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Tunisie–UE: 1,35 milliard d’euros de projets financés et lancement d’une nouvelle plateforme de suivi

Une nouvelle plateforme en ligne, sur le site de la délégation de l’Union européenne, dédiée aux projets financés par l’Union européenne en Tunisie a été lancée jeudi 7 mai à Tunis. Elle permet de consulter les détails des projets, leur niveau d’avancement ainsi que leurs données financières et techniques. L’objectif est de renforcer la transparence et le suivi des actions européennes dans le pays.

Cette initiative a été présentée par l’ambassadeur de l’UE en Tunisie, Giuseppe Perrone, lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion de la Journée de l’Europe. D’après communiqué, le montant total des projets financés par l’Union européenne en Tunisie est estimé à environ 1,35 milliard d’euros.

Par ailleurs, les relations économiques entre les deux parties restent solides. Plus de 3 500 entreprises européennes sont actives en Tunisie et contribuent à la création de plus de 480 000 emplois.

Sur le plan de la coopération, l’Union européenne a réaffirmé son engagement à poursuivre le dialogue avec la Tunisie et à renforcer les partenariats existants. Elle a également exprimé sa disponibilité à examiner les propositions tunisiennes dans le cadre des accords de coopération. Concernant la migration irrégulière, les deux parties ont confirmé leur volonté de travailler ensemble. Elles misent sur une coopération renforcée pour lutter contre ce phénomène et développer des voies de migration légale et mieux encadrée.

 

 

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Banques : profits en hausse, économie à l’arrêt – l’urgence d’une réforme choc

Alors que, selon les chiffres de la Banque mondiale, seulement 40 % des Tunisiens adultes disposent d’un compte bancaire, la question de la concurrence dans le secteur bancaire s’impose de plus en plus comme un levier central de réforme. Pour l’économiste et universitaire Brahim Guizani, « renforcer la concurrence et revoir le cadre réglementaire sont devenus une nécessité urgente pour réorienter les banques vers un rôle plus efficace au service de l’économie ». Il appelle ainsi à une réforme profonde du secteur bancaire tunisien.

Dans une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin, l’universitaire estime que la réforme du secteur bancaire n’est plus une option, mais une nécessité. Celle-ci doit permettre, estime-t-il, de « rétablir le lien fondamental entre le système financier et son rôle de soutien au développement économique ». Et ce, notamment à travers l’ouverture du marché et la stimulation de la dynamique concurrentielle.

Les banques, principal moteur du financement privé

Brahim Guizani met en lumière un « paradoxe structurel » : les banques tunisiennes ont vu leurs bénéfices plus que tripler depuis 2010; alors que la croissance économique n’a pas dépassé 1,2 % en moyenne annuelle.
Cette divergence traduit, note-t-il, « une rupture claire entre la performance du secteur financier et les besoins de l’économie réelle, en particulier ceux des PME ».

Le rôle des banques reste néanmoins central dans l’économie tunisienne. Elles financent environ 90 % des investissements du secteur privé. Tandis que les crédits accordés à ce dernier ont dépassé 115 % du PIB en 2020.

Mais, l’universitaire précise que « cet effort quantitatif reste au-dessous de la moyenne internationale de 147 %. De même qu’il ne s’est pas, visiblement, traduit par un impact significatif sur la création de richesse ou de l’investissement productif ». Et ce, en raison des difficultés d’accès au financement pour une large partie des acteurs économiques, à savoir les PME.

 

« Cet effort quantitatif reste au-dessous de la moyenne internationale de 147 % et ne s’est pas, visiblement, traduit par un impact significatif sur la création de richesse ou de l’investissement productif ».

 

M. Guizani pousse son analyse jusqu’à souligner que le modèle bancaire actuel, largement fondé sur les garanties immobilières, est de moins en moins en phase avec la réalité. En effet, relève-t-il, il ne répond plus aux besoins des start-up, des jeunes entrepreneurs et des PME. Lesquels représentent pourtant les principaux moteurs potentiels de croissance économique. Malgré la création de dispositifs publics de soutien, ces derniers n’ont pas permis de modifier en profondeur la situation, restant, selon lui, « freinés par des contraintes bureaucratiques et un manque d’efficacité ».

Un taux de bancarisation encore faible

Si le réseau bancaire s’est développé de 45 % entre 2010 et 2020, avec une forte concentration de plus de 86 % des agences sur le littoral, l’accès aux services financiers reste limité. En effet, la Banque mondiale assure que seuls 40 % des adultes tunisiens possèdent un compte bancaire – contre 80 % dans le monde. Un chiffre révélateur d’un faible niveau d’inclusion financière.

En outre, bien que le nombre de banques en activité puisse suggérer une concurrence réelle, le chercheur estime que celle-ci reste largement théorique. Les services bancaires et les tarifs demeurent très similaires d’un établissement à l’autre. Pour lui, il est nécessaire d’ouvrir davantage le secteur, afin de le rendre « plus compétitif et plus dynamique ». C’est, souligne-t-il, condition essentielle pour améliorer le financement de l’économie et l’inclusion financière.

Parmi les pistes avancées, l’universitaire recommande l’ouverture du marché à de nouveaux acteurs, notamment des “banques coopératives“. Mais aussi le renforcement du rôle du Conseil de la concurrence. Ainsi qu’une plus grande transparence envers le consommateur sur les coûts des crédits et services bancaires.

 

La poursuite du modèle actuel pourrait accentuer les déséquilibres et limiter la capacité de l’économie tunisienne à atteindre une croissance durable, influente et inclusive.

 

Il plaide également pour une réduction significative des créances douteuses des banques, une meilleure maîtrise des risques de concentration et une libéralisation de taux d’intérêt sur les comptes d’épargne afin de stimuler l’épargne nationale et l’investissement et dynamiser la concurrence bancaire.

Nécessité d’une volonté politique

Brahim Guizani souligne enfin que la réussite de ces réformes dépendra d’une audace et d’une forte volonté politique. Et ce, dans un contexte où certains acteurs bénéficient du statu quo. Il avertit que la poursuite du modèle actuel pourrait accentuer les déséquilibres et limiter la capacité de l’économie tunisienne à atteindre une croissance durable, influente et inclusive.

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« NUMÜ »: 1,4 million d’euros pour booster les entreprises tunisiennes

Un guichet de subvention baptisé « NUMÜ», destiné à soutenir la mise en place de services d’accompagnement visant à accélérer la croissance et la pérennité des entreprises tunisiennes, a été lancé.

Ce dispositif s’inscrit dans le cadre du projet « WATANI », mis en œuvre par Expertise France en collaboration avec la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) et financé par l’Agence française de développement (AFD).

Doté d’une enveloppe globale de 1,4 million d’euros, ce guichet cible les structures d’appui à l’entrepreneuriat, notamment les incubateurs, les associations, les organisations non gouvernementales, les cabinets, les réseaux ainsi que les structures financières. Il a pour objectif de financer des services au profit d’entreprises formalisées depuis au moins un an (startups, TPE, PME), afin de les accompagner dans leur développement, leur structuration et leur accès à de nouvelles opportunités.

Le projet « WATANI » ambitionne de renforcer l’écosystème entrepreneurial en Tunisie, en favorisant la création d’opportunités économiques durables dans les régions et en mobilisant les compétences, notamment celles de la diaspora.

Dans ce cadre, le guichet « NUMÜ » devrait permettre d’accompagner environ 500 entrepreneurs justifiant d’au moins une année d’activité, à travers des mécanismes innovants facilitant l’accès au marché, au financement et le renforcement des capacités organisationnelles, techniques et financières.

Ouvert jusqu’à épuisement des fonds, et au plus tard le 30 septembre 2026, ce dispositif prévoit des cycles d’évaluation bimestriels. Les projets retenus pourront s’étendre sur une durée maximale de 24 mois, incluant une phase de clôture.

Doté d’un budget global de 5 millions d’euros sur une période de 42 mois, le projet « WATANI » s’articule autour de trois composantes principales : l’accompagnement renforcé à l’entrepreneuriat en région; la mise en place de mécanismes innovants d’appui aux TPE/PME; et la consolidation des structures d’appui à l’innovation, à l’instar de « The Dot ».

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Tunisie | Financement du développement et gestion du court terme

Le débat sur le financement de l’économie tunisienne — trop longtemps réduit à une simple question de liquidité — occulte une vérité dérangeante : la contrainte n’est pas tant la rareté des ressources que leur éviction systématique du secteur productif. 

Abdelwaheb Ben Moussa *

Alors que la Tunisie amorce son Plan de développement 2026-2030, une question brutale doit être posée : notre système financier est-il encore au service de la croissance, ou est-il devenu le simple poumon artificiel d’un budget public en déficit chronique ?

L’analyse classique déplore souvent le manque de moyens. C’est un faux-semblant. Le véritable enjeu réside dans la capture des ressources disponibles. Ces dernières années, une part massive de la liquidité bancaire a été aspirée par le financement de l’État. 

Le constat est sans appel : chaque dinar mobilisé pour éponger le déficit du Trésor est un dinar «enlevé» à l’innovation, à l’expansion des PME et aux projets industriels.

Cette réallocation passive de l’épargne nationale vers des usages non productifs constitue le premier verrou à faire sauter. On ne construit pas l’économie de demain avec des circuits financiers conçus pour financer les urgences d’hier.

Un système bancaire prisonnier de l’immédiat

Le système bancaire tunisien reste aujourd’hui enfermé dans une logique de court terme. L’essentiel des financements est orienté vers la gestion de trésorerie, les opérations commerciales courantes ou l’immobilier patrimonial. 

En revanche, le financement de long terme — celui qui prend des risques, qui accompagne la transition énergétique et la montée en gamme technologique — reste le parent pauvre. Or, sans horizon étendu, il n’y a pas de transformation structurelle possible.

Les banques publiques, en particulier, se retrouvent dans une position hybride intenable : soumises aux exigences de rentabilité du marché tout en étant mobilisées comme le bras armé, souvent passif, des politiques publiques, sans spécialisation claire.

L’urgence d’une rupture institutionnelle

L’heure n’est plus aux ajustements à la marge. Pour briser ce cycle, la Tunisie doit s’inspirer des réussites internationales. En Allemagne, la KfW joue un rôle moteur depuis 1948 dans le financement de long terme. En France, Bpifrance a su créer un guichet unique mêlant financement, garantie et accompagnement.

La création d’une Institution de financement du développement (IFD) en Tunisie n’est plus une option, c’est un impératif stratégique. Son rôle ne serait pas de se substituer aux banques commerciales, mais d’agir comme un catalyseur capable d’orienter les flux vers les priorités du Plan 2026-2030. Trois piliers doivent porter cette institution :

– une gouvernance indépendante et rigoureuse pour garantir l’efficacité des choix ;

– une capacité de mobilisation de l’épargne nationale via des produits dédiés et souverains ;

– un mécanisme de co-financement avec le secteur privé pour diluer le risque et amplifier l’impact.

Le choix de la souveraineté

Réformer le financement du développement est, au fond, un acte de souveraineté économique. Le Plan 2026-2030 ne sera qu’une liste de vœux pieux si nous ne parvenons pas à aligner nos circuits d’allocation financière sur nos ambitions nationales. 

Sortir de la dictature de l’immédiat pour transformer l’épargne des Tunisiens en un véritable moteur de croissance durable n’est plus une simple théorie d’expert : c’est désormais une question de survie pour notre tissu productif. Le temps des compromis budgétaires aux dépens de l’investissement est révolu ; il est temps de choisir entre financer les passifs du passé ou investir dans les actifs de l’avenir.

* Ingénieur informatique, cadre d’une banque publique.

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Hydrogène vert : les entreprises tunisiennes peuvent candidater jusqu’au 11 mai

Les entreprises privées africaines engagées dans le développement de projets d’hydrogène vert disposent d’un délai jusqu’au 11 mai 2026 pour soumettre leur candidature via la plateforme sefaafrica.org. Cet appel à propositions est lancé par le Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA), administré par la Banque africaine de développement (BAD).

À la clé : un financement de préinvestissement pouvant atteindre 20 millions de dollars. Lequel se répartira sur trois à cinq projets sélectionnés; et ce, après un processus de diligence raisonnable.

Ce soutien prendra la forme de dons remboursables destinés à financer des activités essentielles au développement des projets. Et notamment : les études de faisabilité; la conception technique; ou encore le conseil en transactions. L’objectif est d’accompagner les initiatives retenues jusqu’à la décision finale d’investissement ou au bouclage financier, précise la BAD.

Financé par le gouvernement allemand et approuvé fin 2025, ce programme vise à réduire l’écart entre la phase de développement des projets et leur accès au financement. « L’hydrogène vert représente une réelle opportunité pour l’Afrique. A la fois pour décarboner les industries difficiles à verdir et créer de nouvelles chaînes de valeur ». C’est ce que souligne Daniel Schroth, directeur du département des énergies renouvelables à la BAD.

Créé pour stimuler les investissements privés dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique en Afrique, le SEFA est un fonds spécial multi-donateurs. Il propose des financements catalytiques, une assistance technique et des instruments financiers concessionnels. Son objectif est de réduire les obstacles au marché et améliorer l’attractivité des projets énergétiques. Et ce, dans la perspective d’un accès universel à une énergie durable et abordable sur le continent, en ligne avec la Mission 300 de la BAD.

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La BTS digitalise le financement des projets des personnes handicapées

Une plateforme électronique dédiée à la réception des demandes de financement au profit des personnes en situation de handicap vient d’être lancée. C’est ce qu’annonce la Banque Tunisienne de Solidarité (BTS Bank).

Accessible en ligne via le site web de la BTS Bank, cette plateforme s’inscrit dans le cadre des efforts visant à soutenir le financement des petits projets et à favoriser la création d’emplois au profit de cette catégorie.

Les porteurs de projets en situation de handicap souhaitant bénéficier de ce programme peuvent soumettre leurs demandes exclusivement en ligne, via cette plateforme dédiée. Et ce jusqu’au 20 mai 2026, à travers le lien acces-financement.emploi.gov.tn

Par ailleurs, une enveloppe globale de 5 millions de dinars a été mobilisée pour ce programme. Lequel se destine à financer des microprojets dans divers secteurs économiques, avec un plafond de 10 000 dinars par crédit.

En outre, ces prêts sont accordés sans intérêts bancaires, sans apport personnel et sans garanties. De même qu’ils sont remboursables sur une période de huit ans, dont deux années de grâce, indique la BTS Bank.

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Qui peut bénéficier des crédits de la BTS sans garanties?

Une enveloppe de financement de 10 millions de dinars sera mobilisée pour soutenir les petits agriculteurs, dans le cadre d’un accord conclu entre le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche et la Banque Tunisienne de Solidarité (BTS).

Cette initiative cible les exploitants agricoles âgés de moins de 70 ans. Particularité de ce dispositif : les bénéficiaires pourront accéder à ces crédits sans avoir à fournir d’apport personnel ni de garanties.

Les financements, accordés sous forme de crédits saisonniers, seront assortis d’un taux d’intérêt de 5 %. Le remboursement est prévu en une seule échéance, à la fin de la campagne agricole, avec une date limite fixée au 31 mars 2027.

Sur le plan opérationnel, le ministère sera chargé des visites de terrain, de l’évaluation technique des dossiers ainsi que de l’accompagnement des agriculteurs. La BTS, pour sa part, assurera l’étude des demandes selon ses procédures en vigueur et statuera sur leur approbation.

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Crédit bancaire : les PME toujours sous pression

Les Petites et moyennes entreprises (PME) font face à des contraintes de crédit totales et partielles légèrement plus élevées que les grandes entreprises en matière de contraintes de crédit, révèle, jeudi, l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) dans son rapport national sur l’Entreprise en Tunisie 2025 (première édition).

S’appuyant sur des enquêtes menées en 2024 par la Banque mondiale, l’Institut indique que près de 9,85 % des PME déclarent faire face à des contraintes de crédit totales, contre 8,7 % pour les grandes entreprises.

S’agissant de l’accès aux prêts bancaires, une proportion plus élevée de grandes entreprises dispose d’un prêt bancaire ou d’une ligne de crédit (47,4 %), contre 43,75 % pour les PME. Ces dernières bénéficient toutefois de délais de réponse plus courts, avec une décision de prêt obtenue en moyenne en 5,45 jours, contre 11,4 jours pour les grandes entreprises. Le taux de rejet des demandes de prêt demeure similaire pour les deux catégories, avoisinant 38 %.

Concernant le financement des investissements, une part comparable de PME (46,45 %) et de grandes entreprises (45,6 %) recourt aux banques. Néanmoins, les PME dépendent davantage de leurs financements internes pour soutenir leurs investissements.

Pour le financement du fonds de roulement, le recours aux banques est quasiment identique entre les deux groupes (14,6 % pour les PME et 14,3 % pour les grandes entreprises).

Toutefois, les PME financent une part plus importante de leur fonds de roulement par des crédits bancaires (48,15 %), contre 40,2 % pour les grandes entreprises.

Il ressort de ces données que, si les grandes entreprises bénéficient d’un accès légèrement supérieur aux prêts bancaires, les PME obtiennent des réponses plus rapides et s’appuient davantage sur le financement bancaire pour leur fonds de roulement, traduisant des stratégies de financement distinctes selon la taille des entreprises.

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Taxes de circulation en Tunisie : paiement possible en ligne ou auprès de la recette des finances dès 2026

Les taxes de circulation peuvent être payées auprès de la recette des finances ou en ligne, selon un arrêté conjoint de la ministre des finances, du ministre de l’intérieur, du ministre des transports et du ministre des technologies de la communication en date du 19 décembre 2025.

Publié au JORT N° 151, le texte précise que les taxes de circulation appliquées aux voitures particulières, motos et véhicules utilitaires sont payées directement auprès de la recette des finances ou par les moyens électroniques fiables, dans les délais fixés par la législation en vigueur.

Un récépissé en format papier est délivré en cas de paiement direct auprès de la recette des finances et un récépissé électronique en cas de paiement électronique.

Pour ce faire, le ministère des finances met à la disposition des structures de contrôle, les interfaces de programmation numérique leur permettant de vérifier, en temps réel, le paiement des taxes de circulation exigibles.

Le présent arrêté entre en vigueur à compter du 1er janvier 2026.

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Tunisie – PLF 2026 : L’Etat sollicitera de nouveau un financement direct auprès de la BCT

Le projet de budget de l’État pour l’exercice 2026 révèle que la Tunisie envisage de recourir à nouveau au financement direct de la Banque centrale afin de couvrir une partie de ses besoins financiers, estimés à environ 27 milliards de dinars pour l’année à venir, un montant similaire à celui de 2025.

Selon l’article 12 du projet de loi, la Banque centrale de Tunisie (BCT) serait autorisée à accorder des facilités de trésorerie à l’État dans la limite de 11 milliards de dinars. Ces fonds seraient octroyés sans intérêts, remboursables sur 15 ans, dont 3 années de grâce, et destinés à soutenir la trésorerie générale du pays.

Cette mesure, exceptionnelle dans la politique monétaire tunisienne, intervient dans un contexte de forte contrainte budgétaire et de difficultés d’accès aux financements extérieurs.

Emissions de sukuk

Parallèlement, l’article 11 du projet de budget prévoit la possibilité pour le ministre des Finances d’émettre ou de garantir jusqu’à 7 milliards de dinars en sukuk (obligations islamiques), conformément à la législation en vigueur.

Ces instruments financiers visent à diversifier les sources de financement et à attirer de nouveaux investisseurs, notamment des fonds issus des marchés islamiques.

Un recours croissant au soutien monétaire

C’est en février 2024, que l’Assemblée des Représentants du Peuple a adopté une loi autorisant le financement direct du budget de l’État par la BCT à hauteur de 7 milliards de dinars. Cette mesure a été qualifiée d’« exceptionnelle », pour faire face aux urgences de trésorerie et rembourser un emprunt extérieur.

Au cours de l’année 2024, le Trésor a puisé dans cette enveloppe, et à fin 2024 l’encours des facilités directes et avances de la BCT s’élevait à environ 6,7 milliards de dinars sur un total autorisé de 7 milliards autorisée)

Pour 2025, une nouvelle enveloppe similaire de 7 milliards de dinars a été inscrite dans la loi de finances, prolongeant ainsi ce mécanisme exceptionnel.

Selon les données publiées à août 2025, l’encours total des facilités directes de la BCT accordées à l’État aurait dépassé 11,65 milliards de dinars, ce qui confirme l’intensification du recours au financement monétaire pour combler le déficit budgétaire.

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