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Pourquoi le sel exerce une influence majeure sur le cerveau humain?

Le sel joue un rôle essentiel dans le fonctionnement du cerveau et de l’organisme humain, au point que le corps a développé des mécanismes biologiques spécifiques pour le détecter, le rechercher et réguler sa consommation. Selon plusieurs chercheurs interrogés par la BBC, cette importance physiologique explique en grande partie pourquoi le goût salé est perçu comme particulièrement agréable.

Le chlorure de sodium, principal composant du sel alimentaire, agit directement sur les papilles gustatives. Courtney Wilson, spécialiste du goût à la faculté de médecine de l’université du Colorado (Etats-Unis), explique que « la langue contient des cellules capables de détecter spécifiquement les ions sodium. Lorsque ceux-ci entrent en contact avec les récepteurs gustatifs, ils déclenchent un signal électrique transmis au cerveau. Ce mécanisme permet au corps d’identifier rapidement la présence de sodium dans l’alimentation »

La chercheuse poursuit son explication en indiquant que le cerveau dispose de deux systèmes distincts liés au goût du sel. Le premier produit une sensation agréable lorsque la quantité consommée correspond aux besoins physiologiques de l’organisme. Quant au second, il provoque un rejet lorsque la concentration devient excessive. « Le sodium est indispensable au fonctionnement des cellules nerveuses, des muscles et des échanges électriques dans l’ensemble du corps. Le maintien d’un équilibre précis est donc vital », ajoute Wilson.

Le sel renforce également les autres saveurs alimentaires

Les scientifiques soulignent également que le sel possède la capacité de renforcer d’autres saveurs alimentaires, sans que le mécanisme exact soit totalement compris. Des recherches suggèrent que les cellules gustatives pourraient interagir entre elles ou que certaines zones du cerveau moduleraient la perception des saveurs sucrées, amères et salées.

Neurologue à l’université de l’Iowa, Joel Geerling rappelle que le sodium est indispensable à la vie cellulaire. « Chaque cellule du corps humain utilise une pompe sodium-potassium pour réguler les échanges chimiques nécessaires à son fonctionnement, souligne le chercheur. Ce processus représente une part importante de la dépense énergétique quotidienne de l’organisme. Les mouvements des ions sodium permettent notamment la transmission des signaux nerveux et le fonctionnement du muscle cardiaque », rapporte BBC.

Quid des animaux

Mais ce n’est pas tout. Car, certains chercheurs estiment également que l’attirance pour le sel résulte d’une adaptation évolutive. Chez les animaux terrestres, disent-ils, le sodium est relativement rare dans l’environnement naturel, en particulier dans les régimes exclusivement végétaux. D’ailleurs, plusieurs espèces développent ainsi des comportements spécifiques pour en trouver. Par exemple, des éléphants africains parcourent de longues distances jusqu’à des grottes riches en sel, tandis que des cervidés recherchent naturellement des points d’eau salés.

Plusieurs études indiquent attentent que les humains préhistoriques dépendaient eux aussi fortement des sources naturelles de sel. En effet, à Hallstatt, en Autriche, l’une des plus anciennes mines de sel encore exploitées aujourd’hui aurait commencé à être utilisée vers 5000 avant notre ère. L’archéologue Daniel Bradner assure que ce gisement a joué un rôle majeur dans l’installation durable des populations dans les Alpes et dans la conservation des aliments.

Les recherches récentes montrent également l’existence de neurones spécialisés dans la régulation de l’appétit pour le sel. Joel Geerling indique que certains neurones détectent l’aldostérone, une hormone produite lorsque les niveaux de sel et d’eau deviennent insuffisants. Ces cellules stimuleraient alors la recherche et la consommation de sodium afin de rétablir l’équilibre interne de l’organisme.

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Entreprises tunisiennes : l’internationalisation n’est plus un choix, mais une nécessité

Face à l’étroitesse du marché local, aux contraintes réglementaires et à la difficulté d’accès aux financements internationaux, l’internationalisation des entreprises tunisiennes est devenue une nécessité stratégique. Pour de nombreuses start-up et PME voire grandes entreprises, rester confinées au marché tunisien limite fortement les perspectives de croissance, la capacité à attirer des investisseurs et l’accès aux grandes opportunités commerciales mondiales.

Depuis plusieurs années, un nombre croissant d’entrepreneurs tunisiens choisissent ainsi d’installer une partie de leurs activités à l’étranger; voire de transférer leurs sièges sociaux vers des hubs internationaux comme Paris, Londres, Dubaï, Berlin, Montréal ou Casablanca. Cette tendance à l’internationalisation touche particulièrement les secteurs technologiques, les services numériques, l’industrie exportatrice et les activités innovantes.

Une économie locale trop étroite pour les ambitions des start-up

Le marché tunisien, avec un pouvoir d’achat limité et une faible profondeur financière, nous expliquent des analystes, ne permet pas toujours aux entreprises innovantes d’atteindre une taille critique. « Pour une start-up technologique, l’accès rapide à des marchés plus vastes devient indispensable, afin de rentabiliser ses investissements, lever des fonds et accélérer son développement », explique un membre d’une association à but non lucratif.

« Dans les secteurs du numérique et des services digitaux, la concurrence est désormais mondiale. Une entreprise tunisienne peut développer une technologie performante, mais se retrouver freinée lorsqu’il s’agit d’ouvrir un compte international, recevoir des paiements en devises, investir à l’étranger ou conclure des contrats avec des partenaires internationaux », regrette-t-il.

De nombreux fondateurs estiment ainsi que les procédures liées au code des changes, les restrictions sur les mouvements de capitaux et la lenteur administrative ne sont plus adaptées aux exigences de l’économie numérique, renchérit un autre le fondateur d’une start-up.

Lire aussi:

Code des changes : 50 ans de blocage, l’économie tunisienne en quarantaine

Pourquoi les entreprises tunisiennes s’expatrient

L’expatriation des entreprises ne signifie pas nécessairement un abandon de la Tunisie. Mais elle est liée aux explications fournies plus haut. Dans de nombreux cas, les sociétés adoptent un modèle hybride :

  • les équipes techniques, informatiques ou de production restent en Tunisie;
  • les structures juridiques, commerciales ou financières sont installées à l’étranger;
  • les levées de fonds sont réalisées depuis des holdings internationales.

Ainsi, cette organisation permet aux entreprises de conserver les compétences tunisiennes; tout en bénéficiant d’un environnement plus favorable à l’international.

Les motivations les plus fréquemment citées sont :

  • l’accès aux investisseurs étrangers;
  • la possibilité d’opérer librement en devises;
  • l’ouverture sur les marchés européens, africains ou du Golfe;
  • la crédibilité internationale auprès des partenaires;
  • un cadre réglementaire plus souple;
  • une fiscalité parfois plus attractive.

Ces start-up tunisiennes qui ont réussi leur internationalisation

Dans ce cadre, plusieurs entreprises tunisiennes ont démontré qu’une stratégie d’internationalisation pouvait devenir un puissant moteur de croissance.

InstaDeep : la réussite tunisienne devenue mondiale

Fondée par des ingénieurs tunisiens, InstaDeep est souvent citée comme l’un des plus grands succès technologiques issus de Tunisie. L’entreprise spécialisée dans l’intelligence artificielle s’est rapidement développée à Londres puis à l’international afin d’accéder aux grands marchés technologiques et aux investisseurs mondiaux.

Son rachat par le groupe allemand BioNTech pour plusieurs centaines de millions de dollars a constitué un signal fort pour l’écosystème tunisien : une start-up née en Tunisie peut devenir un acteur mondial; et ce, à condition de s’intégrer très tôt dans les circuits internationaux.

Expensya : croissance régionale puis acquisition internationale

Autre exemple marquant : Expensya, spécialisée dans la gestion des dépenses professionnelles. La société a rapidement compris que son marché naturel dépassait largement la Tunisie. En s’implantant en France et en développant une présence internationale, elle a pu accélérer sa croissance avant d’être rachetée par le groupe suédois Medius.

L’entreprise a toutefois conservé une importante base de talents en Tunisie. Tout en structurant ses activités commerciales et financières à l’étranger.

Dabchy, Cynoia et les nouvelles générations de start-up

D’autres jeunes pousses tunisiennes cherchent aujourd’hui à suivre la même trajectoire. Des start-up comme Dabchy dans l’économie circulaire ou Cynoia dans les solutions collaboratives ciblent directement des marchés régionaux et internationaux dès leurs premières phases de développement.

Pour ces entreprises, l’internationalisation n’est plus une étape secondaire; elle fait partie du modèle économique dès la création.

Les échecs et les limites de l’expatriation

Cependant, l’internationalisation n’est pas systématiquement synonyme de réussite. Plusieurs start-up tunisiennes ayant transféré leurs activités à l’étranger se sont heurtées à des difficultés importantes.

Certaines n’ont pas réussi à s’adapter à la concurrence internationale, beaucoup plus intense que sur le marché local. D’autres ont souffert d’un manque de financement durable malgré leur implantation dans des places étrangères.

Le coût élevé des opérations à Paris, Londres ou Dubaï représente également un risque majeur pour des jeunes entreprises encore fragiles. Certaines start-up tunisiennes se sont retrouvées confrontées à des charges salariales, juridiques et commerciales bien supérieures à leurs capacités financières.

Certains entrepreneurs reconnaissent également que l’installation hors de Tunisie ne règle pas automatiquement les problèmes structurels : une mauvaise stratégie, un produit peu compétitif ou une gouvernance fragile restent des facteurs d’échec, quel que soit le pays d’implantation.

Industrie et agroalimentaire : une internationalisation déjà engagée

Le phénomène dépasse largement le secteur des start-up. Dans l’industrie manufacturière, automobile ou textile, plusieurs entreprises tunisiennes (sans les citer) ont ouvert des unités de production au Maroc, au Portugal, en Europe de l’Est ou au Mexique afin de se rapprocher des marchés internationaux et des chaînes logistiques mondiales.

Dans l’agroalimentaire également, des groupes tunisiens ont développé une présence en Afrique subsaharienne et au Moyen-Orient pour conquérir de nouveaux consommateurs et réduire leur dépendance au marché local. Cette stratégie vise souvent à contourner les limites de croissance en Tunisie et à mieux intégrer les réseaux mondiaux de production et de distribution.

Un cadre réglementaire de plus en plus contesté

Pour de nombreux acteurs économiques, la principale difficulté demeure le cadre réglementaire tunisien. Lequel est encore largement fondé sur une logique de contrôle des capitaux héritée des décennies précédentes.

Les restrictions liées aux investissements à l’étranger, aux transferts de devises et aux opérations financières internationales sont régulièrement pointées du doigt par les entrepreneurs et les investisseurs.

De ce fait, plusieurs chefs d’entreprise estiment que la Tunisie risque de perdre ses sociétés les plus innovantes si des réformes structurelles ne sont pas engagées rapidement pour moderniser l’environnement économique et financier.

Une fuite des entreprises ou une opportunité pour la Tunisie ?

Dans l’analyse, on se rend compte que l’internationalisation des entreprises tunisiennes soulève aujourd’hui un débat majeur. D’un côté, certains y voient une forme de fuite économique susceptible d’affaiblir l’écosystème local, réduire les investissements domestiques et accélérer le départ des talents. De l’autre, plusieurs experts considèrent que cette ouverture internationale peut au contraire renforcer la présence tunisienne dans l’économie mondiale. Les entreprises qui réussissent à l’étranger continuent souvent de maintenir des équipes techniques en Tunisie, de former des compétences locales et de générer des revenus en devises.

Sans vouloir prendre parti, beaucoup d’éléments concrets ont tendance à montrer que l’internationalisation des entreprises tunisiennes – petites, moyennes et grandes – est une nécessité absolue.

Par conséquent, le véritable enjeu pour la Tunisie n’est donc probablement pas d’empêcher les entreprises de s’internationaliser; mais de créer un environnement suffisamment attractif pour qu’elles continuent à investir localement. Et ce, tout en se développant à l’échelle mondiale.

Dans un monde économique désormais de plus en plus globalisé, la question n’est plus de savoir si les entreprises tunisiennes doivent s’internationaliser; mais si la Tunisie saura accompagner cette transformation sans perdre ses talents et ses champions économiques.

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Les barrières non tarifaires deviennent le principal obstacle aux exportations des PED

Les mesures non tarifaires sont devenues le principal frein au commerce mondial, dépassant désormais les droits de douane, selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced). Normes techniques, règles sanitaires et procédures de certification représentent un coût supérieur aux tarifs douaniers dans près de 88 % des cas, compliquant particulièrement l’accès des pays en développement aux marchés internationaux.

Les économies les plus fragiles subissent une double pression : hausse des droits de douane et renforcement des exigences réglementaires. En conséquence, les pays les moins avancés perdent environ 10 % de leurs exportations vers les pays du G20, tandis que les petites entreprises exportatrices peinent à absorber les coûts liés à la conformité, explique l’organisme onusien.

La complexité et le manque de transparence des réglementations aggravent la situation. Selon la Cnuced, une meilleure communication des règles pourrait réduire de 19 % les coûts commerciaux, alors qu’une réglementation floue peut avoir un impact équivalent à un droit de douane de 28 %.

Si ces normes restent essentielles pour protéger la santé, la sécurité et l’environnement, la Cnuced appelle à une harmonisation des règles et à un meilleur accompagnement des exportateurs afin d’éviter que le commerce mondial ne devienne plus restrictif malgré la baisse des tarifs douaniers.

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Il y a 36 ans naissait L’Economiste Maghrébin !

« Ce que nous voulons faire ». C’est avec cet éditorial fondateur, signé Hédi Mechri, que le premier numéro de L’Economiste Maghrébin paraissait pour la première fois, presque jour pour. C’était le 2 mai 1990.

Dans ce texte inaugural, le fondateur posait déjà clairement la ligne : un journal qui ne cherchera pas à plaire à tout prix, qui assumera son indépendance et qui se donnera pour mission de répondre aux besoins d’information, de liberté et de démocratie économique des Tunisiens et du Maghreb.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ni complaisance, ni frilosité. Juste le métier, dans toute son exigence. 36 ans plus tard, nous republions cet texte ci-dessus tel quel. Parce que certains engagements ne vieillissent pas.

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Turquie : le chômage réel dépasse les 30 %

Les données de mars 2026 de l’Institut turc de la statistique (TÜİK), publiées ce lundi 4 mai, dressent un tableau inquiétant du marché du travail en Turquie, confirmant le ralentissement de l’économie, rapportent des journaux turcs Karar et BirGün.

Le taux de chômage officiel s’élevait à 8,1 %, dont 6,8 % pour les hommes et 10,7 % pour les femmes. Cependant, l’indice de la « population active inactive » – qui comprend les chômeurs, les personnes découragées et les personnes sous-employées – a bondi à 31,5 %, reflétant ce qu’on appelle le « chômage réel ».

Les économistes avertissent que la situation s’aggrave. En 2023, 1 personne sur 5 avait perdu espoir de trouver un emploi, et en mars 2026, ce pourcentage est passé à 2 personnes sur 5.

Cet élément est considéré comme particulièrement critique, car il témoigne d’une lassitude plus profonde sur le marché du travail.

BirGün fait remarquer, comme à son habitude, que « les éloges et les grandes déclarations ne peuvent masquer la réalité », en soulignant le coût élevé de la vie et les millions de chômeurs.

Les données de l’institut TÜİK confirment les inquiétudes concernant l’évolution de l’économie turque dans la période à venir.

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Forte hausse des tarifs de fret et des commandes de navires

Stephen Gordon, directeur général de la recherche chez Clarksons, présentait les catégories de navires qui sont les gagnantes incontestées des taux de fret du premier trimestre, le 3 avril.

M. Gordon précise que les premiers mois de 2026 ont été marqués par des développements géopolitiques. Lesquels sont une fois de plus au premier plan, avec des turbulences importantes qui ont encore compliqué le marché.

Les troubles sans précédent au Moyen-Orient– par exemple, le blocus du détroit d’Ormuz et les risques pour la sécurité maritime dans la région au sens large– ont affecté les flux de marchandises, le marché du transport maritime et le secteur de l’énergie, qui est en plein essor…

Dans ce contexte, les pétroliers affichent les meilleures performances, avec des recettes moyennes de 82 000 $ par jour. Les VLCC font encore mieux, avec 200 000 $ par jour. Tandis que les Suezmax et les Aframax battent des records avec 300 000 $.

Concernant le marché spot du GNL, Clarksons note que, malgré un début d’année 2026 difficile, les prix ont explosé en mars avec le déclenchement de la guerre. Ce qui a fait grimper les tarifs de fret à 30 000 dollars par jour. Par ailleurs, le GPL a dépassé ses plus hauts niveaux des trois dernières années. Le conflit ayant entraîné une hausse des chargements. Le transport de vrac se situe à des niveaux inférieurs, mais en hausse sur un an, avec des tarifs de fret de 15 000 dollars par jour.

De son côté, le secteur du transport de conteneurs est resté robuste, les affrètements progressant même. Tandis que le fret a également enregistré des gains, profitant principalement de la hausse des prix du carburant et des perturbations logistiques. Cependant, comme l’a souligné M. Gordon, les taux de fret sont restés inférieurs aux niveaux records atteints pendant la pandémie.

En ce qui concerne les transporteurs de voitures, on a constaté une baisse significative de 95 % pour les navires passant par Ormuz. Alors qu’une activité significative a été observée dans les constructions neuves et les achats d’occasion.

Une période faste qui touche à sa fin ?

Cependant, cette période faste, engendrée par la rareté des navires disponibles– plusieurs étant bloqués à Ormuz– et accompagnée d’un climat d’inquiétude et d’instabilité, semble toucher à sa fin.

Cette situation s’explique par la baisse attendue des taux de fret des pétroliers, due au recul des exportations de pétrole brut et de produits raffinés du Moyen-Orient. Ce qui entraîne une augmentation du nombre de navires se dirigeant vers l’Atlantique. Cette évolution affectera principalement les pétroliers transportant du pétrole brut plutôt que des produits raffinés.

Par ailleurs, selon les estimations de BRS Shipbrokers, un écart devrait apparaître entre les taux de fret des pétroliers transportant du pétrole brut et ceux transportant des produits raffinés en Occident.

À titre d’exemple, on cite les pétroliers transportant du pétrole brut dans l’Atlantique, dont les tarifs ont chuté de 20 à 30 % depuis fin mars. En revanche, les tarifs des pétroliers transportant des produits raffinés dans l’Ouest ont été maintenus, voire augmentés. Ainsi, les bénéfices des transporteurs maritimes (MR) entre la côte américaine du golfe du Mexique et l’Europe du Nord-ouest ont atteint des niveaux records.

BRS maintient toutefois que les taux de fret continueront leur tendance à la baisse, à mesure que la flotte de navires sans cargaison continuera de croître.

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Tunisie-Italie: transformer le dialogue en opportunités concrètes

Une journée dédiée aux « Opportunités d’investissement, de commerce et de coopération entre la Tunisie et la région de l’Ombrie », se tient lundi 4 mai, à la Chambre de commerce d’Ombrie à Pérouse, en Italie, annonce la Chambre tunso-italienne de commerce et d’industrie (CTICI).

Promue par la « Camera Commercio Umbria » et l’ambassade de Tunisie à Rome, initiative cible un objectif clair : « transformer le dialogue en opportunités concrètes », lors de cette rencontre, « un rendez-vous conçu pour ceux qui veulent comprendre, explorer et construire de nouvelles collaborations » entre l’Italie et la Tunisie.

« Focus sur les opportunités d’affaires en Tunisie, un marché proche, compétitif et de plus en plus intégré dans les chaînes de valeur euro-méditerranéennes », souligne la CTICI indiquant que « ce qui rendra la comparaison encore plus intéressante, ce sont les témoignages des entreprises déjà présentes dans le pays, qui partageront leurs expériences de première main et leurs perspectives de développement ».

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72 heures en Turquie… et 16 000 € envolés dans le cloud !

Elle voulait juste rester joignable. Son téléphone, lui, a décidé de partir en vacances… sans limite.

Christine, 75 ans, s’offre une escapade tranquille entre la Grèce et la Turquie, rapporte le média allemand Bild, repris par cnews.fr. Rien d’extravagant : quelques appels, un peu de voyage, et surtout la volonté de pouvoir répondre si besoin. Sauf que, par oubli ou méconnaissance, elle laisse l’itinérance des données activée. Aïe, ce détail…  insignifiant aux lourdes conséquences.

Lisez ce qui suit pour vous en rendre compte des dégâts. En Grèce, tout va bien. Normal, c’est inclus, écrit Bild. Mais dès que notre Christine pose le pied en Turquie, « son téléphone se transforme en machine à engloutir des gigas : applis bavardes en coulisses, pages ouvertes en douce… Résultat ? Une centaine de gigaoctets consommés sans même s’en rendre compte ».

Au retour en Allemagne, elle n’a pas le temps de savourer ses vacances…, au contraire c’est la claque : plus de 16 000 € (l’équivalent de 54 715,20 dinars, oui vous avez bien lu près de 55 millions de nos millimes) de facture. Oui, pour seulement 4 appels et un téléphone trop actif en arrière-plan.

Avec une pension qui dépasse à peine 900 €, vous devinez bien dans combien cette touriste est dévastée et abasourdie, ne trouvant pas les mots pour bien raconter son histoire. Mais même dans le pays le plus capitaliste d’Europe, il y a parfois du “social“. Car, selon le média allemand, l’opérateur aurait fini par adoucir le choc… en divisant la facture par 10. Donc ouf de soulagement, même si notre touriste imprudente doit payer 1 690 €.

Morale insolite : parfois, le vrai touriste, c’est ton téléphone. Et lui voyage en première classe.

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Textile: qui veut participer au Salon Ecomondo?

La Fédération tunisienne du textile et de l’habillement (FTTH) annonce le lancement d’un appel à candidatures pour participer au Salon international de l’économie verte et circulaire « Ecomondo 2026 », prévu à Rimini (Italie) du 3 au 6 novembre 2026. Cet appel s’adresse particulièrement aux responsables RSE, ingénieurs, experts techniques, responsables innovation, startups ainsi qu’aux acteurs du recyclage.

La FTTH souligne que cet événement constitue une plateforme internationale de référence dédiée aux solutions environnementales innovantes. Dans ce cadre, cette participation permettra aux entreprises et experts tunisiens de découvrir les dernières innovations en matière de technologies vertes, d’identifier des solutions concrètes dans les domaines du recyclage, de l’eau et de l’énergie, et d’échanger avec des experts internationaux et des professionnels du secteur.

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 5 mai 2026.

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Tunisie – Météo : ces trois mois seront très chauds et secs

La Tunisie devrait connaître un trimestre estival plus chaud et potentiellement plus sec que la normale, selon les dernières prévisions de Institut national de la météorologie (INM). Dans son bulletin publié vendredi, l’institut anticipe des températures supérieures aux moyennes saisonnières sur l’ensemble du territoire pour la période mai-juin-juillet 2026, dans un contexte de précipitations peu marquées, rapporte la TAP.

Selon l’INM, les températures habituelles pour ce trimestre oscillent entre 22 °C et 27 °C dans le nord et le centre, et entre 25 °C et 30 °C dans le sud, avec des pics généralement observés à Tozeur. Toutefois, les modèles saisonniers analysés ne dégagent aucun signal clair concernant les précipitations, laissant présager une tendance conforme à la transition climatique vers l’été : une baisse progressive des pluies et l’installation de conditions chaudes et sèches.

Les cumuls pluviométriques varient sensiblement selon les régions. Au nord, ils s’établissent habituellement entre 31 mm à Nabeul et 77 mm au Kef. Dans le centre, ils vont de 26 mm à Mahdia à 74 mm à Thala. Le sud reste nettement plus aride, avec des niveaux compris entre 7 mm à Remada et 44 mm à Sidi Bouzid.

Le mois de mai à surveiller

Dans le détail mensuel, le mois de mai marque une transition vers un climat plus chaud et sec, avec des températures moyennes comprises entre 19 °C et 22 °C dans le nord et le centre, et entre 21 °C et 26 °C dans le sud. Les précipitations y deviennent modestes, variant entre 20 et 45 mm au nord et au centre, et entre 5 et 22 mm au sud.

Juin, jusqu’à 31 °C attendus

En juin, les conditions estivales s’installent plus nettement. Les températures moyennes atteignent entre 23 °C et 25 °C dans le nord et le centre, avec un niveau plus élevé à Kairouan (environ 27 °C), tandis que le sud enregistre entre 25 °C et 31 °C. Les précipitations deviennent très faibles, souvent inférieures à 25 mm dans les régions septentrionales et centrales, et à 12 mm dans le sud.

Certains régions du sud vont suffoquer en juillet

Le mois de juillet s’annonce particulièrement chaud et sec, avec des températures moyennes comprises entre 26 °C et 30 °C dans le nord et le centre, et entre 28 °C et 33 °C dans le sud. Les pluies y sont quasi inexistantes, ne dépassant généralement pas 15 mm dans le nord et le centre, et devenant presque nulles dans les régions méridionales.

Ces prévisions confirment une tendance à l’assèchement progressif du climat à l’approche de l’été, susceptible d’avoir des implications pour les ressources hydriques et certaines activités économiques, notamment agricoles.

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Des hommes d’affaires russes attendus en Tunisie

Une mission d’hommes d’affaires russes est prochainement attendue en Tunisie à la recherche d’opportunités de partenariat avec leurs homologues tunisiens. L’annonce a été faite, jeudi 30 avril 2026, par la présidente du Conseil d’affaires russo-tunisien, Tatiana Sadofyeva, qui s’exprimait lors d’une réunion tuniso-russe entre son conseil et le Centre de promotion des exportations (CEPEX).

A cette occasion, elle se dit disposée à accompagner le CEPEX dans l’organisation de missions commerciales ciblées vers les pays de l’espace eurasiatique, en mobilisant son réseau de partenaires institutionnels et d’affaires.

Les échanges ont porté sur les opportunités de promotion des produits tunisiens sur le marché russe ainsi que vers d’autres Etats de la Fédération de Russie, notamment la Tchétchénie, le Daghestan et le Tatarstan, considérées comme des marchés à fort potentiel pour les entreprises tunisiennes.

Ils ont également permis d’examiner plusieurs initiatives visant à soutenir durablement la présence des produits tunisiens dans la région eurasiatique, notamment à travers le projet de lancement d’un pavillon permanent dédié à l’exposition des produits tunisiens, en particulier l’huile d’olive et les dattes, afin de servir de plateforme de promotion et de relais commercial vers les marchés de la région.

A noter que les échanges commerciaux entre la Tunisie et la Russie ont enregistré une évolution positive au cours des trois premiers mois de l’année 2026, atteignant 13,2 millions de dinars, soit une hausse de 14,8% par rapport à la même période de 2025, indique le Cepex. Sachant que le potentiel d’exportation vers ce marché est estimé à près de 29 millions de dollars.

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Les réserves en devises reculent en 2025 malgré un soutien des recettes extérieures

Les avoirs nets en devises de la Tunisie ont reculé en 2025, s’établissant à 25 134,4 millions de dinars (MDT), soit une baisse de 8,2 %, selon le rapport annuel de la Banque centrale de Tunisie (BCT). Cette contraction traduit principalement la persistance des tensions sur les finances extérieures et le poids du service de la dette.

La diminution des réserves s’explique par un déficit élevé des flux nets du Trésor dans un contexte d’accès limité aux financements internationaux. Malgré des tirages en faveur de l’administration ayant atteint 1 920 MDT, les sorties liées au remboursement de la dette ont fortement pesé sur les avoirs, explique la banque des banques.

Parmi les principales échéances, la Tunisie a réglé plus de 1 028,8 millions USD au titre de l’Eurobond 2015, en plus des remboursements dus au Fonds monétaire international. Ces paiements ont accentué la pression sur les réserves en devises au cours de l’année.

Toutefois, les entrées de devises ont partiellement amorti cette baisse. La progression des recettes touristiques et des transferts des Tunisiens à l’étranger a permis à la Banque centrale de réaliser des achats nets de devises estimés à 4 700 MDT, contribuant ainsi à limiter l’érosion des réserves.

Malgré ce soutien, la dynamique globale reste marquée par le poids des engagements extérieurs, dans un environnement financier international toujours contraint, regrette le rapport.

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Les crédits du PDI s’élèveront à 300 MDT en 2026

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a affirmé que la baisse du taux d’inflation à environ 5 % ne signifie pas une diminution des prix, mais seulement un ralentissement de leur hausse par rapport aux années précédentes.

Lors d’une session avec le Conseil national des régions et des districts (Cnrd), il a précisé que l’augmentation des prix concerne surtout les produits alimentaires non subventionnés, sous l’effet de facteurs externes comme la hausse des coûts à l’importation, ainsi que des dysfonctionnements dans les circuits de distribution et la spéculation, selon la TAP.

Face à cette situation, dit-il, l’État renforce le contrôle des marchés en surveillant les circuits de distribution et en luttant contre les pratiques spéculatives, tout en poursuivant l’amélioration des indicateurs économiques. Et de rappeler que l’objectif des politiques économiques reste d’avoir un impact concret sur la vie des citoyens, notamment à travers l’amélioration des services publics et la maîtrise des prix.

Concernant le développement régional, il a insisté sur la nécessité d’une répartition équilibrée des ressources, basée à la fois sur le niveau de développement des régions et leur population. Dans ce cadre, les crédits du Programme de Développement Intégré (PDI) passeront de 250 millions de dinars en 2025 à 300 millions en 2026.

Sur le plan de l’investissement, le gouvernement travaille à simplifier les procédures administratives et à lever les obstacles, notamment pour le secteur privé. Il prévoit également de regrouper certaines structures administratives afin d’améliorer leur efficacité.

À l’international, la Tunisie suit de près l’évolution de la conjoncture économique mondiale à travers un comité technique chargé d’anticiper les scénarios. Le ministre a assuré que l’économie tunisienne a déjà démontré sa capacité de résistance face aux crises.

Enfin, le gouvernement mise sur la diversification de ses partenariats, l’accélération des financements extérieurs et l’attraction d’investissements à forte valeur ajoutée, notamment dans les énergies renouvelables, afin de réduire le déficit énergétique.

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Forte hausse des investissements agricoles privés au 1er trimestre 2026

Les investissements agricoles privés approuvés ont enregistré une nette progression de 37,8 % au premier trimestre 2026, pour atteindre 111 millions de dinars (MDT), contre 80,6 MDT durant la même période de 2025, selon des données publiées par l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA).

Au total, 638 projets ont obtenu l’aval des commissions nationale et régionales d’octroi d’avantages, pour un financement moyen de 174 000 dinars par opération. Ces projets devraient générer 673 emplois permanents dans les différentes filières agricoles.

Le secteur agricole a obtenu la part importante, avec 60,1 millions de dinars investis, soit une hausse de 82 % par rapport au premier trimestre 2025, mais en termes de pourcentage, c’est la pêche qui enregistre la plus forte progression (153 %) à 13,7 millions de dinars, portée principalement par l’extension et la rénovation de projets existants.

Sur le plan régional, la deuxième région (Tunis, l’Ariana, Ben Arous, Zaghouan, la Manouba et Nabeul) a enregistré une envolée spectaculaire de 511 %, à 24 millions de dinars, tirée par l’aviculture et l’aquaculture à Nabeul. Quant à la première région (Bizerte, Béja, Jendouba, Le Kef), elle a progressé de 102 %, à 14,1 millions de dinars, grâce aux services agricoles à Jendouba et à l’activité halieutique à Bizerte.

Quid de l’ESS?

L’économie sociale et solidaire bénéficie d’un essor notable : 11 projets communautaires ont été approuvés pour un montant de 2,9 millions de dinars, contre 3 opérations un an plus tôt, répartis entre les gouvernorats du Kef, Béja, Kairouan, Sidi Bouzid et Médenine. Les jeunes opérateurs ont obtenu l’approbation de 87 projets d’une valeur totale de 10,1 millions de dinars, représentant 14 % du montant global approuvé. Les femmes ont quant à elles porté 41 projets représentant environ 4,3 millions de dinars.

Sept crédits fonciers d’un montant total de 1,1 million de dinars ont permis d’intégrer 82 hectares de terres agricoles dans le circuit économique, soit un coût moyen de 13400 dinars par hectare en moyenne.

S’agissant des intentions d’investissement, 1442 déclarations ont été enregistrées pour une valeur totale de 255,8 millions de dinars. La digitalisation poursuit sa montée en puissance : 1182 déclarations ont été déposées en ligne, représentant 82 % du volume total et 86 % de la valeur globale, soit 221,1 millions de dinars.

Enfin, les activités agricoles concentrent la majeure partie des investissements déclarés, avec 63 % du total (161,5 millions de dinars), suivies des services agricoles (23 %, soit 58,3 millions), de la pêche (8 %, soit 20,8 millions), de la première transformation (4 %, soit 10,8 millions) et de la pisciculture (2 %, soit 4,5 millions de dinars).

Avec TAP

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Sahara : l’illusion d’une eau infinie face à une catastrophe annoncée

Le discours officiel se veut rassurant. Pourtant, derrière la rhétorique d’« exploitation équitable », se dessine un scénario bien plus inquiétant autour des eaux souterraines du Sahara septentrional.

Selon la « Déclaration de Tripoli », annoncée le 29 avril, la Libye, l’Algérie et la Tunisie promettent une gestion « rationnelle et équitable » d’une ressource présentée comme colossale au Sahara. A savoir plus de 40 000 milliards de mètres cubes d’eau. Mais cette abondance affichée masque une réalité beaucoup plus alarmante. En effet, il s’agit en grande partie d’eau fossile, donc non renouvelable à l’échelle humaine. Autrement dit, chaque prélèvement rapproche un peu plus cette réserve d’un épuisement irréversible. C’est ce qu’écrit la chaîne publique France24 se basant sur une dépêche de l’AFP.

Ce système aquifère, qui serait l’un des plus vastes au monde, est exploité depuis des siècles – et de manière de plus en plus agressive. Les forages modernes, pouvant atteindre 1 000 mètres de profondeur, accélèrent une dynamique que les experts décrivent déjà comme dangereuse. « Sous couvert de coopération, les États institutionnalisent en réalité un partage organisé… de la pénurie future ».

Le « mécanisme de concertation » annoncé (basé sur des modèles mathématiques attribuant des quotas) est présenté comme une avancée. Toutefois, une question fondamentale demeure : peut-on vraiment répartir équitablement une ressource qui disparaît ? « La mise en place d’un système de quote-part risque surtout de légitimer une surexploitation encadrée, plutôt que de l’enrayer. Les engagements à surveiller les niveaux d’eau et la pollution ressemblent davantage à des garde-fous tardifs qu’à une stratégie préventive solide » souligne la même source.

Kaïs Saïed, Abdelmadjid Tebboune et Mohamed el-Menfi, les dirigeants des trois pays concernés, invoquent « le changement climatique et la hausse de la demande en eau pour justifier cette coopération ». Mais ces mêmes facteurs rendent justement l’exploitation de cette nappe encore plus risquée. « Dans une région déjà frappée par le stress hydrique, accélérer le pompage d’une réserve non renouvelable pourrait précipiter une crise majeure ».

La situation est particulièrement critique en Libye, où plus de 90 % du territoire est désertique. D’où la grande dépendance du pays à la Grande rivière artificielle, un projet gigantesque lancé sous Mouammar Kadhafi, qui transfère cette eau fossile vers les zones habitées. Ce modèle, longtemps présenté comme une prouesse technique, apparaît aujourd’hui comme un pari dangereux sur une ressource finie.

Enfin, les chiffres eux-mêmes appellent à la prudence : si 62 % des réserves se trouvent en Algérie, 30 % en Libye et seulement 8 % en Tunisie, une grande partie de cette eau n’est pas exploitable. L’illusion d’abondance pourrait donc masquer des tensions géopolitiques croissantes à mesure que la ressource se raréfie.

En somme, loin d’être une simple coopération régionale, cet accord pourrait bien marquer le début d’une course contre la montre. Et peut-être aussi d’un futur conflit silencieux autour de l’eau.

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Rached Ghannouchi hospitalisé d’urgence

Le mouvement Ennahdha fait état, dans un communiqué publié jeudi 30 avril 2026, d’une dégradation aiguë de l’état de santé de Rached Ghannouchi, son président et par ailleurs ancien président du Parlement.

Le parti précise qu’il a été transféré en urgence depuis son lieu de détention vers un établissement hospitalier, où il devrait rester sous surveillance médicale durant plusieurs jours. 

Au passage, Ennahdha estime que Ghannouchi doit bénéficier de soins adaptés, compte tenu de son âge avancé et de pathologies chroniques nécessitant une prise en charge continue ainsi qu’un accompagnement familial.

Pour le parti, « la place naturelle de Rached Ghannouchi demeure chez lui, parmi les siens ».

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Mehdi Ben Gharbia : 5 ans de prison et 48 MDT d’amende

La chambre correctionnelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près la cour d’appel de Tunis a confirmé le jugement de première instance condamnant l’homme d’affaires Mehdi Ben Gharbia à cinq ans de prison et à une amende de plus de 48 millions de dinars (MDT), dans une affaire à caractère financier et bancaire, selon le dossier et les investigations.

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Hajj et Omra : l’Arabie saoudite durcit les mesures pour les pèlerins

Si vous souhaitez effectuer votre pèlerinage aux Lieux Saints de l’islam, ceci vous concerne.

Dans un communiqué rendu public à l’attention des musulmans, le ministère saoudien du Hajj et de l’Omra assure que l’application stricte de la politique « Pas de Hajj sans permis » fait suite à son engagement à protéger les droits des pèlerins autorisésCette mesure garantit que chaque visiteur des Lieux Saints bénéficie des services de haute qualité auxquels il a droit ».

Le ministère ajoute que « les individus non autorisés génèrent une surpopulation et saturent les infrastructures publiques. Ce qui nuit à l’efficacité de l’ensemble de l’écosystème de services ». Par conséquent, les autorités rappellent que « toute violation des réglementations du Hajj expose les contrevenants à des poursuites judiciaires et à des sanctions officielles ». 

Au passage, les autorités saoudiennes mettent en garde contre les publicités mensongères sur les réseaux sociaux qui promeuvent des services de pèlerinage illégaux.

De ce fait, et afin d’« assurer une conformité mondiale, le ministère coordonne ses efforts avec les bureaux des affaires du Hajj à travers le monde. Et ce, afin de sensibiliser les pèlerins sur le caractère obligatoire de l’obtention d’un permis officiel avant leur arrivée ». Et le respect de ces règles, ajoutent les autorités en charge du Hajj et de la Omra, « sert l’intérêt collectif. De même qu’il favorise un environnement spirituel serein ». Lequel est à même de permettre aux fidèles de se concentrer sur leurs rituels en toute sérénité.

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La liberté de la presse en chute historique en 2025

La liberté de la presse dans le monde a atteint en 2025 son niveau le plus bas depuis 25 ans. C’est ce qu’il ressort du classement publié le 30 avril par Reporters sans frontières (RSF), qui met en évidence une dégradation généralisée marquée par des pressions accrues sur les journalistes et les médias à l’échelle mondiale. Et ce même dans les « démocraties occidentales ». C’est dire.

D’après l’organisation Reporters sans frontières, plus de la moitié des pays évalués, soit 94 sur 180, se trouvent désormais dans une situation qualifiée de « difficile » ou « très grave », contre une proportion nettement plus faible au début des années 2000, rapportent nos confrères de France24. Parallèlement, la part de la population mondiale vivant dans un pays où la liberté de la presse est jugée « bonne » est tombée sous la barre de 1 %. Seuls cinq pays, principalement situés en Europe du Nord (Norvège, Estonie, Pays-Bas, Suède, Finlande) figurent encore dans cette catégorie. La France se classe à la 25e place, avec une situation qualifiée de « plutôt bonne », ajoute la même source.

Le rapport souligne que « les atteintes à la liberté de la presse prennent des formes multiples, incluant des pressions économiques, politiques et juridiques, en plus des violences physiques, des détentions et des assassinats de journalistes ».

Dans le classement, on remarquera le fort recul des États-Unis, qui occupent désormais la 64e position, « dans un contexte d’attaques répétées contre les médias et de décisions affectant le financement de l’audiovisuel extérieur ».

A noter cependant que les Etats-Unis ne sont pas les seuls à reculer dans le classement. C’est le cas par exemple du Salvador, de la Géorgie, du Niger (qui perd 37 places en 2025), du Burkina Faso et du Mali, selon l’organisation. Figurent également parmi les mal classés la Russie, l’Iran, la Chine et l’Arabie saoudite. A cet égard, la Tunisie se classe à la 137e position devant la Libye (138e) et le Rwanda (139e), l’Algérie (145e); mais elle est devancée par le Maroc (105e).

RSF met en exergue le durcissement du cadre légal de l’exercice de la profession dans de nombreux pays, ainsi que « le recours croissant aux poursuites judiciaires pour intimider les journalistes ». Signalant toutefois « l’entrée en vigueur de nouvelles réglementations européennes visant à protéger la liberté des médias » selon France24.

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