligence industrielle

Le chemin le plus rapide vers la décarbonation est souvent le plus pragmatique : réduire le gaspillage. C’est précisément la mission dAmperon Technologies, portée par son CEO Mohamed Ali Hmida.

La startup a développé une plateforme d’Industrial AI qui transforme la consommation électrique des machines en intelligence opérationnelle et environnementale en temps réel. Grâce à un seul capteur non intrusif, les industriels peuvent suivre productivité, arrêts machines, santé des équipements, intensité énergétique et empreinte carbone, sans retrofit complexe.

Déjà déployée auprès d’une dizaine de clients dans les secteurs du plastique, de l’aéronautique ou de l’automobile, la solution génère des gains énergétiques de 5 à 10 % et un retour sur investissement en moins de trois mois. Avec une technologie validée (TRL 8) et une levée seed de 1 million d’euros prévue en 2026, Amperon prépare son expansion en Europe, notamment en Allemagne, Italie et France.

La donnée comme colonne vertébrale des systèmes énergétiques industriels

Si Amperon optimise la machine, Orbit Engineering Solutionss’attaque à l’échelle du site industriel. Fondée par Tarek Chebbah, la startup a développé Orbit Smart Monitoring, une plateforme SaaS cloud qui centralise en temps réel les données des compteurs, installations solaires, systèmes de stockage et microgrids.

Avec plus de 4 200 équipements connectés et des milliards de données traitées, Orbit est déjà une scaleup en activité, avec des clients comme Coca-Cola, Délice, SFBT ou Warda.

La prochaine étape vise l’intégration de modules d’IA prédictive, l’analyse carbone et une expansion vers l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Europe. Une preuve supplémentaire que la Tunisie produit désormais des acteurs deeptech capables de passer à l’échelle.

Préparer le réseau électrique à la production décentralisée

Avec l’essor des renouvelables, le défi n’est plus seulement de produire de l’énergie, mais de l’orchestrer. DeepVolt, fondée par Karem Chatti, développe une plateforme de Virtual Power Plant sans hardware, capable d’agréger et de prévoir la production d’installations solaires distribuées.

En s’appuyant uniquement sur l’intégration de données, la solution réduit fortement les coûts de déploiement et facilite la coordination des actifs photovoltaïques connectés au réseau.

Encore en phase early stage mais déjà en discussion avec des opérateurs nationaux, DeepVolt prépare un MVP SaaS et des modèles de prévision avancés, avec une ambition claire : s’étendre vers l’Europe et les États-Unis.

Transformer la donnée ESG en décisions opérationnelles

La transition énergétique est aussi réglementaire et financière. ProVerdy, fondée par Souha Bejaoui, répond à cet enjeu avec une plateforme ESG basée sur l’IA, adaptée aux réalités de la région MEA.

La solution automatise la mesure des émissions (Scope 1, 2 et 3) et transforme le reporting en leviers d’action concrets, en croisant impact carbone et retour économique.

Déjà utilisée par des acteurs comme Banque de Tunisie ou Novo Nordisk, ProVerdy fait partie des startups les plus matures de la cohorte. Sa prochaine phase vise l’expansion régionale et l’enrichissement de ses capacités d’automatisation IA.

Accélérer la mobilité électrique dans les marchés émergents

Dernière pièce du puzzle : la mobilité. Pixii Motors, fondée par l’ancien pilote Airbus Anis Fekih, développe des scooters électriques intelligents conçus pour les marchés africains et européens.

Au-delà du véhicule, la startup construit un écosystème complet : diagnostics en temps réel, mises à jour à distance, anti-vol, batteries amovibles et infrastructures de recharge solaire.

Avec plus de 500 000 dollars levés et une reconnaissance récente aux BOLD Awards 2026, Pixii s’apprête à lancer sa première production industrielle.

Une architecture cohérente de la transition énergétique

Pris individuellement, ces startups adressent des niches précises. Ensemble, elles forment une véritable stack de la transition énergétique : efficacité industrielle, gestion des systèmes énergétiques, orchestration des renouvelables, intelligence ESG et mobilité propre.

Leur présence dans le Terna Innovation Zone Tunisia illustre une tendance de fond : la montée en maturité de l’écosystème tunisien et son positionnement croissant comme pont d’innovation entre l’Europe et l’Afrique.

Un pont qui, cette fois, n’est plus seulement en construction. Il est déjà en train d’être emprunté.

A propos d’Alberto Onetti
​​Alberto Onetti est Chairman de Mind the Bridge et professeur à l’Université de l’Insubrie. Entrepreneur en série, il a fondé trois startups au cours de sa carrière, dont Funambol, l’une des cinq scaleups italiennes ayant levé le plus de capitaux. Il est reconnu comme l’un des principaux experts internationaux en open innovation et possède une solide expérience dans la conception et la gestion de projets d’innovation ouverte, venture client, venture building, intrapreneuriat, corporate venture capital, auprès de grandes entreprises multinationales. Il intervient également en tant que conseiller et formateur sur ces sujets. Onetti publie régulièrement des contributions dans plusieurs médias internationaux spécialisés.

Par Alberto Onetti, Chairman, Mind the Bridge.

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Mondiaux de Kyokushinkai : L’or et l’argent pour la Tunisie

Avec une médaille d’or et une médaille d’argent, la sélection tunisienne de kyokushinkai signe une participation remarquée aux Mondiaux, portée par deux athlètes âgés de moins de 20 ans.

La Tunisie s’est illustrée aux Championnats du monde de Kyokushinkai, disputés en Arabie saoudite, en décrochant deux médailles grâce à de jeunes athlètes prometteurs. Abderrahmane Dridi et Rakia Mnasser ont porté haut les couleurs nationales dans leurs catégories respectives, confirmant la progression du karaté kyokushinkai tunisien sur la scène internationale.

Abderrahmane Dridi sacré champion du monde

À seulement 19 ans, Abderrahmane Dridi a remporté la médaille d’or dans la catégorie des moins de 90 kg, au terme d’un parcours maîtrisé face à une concurrence relevée. Sa performance lui permet de s’imposer comme l’un des nouveaux visages forts du kyokushinkai tunisien à l’échelle mondiale.

L’argent mondial pour Rakia Mnasser

De son côté, Rakia Mnasser, âgée de 20 ans, a décroché la médaille d’argent dans la catégorie des moins de 65 kg. La karatéka tunisienne a livré une prestation solide tout au long de la compétition, confirmant son potentiel et sa régularité au plus haut niveau.

Ces deux podiums témoignent de la montée en puissance du kyokushinkai en Tunisie, portée par une nouvelle génération d’athlètes compétitifs sur la scène internationale. Les résultats obtenus en Arabie saoudite renforcent les ambitions tunisiennes dans cette discipline exigeante du karaté.

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Polémique relancée à l’ARP : Abdessattar Zarai défend à nouveau la polygamie

Le député Abdessattar Zarai a ravivé la controverse autour de la polygamie en publiant un nouveau message sur Facebook, au lendemain d’une plénière explosive consacrée au budget du ministère de la Femme.

Dans son intervention comme dans son post, il réclame une révision du Code du statut personnel, accusé selon lui d’avoir « détruit la famille ». Ses propos ont déclenché une vague de réactions, de la ministre Asma Jabri jusqu’à l’UNFT.

Un plaidoyer assumé qui bouscule l’hémicycle et les réseaux

Dans son message, Abdessattar Zarai déroule une vision qu’il présente comme « équilibrée » entre hommes et femmes : une femme « vertueuse » serait « une couronne posée sur [sa] tête », écrit-il, promettant de défendre « la justice et l’égalité réelle ». Le député reproche au CSP d’avoir « lésé » les deux sexes et d’avoir provoqué « l’effritement de la famille ».

Il insiste ensuite sur la polygamie, qu’il décrit comme une « liberté personnelle » que chacun pourrait exercer « dans le cadre licite ». Il va jusqu’à interpeller les femmes qui refusent cette pratique : elles devraient « aimer, soutenir et ne pas menacer avec la pension » en cas de divorce.

Cette prise de position, rare dans le débat public tunisien depuis plusieurs années, prolonge sa sortie de la veille à l’Assemblée, où il avait déjà appelé à reconsidérer les fondements juridiques du CSP devant une salle médusée.

Une riposte immédiate du gouvernement et du mouvement associatif

La ministre de la Femme, Asma Jabri, n’a pas tardé à réagir. Déjà la veille en séance plénière, elle avait opposé une fin de non-recevoir catégorique : « Aucun retour en arrière n’est possible sur les acquis des femmes en Tunisie », avait-elle rappelé, martelant la position de l’État en faveur de la protection et du renforcement des droits des Tunisiennes.

Dans la foulée du post du député, l’UNFT a dénoncé à son tour une polémique jugée « indigne » face aux réalités sociales qui frappent les familles : précarité, violences, déséquilibre économique. Sa présidente, Radhia Jerbi, a fustigé des propos « honteux » et une focalisation qui détourne le débat des urgences du pays.

Entre histoire du CSP et résurgence d’un débat sensible

La sortie de Zarai intervient dans un contexte où le CSP – pilier fondateur de la modernité tunisienne depuis 1956 – reste au cœur des débats sur les libertés individuelles. Si certaines voix isolées évoquent périodiquement la polygamie ou la réévaluation de certaines dispositions, aucune formation politique représentée au Parlement ne porte officiellement ce discours.

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Tunisie : Un député relance le débat sur la polygamie en pleine séance budgétaire

Lors de la séance plénière conjointe consacrée au budget du ministère de la Femme, le député Abdessattar Zarai a créé la surprise en affirmant que la polygamie pourrait “résoudre de nombreux problèmes de la société tunisienne”. Une déclaration qui ravive une polémique historique au cœur de l’hémicycle.

Une intervention qui fait irruption dans le débat budgétaire

En pleine discussion du budget 2026 du ministère de la Femme, Abdessattar Zarai a pris la parole pour défendre une idée inhabituelle dans l’enceinte parlementaire : “La polygamie est un dispositif légitime, institué par Dieu. Pourquoi interdisons-nous ce que Dieu a autorisé ?”, a-t-il lancé devant les deux chambres réunies.

Le député a assuré que de nombreux Tunisiens “attendaient qu’il aborde ce sujet”, estimant que la polygamie pourrait constituer une réponse à certaines difficultés familiales.

Une justification présentée comme “sociale”

Souhaitant anticiper les critiques, Zarai a précisé qu’il ne s’agit ni d’obliger un homme à prendre plusieurs épouses, ni de contraindre une femme à accepter cette situation. Selon lui, l’enjeu principal serait de “corriger des dysfonctionnements familiaux” et de “rétablir une forme de justice” au sein de certains ménages.

Un discours à contre-courant de l’arsenal juridique tunisien

La sortie du député intervient alors que la polygamie est strictement interdite en Tunisie depuis 1956, l’une des pierres angulaires de la modernisation du droit de la famille sous la Constitution et la législation héritée de la réforme de Bourguiba.

En relançant ce débat dans un cadre institutionnel, Zarai s’attaque frontalement à un tabou juridique et social, ce qui risque d’alimenter une vive confrontation avec les organisations féministes, les défenseurs des droits humains, les juristes et une grande partie de la classe politique.

Bien que l’intervention n’ait pas suscité de confrontation immédiate dans l’hémicycle, elle devrait provoquer une vague de réactions dans l’opinion. Le sujet touche à l’identité, au statut des femmes, et à l’orientation moderniste ou conservatrice du pays.

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Hyundai Motor choisit Tunis pour sa conférence régionale de formation RTC 2025

Pour la première fois, Tunis a accueilli la conférence régionale de formation RTC 2025 organisée par Hyundai Motor Middle East and Africa. L’événement, tenu du 30 septembre au 1er octobre à l’hôtel Four Seasons Tunis, a réuni une quarantaine de participants venus de différents marchés du Moyen-Orient et d’Afrique.

C’est une grande première pour la Tunisie : Hyundai Motor a retenu Tunis comme destination pour sa conférence régionale de formation, un rendez-vous stratégique qui vise à renforcer les compétences et partager les meilleures pratiques entre les distributeurs de la marque. Environ 40 participants de la zone Moyen-Orient et Afrique ont pris part à cette rencontre, combinant ateliers techniques, échanges professionnels et découverte culturelle.

Un choix qui reflète la confiance envers Alpha Hyundai Motor

La décision d’organiser la conférence en Tunisie illustre la confiance que le constructeur coréen accorde à son partenaire local. Alpha Hyundai Motor, distributeur officiel de la marque et leader du marché automobile en Tunisie, a été mis en avant pour son professionnalisme et ses performances commerciales.

« Nous sommes fiers que Hyundai Motor Middle East and Africa ait choisi la Tunisie pour cette conférence stratégique », a déclaré Mehdi Mahjoub, Directeur général d’Alpha Hyundai Motor. « C’est une reconnaissance de l’engagement de notre équipe et de notre capacité à représenter dignement les valeurs de Hyundai. »

Hyundai confirme sa solidité en Tunisie

Au-delà de l’aspect technique, la conférence RTC 2025 a été conçue comme un espace d’ouverture et de partage. Les participants ont eu l’occasion de découvrir la richesse culturelle de la Tunisie, renforçant les liens entre les différents marchés de la région.

Avec un réseau couvrant 20 régions du pays, une garantie de 5 ans et une gamme de véhicules reconnus pour leur fiabilité, Alpha Hyundai Motor consolide sa position de leader en Tunisie. Cet événement régional vient confirmer son rôle de partenaire de référence de Hyundai dans la zone Moyen-Orient et Afrique.

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