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10 000 climatiseurs économes en énergie déployés dans le secteur public

Dans le cadre du programme de la transition énergétique dans les établissements publics, 10 000 climatiseurs ont été remplacés par des appareils à haute efficacité énergétique de classe 1 au profit de 80 institutions publiques, ce qui a permis de réduire les émissions de dioxyde de carbone de 4000 tonnes par an, indique l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME).

Il s’agit également de l’équipement de 66 établissements publics de 1 600 systèmes de mesure et de suivi de la consommation d’énergie, contribuant ainsi à réduire de 2 000 tonnes par an, les émissions de dioxyde de carbone, à assurer un suivi plus précis de la consommation et à améliorer la performance énergétique au sein des institutions publiques.

L’ ANME a recensé 631 projets d’investissement dans les énergies renouvelables et durables adoptés par des établissements publics, ce qui leur a permis de réaliser plus de 60 gigawattheures d’économies d’énergie par an, ainsi qu’une réduction de 14 tonnes d’émissions de dioxyde de carbone par an.

Le programme de transition énergétique illustre les orientations nationales en matière de transition énergétique et les transforme en résultats tangibles au service de l’économie et de l’environnement au sein des établissements publics.

La mise en œuvre de ce programme concerne les bâtiments des ministères et des établissements publics. La propriété par le ministère ou l’établissement du bâtiment, devant être équipé de systèmes d’énergie solaire et/ou d’efficacité énergétique, est une condition essentielle pour pouvoir bénéficier des avantages du programme.

Il vise à équiper les établissements publics de centrales solaires photovoltaïques pour l’autoproduction d’électricité et à réaliser des opérations d’efficacité énergétique, permettant ainsi à ces institutions de réduire leur consommation et de rationaliser leurs dépenses énergétiques, notamment en électricité.

Le programme vise à réduire la consommation d’énergie de 30 %, passant ainsi d’une consommation de 31 238 tonnes équivalent pétrole à 21 714 tonnes équivalent pétrole par an.

La réalisation du programme de transition énergétique dans les établissements publics s’étend sur 4 ans avec un coût total  estimé à  200 millions de dinars. Il est financé grâce à un prêt de la Banque allemande de développement (KfW) et par une contribution du Fonds de transition énergétique et de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie, à laquelle la mise en œuvre de ce programme a été confiée.

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Économie bas carbone : la Tunisie active ses instruments financiers

La Tunisie intensifie ses efforts pour structurer des instruments de financement vert adaptés à son contexte économique, notamment les obligations vertes. C’est ce qu’a affirmé le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, qui s’exprimait lors de la cinquième édition du CSR Power Forum 2026, tenue les 5 et 6 mai à Tunis. Il souligne que la transition vers une économie bas carbone dépend étroitement de la mobilisation du secteur financier.

Le ministre a insisté sur le caractère stratégique de la décarbonation, qu’il considère comme un levier de compétitivité, d’attractivité et de résilience. A cet égard, il précise que la Tunisie fait face à un choix déterminant pour orienter son modèle de développement vers une croissance inclusive et durable. Dans cette optique, plusieurs réformes ont été engagées ces dernières années, notamment l’intégration progressive de la budgétisation sensible au climat, visant à faire du budget de l’État un outil de pilotage de la transition écologique.

Parmi les initiatives en cours figure l’élaboration de la troisième Contribution Déterminée au niveau national (CDN3.0), destinée à accélérer la transition bas carbone. Le gouvernement a également introduit des incitations fiscales dans les lois de finances pour stimuler les investissements dans les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique ainsi que les secteurs de l’économie verte, bleue et circulaire. En parallèle, des mécanismes de financement comme le Fonds de transition énergétique ont été mobilisés pour soutenir les projets industriels via des subventions, des crédits complémentaires et des prises de participation, rapporte l’agence TAP.

Malgré ces avancées, Samir Abdelhafidh a reconnu que des défis subsistent, notamment en matière de mobilisation des financements, de développement de projets structurants et de renforcement des capacités techniques. Il a appelé à une mobilisation collective impliquant l’État, les entreprises, sociétés financières et les partenaires internationaux, ainsi qu’au renforcement des dispositifs de suivi des émissions et à l’instauration progressive de mécanismes de tarification carbone.

De son côté, l’économiste Abdelkader Boudriga relativise la problématique du financement, estimant que le principal enjeu réside dans la structuration et l’orientation des flux de capitaux. D’ailleurs, ajoute-t-il, l’absence de transformation des architectures financières limite l’efficacité des fonds disponibles.

Enfin, l’ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, Giuseppe Perrone, a souligné que le coût de l’inaction climatique dépasse celui des investissements nécessaires à la transition. Au final, il a plaidé pour une implication accrue du secteur privé dans un écosystème favorable.

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Taxe carbone : une contrainte et une opportunité pour les entreprises tunisiennes

La décarbonation est aujourd’hui une contrainte qui s’impose, mais aussi une opportunité pour les entreprises tunisiennes. Avec la future taxe carbone et le projet du code de l’environnement, les entreprises tunisiennes, qu’elles soient importatrices, exportatrices ou industrielles, ont intérêt à réduire leur empreinte carbone afin de gagner en compétitivité sur le marché européen et d’éviter de payer plus cher à l’exportation face aux nouvelles exigences réglementaires des marchés d’exportation, comme le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières de l’Union européenne.

Une chose est sûre : le code de l’environnement, ou plus largement le projet PCE peut devenir un levier de compétitivité pour les entreprises tunisiennes, à condition qu’il transforme la décarbonation en avantage économique et non en simple contrainte.

Ezzedine KhalfallahJoint par téléphone, Ezzedine Khalfallah, consultant en énergie, a fait savoir que le principal enjeu est de permettre aux entreprises de réduire leur empreinte carbone. Et ce, afin de préserver leur accès au marché européen, où le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières impose déjà une logique de coût carbone sur certains produits industriels.

La perspective de la taxe carbone change justement la donne. Il précise à cet effet : « Si elle est mise en place dans un cadre cohérent, elle peut inciter les industriels à mesurer leurs émissions, à investir dans l’efficacité énergétique, dans les énergies renouvelables et dans l’autoproduction électrique, et à réduire ainsi la facture carbone supportée à l’exportation. Dans cette logique, la taxe n’est pas seulement un prélèvement : elle devient un instrument d’orientation économique et de modernisation industrielle. »

Il part du constat que l’idée centrale est simple. Ce qui signifie qu’une entreprise tunisienne qui décarbone son activité peut rendre ses produits plus compétitifs sur les marchés extérieurs, en particulier en Europe, parce qu’elle limite le surcoût lié au MACF/CBAM. À l’inverse, une entreprise qui ne réduit pas ses émissions risque de voir ses produits pénalisés à la frontière européenne. Surtout dans les secteurs les plus exposés comme le ciment, l’acier, l’engrais ou la chimie.

Lire aussi —  COP30-UE: la taxe carbone qui met le feu aux poudres et refroidit les négociations

En outre, il ajoute que le projet de code de l’environnement est important parce qu’il peut intégrer et clarifier la fiscalité environnementale dans un cadre plus lisible, ce qui est recommandé par plusieurs acteurs institutionnels tunisiens. 

Autrement dit, s’il est bien conçu, il peut donner aux entreprises un signal prix interne, les pousser à anticiper les exigences européennes et réduire la charge fiscale future à l’export. A titre d’exemple, pour l’acier, dont l’empreinte carbone est d’environ 2 tonnes d’équivalent CO2 par tonne produite, cela représente un surcoût significatif.

Ces mécanismes ont d’abord été appliqués en Europe aux produits des grandes émettrices comme l’acier et le ciment. Mais ils s’étendront bientôt à d’autres secteurs, tels que le textile ou l’agroalimentaire. Soit beaucoup de produits tunisiens phares qui ne sont pas encore concernés officiellement.

Evoquant l’exemple de la Chine, où la taxe carbone s’élève à 10 € par tonne d’équivalent CO2, Ezzedine Khalfallah note qu’un exportateur chinois ne paierait que la différence, soit 40 € (entre 50 € et 10 €). Alors qu’en Tunisie, il soulève que sans taxe carbone, les exportateurs tunisiens devraient assumer la totalité des 50 € par tonne à la frontière européenne. Cela intègre le coût carbone dans le prix final du produit, le rendant moins compétitif. Résultat : les entreprises tunisiennes perdent leur capacité d’exporter vers l’Union européenne, face à des concurrents dont les produits ont une empreinte carbone moindre ou qui ne paient pas (ou peu) de taxe à la frontière.

 

Les entreprises tunisiennes risquent de perdre des marchés face à des produits à empreinte carbone plus faible qui paient moins (ou pas du tout) de taxes à la frontière européenne. Cela nécessite une décarbonation urgente : viser une empreinte carbone proche de zéro pour exporter sans pénalité.

 

Et de poursuivre : « Ainsi, les entreprises tunisiennes risquent de perdre des marchés face à des produits à empreinte carbone plus faible qui paient moins (ou pas du tout) de taxes à la frontière européenne. Cela nécessite une décarbonation urgente : viser une empreinte carbone proche de zéro pour exporter sans pénalité. Les entreprises doivent voir cela comme une opportunité : un produit décarboné est plus vendable, compétitif et évite les taxes. La Tunisie doit mobiliser des investissements importants pour cette décarbonation, via l’efficacité énergétique, l’introduction d’énergies renouvelables par autoproduction et la modernisation industrielle. »

Pour les secteurs difficiles à décarboner (comme ceux utilisant beaucoup de chaleur, où les renouvelables produisent surtout de l’électricité), des solutions existent : hydrogène vert, captage et stockage de CO2. Le nouveau code de l’environnement pourrait inciter à une taxe carbone nationale. Celle-ci obligerait les industriels à réduire leur empreinte pour payer moins de taxes localement. De plus, elle serait déduite des taxes frontalières européennes lors des exportations, aidant ainsi les entreprises tunisiennes à avancer : bilans carbone, décarbonation, etc.

 

La Tunisie doit appréhender sa transition énergétique et sa décarbonation pour réussir le défi de la compétitivité industrielle, locale et à l’export.

 

Et de conclure : « Les instruments de décarbonation sont là. Il y a des défis pour réduire l’empreinte carbone, mais aussi des opportunités pour la Tunisie : produits verts, exports compétitifs. La Tunisie doit appréhender sa transition énergétique et sa décarbonation pour réussir le défi de la compétitivité industrielle, locale et à l’export. »

Il convient de rappeler que le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), associé aux exigences renforcées sur la réduction des émissions de méthane, transforme les conditions d’accès aux marchés. Désormais, la compétitivité repose moins sur les coûts de transport que sur la capacité à prouver une traçabilité totale et vérifiable des flux.

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L’UE renforce son appui aux PME tunisiennes face au mécanisme carbone

A un mois de l’entrée en vigueur du mécanisme carbone européen (CBAM), l’Union européenne intensifie son soutien aux PME tunisiennes pour les aider à mesurer leurs émissions, moderniser leurs outils de production et se préparer aux nouvelles obligations climatiques qui conditionneront l’accès au marché européen.

L’Union européenne a annoncé un ensemble élargi de programmes d’assistance destinés aux petites et moyennes entreprises tunisiennes, en prévision de l’application du Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières.

Dès début 2026, les exportateurs devront déclarer l’empreinte carbone de leurs produits destinés au marché européen. Les entreprises locales, notamment dans l’industrie et l’agroalimentaire, sont appelées à adapter rapidement leurs process. Les dispositifs européens déployés en Tunisie visent à réduire le risque de rupture commerciale et à soutenir la transition écologique du tissu économique.

Soutien renforcé pour la mise aux normes climatiques

Le programme Trade and Competitiveness (TCP) constitue l’un des piliers de cette stratégie : subventions ciblées, facilitation de l’accès au financement via des mécanismes de partage des risques et sessions de formation pour aider les PME à mesurer leurs émissions et adapter leur production.

Le programme GEFF Tunisie, orienté vers l’économie verte, mobilise des lignes de crédit auprès des banques tunisiennes pour financer l’efficacité énergétique, l’achat d’équipements sobres en carbone et les solutions d’énergie renouvelable. Des incitations financières complètent ces investissements pour encourager une transition rapide.

Dans les filières agricoles et agroalimentaires, le programme PACE-AMIT soutient la modernisation des chaînes de valeur, l’obtention de certifications et la préparation à l’export, afin d’aligner les standards tunisiens sur les exigences européennes.

En parallèle, l’instrument TAIEX apporte un appui technique aux administrations : mise à niveau réglementaire, digitalisation des services, harmonisation avec les normes européennes et renforcement de la gouvernance environnementale.

Le CBAM, un tournant pour les exportations tunisiennes

Les institutions européennes insistent sur l’urgence d’une adaptation rapide des entreprises tunisiennes afin d’éviter des pénalités carbone ou une perte de compétitivité à l’export.

Les autorités tunisiennes, de leur côté, encouragent les sociétés à mesurer leurs émissions, réduire leur empreinte carbone et se doter du statut d’« exportateur MACF » ou à désigner un représentant indirect accrédité pour gérer les déclarations.

Le Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières constitue l’un des outils phares du Pacte vert européen. Il impose aux entreprises exportant vers l’UE de déclarer leurs émissions intégrées dans les produits – première étape avant la mise en place, dans une phase ultérieure, d’un tarif carbone ajusté à l’entrée du marché européen.

La Tunisie, dont une part importante des exportations est destinée à l’Europe, doit donc accélérer la mise à niveau de ses standards pour éviter un déséquilibre commercial ou une marginalisation de ses industries traditionnelles.

Qu’est-ce que le mécanisme carbone ?

Le Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF), appelé aussi Carbon Border Adjustment Mechanism (CBAM) en anglais, est un outil de politique climatique de l’Union européenne visant à taxer le carbone incorporé dans certains produits importés afin de :

1. Limiter les fuites de carbone

    Si les pays exportateurs vers l’UE ont des normes environnementales moins strictes, leurs produits peuvent être « moins chers » grâce à des émissions de CO₂ élevées. Le CBAM vise à éviter que la production polluante se déplace hors de l’UE, ce qu’on appelle la « fuite de carbone ».

    2. Encourager la réduction des émissions à l’export

    Les entreprises qui exportent vers l’UE devront déclarer la quantité de CO₂ émise pour fabriquer leurs produits. Selon le niveau d’émissions, elles devront payer un prix correspondant au coût du carbone européen, ce qui les incite à adopter des technologies plus propres.

    3. Cibler des secteurs spécifiques

    Pour commencer, le CBAM porte sur les produits à forte intensité carbone : acier, aluminium, ciment, engrais, électricité et certains produits chimiques. À terme, il pourrait s’élargir à d’autres secteurs.

    4. Fonctionnement pratique

    L’exportateur déclare ses émissions de CO₂ pour chaque produit destiné à l’UE. L’autorité européenne calcule le montant carbone à payer, qui dépend du prix de la tonne de CO₂ sur le marché européen. Si le pays exportateur applique déjà une taxe carbone équivalente, celle-ci est déduite pour éviter une double taxation.

    5. Objectifs globaux

    Réduire les émissions mondiales de CO₂ en rendant la production polluante moins compétitive, encourager l’innovation verte dans les pays tiers, protéger les industries européennes qui respectent déjà des standards environnementaux stricts.

    En résumé, le CBAM est à la fois un instrument économique et écologique, qui combine régulation du commerce international et lutte contre le changement climatique.

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