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Féminicide à Tebourba | Elle s’appelait Zeineb ! (Aswat Nissa)

Le nom de Zeineb vient s’ajouter à la liste de plus en plus longue des femmes victimes de violences en Tunisie : Mère de deux enfants, elle a été poignardée à mort par son mari à leur domicile, à Tebourba (gouvernorat de la Manouba).

« Le motif de l’altercation ? L’achat du sacrifice de l’Aïd ! Ce drame n’est pas un fait divers isolé, mais il s’inscrit dans une mécanique de violence systémique ciblant les femmes au sein de la sphère privée », déplore Aswat Nissa.

« Alors que le foyer devrait être un sanctuaire de sécurité, il se transforme, sous le poids des normes sociales et de l’impunité, en un lieu de danger mortel », indique encore la même source. Cette dernière estime que le meurtre de Zeineb illustre la manière dont les tensions économiques — ici les frais de l’Aïd — servent aussi de déclencheur à une violence masculine.

Au-delà de l’émotion, les organisations féministes et les défenseurs des droits humains insistent sur une terminologie précise : ceci est un féminicide.

« Nommer ces crimes est un devoir politique et féministe. Ce n’est pas un « crime d’honneur » ou un « drame passionnel », c’est le meurtre d’une femme parce qu’elle est femme, dans un système qui lui refuse l’autonomie et la vie. »

La même source appelle, par ailleurs, à une révision urgente des politiques de sécurité pour les femmes et à une prise de conscience collective.

Y. N.

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Palestine | Les responsabilités du silence

À Gaza, la catastrophe humanitaire a cessé d’être un événement : elle est devenue une condition. Mais à mesure que les faits s’accumulent, une autre réalité s’impose — celle des choix politiques, des fidélités obstinées et des silences organisés. Nommer la tragédie ne suffit plus : il faut désormais en désigner les auteurs et les complices.

Dr Moez Ben Khemis *

À Gaza, la réalité ne se discute plus : elle accable. Plus de 72 000 morts, 170 000 blessés — et, dans cette masse indistincte de chiffres, des vies fauchées, des enfances anéanties, des lignées effacées. Ce ne sont pas seulement des individus qui disparaissent, mais les contours mêmes d’une société que l’on voit, jour après jour, se défaire.

Le territoire, lui, est livré à une entreprise de démolition systématique. Hôpitaux rendus muets, écoles ouvertes comme des plaies, réseaux vitaux pulvérisés : rien de ce qui permettait encore de tenir ne semble devoir subsister. L’eau manque, les soins s’éteignent, la famine s’installe. Et la population, presque tout entière déplacée, erre dans l’étroitesse d’un espace clos, condamnée à fuir l’ombre de la mort sans jamais pouvoir s’échapper.

Le droit à l’épreuve de sa propre faiblesse

Face à cela, les mises en garde abondent — et s’épuisent. Organisations internationales, juristes, observateurs : tous documentent, tous alertent, tous concluent à des violations répétées du droit international humanitaire.

Les mots se durcissent : génocide, nettoyage ethnique. Ils ne sont plus seulement brandis, mais examinés, pesés, discutés devant les juridictions internationales. Les Nations unies avertissent, elles aussi. Mais à mesure que le langage se fait plus grave, son effet semble s’émousser : le droit est invoqué, rarement appliqué.

La constance des soutiens, l’inertie des puissances

Car ce qui se joue ici ne tient pas seulement aux faits, mais aux volontés qui les encadrent — ou les tolèrent. Aux États-Unis, Joe Biden puis Donald Trump maintiennent un appui constant, scellé par les livraisons d’armes et protégé par le veto diplomatique.

Au Royaume-Uni, Rishi Sunak ainsi que son successeur prolongent cette ligne. En France, Emmanuel Macron nuance, ajuste, appelle — mais ne rompt pas. Le langage varie, la politique demeure.

Et sur le terrain, le gouvernement de Benjamin Netanyahu poursuit son offensive, comme affranchi de toute contrainte autre que la sienne propre.

L’ombre portée d’une conflagration

Déjà, le conflit déborde. Au sud du Liban, les affrontements étendent la zone de fracture. Les victimes s’ajoutent aux victimes, les exils aux exils.

Ce qui se dessinait comme une guerre circonscrite menace désormais de devenir un foyer d’embrasement régional. L’histoire, ici, ne progresse pas : elle s’étend.

Le silence fragmenté du monde arabe

Face à cela, une autre réalité s’impose : celle d’un monde arabe politiquement en retrait. Les condamnations existent, mais elles restent sans prise.

Les divisions internes, les calculs stratégiques, les équilibres fragiles — tout concourt à contenir la parole dans les limites du déclaratif. L’indignation circule ; l’action, elle, se dérobe.

L’euphémisme comme dernier refuge

Reste le langage. Et avec lui, une forme plus insidieuse de déni. Parler de «conflit», de «riposte», d’«affrontements», c’est parfois déjà atténuer. C’est substituer à la dissymétrie des faits une symétrie de façade.

Or nommer, c’est trancher. C’est reconnaître la nature d’une réalité. À l’inverse, euphémiser revient à l’envelopper, à l’adoucir — et, ce faisant, à la rendre plus acceptable qu’elle ne devrait jamais l’être.

L’ordre international au révélateur

Ce qui se joue dépasse désormais Gaza. C’est l’ordre international lui-même qui se trouve exposé — dans ses principes comme dans ses contradictions.

Pourquoi certaines violations appellent-elles des sanctions immédiates, quand d’autres s’accommodent de protestations sans effet ? Pourquoi l’urgence est-elle, selon les cas, si variable ?

À ces écarts répond un sentiment grandissant : celui d’un droit inégal, d’une justice sélective, d’un univers normatif à géométrie variable.

Nommer, enfin, les responsabilités

Car il faut en venir là. Non plus seulement aux faits, mais à ce qui les rend possibles. Les décisions politiques, les vetos, les soutiens militaires, les prudences calculées, les silences entretenus : tout cela ne constitue pas un décor, mais une mécanique.

L’histoire, toujours, élargit le cercle des responsabilités. Elle ne s’arrête pas à ceux qui agissent ; elle inclut ceux qui permettent.

À Gaza, rien ne manque pour comprendre : les faits sont établis, les alertes lancées, les institutions saisies.

Ce qui manque encore, c’est autre chose — une décision, une rupture, un acte.

Et une question demeure, nue, irréductible :
que feront, concrètement, ceux qui ont le pouvoir d’agir ?

Quelques statistiques officielles :

Hôpitaux (et structures de santé) :

Gaza comptait environ 36 hôpitaux avant la guerre. Fin 2024–2025, la majorité ont été endommagés ou détruits ; seuls 14 à 17 restaient partiellement fonctionnels. 

Plus de 650 attaques contre des structures de santé ont été recensées 

En clair : le système hospitalier est quasi anéanti, plus que simplement «touché».

Écoles et universités :

Environ 778 écoles sur 815 (≈ 95 %) endommagées ou détruites. Plus de 90 % des bâtiments scolaires touchés. Des centaines d’établissements sont totalement hors service Cela correspond à l’effondrement quasi total du système éducatif.

Mosquées (et lieux religieux)

Environ 823 mosquées détruites selon certaines évaluations. De nombreux autres lieux religieux (églises, sites historiques) également endommagés. Une part majeure du patrimoine religieux a été rasée ou gravement touchée.

Infrastructures :

80 à 90 % des bâtiments de Gaza endommagés ou détruits. Plus de 102 000 bâtiments totalement détruits. 85 % des réseaux d’eau et d’assainissement hors service. 62 % des routes détruites. 80 % des infrastructures globales en ruines 

On parle ici d’une destruction systémique.

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Soudan | Les musées pillés et les trésors vendus !

La barbarie des Forces de soutien rapide (FSR) dirigées par l’ancien chamelier Hemedti Dagalo ne connaît aucune limite. Le patrimoine soudanais héritier d’une Histoire millénaire n’a pas été épargné. Les musées soudanais sont pillés et leurs trésors sont vendus à l’étranger. Selon l’Unesco, le trafic de pièces archéologiques est une activité criminelle très lucrative, classée troisième après les armes et la drogue. Au Soudan, 8000 pièces se sont évaporées ! 

Imed Bahri

Selon le Wall Street Journal, des historiens et des conservateurs de musées soudanais affirment que les FSR qui combattent l’armée régulière depuis trois ans ciblent le riche patrimoine culturel du Soudan et le vendent au plus offrant sur le marché noir international de l’art. Partout dans le pays, leurs combattants se sont alliés à des pillards parmi les civils pour dépouiller les musées des pièces inestimables témoins de l’histoire du pays de l’âge de pierre à l’avènement de l’Islam. 

L’Autorité nationale des antiquités et des musées du Soudan estime à 150 millions de dollars le montant des trésors pillés depuis le début du conflit. Ces dernières semaines, des vidéos circulant en ligne ont montré des vitrines vides qui contenaient autrefois de l’or et des bijoux ayant appartenu aux rois de Napata et de Méroé au Musée national du Soudan.

Dans la ville d’El Fasher, ravagée par la guerre, un palais du XIXe siècle qui abritait le Musée du Sultan Ali Dinar a été vidé avant d’être bombardé et réduit en ruines. Le musée de Nyala, situé dans la capitale de facto des rebelles de l’ouest du Soudan, a été pillé et son contenu, y compris du mobilier, a été volé avant d’être transformé en base militaire.

Une base de données des objets volés

Abdelrahman Ali Mohamed, expert culturel de l’Unesco, impliqué dans les efforts de récupération des objets pillés, indique que les combattants avaient systématiquement ciblé les pièces les plus précieuses. Il a déclaré : «Nous pensons que la milice s’est associée à des organisations criminelles internationales pour faciliter la vente de ces objets. Nous constituons actuellement une base de données de tous les objets volés afin de faciliter leur localisation et leur récupération».

Plus de 8 000 objets ont été volés dont de l’or et des bijoux anciens.

Le contenu des musées soudanais représente une cible de choix pour les FSR. Ce groupe composé principalement d’Arabes trouve ses racines dans les tristement célèbres milices Janjawid responsables du massacre d’environ 200 000 personnes au Darfour –majoritairement des Africains noirs– au début des années 2000.

Les FSR font l’objet de nouvelles accusations de génocide dans le conflit actuel. Pendant des années, le groupe a dépendu des revenus tirés de la vente d’or dans la région du Golfe et des paiements pour la surveillance des mines appartenant au groupe russe Wagner dans l’ouest du Soudan.

Toutefois, depuis le début de la guerre il y a trois ans, ces ressources se sont raréfiées car l’armée régulière a bombardé les mines d’or tenues par les rebelles et les Russes ont quasiment disparu après la mort du fondateur de Wagner Evgueni Prigojine.

Trafic sur le marché noir international de l’art

C’est là que les musées et leurs collections sont devenus la cible des FSR car le trafic sur le marché noir international de l’art, selon l’Unesco, est une activité criminelle très lucrative, classée troisième après les armes et la drogue. 

Au début du conflit, les combattants des FSR ont pris pour cible les quatre musées de la capitale Khartoum. Au Musée national, ils se sont positionnés sur le toit comme des tireurs d’élite avant de piller méthodiquement la majeure partie de l’or, notamment une couronne de fleurs découverte dans la pyramide du roi Talakhamani, un souverain méroïtique du Ve siècle avant J.-C.

Les pilleurs s’attaquent généralement aux petites pièces, faciles à transporter et de grande valeur, laissant sur place les objets plus lourds.

Dans des vidéos qui circulent, on voit les combattants poser avec des piles de bijoux et de lingots d’or volés. Ces objets sont transportés par camion jusqu’aux frontières sud et ouest, d’où ils sont exportés clandestinement du pays, selon des responsables soudanais et des images satellites. Les enquêteurs de l’Onu affirment qu’ils sont vendus à des marchands d’art et que les recettes servent à acheter des drones, des véhicules blindés et des obus d’artillerie utilisés par les FSR dans une guerre qui a fait plus de 150 000 morts et plus de 14 millions de déplacés.

Un porte-parole des FSR a évidemment nié que ses combattants aient pillé des musées. Cependant, selon l’Autorité nationale des antiquités et des musées, les objets volés ont déjà été mis en vente sur les réseaux sociaux et les plateformes en ligne. Certaines pièces, notamment des peintures et des poteries provenant vraisemblablement du Musée national, ont été proposées sur eBay avant d’être retirées après l’alerte donnée par des experts. La société a indiqué appliquer une politique de «tolérance zéro» à l’égard de la mise en vente d’antiquités illicites.

L’Unesco a appelé les autres musées, collectionneurs et maisons de vente aux enchères à s’abstenir de tout commerce d’objets pillés au Soudan.

Il est probable qu’un nombre important de ces objets se soient déjà retrouvés sur le marché noir de l’art.

Au début du conflit, l’Unesco et les autorités soudanaises travaillaient sur des projets de restauration de plusieurs millions de dollars dans plus d’une douzaine de musées et de centres culturels. Des collections entières d’objets avaient été emballées dans des caisses, facilitant ainsi leur transport par les rebelles. Parmi ces objets figuraient des vestiges de certaines des plus anciennes civilisations du monde comme le royaume de Koush qui prospérait le long du Nil il y a des milliers d’années.

Certains de ces objets ont été récupérés. Les autorités ont déclaré que certaines pièces avaient été récupérées par les forces gouvernementales après des affrontements avec les Forces de soutien rapide, tandis que d’autres avaient été saisies aux points de passage frontaliers. Mais cela ne représente qu’une fraction du total. Seuls 570 objets environ ont été exposés lors d’une cérémonie à Port-Soudan en janvier, contre plus de 8 000 volés depuis le début du conflit.

«Ce pillage est non seulement une tragédie nationale pour le Soudan mais une perte pour l’humanité entière», a déclaré Ahmed Junaid, représentant de l’Unesco au Soudan qui a ajouté : «Ces pièces ne devraient pas être autorisées à entrer sur le marché international de l’art»

Des objets archéologiques servent de cibles d’entraînement

Lors des pillages, les voleurs se sont concentrés sur les objets de petite taille mais même les plus grands n’ont pas été entièrement épargnés. Des images ont montré que certaines statues de pharaons aux entrées des musées endommagés étaient criblées de balles comme si elles avaient servi de cibles d’entraînement.

Des cercueils contenant des momies vieilles de plusieurs siècles ont également été détruits à l’intérieur du musée. Les combattants ont également pris pour cible le Musée d’histoire naturelle de l’Université Ahlia d’Omdourman où ils ont brûlé des manuscrits et des livres rares dans une tentative manifeste d’effacer l’identité du Soudan.

«Il est clair que les combattants cherchaient à effacer notre histoire», a déclaré Ikhlas Abdel Latif Ahmed, directeur au sein de l’Autorité nationale des antiquités et des musées du Soudan. 

Près de son bureau se dresse une statue colossale du dieu nubien Apédémak au bord du Nil Bleu. La légende raconte que cette divinité à tête de lion protégeait le pays des envahisseurs et était vénérée comme un dieu de la guerre dans l’ancien Royaume de Koush.

Aujourd’hui, sa statue –qui a survécu en partie parce qu’elle était probablement trop lourde pour être déplacée– se dresse seule au milieu des ruines de la guerre.

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Bourse de Tunis : AIR LIQUIDE, SANIMED et SIAME placées sous surveillance

Les sociétés cotées AIR LIQUIDE TUNISIE, SANIMED et SIAME sont transférées du compartiment “B” du marché principal au compartiment “S”, incluant les émetteurs qui ne respectent pas leurs obligations en matière d’information financière, et ce à partir du vendredi 02 janvier 2026, a fait savoir, vendredi, la Bourse de Tunis.

Dans sa note sur la “Répartition des titres de capital de la Cote de la Bourse en compartiments et en groupes de cotation pour l’année 2026”, la Bourse de Tunis a précisé que le compartiment “S” est désormais composé des valeurs suivantes : TUNISAIR, AIR LIQUIDE, ALKIMIA, STIP, SIAME, SIPHAT, SOMOCER, ASSAD, AETECH, SOTEMAIL, TAWASOL GP HOLDING, UADH et SANIMED.

La société LES CIMENTS DE BIZERTE a toutefois, suivi la trajectoire inverse en quittant le compartiment “S” vers le compartiment “B”. Pour sa part, TUNISIE LEASING & FACTORING a quitté le compartiment “B” et intégré le compartiment “A”.

En effet, conformément à la décision de la Bourse N° 1/6/2021 sur le compartimentage, telle que modifiée par décision du Conseil de la Bourse du 02 mai 2023, les émetteurs sont affectés sur trois compartiments du Marché Principal. Le compartiment A inclut les émetteurs dont la capitalisation boursière est supérieure ou égale à 200 millions de dinars. Le compartiment B inclut les émetteurs dont la capitalisation boursière est inférieure à 200 millions de dinars. Le compartiment S (Sous Surveillance) inclut les émetteurs qui ne respectent pas leurs obligations en matière d’information financière et/ou qui sont touchés par des événements susceptibles de perturber durablement leur situation ou compromettre le bon fonctionnement du marché.

La capitalisation boursière utilisée pour l’affectation aux compartiments A et B est la moyenne quotidienne des capitalisations entre le 1er septembre et le 30 novembre 2025. Pour les valeurs nouvellement introduites, la capitalisation boursière est calculée sur la base du prix d’introduction.

// Répartition des titres de capital cotés en groupes de cotation

S’agissant de la répartition des titres de capital cotés en groupes de cotation, la Bourse a souligné que conformément au règlement de parquet, sont retenues pour une cotation en continu pour l’année 2026, les valeurs ayant réalisé un nombre de transactions au moins égal à 1 200 sur la période allant du 1er décembre 2024 au 30 novembre 2025 et vérifiant un minimum de 300 transactions par trimestre pour au moins deux trimestres.

La cotation en continu est réservée aux titres les plus liquides qui sont, ainsi, négociés de façon permanente. Les ordres concernant ces titres peuvent s’exécuter en continu pendant les heures de négociation (la séance).

La cotation au fixing consiste à confronter les offres et les demandes enregistrées par le marché à un moment donné et à fixer le cours du produit concerné au prix d’équilibre entre toutes ces offres et ces demandes. Elle correspond aux marchés financiers dont les valeurs ne sont pas cotées en continu pendant la journée de bourse. Par opposition à la cotation en continu, cette cotation au fixing est réservée aux titres dont la capitalisation boursière ou la liquidité sont faibles.

Ainsi, à partir du vendredi 02 janvier 2026, SIAME est transférée du groupe 11 (Continu) au groupe 99 (Fixing). AIR LIQUIDE TUNISIE et SANIMED sont déplacées du groupe 12 (Fixing) vers le groupe 99 (Fixing). La société LES CIMENTS DE BIZERTE quitte le groupe 99 (Fixing) vers le groupe 12 (Fixing).

ASSURANCES MAGHREBIA, CELLCOM, CIL, OFFICEPLAST, ESSOUKNA et STAR migrent du groupe 12 (Fixing) au groupe 11 (Continu). TUNIS RE et WIFACK INTERNATIONAL BANK sont transférées du groupe 11 (Continu) au groupe 12 (Fixing).

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Industrie : Comment El.Com illustre la montée en puissance italienne en Tunisie

Implantée en Tunisie depuis 2015, El.Com fait partie des entreprises italiennes ayant développé des capacités de production dans le pays au cours de la dernière décennie. Selon les informations publiées par Nova News, le groupe, actif dans les faisceaux de câbles destinés principalement à l’automobile et à certaines applications industrielles, opère aujourd’hui plusieurs sites en Tunisie.

Cette prise de parole s’inscrit dans un contexte où la présence étrangère est régulièrement mise en avant comme un indicateur de stabilité économique. Elle participe ainsi à un discours plus large sur l’attractivité industrielle du pays, sans pour autant en résumer la réalité.

Une implantation industrielle progressive

Fondée en 1967 à Brescia, El.Com a ouvert son premier site tunisien en 2015, dans la zone industrielle de Djebel Ouest. À l’origine, l’unité couvrait 5 000 m² et employait environ 200 personnes. Le dispositif a ensuite été élargi par étapes. À ce stade, El.Com Tunisie SA exploite trois sites industriels totalisant près de 20 000 m², pour un effectif d’environ 800 salariés.

Selon les données communiquées, près de 25 % des capacités industrielles du groupe seraient aujourd’hui localisées en Tunisie. Le pays constitue ainsi l’un des pôles de production du groupe, principalement tourné vers l’exportation, en particulier vers les marchés européens. Malgré le ralentissement du marché automobile mondial, El.Com anticipe une évolution modérée de son activité à l’horizon 2026.

Le cas El.Com s’inscrit dans un paysage plus large. La Tunisie accueille près de 1 000 entreprises italiennes, représentant plus d’un quart des entreprises étrangères implantées dans le pays. Elles sont présentes dans plusieurs secteurs industriels structurants, notamment l’automobile, le textile, la mécanique et les industries électriques. Dans ce cadre, l’Italie figure parmi les partenaires économiques majeurs de la Tunisie, aux côtés de la France, premier investisseur en volume, tandis que la présence chinoise reste plus limitée.

Un contexte marqué par la présence italienne et les IDE

À fin septembre 2025, les investissements étrangers en Tunisie atteignent près de 2,6 milliards de dinars, en hausse de 28,1 % sur un an. Les investissements directs étrangers demeurent majoritairement orientés vers l’industrie manufacturière, qui concentre environ 63 % des flux. L’Italie figure parmi les principaux investisseurs hors énergie, dans un schéma dominé par les partenaires européens traditionnels.

Dans son implantation tunisienne, El.Com a bénéficié de l’appui du Delta Center, structure d’accompagnement des entreprises italiennes sur les volets administratifs et opérationnels.

Au-delà du cas El.Com, ces éléments rappellent que la Tunisie reste intégrée aux arbitrages industriels européens comme site de production orienté vers l’export, dans une logique de coûts, de proximité géographique et de disponibilité de la main-d’œuvre, plus que dans un récit de réussite mis en scène.

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Cybersécurité : l’UIT et la Banque mondiale publient une nouvelle référence mondiale pour les stratégies nationales

L’Union internationale des télécommunications (UIT) et la Banque mondiale, en collaboration avec un consortium inédit de trente-huit organisations internationales, ont publié la troisième édition du Guide to Developing a National Cybersecurity Strategy, reconnu comme référence mondiale pour l’élaboration, la mise en œuvre et la révision des stratégies nationales de cybersécurité.

Face à l’expansion rapide des technologies émergentes telles que l’intelligence artificielle, l’Internet des objets, la 5G et la 6G, ou encore l’informatique quantique, ainsi qu’à la montée des menaces cybernétiques transfrontalières, ce guide actualisé propose une approche holistique, adaptable et centrée sur la résilience.

Disponible, depuis hier vendredi, au téléchargement sur le site de l’UIT, cette nouvelle édition, fruit d’une collaboration unique entre organisations intergouvernementales, secteur privé, société civile et monde académique, met l’accent sur six axes majeurs : le financement durable intégré aux budgets nationaux et soutenu par des partenaires internationaux l’évaluation continue grâce à des indicateurs SMART ; une gouvernance renforcée avec une clarification des rôles et des mécanismes de coordination entre secteurs public et privé ; la protection des infrastructures critiques fondée sur les interdépendances et des registres nationaux de risques ; l’adaptabilité technologique via une veille stratégique sur les innovations disruptives ; et la coopération internationale, désormais considérée comme un pilier de la politique étrangère numérique des États.

« La cybersécurité n’est pas une fin en soi, mais un levier essentiel pour la prospérité économique, la sécurité nationale et la confiance dans la transformation numérique », peut-on lire dans le guide.

À ce jour, 136 pays disposent d’une stratégie nationale de cybersécurité, contre seulement 76 en 2018, illustrant l’urgence croissante d’agir dans ce domaine. Ce document vise à soutenir les pays qui amorcent ce processus tout en offrant aux nations plus avancées des outils pour moderniser leurs cadres face à un paysage cybernétique en constante évolution.

L’UIT est l’agence spécialisée des Nations unies pour les technologies de l’information et de la communication, tandis que la Banque mondiale fournit financements et expertises pour éradiquer l’extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée.

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Gafsa : lancement de la première campagne nationale de dépistage des maladies de la thyroïde

Gafsa : lancement de la première campagne nationale de dépistage des maladies de la thyroïde

La ville de Gafsa a accueilli ce dimanche la première campagne nationale dédiée au dépistage et à la sensibilisation autour des maladies de la thyroïde, organisée sous le slogan « Thyro Mobile ». Portée par l’Association tunisienne d’endocrinologie, de diabétologie et des maladies métaboliques, en collaboration avec la Direction régionale de la santé et les […]

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