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Ghassen Boughdiri condamné à sept mois de prison

L’activiste Ghassen Boughdiri purge actuellement une peine de sept mois de prison à la prison civile de Mornaguia. Il figure parmi les militants associés à la coordination tunisienne de la Flottille Soumoud, récemment touchée par une vague d’arrestations et de poursuites judiciaires.

Dans une lettre rendue publique mercredi 6 mai 2026 par la coordination, il décrit les conditions de son procès, qu’il estime injustes, et dénonce une procédure qu’il considère comme ayant porté atteinte à ses droits fondamentaux.

Depuis plusieurs semaines, plusieurs figures associées à la Flottille Soumoud ont été interpellées, dont Wael Naouar, Nabil Chennoufi, Mohamed Amine Bennour, Ghassen Henchiri et Jawaher Channa. Ces arrestations ont été suivies de mandats de dépôt dans le cadre d’une enquête conduite par le pôle judiciaire financier, sans qu’aucune information officielle n’ait été communiquée sur les chefs d’inculpation.

Une série d’arrestations suivie de tensions judiciaires et organisationnelles

En réaction à cette série d’interpellations, la Coordination tunisienne de la Flottille Soumoud avait annoncé, en mars dernier, sa transformation en cadre civil et politique indépendant. Elle dénonçait alors une tentative de criminalisation du militantisme pro-palestinien.

Dans son témoignage écrit, Ghassen Boughdiri indique avoir été informé au milieu de la nuit de lundi de sa comparution devant la chambre correctionnelle de Tunis 1, dans une affaire dont il dit n’avoir eu connaissance qu’au dernier moment. Il rapporte également une dégradation de son état de santé ces derniers jours, marquée par de fortes douleurs rénales et l’apparition d’une importante éruption cutanée.

Selon sa version des faits, l’activiste affirme avoir été présenté au tribunal malgré son état de santé et sans avoir pu consulter un avocat avant l’audience. Il considère cette situation comme une atteinte aux garanties d’un procès équitable.

Concernant le dossier judiciaire, les faits qui lui sont reprochés remonteraient au 18 mars 2025 et seraient liés à une manifestation organisée devant les locaux de la société Maersk. Des militants pro-palestiniens accusent cette entreprise de contribuer indirectement à l’effort de guerre israélien en acheminant des équipements vers Israël dans le contexte du conflit à Gaza.

Procédure contestée et mobilisation en soutien à l’activiste

Devant le tribunal, Ghassen Boughdiri affirme s’être défendu seul, en l’absence d’assistance juridique, et avoir rejeté les accusations d’« agression violente » retenues contre lui. Il dénonce des « charges infondées » et conteste la qualification juridique des faits retenue par la justice.

Au terme de la procédure, le tribunal a prononcé à son encontre une peine de sept mois de prison. Une décision que l’activiste interprète comme une sanction à caractère politique, visant selon lui à freiner les mobilisations de soutien à la cause palestinienne en Tunisie.

Dans la foulée de cette publication, plusieurs réactions de soutien ont émergé, notamment de la part de la Coordination tunisienne de la Flottille Soumoud. Dans un communiqué, l’organisation a réaffirmé son « soutien total et inconditionnel » à l’activiste détenu.

Selon la coordination, Ghassen Boughdiri ferait l’objet d’un « harcèlement multiforme » destiné à fragiliser son engagement militant. Elle appelle également à une prise en charge médicale immédiate, tenant les autorités pour responsables de son état de santé physique et psychologique.

Enfin, la coordination exige sa libération immédiate et sans condition, ainsi que celle de l’ensemble des personnes arrêtées dans les dossiers liés à la Flottille Soumoud.

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4 ans de prison confirmés contre Seifeddine Makhlouf

La chambre criminelle près la Cour d’appel de Tunis a confirmé, hier, la condamnation de l’ancien député et avocat Seifeddine Makhlouf à quatre ans de prison dans une affaire liée à une atteinte à la sûreté de l’État.

L’ancien élu du Parlement dissous a comparu en personne devant la justice après avoir formé opposition à une première condamnation rendue par contumace.

Une peine initiale revue puis confirmée en appel

Seifeddine Makhlouf avait d’abord été condamné par contumace à cinq ans de prison. Après son opposition et sa comparution, la peine avait été réduite à quatre ans en première instance. Il avait ensuite fait appel de ce jugement, mais la Cour d’appel de Tunis a finalement rejeté son recours et confirmé la peine prononcée.

L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée par un syndicaliste des forces de sécurité, accusant Seifeddine Makhlouf d’entretenir des liens avec des parties étrangères. Les chefs d’accusation retenus portent sur des faits qualifiés d’atteinte à la sûreté de l’État, sur la base des investigations menées et des éléments recueillis au cours de l’enquête.

Une nouvelle procédure dans un contexte judiciaire chargé

Ancien député du Parlement dissous et ex-dirigeant de la coalition Al Karama, Seifeddine Makhlouf fait l’objet de plusieurs poursuites judiciaires. Cette nouvelle décision de justice s’ajoute à une série d’affaires impliquant d’anciens responsables politiques et députés poursuivis devant les juridictions tunisiennes.

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« Été chaud » en Tunisie : Aram Belhadj alerte sur l’inflation

L’économiste et enseignant-chercheur à l’Université de Carthage, Aram Belhadj, dans un post FB récent, a alerté sur un « été chaud » qui sera marqué par une nouvelle poussée de l’inflation en Tunisie. Tandis que la hausse des prix devrait se poursuivre dans les prochains mois.

Dans sa publication, l’économiste explique qu’il est « normal » de voir les niveaux d’inflation augmenter en Tunisie comme dans le reste du monde. Toutefois, la situation tunisienne se distingue par l’accumulation simultanée de plusieurs facteurs de pression sur les prix.

Pour étayer ses dires, il cite notamment « la hausse continue des coûts de production, l’injection de liquidités sans création de richesse équivalente, ainsi que les augmentations salariales non accompagnées de gains de productivité ».

Aram Belhadj estime donc que les achats effectués à des prix internationaux élevés et la dépréciation du dinar tunisien, particulièrement face à l’euro, accentuent davantage les tensions inflationnistes dans le pays.

A cet égard, l’universitaire affirme avoir anticipé cette situation en se basant à la fois sur la réalité économique actuelle et sur plusieurs rapports internationaux. Il affirme que ces prévisions ne changeront pas tant que les facteurs structurels à l’origine de l’inflation continueront de persister.

Une inflation accélérée

Par ailleurs, les dernières données publiées par Institut national de la statistique (INS) révèlent que l’inflation en Tunisie a enregistré une nouvelle accélération en avril 2026. Elle atteint 5,5 % sur un an, contre 5 % les mois précédents. Cette hausse est principalement portée par l’augmentation des prix des produits alimentaires, entre autres les fruits, les viandes et les légumes, ainsi que par la progression des coûts dans le secteur de l’habillement.

Les services et les produits manufacturés continuent, eux aussi, d’alimenter les tensions inflationnistes, même si certains segments, comme le transport, affichent un léger ralentissement.

Sur une base mensuelle, l’augmentation des prix s’explique surtout par la fin des périodes de soldes et la reprise des tarifs dans plusieurs catégories de consommation.

Malgré une relative stabilité de certains produits encadrés, l’inflation sous-jacente demeure élevée, confirmant la persistance de la hausse du coût de la vie en Tunisie.

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Zied El Hani condamné à une peine d’un an de prison

La Chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis a condamné, jeudi 7 mai 2026, le journaliste Ziad El Hani, à une peine d’un an de prison, dans une affaire liée à des poursuites engagées en vertu de l’article 86 du Code des télécommunications. Cette décision intervient après l’émission, le vendredi 24 avril 2026, d’un mandat de dépôt à l’encontre du journaliste dans le cadre de la même affaire.

Dans un communiqué au ton particulièrement ferme, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a vivement dénoncé la condamnation du journaliste, estimant que la décision repose sur une publication Facebook liée à sa participation à une rencontre-débat. L’organisation des journalistes critique notamment le recours à l’article 86 du Code des télécommunications, qu’elle qualifie de « texte hérité de l’ère Ben Ali ».

Pour le syndicat, cette affaire illustre une tendance plus large marquée par le recours continu à des lois jugées répressives afin de contourner le décret-loi 115 de 2011, considéré comme le cadre légal régissant exclusivement les affaires de presse et de publication. L’organisation évoque ainsi un « détournement du droit » et une « instrumentalisation de la justice » visant les voix critiques.

L’instance professionnelle considère par ailleurs que les poursuites répétées contre Zied El Heni s’apparentent à une forme d’« acharnement judiciaire », rappelant que le journaliste a déjà été confronté à des peines privatives de liberté ces dernières années. Une situation qu’elle juge particulièrement préoccupante pour l’ensemble de la profession…

Réaffirmant son soutien à Zied El Heni, le syndicat appelle à mettre fin aux poursuites visant les journalistes pour leurs opinions, à garantir le respect des libertés constitutionnelles liées à la presse et à appliquer exclusivement le décret-loi 115 dans les affaires de publication.

Enfin, le SNJT exhorte les journalistes, les forces démocratiques ainsi que les acteurs de la société civile à intensifier la mobilisation pour la défense de la liberté de la presse, considérée comme un pilier essentiel de tout système démocratique.

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La Tunisie accélère son alignement international dans le Trade finance digital

Mourad Ben Hassine, président-directeur général du Centre de promotion des exportations (CEPEX), a déclaré que la Tunisie accélère sa transition vers un trade finance (financement de commerce) digitalisé. Lequel est considéré comme un levier stratégique pour renforcer la compétitivité de l’économie nationale et améliorer l’intégration des entreprises tunisiennes dans le commerce international.

Il s’exprimait dans le cadre d’un atelier intitulé « Digitalisation du Trade Finance : enjeux et opportunités pour la Tunisie », organisé par la CTFCI en collaboration avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la Digital Standards Initiative (DSI). Il se tenait ce jeudi 7 mai 2026.

Mourad Ben Hassine souligne que cette transformation s’inscrit dans une dynamique mondiale marquée par la généralisation des solutions numériques sécurisées et interopérables dans les échanges commerciaux. Il estime aussi que la digitalisation du financement du commerce constitue un levier essentiel permettant de réduire les délais et les coûts des transactions. Et ce, tout en renforçant la transparence, la traçabilité et la gestion des risques.

Une mutation structurelle du commerce international

En outre, Mourad Ben Hassine indique que le financement du commerce connaît une transformation profonde à l’échelle mondiale. Elle se caractérise par le passage progressif des documents papier vers des formats électroniques sécurisés. Cette évolution structurelle modernise les mécanismes du commerce international et en améliore l’efficacité.

Il a également insisté sur le rôle de cette transition dans le renforcement de la compétitivité des économies. De même que dans l’intégration des entreprises, notamment les PME et TPE, dans les chaînes de valeur mondiales.

Des fondations solides en Tunisie

Par ailleurs, le responsable rappelle que la Tunisie dispose de bases juridiques et institutionnelles solides pour accompagner cette évolution. Il cite notamment la loi n°2000-83 du 9 août 2000, qui consacre la valeur juridique des documents et signatures électroniques, établissant un cadre de confiance pour les échanges numériques.

Il met également en avant l’infrastructure nationale de certification électronique, chargée de garantir la sécurité et l’authenticité des transactions numériques.

Dans la même continuité, il évoque les avancées réalisées en matière de dématérialisation des procédures du commerce extérieur, notamment à travers le guichet unique électronique.

Le rôle central du secteur bancaire

De plus, Mourad Ben Hassine souligne l’implication déterminante du secteur bancaire dans la modernisation du trade finance. Les banques tunisiennes, indique-t-il, sont engagées dans une dynamique de transformation profonde basée sur la digitalisation des processus, l’automatisation des crédits documentaires et le développement de plateformes électroniques d’échange.

Cette évolution permet une meilleure interconnexion entre les institutions financières, les opérateurs logistiques et les plateformes commerciales. Contribuant ainsi à fluidifier les opérations du commerce extérieur.

Vers un alignement avec les standards internationaux

Il a par ailleurs insisté sur la nécessité d’une approche globale associant réforme juridique, innovation technologique et mobilisation des acteurs économiques. La Tunisie, précise-t-il, poursuit l’alignement progressif de son cadre réglementaire avec les standards internationaux les plus récents. Tout en travaillant à l’élaboration d’une stratégie nationale du commerce électronique à l’horizon 2031.

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Khalil Chaibi : le commerce numérique réduit les coûts et facilite le financement des PME

Khalil Chaibi, président de la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (CTFCI), a appelé à accélérer la digitalisation du commerce international tunisien et à adapter rapidement le cadre juridique national aux standards mondiaux du trade finance numérique (ou financement du commerce numérique). Il s’exprimait ainsi lors d’un atelier organisé par la Chambre en partenariat avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la Digital Standards Initiative (DSI), jeudi 7 mai 2026 à Tunis. Et ce, dans le cadre des initiatives visant à promouvoir la transformation digitale du commerce extérieur tunisien.

Devant des représentants des secteurs bancaire, logistique et institutionnel, le responsable de la Chambre a estimé que la transition numérique du trade finance constitue désormais un enjeu stratégique pour une économie tunisienne fortement dépendante des échanges internationaux.

Il estime que la digitalisation des opérations commerciales permettrait de réduire les coûts, raccourcir les délais de traitement et faciliter l’accès des entreprises tunisiennes, notamment les PME, aux marchés internationaux et aux financements.

Par ailleurs, le président de la CTFCI a insisté sur la nécessité d’adapter le cadre réglementaire tunisien. Et ce, afin de reconnaître juridiquement les documents commerciaux numériques, à l’image des connaissements électroniques ou des effets de commerce dématérialisés.

Il a aussi rappelé le rôle central de la Commission des Nations unies pour le droit commercial international dans l’harmonisation des règles du commerce mondial. A travers notamment la loi type sur les documents électroniques transférables. Laquelle accorde aux documents numériques la même valeur juridique que les supports papier, sous certaines conditions de sécurité et de fiabilité.

Khalil Chaibi souligne encore que cette évolution marque « une véritable révolution » pour un commerce international encore largement dominé par des procédures administratives physiques et lourdes.

La Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie appelle donc à construire une feuille de route nationale qui sera articulée autour de trois axes :

  • l’alignement du cadre réglementaire tunisien sur les standards internationaux;
  • l’adaptation du secteur bancaire aux outils numériques;
  • et la modernisation des chaînes logistiques et commerciales.

En tout cas, les organisateurs de la rencontre relèvent que cette transformation est indispensable pour permettre à la Tunisie de mieux s’intégrer dans l’écosystème mondial du commerce digitalisé, d’attirer davantage d’investissements et d’améliorer l’accès des entreprises au financement.

« Le commerce crée aujourd’hui de la valeur dans les usines, les ports, les chaînes logistiques et désormais au cœur des plateformes digitales interconnectées », conclut Khalil Chaibi. Tout en plaidant pour une transition « rapide, sécurisée et bénéfique pour l’ensemble de l’économie tunisienne ».

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Banques : profits en hausse, économie à l’arrêt – l’urgence d’une réforme choc

Alors que, selon les chiffres de la Banque mondiale, seulement 40 % des Tunisiens adultes disposent d’un compte bancaire, la question de la concurrence dans le secteur bancaire s’impose de plus en plus comme un levier central de réforme. Pour l’économiste et universitaire Brahim Guizani, « renforcer la concurrence et revoir le cadre réglementaire sont devenus une nécessité urgente pour réorienter les banques vers un rôle plus efficace au service de l’économie ». Il appelle ainsi à une réforme profonde du secteur bancaire tunisien.

Dans une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin, l’universitaire estime que la réforme du secteur bancaire n’est plus une option, mais une nécessité. Celle-ci doit permettre, estime-t-il, de « rétablir le lien fondamental entre le système financier et son rôle de soutien au développement économique ». Et ce, notamment à travers l’ouverture du marché et la stimulation de la dynamique concurrentielle.

Les banques, principal moteur du financement privé

Brahim Guizani met en lumière un « paradoxe structurel » : les banques tunisiennes ont vu leurs bénéfices plus que tripler depuis 2010; alors que la croissance économique n’a pas dépassé 1,2 % en moyenne annuelle.
Cette divergence traduit, note-t-il, « une rupture claire entre la performance du secteur financier et les besoins de l’économie réelle, en particulier ceux des PME ».

Le rôle des banques reste néanmoins central dans l’économie tunisienne. Elles financent environ 90 % des investissements du secteur privé. Tandis que les crédits accordés à ce dernier ont dépassé 115 % du PIB en 2020.

Mais, l’universitaire précise que « cet effort quantitatif reste au-dessous de la moyenne internationale de 147 %. De même qu’il ne s’est pas, visiblement, traduit par un impact significatif sur la création de richesse ou de l’investissement productif ». Et ce, en raison des difficultés d’accès au financement pour une large partie des acteurs économiques, à savoir les PME.

 

« Cet effort quantitatif reste au-dessous de la moyenne internationale de 147 % et ne s’est pas, visiblement, traduit par un impact significatif sur la création de richesse ou de l’investissement productif ».

 

M. Guizani pousse son analyse jusqu’à souligner que le modèle bancaire actuel, largement fondé sur les garanties immobilières, est de moins en moins en phase avec la réalité. En effet, relève-t-il, il ne répond plus aux besoins des start-up, des jeunes entrepreneurs et des PME. Lesquels représentent pourtant les principaux moteurs potentiels de croissance économique. Malgré la création de dispositifs publics de soutien, ces derniers n’ont pas permis de modifier en profondeur la situation, restant, selon lui, « freinés par des contraintes bureaucratiques et un manque d’efficacité ».

Un taux de bancarisation encore faible

Si le réseau bancaire s’est développé de 45 % entre 2010 et 2020, avec une forte concentration de plus de 86 % des agences sur le littoral, l’accès aux services financiers reste limité. En effet, la Banque mondiale assure que seuls 40 % des adultes tunisiens possèdent un compte bancaire – contre 80 % dans le monde. Un chiffre révélateur d’un faible niveau d’inclusion financière.

En outre, bien que le nombre de banques en activité puisse suggérer une concurrence réelle, le chercheur estime que celle-ci reste largement théorique. Les services bancaires et les tarifs demeurent très similaires d’un établissement à l’autre. Pour lui, il est nécessaire d’ouvrir davantage le secteur, afin de le rendre « plus compétitif et plus dynamique ». C’est, souligne-t-il, condition essentielle pour améliorer le financement de l’économie et l’inclusion financière.

Parmi les pistes avancées, l’universitaire recommande l’ouverture du marché à de nouveaux acteurs, notamment des “banques coopératives“. Mais aussi le renforcement du rôle du Conseil de la concurrence. Ainsi qu’une plus grande transparence envers le consommateur sur les coûts des crédits et services bancaires.

 

La poursuite du modèle actuel pourrait accentuer les déséquilibres et limiter la capacité de l’économie tunisienne à atteindre une croissance durable, influente et inclusive.

 

Il plaide également pour une réduction significative des créances douteuses des banques, une meilleure maîtrise des risques de concentration et une libéralisation de taux d’intérêt sur les comptes d’épargne afin de stimuler l’épargne nationale et l’investissement et dynamiser la concurrence bancaire.

Nécessité d’une volonté politique

Brahim Guizani souligne enfin que la réussite de ces réformes dépendra d’une audace et d’une forte volonté politique. Et ce, dans un contexte où certains acteurs bénéficient du statu quo. Il avertit que la poursuite du modèle actuel pourrait accentuer les déséquilibres et limiter la capacité de l’économie tunisienne à atteindre une croissance durable, influente et inclusive.

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La récolte céréalière 2026 s’annonce positive

La campagne céréalière en Tunisie s’annonce globalement positive, avec environ 950 000 hectares récoltables sur 991 000 hectares emblavés, grâce à des conditions climatiques favorables marquées par une bonne répartition des pluies. Les superficies semées ont atteint 971 000 hectares (87 % du programme), principalement concentrées dans le nord. La production est dominée par le blé dur et l’orge.

Les pluies abondantes ont limité le recours à l’irrigation, tandis que le taux de remplissage des barrages (68 %) est jugé satisfaisant. Toutefois, certaines zones ont subi des dégâts localisés (grêle, sécheresse, conditions climatiques).

En termes de préparation, des actions préventives contre les incendies sont en cours, notamment le nettoyage des abords des champs. Le parc de moissonneuses compte 2 750 machines, dont une partie nécessite maintenance. Des efforts sont également engagés pour améliorer les centres de collecte et assurer la disponibilité des intrants.

Enfin, un programme national prévoit des journées d’information, des campagnes de réglage des machines et des actions de sensibilisation. La saison précédente avait enregistré près de 11,9 millions de quintaux de céréales collectées.

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Affaire des passeports falsifiés : 20 ans de prison pour Bhiri et 30 ans pour le fils de Ghannouchi

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis a rendu, mardi, des jugements de première instance dans l’affaire connue médiatiquement sous le nom de « l’affaire des passeports et nationalités falsifiés ».

Les peines prononcées varient entre 11 et 30 ans de prison et concernent notamment l’ancien ministre de la Justice et dirigeant du mouvement Ennahdha, Noureddine Bhiri, ainsi que d’autres accusés.

Selon une source judiciaire citée, mercredi, par l’agence Tunis Afrique Presse, les accusations retenues portent notamment sur la facilitation, par quelque moyen que ce soit et même sans contrepartie, de la sortie légale d’une personne du territoire tunisien à partir des points de passage, dans le but de commettre l’une des infractions terroristes. Les charges incluent également l’usage de sceaux de l’autorité publique au détriment des droits et intérêts d’autrui, en lien avec des crimes terroristes, ainsi que la détention et l’utilisation de documents falsifiés.

Noureddine Bhiri et Fethi Beldi condamnés à 20 ans de prison

Les jugements de première instance ont condamné Noureddine Bhiri et l’ancien responsable sécuritaire Fethi Beldi à 20 ans de prison.

Mouadh Khreiji, fils du président du mouvement Ennahdha, ainsi que trois autres accusés en fuite, ont été condamnés à 30 ans de prison avec exécution immédiate. Deux autres accusés ont, pour leur part, écopé de 11 ans de prison.

La cour a également décidé de soumettre l’ensemble des accusés à une surveillance administrative pour une durée de cinq ans.

Hamadi Jebali retiré du dossier

Dans le même dossier, le tribunal a décidé de radier le nom de l’ancien dirigeant d’Ennahdha, Hamadi Jebali, ancien chef du gouvernement, ainsi que deux autres accusés, du dossier de l’affaire.

Cette décision intervient en raison d’un pourvoi en cassation visant la décision de la chambre d’accusation, selon la même source judiciaire.

Une enquête ouverte en octobre 2021

Les faits remontent, selon un communiqué officiel publié par le Tribunal de première instance de Tunis le 4 janvier 2022, au 7 octobre 2021. À cette date, le ministère public avait reçu une demande d’autorisation d’ouverture d’une enquête judiciaire, émanant du chef de la sous-direction des recherches dans les crimes terroristes, les crimes organisés et les atteintes à la sûreté du territoire national.

Cette demande faisait état d’informations selon lesquelles un ressortissant syrien et son épouse, également syrienne, auraient obtenu deux cartes d’identité nationale et deux passeports tunisiens.

D’après les éléments rapportés par le tribunal, ces deux personnes auraient obtenu des certificats de nationalité délivrés par la direction générale des affaires judiciaires au ministère de la Justice, sur la base de passeports tunisiens délivrés par l’ambassade de Tunisie à Vienne en 1982 et 1984.

Le même communiqué indiquait qu’un ancien consul à Vienne aurait, par le passé, accordé des passeports tunisiens à des ressortissants étrangers contre des sommes d’argent, dont les deux documents concernés, et que des poursuites pénales avaient déjà été engagées à ce sujet.

Des documents délivrés sous différents départements ministériels

L’enquête judiciaire a été ouverte le 7 octobre 2021 par le ministère public près le Tribunal de première instance de Tunis, qui a chargé la sous-direction spécialisée de poursuivre les investigations.

Un premier rapport a été transmis au ministère public le 9 décembre, suivi d’un rapport complémentaire le 20 décembre. Ce dernier aurait fait état de nouveaux éléments indiquant que les certificats de nationalité tunisienne suspectés d’être falsifiés auraient été délivrés au ressortissant syrien et à son épouse durant la période où Noureddine Bhiri dirigeait le ministère de la Justice.

Concernant les passeports et les certificats de résidence, les documents auraient été obtenus durant la période où Ali Larayedh était à la tête du ministère de l’Intérieur, avec l’intervention présumée de l’ancien responsable sécuritaire Fethi Beldi.

Le rapport mentionnait également que le bénéficiaire de la nationalité, du passeport et de la résidence aurait été visé par des affaires terroristes commises à l’étranger.

Le pôle antiterroriste saisi du dossier

Le 22 décembre 2021, au vu des premiers éléments recueillis et des soupçons portant sur l’implication de l’un des suspects dans des infractions terroristes commises hors du territoire tunisien, le ministère public a décidé de transmettre le dossier au pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme.

Le 24 décembre, le représentant du ministère public a ouvert une information judiciaire contre les bénéficiaires des documents suspectés d’avoir été falsifiés, ainsi que contre toute personne que l’enquête pourrait révéler.

Les poursuites portent notamment sur l’orientation, l’organisation, la facilitation, l’aide, l’intermédiation et la contribution, par quelque moyen que ce soit, à l’entrée ou à la sortie légale ou clandestine d’une personne du territoire tunisien, dans le but de commettre l’une des infractions terroristes. Elles concernent également la fabrication ou la falsification de cartes d’identité nationale, de passeports ou d’autres documents au profit de personnes en lien avec des crimes terroristes, ainsi que l’incitation à ces actes.

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Moutons de l’Aïd : plus de 1 500 dinars, où est le ministère de l’Agriculture ?!

(Ne pas corriger, ne pas publier)

Les prix des moutons destinés à l’Aïd al-Adha atteignent des niveaux particulièrement élevés sur les marchés tunisiens. Puisqu’ils oscillent actuellement entre 800 et plus de 1 500 dinars. C’est ce que relève Lotfi Riahi, président de l’Organisation tunisienne d’orientation du consommateur (OTOC), dans une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin.

Il explique que les commerçants indexent désormais les prix des moutons sur celui du kilogramme de viande rouge chez les bouchers, qui varie entre 50 et 55 dinars. Une pratique favorisée, précise-t-il, par la forte emprise des intermédiaires sur la chaîne de distribution, alimentant directement la flambée des prix.

Lotfi Riahi impute également cette situation au ministère de l’Agriculture, évoquant une crise devenue structurelle et récurrente. Il appelle à une réforme en profondeur du secteur, notamment à travers la mise en place d’un système de régulation des prix dès la phase de production, incluant la fixation du prix du kilogramme de viande sur pied.

Parmi les mesures proposées figurent également l’établissement d’un recensement précis du cheptel national en nombre, en races et en âges; ainsi que l’importation de femelles reproductrices. Il insiste aussi sur la nécessité de réglementer les opérations d’abattage afin de préserver les femelles, indispensables au renouvellement du cheptel.

M. Riahi estime, en outre, que ces réformes pourraient s’appuyer sur une application intelligente, à l’ère de l’IA, permettant d’améliorer la transparence du secteur. Un tel dispositif offrirait une meilleure visibilité sur la capacité de la Tunisie à atteindre l’autosuffisance en ovins. Tout en clarifiant les coûts réels de la viande rouge, dans un contexte marqué par la hausse des prix des aliments pour bétail.

Selon lui, la mise en œuvre de ces mesures permettrait d’identifier avec précision les coûts réels et de mieux encadrer les marges à chaque étape de la chaîne, du producteur au détaillant.

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« NUMÜ »: 1,4 million d’euros pour booster les entreprises tunisiennes

Un guichet de subvention baptisé « NUMÜ», destiné à soutenir la mise en place de services d’accompagnement visant à accélérer la croissance et la pérennité des entreprises tunisiennes, a été lancé.

Ce dispositif s’inscrit dans le cadre du projet « WATANI », mis en œuvre par Expertise France en collaboration avec la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) et financé par l’Agence française de développement (AFD).

Doté d’une enveloppe globale de 1,4 million d’euros, ce guichet cible les structures d’appui à l’entrepreneuriat, notamment les incubateurs, les associations, les organisations non gouvernementales, les cabinets, les réseaux ainsi que les structures financières. Il a pour objectif de financer des services au profit d’entreprises formalisées depuis au moins un an (startups, TPE, PME), afin de les accompagner dans leur développement, leur structuration et leur accès à de nouvelles opportunités.

Le projet « WATANI » ambitionne de renforcer l’écosystème entrepreneurial en Tunisie, en favorisant la création d’opportunités économiques durables dans les régions et en mobilisant les compétences, notamment celles de la diaspora.

Dans ce cadre, le guichet « NUMÜ » devrait permettre d’accompagner environ 500 entrepreneurs justifiant d’au moins une année d’activité, à travers des mécanismes innovants facilitant l’accès au marché, au financement et le renforcement des capacités organisationnelles, techniques et financières.

Ouvert jusqu’à épuisement des fonds, et au plus tard le 30 septembre 2026, ce dispositif prévoit des cycles d’évaluation bimestriels. Les projets retenus pourront s’étendre sur une durée maximale de 24 mois, incluant une phase de clôture.

Doté d’un budget global de 5 millions d’euros sur une période de 42 mois, le projet « WATANI » s’articule autour de trois composantes principales : l’accompagnement renforcé à l’entrepreneuriat en région; la mise en place de mécanismes innovants d’appui aux TPE/PME; et la consolidation des structures d’appui à l’innovation, à l’instar de « The Dot ».

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La BM appuie le secteur des déchets en Tunisie

Une délégation d’experts de la Banque mondiale effectue une mission en Tunisie du 4 au 8 mai 2026, dans le cadre de l’accompagnement de la mise en œuvre d’un programme dédié à la création d’unités de traitement et de valorisation des déchets ménagers et assimilés.

Cette visite vise à renforcer la coordination entre les différents acteurs du secteur. À cet effet, plusieurs réunions de travail sont prévues aux niveaux national, régional et local, réunissant les parties prenantes concernées par la gestion des déchets.

La mission comprend également des visites de terrain dans plusieurs installations de traitement, afin d’évaluer l’état actuel du dispositif et d’identifier les besoins techniques nécessaires à son amélioration.

Par ailleurs, la délégation doit rencontrer plusieurs partenaires internationaux soutenant le secteur. Ces échanges s’inscrivent dans une dynamique de partage d’expertises et de renforcement de la coopération, avec pour objectif de contribuer à la mise en place d’un système intégré et durable de gestion des déchets en Tunisie.

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5 mai 2026 : dernier jour pour payer la taxe des véhicules de location

Le mardi 5 mai 2026 marque la dernière échéance pour le paiement de la taxe de circulation (moyen de transport) pour les véhicules destinés à la location ou acquis dans le cadre de contrats de location ou de crédit-bail.

L’« agenda fiscal » du mois de mai 2026, publié par la Direction générale des impôts du ministère des Finances, fixe cinq dates clés pour le dépôt des déclarations et le paiement des taxes pour différents types de contribuables.

Les principales échéances sont les suivantes :

  • 15 mai : dépôt de la déclaration mensuelle pour les personnes physiques.
  • 20 mai : dépôt de la déclaration mensuelle pour les personnes morales affiliées au système de déclaration et de paiement en ligne.
  • 25 mai : dépôt de la déclaration annuelle de l’impôt sur le revenu pour les industriels, prestataires de services et professionnels non commerciaux, y compris ceux soumis au régime forfaitaire.
  • 28 mai : dépôt de la déclaration mensuelle pour les personnes morales non affiliées au système de déclaration et de paiement en ligne.

La Direction générale des impôts précise que ces dates correspondent au dernier jour légal pour le dépôt des déclarations et que le dépôt peut être effectué avant ces échéances. Elle invite ainsi les contribuables à anticiper leurs démarches pour éviter la congestion dans les centres de perception et réduire la pression sur le système informatique en fin de période.

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Saïed – La gestion de l’État n’est pas une affaire de réseaux sociaux!

Les présidents de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Brahim Bouderbala, et du Conseil national des régions et des districts (CNRD), Imed Derbali, ont été reçus au palais de Carthage, lundi 4 mai 2026.

Le chef de l’État, Kaïs Saïed, a, à cette occasion, affirmé que les Tunisiens se tiennent sur un même front pour faire face aux défis qui surgissent de toutes parts. Il assure au passage que la patrie demeure, en premier et dernier ressort, l’expression ultime du vivre-ensemble des Tunisiens. Et ce, malgré la diversité et la divergence de leurs positions et approches.

Il a également rappelé que la gestion de l’État « n’est pas une affaire de publications sur les réseaux sociaux ou de pages suspectes cherchant à orchestrer des campagnes de désinformation ». Tout en estimant que la concomitance de certaines déclarations reflète de manière frappante l’état de faillite et de désarroi dans lequel s’enfoncent certaines parties. Celles-ci affichant encore une nostalgie visant à faire remonter le temps.

Et de conclure que le peuple tunisien est résolu à bâtir souverainement son avenir par le biais des institutions constitutionnelles qu’il a lui-même instaurées, à travers sa volonté exprimée par voie référendaire.

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Ingénieurs tunisiens : appel à freiner la fuite des compétences

Clôturés à Sousse les 1er, 2 et 3 mai 2026, les travaux du Conseil national de l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT) se sont tenus sous le slogan « L’ingénieur, pilier de la souveraineté et du développement », en présence des membres du Conseil et des représentants des structures régionales et sectorielles. Les sessions ont été consacrées à l’évaluation de la situation actuelle de la profession ainsi qu’à la définition des priorités de la prochaine étape.

Dans son communiqué final, le Conseil national appelle à accélérer l’adoption du projet de loi régissant la profession d’ingénieur, destiné à remplacer la loi de 1982. Il estime que ce texte constitue un fondement essentiel pour protéger le statut de l’ingénieur, renforcer l’indépendance de l’Ordre et moderniser ses structures.

Le Conseil réaffirme par ailleurs son attachement à l’amélioration des conditions matérielles et morales des ingénieurs, alertant sur l’ampleur croissante de la fuite des compétences. Il appelle à la mise en place de mesures urgentes afin d’améliorer l’environnement professionnel et de retenir les talents dans le pays.

Il annonce également le lancement d’une nouvelle phase de « renouveau structurel », axée sur une plus grande implication des jeunes ingénieurs et un renforcement de la présence des femmes dans les instances de décision. Le Conseil souligne, dans le même cadre, le rôle stratégique de l’ingénieur en tant que partenaire clé du développement, notamment dans les domaines des infrastructures, de la transition énergétique, du numérique, ainsi que de la sécurité hydrique et alimentaire.

Enfin, le communiqué insiste sur l’indépendance de l’Ordre, considéré comme une force de proposition nationale, appelant les ingénieurs en Tunisie et à l’étranger à se mobiliser autour de leurs structures et à contribuer à l’édification d’un projet national fondé sur la compétence et la justice.

Il y a quelques années de cela, un ingénieur-chef d’entreprise disait haut et fort en termes de boutade qu’un ingénieur ne devrait pas être au chômage, car il a fait des études lui permettant de résoudre les problèmes, dont le chômage.

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Transparence financière : le CMF dévoile les comptes des intermédiaires en Bourse

Le Conseil du Marché Financier (CMF) a annoncé la publication des états financiers annuels des intermédiaires en bourse arrêtés au 31 décembre 2025, ainsi que des principaux indicateurs financiers liés à leur activité, sur son site officiel. Cette mesure s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la transparence, de l’accès à l’information et de la discipline de marché.

Selon le CMF, cette initiative vise à mettre à la disposition des investisseurs et du grand public des données financières fiables, harmonisées et facilement accessibles, afin d’améliorer la lisibilité du secteur de l’intermédiation en bourse et de renforcer le suivi de ses performances ainsi que de ses risques.

Le Conseil souligne également que la publication financière constitue un levier essentiel de bonne gouvernance, de consolidation de la confiance des épargnants et de protection des avoirs des clients. Tout en contribuant à l’intégrité du marché financier.

Les états financiers ainsi que les principaux indicateurs des intermédiaires en bourse sont désormais consultables sur le site du CMF, qui rappelle que cette démarche s’inscrit dans la continuité d’une décision prise en juin 2025, prévoyant la généralisation de la publication des états financiers à partir de l’exercice 2025.

Dans ce cadre, le CMF appelle les intermédiaires en bourse ainsi que les sociétés de gestion de portefeuilles à déposer leurs états financiers annuels, accompagnés du rapport du commissaire aux comptes, dans un délai maximal de trois mois après la clôture de l’exercice comptable.

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Retour des Tunisiens à l’étranger : suivi renforcé

Pour s’assurer de la mise en œuvre concrète des mesures en faveur des Tunisiens résidents à l’étranger, la Fédération des travailleurs tunisiens à l’étranger annonce un suivi sur le terrain en partenariat avec la société civile. Tout en appelant au respect des règles de transparence dans la communication.

Le changement majeur, c’est le fait que les services consulaires fonctionneront désormais sans interruption les samedis et dimanches. Tandis que la digitalisation des démarches administratives sera accélérée. Et ce, afin de réduire les délais et simplifier les procédures pour les Tunisiens résidant à l’étranger.

Le dispositif inclut également l’amélioration des services financiers et postaux, la modernisation des plateformes numériques et un allègement des procédures douanières. Avec à l’étude la création d’un mécanisme dédié pour mieux encadrer les formalités.

Dans ce contexte, des tarifs préférentiels seront appliqués aux transports aériens et maritimes au profit des familles à faibles revenus, des étudiants, des retraités et des personnes en situation de handicap. Et ce, en plus d’un renforcement de l’offre de billets durant la haute saison estivale 2026.

Ces mesures, décidées lors du Conseil ministériel du 25 avril, visent à faciliter le retour de la diaspora tunisienne dans les meilleures conditions.

La Fédération plaide par ailleurs pour l’accréditation de représentants associatifs dans les pays d’accueil. L’objectif est de mieux relayer les préoccupations de la diaspora et de renforcer la coordination avec les structures diplomatiques tunisiennes.

Se disant pleinement mobilisée, elle affirme vouloir instaurer un partenariat durable avec les institutions publiques. Et ce, pour améliorer les conditions d’accueil et consolider les liens avec les nouvelles générations de Tunisiens à l’étranger.

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Motos sans assurance : l’État impose la couverture

La ministre des Finances, Michket Slama Khaldi a annoncé de nouvelles mesures pour régler le problème du refus des compagnies d’assurance d’assurer les motocyclettes, surtout les cylindrées dépassant 50 cm³. Tout en incluant ces motos dans le plan de développement 2026-2030.

Dans une réponse écrite à une question du député Gassen Yaamoun, la ministre a indiqué que la solution résidait dans l’élargissement du système solidaire des assurances pour englober les motos acquises avant le 1er janvier 2025, sans carte grise. Pour ce qui est des propriétaires des motocyclettes achetées après cette date, ils doivent présenter la carte grise pour assurer leurs véhicules.

Et de préciser qu’en cas de refus d’une compagnie d’assurance de signer un contrat ou si elle ne répond pas dans un délai de 10 jours, les propriétaires des motocyclettes peuvent recourir au bureau central de la tarification qui se chargera de fixer le montant de l’assurance et obligera la compagne à assurer la motocyclette.

Ainsi, tous les cas de refus des compagnies d’assurance seront adressés à la FTUSA. La fédération transmettra les dossiers soit au bureau central de la tarification pour les motocyclettes enregistrées soit les transfèrera au système solidaire des assurances pour celles non enregistrées.

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Journalistes–chercheurs : vers une alliance au service du citoyen

« Créer un véritable pont entre chercheurs et journalistes pour mieux informer les citoyens », tel est l’objectif central de la journée d’études et de rencontres organisée jeudi 30 avril 2026, dans le cadre du programme « Passerelle Média », a déclaré Khaled Aouij, membre de la Fédération tunisienne des directeurs de journaux (FTDJ).

Soutenue par Expertise France et le projet « Savoir Éco », cette initiative, vous l’aurez compris, vise à rapprocher deux univers complémentaires mais encore trop peu connectés. « Les chercheurs produisent des publications, des policy briefs et des analyses de grande valeur, mais rencontrent des difficultés à les communiquer », a expliqué Khaled Aouij. Parallèlement, « les journalistes sont demandeurs de ce type de contenus, mais se heurtent à leur volume, à leur complexité ou à leur manque de visibilité ».

Face à ce constat, le programme Passerelle Média entend structurer des points de contact entre les deux mondes, celui des médias et celui de la recherche. « Nous voulons créer des espaces d’échange pour identifier des problématiques communes et transformer ces travaux académiques en articles accessibles, percutants et utiles pour les Tunisiens », a-t-il précisé.

Au-delà de cette rencontre, Khaled Aouij a insisté sur la nécessité d’un dialogue continu entre médias et monde académique. Il appelle ainsi les chercheurs à s’ouvrir davantage aux médias et les journalistes à investir les espaces universitaires et les centres de recherche. « Les deux sont prêts et impatients de collaborer », selon lui, soulignant l’importance de renforcer cette synergie au service d’une information plus rigoureuse et mieux diffusée.

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