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Les Etats-Unis alimentent l’explosion de la dette mondiale

La dette mondiale a atteint un nouveau sommet historique de près de 353 000 milliards de dollars. Ce qui représente une hausse de plus de 4 400 milliards de dollars, à la fin du premier trimestre 2026. C’est ce qu’il ressort du dernier rapport de l’Institute of International Finance (IIF) publié le 6 mai.

L’organisation financière internationale souligne surtout un phénomène inédit. A savoir que les investisseurs internationaux montrent des signes croissants de diversification hors des obligations du Trésor américain. Alors que la demande pour les dettes souveraines japonaise et européenne se renforce; l’intérêt pour les Treasuries américains apparaît désormais plus stable et moins dynamique qu’auparavant.

Emre Tiftik a estimé qu’il n’existait “aucun risque immédiat” pour le marché américain des Treasuries, évalué à près de 30 000 milliards de dollars. Il s’exprimait ainsi lors d’un webinaire consacré au rapport. Il a toutefois averti que la trajectoire de la dette publique des États-Unis devenait de plus en plus “insoutenable” à long terme.

Selon l’IIF, l’augmentation de la dette mondiale est principalement alimentée par l’endettement public américain. Mais le nourrit aussi l’accélération spectaculaire des emprunts des entreprises chinoises non financières, notamment les groupes publics. La Chine et les États-Unis demeurent ainsi les principaux moteurs de l’expansion de la dette mondiale.

Le rapport montre également un contraste croissant entre économies avancées et pays émergents. Dans la zone euro et au Japon, les ratios dette/PIB tendent progressivement à diminuer; alors qu’ils continuent d’augmenter dans plusieurs économies émergentes, notamment en Norvège, au Koweït, en Chine, Bahreïn et en Arabie saoudite.

Au total, la dette mondiale représente désormais environ 305 % du PIB mondial. Soit un niveau historiquement élevé mais relativement stable depuis 2023. L’IIF estime toutefois que plusieurs facteurs structurels continueront à pousser l’endettement vers le haut dans les prochaines années : vieillissement démographique; dépenses militaires; transition énergétique; cybersécurité; investissements massifs dans l’intelligence artificielle; et tensions géopolitiques croissantes.

L’organisation avertit également que le conflit au Moyen-Orient pourrait accentuer encore davantage les pressions budgétaires mondiales. Et ce, dans un contexte où les marchés obligataires doivent déjà absorber des volumes record d’émissions souveraines.

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États-Unis : forte reprise des créations d’emplois dans le secteur privé en avril

La création d’emplois dans le secteur privé américain s’est considérablement renforcée en avril.

Selon l’enquête mensuelle d’ADP, les entreprises américaines ont créé 109 000 emplois le mois dernier; contre seulement 61 000 en mars. Soit une révision marginale inférieure aux 62 000 initialement annoncés.

Le nombre d’embauches a largement dépassé les prévisions moyennes des analystes interrogés par Dow Jones, qui tablaient sur 84 000 nouveaux emplois.

D’après d’autres données d’enquête, les salaires des personnes qui ont conservé leur emploi ont augmenté de 4,4 % sur un an. Un taux en légère baisse de 0,1 % par rapport au mois dernier.

En ce qui concerne la répartition des nouveaux salaires, l’éducation et les services de santé ont à nouveau dominé. Contribuant ainsi à hauteur de 61 000. Tandis que la catégorie commerce, transport et services publics a enregistré une augmentation de 25 000.

Quant au secteur de la construction, l’autre moteur constant de l’embauche ces derniers mois, il a vu ses effectifs augmenter de 10 000 personnes. Alors que les activités financières en ont créé 9 000.

Dans le même temps, les efforts de l’administration Trump pour attirer à nouveau des emplois dans l’industrie automobile grâce à des droits de douane n’ont eu qu’un impact limité. Le secteur n’ayant créé que 2 000 emplois.

En termes de taille, les petites entreprises de moins de 50 employés ont créé 65 000 emplois. Pendant que celles de 500 employés ou plus en ont créé 42 000.

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La Banque du Japon va-t-elle relever ses taux d’intérêt?

Le compte rendu de la réunion de mars de la Banque du Japon, publié jeudi 7 mai 2026, a révélé que les membres du conseil d’administration envisageraient sérieusement de relever les taux d’intérêt si le choc énergétique résultant du conflit au Moyen-Orient persistait.

Les membres de la Banque du Japon ont exprimé leur inquiétude quant au fait que la hausse des prix du pétrole pourrait entraîner des « effets de second tour » qui feraient durablement grimper l’inflation globale.

Le compte rendu fait état d’une division penchant pour la fermeté. Certains membres avertissant que la Banque du Japon pourrait se retrouver « dans l’ombre » face aux risques inflationnistes. Et ce, notamment avec des entreprises de plus en plus en mesure de répercuter la hausse des coûts sur les consommateurs.

Bien que la banque ait maintenu son taux d’intérêt à court terme à 0,75 % lors de sa réunion de mars, la faiblesse persistante du yen et les pressions salariales croissantes, en plus du scénario d’une inflation sous-jacente restant autour de 3 %, placent la banque dans une position où il est impératif d’agir pour protéger la stabilité des prix.

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L’inflation en zone euro s’accélère à 2,1 % en mars

Une vague de hausses de prix, principalement dans le secteur de l’énergie, a frappé la zone euro et les producteurs après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient.

Plus précisément, selon les données publiées par d’Eurostat, l’indice des prix à la production dans la zone euro a bondi en mars à un taux annuel de 2,1 %, après une baisse de 3 % en février. Dans l’ensemble de l’UE, les prix à la production ont augmenté en mars à un taux annuel de 2 %, après une baisse de 2,7 % en février.

Dans les différentes composantes de l’indice de la zone euro, la part du lion de l’appréciation a, comme prévu, concerné l’énergie. Et ce, compte tenu de la flambée des prix du pétrole et du gaz naturel due à la crise d’Ormuz.

Plus précisément, les prix à la production ont augmenté à un taux annuel de 4,2 % pour l’énergie; 2 % pour les biens intermédiaires; 1,6 % pour les biens d’équipement; 2,5 % pour les biens de consommation durables… Hors énergie, les prix à la production dans la zone euro ont augmenté de 1,4 % en glissement annuel en mars.

Quant aux taux d’inflation annuels des prix à la production les plus élevés, ils ont été observés en Roumanie (7,8 %), en Bulgarie (7,5 %) et en Lituanie (7,2 %).

En revanche, les baisses les plus importantes ont été observées au Luxembourg (-4,9 %), en Estonie (-2,4 %) et en Slovaquie (-1,3 %).

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Lisbonne veut taxer les profits exceptionnels dans le secteur énergétique

Le gouvernement du Portugal se prépare à instaurer une taxe sur les profits exceptionnels des entreprises du secteur énergétique, dans un contexte de hausse des prix liée aux tensions géopolitiques internationales.

Le ministre des Finances, Joaquim Miranda Sarmento, a annoncé, mercredi 5 mai, qu’un projet de loi sera prochainement soumis au Parlement, s’inspirant des mesures adoptées lors de la crise énergétique de 2022.

Cette initiative intervient après une démarche conjointe lancée le 3 avril 2026 par cinq pays européens – Portugal, Allemagne, Espagne, Italie et Autriche – appelant à une taxation des profits exceptionnels au niveau de l’Union européenne.

Cependant, faute de consensus à Bruxelles, la Commission européenne a laissé chaque État agir individuellement, poussant Lisbonne à avancer seule sur ce dossier.

Malgré la situation de minorité parlementaire du gouvernement, le texte a de fortes chances d’être adopté avec le soutien du Parti socialiste, qui avait lui-même introduit une mesure similaire par le passé.

Cette initiative s’inscrit dans un retour des politiques de taxation exceptionnelle en Europe, utilisées comme levier pour amortir les chocs énergétiques. Mais elle relance aussi le débat : entre justice sociale et risque de freiner l’investissement énergétique, notamment dans la transition vers les renouvelables.

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Minerais critiques : le G7 enclenche la bataille contre la dépendance à la Chine

Le G7 intensifie ses efforts pour sécuriser l’approvisionnement en minerais critiques, essentiels aux industries de défense, aux technologies numériques et à la transition énergétique.

Sous l’impulsion de la présidence française en 2026, une réunion ministérielle a été organisée début mai afin de préparer le sommet des dirigeants prévu en juin, rapporte ‘Capital’. L’objectif est clair : réduire la dépendance des économies occidentales vis-à-vis de la Chine, qui domine largement la production et le raffinage de ressources stratégiques comme le lithium, le cobalt ou les terres rares.

Toutefois, des divergences existent au sein du groupe. Certains pays européens privilégient des stocks nationaux plutôt qu’un système commun, et se montrent réticents à une initiative dominée par les États-Unis.

En parallèle, la France cherche à reconstruire une filière complète des terres rares sur son territoire, avec l’ambition de couvrir d’ici 2030 une part significative des besoins européens.

Cette mobilisation s’inscrit dans une compétition géopolitique mondiale accrue autour des ressources minières, devenues indispensables à la transition énergétique et aux technologies avancées. Le G7 tente ainsi de bâtir une alternative crédible à l’hégémonie chinoise, tout en sécurisant ses chaînes de valeur industrielles.

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Pétrole : même après la réouverture d’Ormuz, la production mettra des mois à se rétablir

Selon un rapport de S&P Global Energy publié le 5 mai, la réouverture du détroit d’Ormuz – axe stratégique par lequel transite une part majeure du pétrole mondial – ne suffira pas à rétablir rapidement les niveaux de production.

Même dans un scénario de désescalade et de reprise du trafic maritime, il faudrait au moins sept mois pour que la production pétrolière retrouve pleinement son niveau d’avant-crise. Cette estimation reflète l’ampleur des perturbations causées par le conflit au Moyen-Orient déclenché fin février 2026.

La fermeture partielle du détroit, contrôlé par l’Iran, a en effet provoqué l’arrêt ou le ralentissement de nombreuses installations pétrolières, une chute brutale des exportations du Golfe et une désorganisation logistique majeure dans toute la chaîne énergétique.

Même après une réouverture, plusieurs facteurs continueront de freiner la reprise : les dommages aux infrastructures énergétiques, les contraintes de sécurité pour le transport maritime et l’embouteillage massif de navires en attente dans le Golfe.

Les experts soulignent également que la remise en marche des installations ne peut être immédiate : le redémarrage des capacités d’extraction, de raffinage et d’exportation se fera progressivement, dans un contexte d’incertitude géopolitique persistante.

Plus largement, cette crise confirme la vulnérabilité structurelle du marché pétrolier mondial, fortement dépendant de ce corridor stratégique où transite habituellement près d’un cinquième du commerce mondial d’hydrocarbures.

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Le dollar recule face aux espoirs d’un accord entre Washington et Téhéran

Le dollar américain a reculé ce mercredi 6 mai face aux principales devises, suite à un regain d’optimisme quant à un possible accord entre les États-Unis et l’Iran.

Cette baisse intervient alors que les signaux politiques se multiplient en faveur d’une désescalade : Donald Trump a évoqué des progrès vers un accord global; tandis que le secrétaire d’État Marco Rubio a affirmé que les objectifs militaires américains avaient été atteints.

Dans ce contexte, les investisseurs ont réduit leur exposition au dollar, traditionnellement considéré comme une valeur refuge en période de crise, au profit d’actifs plus risqués. Résultat : l’euro, la livre sterling et les devises liées aux matières premières ont progressé; le yen japonais s’est fortement apprécié…

Ce mouvement reflète un changement de perception des marchés : la perspective d’un accord réduit le risque géopolitique, notamment autour du détroit d’Ormuz. Ce qui diminue l’attrait du dollar.

Parallèlement, les prix du pétrole ont légèrement baissé, signe d’un apaisement anticipé des tensions. Et ce, même si les analystes restent prudents face à une situation encore fragile.

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Guerre en Iran : l’onde de choc énergétique secoue toute l’Asie

L’Asie fait face à un choc énergétique d’ampleur croissante, aux effets profondément inégaux selon les pays. Et c’est la conséquence directe de la guerre américano-israélienne contre l’Iran.

En avril 2026, les importations de pétrole vers la région ont chuté d’environ 30 %, atteignant leur plus bas niveau depuis 2015. C’est ce que révèle un rapport de Capital publié mardi 5 mai 2026. Et ce, en raison des disruptions dans le détroit d’Ormuz, artère clé du commerce énergétique mondial.

Cette contraction brutale de l’offre frappe particulièrement les économies asiatiques les plus dépendantes des importations d’énergie, notamment en Asie du Sud. Des pays comme le Pakistan, le Bangladesh ou le Sri Lanka, déjà fragilisés, subissent une forte poussée inflationniste et une pression accrue sur leurs finances publiques.

Face à cette crise, les gouvernements déploient des stratégies d’urgence : subventions aux carburants; mobilisation des réserves de change; voire restrictions sur les exportations énergétiques. Mais ces mesures ont un coût élevé et ne peuvent être maintenues indéfiniment.

Les grandes économies régionales tentent, quant à elles, d’amortir le choc par des moyens plus diversifiés. Ainsi, l’Inde absorbe une partie de la hausse des prix via ses raffineries publiques, souvent au prix de pertes importantes. Tandis que la Chine s’appuie sur ses importantes réserves stratégiques et sur la diversification de ses approvisionnements.

Dans le même temps, plusieurs pays – dont le Japon et l’Indonésie – cherchent à réduire leur dépendance au Moyen-Orient en se tournant vers d’autres fournisseurs, notamment les États-Unis, la Russie ou l’Afrique.

Cette crise énergétique s’accompagne également de tensions monétaires : de nombreuses devises asiatiques se sont dépréciées face au dollar, traduisant l’ampleur du choc économique. Toutefois, certaines économies majeures comme la Chine et le Japon font preuve d’une relative stabilité.

Malgré ces mécanismes d’adaptation, les analystes mettent en garde : la résilience actuelle de l’Asie pourrait s’éroder rapidement si la crise perdure, notamment avec l’épuisement progressif des réserves et des marges budgétaires.

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Accord UE – USA : Paris maintient le cap malgré les menaces de Trump

Le ministre français de l’Économie, Roland Lescure, a réaffirmé que la priorité restait la finalisation de l’accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis. Et ce, malgré les tensions croissantes autour des droits de douane.

S’exprimant le 4 mai à Bruxelles, en marge d’une réunion des ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe), il a insisté sur la nécessité de maintenir le cap des négociations engagées depuis mi-2025. Tout en appelant à ne pas se laisser distraire par les déclarations politiques.

Cette mise au point intervient après l’annonce du président américain Donald Trump d’augmenter les droits de douane sur les voitures européennes, estimant que l’Union européenne tardait à formaliser l’accord commercial.

Face à ces menaces, M. Lescure a adopté un ton mesuré, en indiquant il faut « dépasser le bruit ambiant ». De même qu’il faut souligner que l’accord existait bel et bien, précisant qu’il était actuellement examiné selon les procédures démocratiques européennes. Il a rappelé que ce texte faisait l’objet d’un double processus de validation, impliquant à la fois le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne. Et que les discussions techniques se poursuivaient afin d’en finaliser les modalités.

Dans ce contexte, il a réaffirmé l’engagement de l’Union européenne à respecter ses engagements « de bonne foi ». Tout en exprimant l’espoir que les États-Unis adopteront la même posture.

A noter que les négociations doivent reprendre dans les prochains jours entre les institutions européennes, afin de progresser sur les mesures concrètes, notamment la réduction des droits de douane sur certains produits américains. Tout en intégrant des mécanismes de protection pour les industries européennes.

Plusieurs responsables européens ont, par ailleurs, appelé à éviter toute escalade commerciale, estimant qu’un durcissement des tensions pourrait compromettre la conclusion de l’accord et fragiliser les relations transatlantiques.

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Face à la flambée des prix de l’énergie, l’Eurogroupe cherche la riposte

Les ministres des Finances de la zone euro se sont réunis le 4 mai 2026 à Bruxelles. Et ce, dans un contexte marqué par une nouvelle montée des tensions énergétiques, sur fond d’instabilité géopolitique persistante.

Au cœur des discussions de l’Eurogroupe : l’impact de la crise énergétique sur les économies européennes, déjà fragilisées par la hausse des prix de l’énergie et les incertitudes liées aux marchés internationaux. Les responsables ont insisté sur la nécessité de maintenir une coordination étroite entre les États membres afin de limiter les effets inflationnistes et protéger les ménages comme les entreprises.

Cette réunion intervient, alors que les tensions au Moyen-Orient continuent de peser sur les approvisionnements mondiaux. Ce qui alimente une volatilité accrue des prix du pétrole et du gaz. Ces perturbations se répercutent directement sur l’activité économique européenne, en augmentant les coûts de production et en freinant la croissance.

Les ministres ont également évoqué les réponses budgétaires à apporter face à cette situation. L’accent a été mis sur des politiques ciblées, capables de soutenir les secteurs les plus exposés tout en évitant une dérive des finances publiques.

Dans ce cadre, plusieurs participants ont souligné que l’Europe était aujourd’hui mieux préparée qu’au moment de la crise énergétique précédente, grâce à la diversification des sources d’approvisionnement et au renforcement des infrastructures. Toutefois, l’incertitude demeure élevée, notamment quant à la durée et à l’intensité des tensions actuelles.

Les discussions ont aussi porté sur la nécessité d’accélérer la transition énergétique, afin de réduire la dépendance aux énergies fossiles importées, identifiée comme une vulnérabilité structurelle du continent.

Enfin, les ministres ont insisté sur l’importance de préserver la stabilité économique globale de la zone euro, dans un environnement international en mutation. Lequel est marqué par des risques géopolitiques et des recompositions commerciales.

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L’Iran avertit qu’il n’y a « pas de solution militaire » pour Ormuz

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, a déclaré, lundi 4 avril, qu’une action militaire ne permettrait pas de résoudre la crise d’Ormuz. Tout en affirmant que les pourparlers au Pakistan progressaient.

« Les événements à Ormuz montrent clairement qu’il n’y a pas de solution militaire à une crise politique », a déclaré M. Araghtchi dans un message sur les réseaux sociaux. Ses commentaires interviennent après une escalade des tensions dans le détroit d’Ormuz, alors que les États-Unis ont lancé une opération militaire pour escorter les navires commerciaux à travers ce canal de navigation, suscitant la résistance de l’Iran.

Pour sa part, l’Iran a lancé plusieurs missiles de croisière, drones et petites embarcations en réponse à l’effort américain pour frapper des navires et un port pétrolier aux Émirats arabes unis. Du coup, ce regain d’hostilités à Ormuz menace de rompre un cessez-le-feu déjà fragile entre Washington et Téhéran…

Bien qu’il ne soit pas clair si le dialogue était direct ou par l’intermédiaire de médiateurs, cela a suscité quelques espoirs d’une éventuelle désescalade du conflit. Le prix du pétrole a d’ailleurs chuté d’environ 1,4 % dans les premières heures de mardi 5 mai après avoir progressé d’environ 6 % lors de la séance de lundi.

Néanmoins, une voie vers la désescalade semblait incertaine, les États-Unis et l’Iran restant également en désaccord sur les activités nucléaires de Téhéran. L’Iran avait proposé un plan de paix en 14 points pour rouvrir Ormuz et mettre fin à la guerre. Un plan que Washington a largement.

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Entre pétrole et devises, les marchés mondiaux naviguent à vue

Les marchés mondiaux évoluent avec prudence, dans un climat dominé par les tensions persistantes au Moyen-Orient et leurs répercussions sur l’énergie et les devises.

En Asie, les principales places boursières ont reculé, pénalisées par la hausse des prix du pétrole et par une activité réduite liée aux jours fériés au Japon et en Corée du Sud. Le baril de Brent reste au-dessus des 110 dollars, malgré un léger repli, signe d’une inquiétude persistante quant aux perturbations de l’approvisionnement énergétique.

Sur les marchés pétroliers, le prix du Brent a baissé en ouverture de séance de 0,5 % à 113,85 dollars le baril mardi 5 mai. Tandis que le brut américain a reculé de 1,3 % à 105,03 dollars, après avoir bondi lors de la séance de lundi. Et ce, en raison des inquiétudes accrues concernant les perturbations de l’approvisionnement.

Les tensions autour du détroit d’Ormuz continuent de nourrir l’incertitude. Les marchés restent sensibles à tout développement militaire ou diplomatique entre les États-Unis et l’Iran. La région étant un point névralgique pour le commerce mondial de pétrole.

Sur le marché des changes, le yen japonais a attiré une attention particulière après un regain de volatilité, alimentant les spéculations sur une possible intervention des autorités de Tokyo pour soutenir la monnaie. Dans le même temps, le dollar s’est renforcé, bénéficiant de son statut de valeur refuge dans un contexte d’aversion au risque.

D’autres devises, comme le dollar australien, sont restées sous pression à l’approche de décisions de politique monétaire, notamment une hausse attendue des taux pour contenir l’inflation.

Par ailleurs, les investisseurs surveillent de près la saison des résultats d’entreprises, avec plusieurs publications majeures attendues aux États-Unis. Les performances solides du secteur technologique, notamment portées par les investissements dans l’intelligence artificielle, continuent de soutenir partiellement le sentiment de marché.

Dans ce contexte incertain, l’or a légèrement progressé. Tandis que les flux vers les actifs jugés sûrs se sont intensifiés. Illustrant ainsi la nervosité persistante des investisseurs face aux risques géopolitiques et inflationnistes.

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L’impact de l’intelligence artificielle sur le marché du travail est faible

Les craintes de pertes d’emplois et d’une augmentation du chômage à grande échelle, conséquences de l’utilisation d’applications d’intelligence artificielle (IA) par les entreprises, ne se sont pas confirmées jusqu’à présent, comme le montrent les études menées en Europe et aux États-Unis.

Le marché du travail est en pleine mutation et devrait s’intensifier avec la diffusion progressive des nouvelles applications d’IA. En commençant par les grandes entreprises disposant des ressources nécessaires pour réaliser les investissements requis. Cependant, l’emploi global devrait globalement augmenter plutôt que diminuer suite à ces changements.

D’une part, la demande pour les professions que remplaceraient des modèles d’IA créatifs diminue. Et d’autre part, la demande pour les nouvelles professions qui s’y lieraient augmente. D’après une étude du Forum économique mondial, publiée le 2 mai 2026, l’IA devrait créer 69 millions de nouveaux emplois d’ici 2028. Ces emplois nécessitent des compétences dans des domaines tels que l’analyse de données, l’apprentissage automatique et le développement de nouveaux logiciels. Ce qui souligne l’importance de l’éducation – par le biais d’études universitaires et de programmes de reconversion – pour leur acquisition.

La raison principale invoquée par ceux qui prévoient une hausse de l’emploi grâce à l’IA est l’augmentation de la productivité qu’elle engendre, déjà perceptible et qui devrait s’accentuer. Plus la productivité est haute, plus les salaires réels le sont aussi. Et plus l’activité économique est dynamisée. Ce qui a un impact positif sur l’emploi. Cela s’est vérifié lors des grandes mutations technologiques du passé. Et il est raisonnable de penser que ce sera encore le cas à l’avenir. McKinsey, par exemple, estime que l’IA pourrait contribuer jusqu’à 13 000 milliards de dollars à l’économie mondiale d’ici 2030.

Hausse de productivité et hausse de l’emploi

D’après une enquête menée auprès de 12 000 entreprises européennes par le Centre de recherche sur les politiques économiques (CERP), l’intelligence artificielle a augmenté la productivité de 4 % en moyenne. Mais la répartition des gains est très inégale. Les plus fortes Ce sont les grandes et moyennes entreprises qui enregistrent les plus fortes hausses, ainsi que par celles qui ont su intégrer l’intelligence artificielle à leurs processus de production et à leur capital humain.

Morgan Stanley prévoit également que l’IA stimulera la productivité et les salaires réels. L’agence constate une légère hausse du chômage dans les catégories de travailleurs les plus exposées à l’IA. Le chômage des 22-27 ans, plus susceptibles d’être automatisés, a connu la plus forte augmentation depuis 2023 parmi les professions les plus vulnérables à l’IA. En dehors de cette tranche d’âge, peu d’éléments indiquent une perturbation généralisée du marché du travail.

Un point préoccupant demeure cependant : les entreprises font de plus en plus état de pertes d’emplois dues à l’IA dans leurs rapports financiers, plutôt que de créations d’emplois.

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L’accord UE-Mercosur a été activé

Le président du Conseil européen, António Costa, a annoncé l’entrée en vigueur de l’accord UE-Mercosur dans un message publié sur la plateforme X le 2 mai. Il y déclare : « Aujourd’hui, l’accord UE-Mercosur entre en vigueur. Dès lors, nos entreprises et nos citoyens pourront bénéficier de ses avantages. »

Le président du Conseil européen a participé, samedi 2 mai 2026, à une visioconférence avec les dirigeants du Mercosur. Il indique que l’accord dépasse le cadre du commerce. « Lors de cet échange avec les dirigeants du Mercosur, j’ai insisté sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un simple accord commercial. Mais c’est un partenariat qui reflète notre vision commune du monde. Ensemble, nous aurons plus de poids. Un système multilatéral résilient repose sur des accords gagnant-gagnant comme celui-ci, fondés sur des règles, des valeurs et des intérêts partagés », a-t-il déclaré.

Dans le même temps, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est félicitée de cette évolution. « C’est une excellente nouvelle pour les entreprises de l’UE de toutes tailles, pour nos consommateurs et pour nos agriculteurs. Ils bénéficieront de nouvelles opportunités d’exportation précieuses, avec une protection totale pour les secteurs sensibles ».

Points clés de l’accord

L’application temporaire concerne principalement les capitaux commerciaux et apporte des avantages immédiats. A savoir :

  • Réduction tarifaire : suppression immédiate ou réduction significative des droits de douane sur des milliers de produits. L’UE supprime les droits de douane sur plus de 91 % de ses exportations vers le Mercosur (principalement des produits industriels, des automobiles, des machines, des produits chimiques et pharmaceutiques). En contrepartie, l’accord UE-Mercosur ouvre ses marchés à 92 % des importations de l’UE. Tandis que 7,5 % sont soumises à des contingents tarifaires.
  • Secteur agroalimentaire : première réduction des droits de douane sur les produits européens tels que les vins, les boissons, l’huile d’olive et le fromage. Les exportations agricoles européennes devraient augmenter de 50 %. L’accord UE-Mercosur protège directement 344 indications géographiques (IG) européennes et interdit la contrefaçon.
  • Protection des secteurs sensibles : quotas spéciaux, mécanismes de sauvegarde et interdictions (par exemple, viande traitée aux hormones) pour protéger les agriculteurs européens de la concurrence déloyale.

La réduction totale des droits de douane sera mise en œuvre progressivement sur une période de 10 à 15 ans (jusqu’à 30 ans dans certains cas).

Cet accord devrait permettre d’économiser des milliards d’euros de droits de douane chaque année et d’accroître les exportations de l’UE d’environ 39 %, créant ainsi des centaines de milliers d’emplois. Parallèlement, il constitue un message géopolitique fort en faveur du renforcement de la coopération multilatérale, dans un contexte d’incertitudes mondiales.

Il convient de noter que, si l’application provisoire s’applique immédiatement aux échanges commerciaux, la ratification intégrale de l’accord (y compris les chapitres relatifs à la durabilité, à l’investissement et à la coopération) requiert l’approbation du Parlement européen et des parlements nationaux. Or, cet accord a suscité de vives réactions de la part des agriculteurs européens, qui craignent une augmentation des importations en provenance d’Amérique du Sud; malgré les clauses de sauvegarde prévues.

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Trump veut débloquer le détroit d’Ormuz par la force

Dans un Golfe sous haute tension, Washington a annoncé une opération d’urgence pour secourir les navires piégés dans le détroit d’Ormuz. Pendant ce temps, un pétrolier a été visé par des projectiles non identifiés. 

Le président américain Donald Trump a annoncé, dimanche 3 mai, que les États-Unis lanceraient, à partir du lundi 4 courant, une opération pour venir en aide aux navires immobilisés dans le détroit d’Ormuz.

Selon Trump, cette initiative doit débuter immédiatement afin de « libérer » les navires et leurs équipages coincés dans cette voie maritime stratégique, perturbée par la guerre opposant les États-Unis et Israël à l’Iran. Il a évoqué une situation critique pour les marins, certains étant à court de nourriture et de ressources essentielles.

Peu après cette annonce, l’agence UK Maritime Trade Operations (UKMTO) a signalé qu’un pétrolier avait été frappé par des projectiles inconnus à environ 78 milles marins au nord de Fujairah, aux Émirats arabes unis. Aucun blessé n’a été rapporté parmi l’équipage.

L’opération américaine – dont les contours restent flous – s’inscrit dans une montée en puissance militaire plus large visant à garantir la liberté de navigation. Washington déploie d’importants moyens, incluant troupes, avions, navires de guerre et drones, tout en cherchant à rallier une coalition internationale.

Marchés pétroliers : Trump apaise, les prix fléchissent légèrement

Les prix du pétrole ont reculé après l’annonce du président américain d’une opération visant à aider les navires bloqués dans le détroit d’Ormuz, un signal perçu par les marchés comme un possible début de désengorgement de cette route stratégique.

Ainsi, le Brent a perdu ce matin environ 0,1 % pour s’établir autour de 108 dollars le baril. Tandis que le brut américain (WTI) a cédé près de 0,4 %, restant néanmoins au-dessus des 100 dollars.

Malgré cette baisse, les cours demeurent élevés en raison des perturbations persistantes de l’offre liées au conflit, ainsi qu’au blocage du détroit.

Sur le front diplomatique, les négociations entre Washington et Téhéran se poursuivent, mais l’Iran conditionne toute avancée à la levée des sanctions et du blocus, retardant un éventuel apaisement.

Parallèlement, l’OPEP+ a annoncé une hausse limitée de sa production pour juin (environ 188 000 barils/jour). Une mesure jugée surtout symbolique tant que les flux pétroliers restent bloqués dans le Golfe.

En résumé, le recul des prix reflète un espoir d’amélioration à court terme. Mais le marché reste sous tension, suspendu à l’évolution du conflit et à une éventuelle réouverture effective du détroit.

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Flottille “Global Sumud” pour Gaza interceptée

Plus de 100 militants pro-palestiniens participant à la flottille humanitaire « Global Sumud » ont été transférés sur l’île grecque de Crète le 1er mai, après l’interception de leurs navires par les forces israéliennes, près des côtes grecques.

Cette flottille, partie de Barcelone le 12 avril 2026, avait pour objectif de livrer de l’aide humanitaire à la bande de Gaza et de contester le blocus maritime imposé par Israël. Au total, 176 personnes ont débarqué en Crète, certaines nécessitant une prise en charge médicale après l’opération.

Les organisateurs dénoncent une opération illégale, assimilée à un acte de « piraterie », tandis qu’Israël défend une action conforme à sa politique de sécurité, affirmant vouloir empêcher toute tentative de briser le blocus de Gaza. Malgré cette interception, 47 autres bateaux de la flottille restaient en mer près de la Crète, avec l’intention affichée de poursuivre leur route vers Gaza.

Deux militants ont été particulièrement visés par les autorités israéliennes, en l’occurrence Saif Abu Keshek, ressortissant espagnol d’origine palestinienne, et Thiago Avila, militant brésilien. Tous deux ont été arrêtés et transférés vers Israël pour interrogatoire, parce que soupçonnés par les autorités israéliennes de liens avec des activités illégales.

Ces arrestations ont suscité de vives réactions dans leurs pays d’origine. L’Espagne et le Brésil ont condamné l’intervention israélienne, accusant Tel-Aviv de violer le droit international et réclamant la libération immédiate de leurs ressortissants.

Accusations de mauvais traitements

Les organisateurs de la flottille ont affirmé que certains participants avaient subi des mauvais traitements, évoquant des privations de nourriture, d’eau et des violences physiques lors de leur détention. Israël rejette ces accusations et décrit la flottille comme une opération « provocatrice », voire comme une initiative à caractère politique liée au Hamas.

Cet incident intervient malgré un cessez-le-feu conclu précédemment et des engagements internationaux visant à accroître l’aide humanitaire à Gaza, où la situation reste extrêmement critique.

La nouvelle confrontation en mer souligne la persistance des tensions autour du blocus imposé depuis 2007 et la difficulté de faire parvenir une aide humanitaire indépendante dans l’enclave palestinienne.

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L’INSEE prévoit une stagnation de l’économie française

L’économie française était en état de stagnation au cours du premier trimestre de 2026… C’est ce qu’indiquent les prévisions économiques publiées le 30 avril par l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), qui notent un repli après une croissance de 0,2 % au dernier trimestre 2025.

Ces prévisions ne correspondent pas aux estimations initiales du gouvernement, qui tablaient sur une croissance de 0,2 % à 0,3 % au premier trimestre, et rendent difficile l’atteinte de l’objectif de croissance de 0,9 % en fin d’année.

Selon l’INSEE, l’anémie économique est due en grande partie à la guerre au Moyen-Orient, qui a entraîné une hausse des prix de l’énergie et, par extension, une stimulation des pressions inflationnistes.

L’activité économique a notamment ralenti en raison de la faiblesse de la consommation des ménages après la hausse des prix de mars. En avril, l’inflation a atteint 2,2 % en rythme annuel, selon les résultats provisoires de l’indice des prix publiés jeudi 30 avril par l’INSEE.

Quant au commerce extérieur, qui avait connu une légère reprise en 2025, il a replongé en territoire négatif (-0,7 %) en raison de la forte baisse des exportations : les livraisons d’avions et de navires de croisière, importantes au dernier trimestre 2025, sont à l’arrêt depuis janvier, leur construction étant entravée par des difficultés d’approvisionnement (moteurs dans le cas d’Airbus).

Pour le reste de l’année, les perspectives sont encore plus sombres, car les conséquences du conflit en Iran devraient affecter davantage l’activité économique française. En faisant flamber le prix du kérosène, la guerre risque d’affecter gravement le tourisme, qui a toujours été un point fort de l’économie française, souligne un économiste de haut rang chez BNP Paribas.

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Trump relance la guerre commerciale avec l’Europe

Le président américain Donald Trump annonce une hausse significative des droits de douane sur les automobiles importées de l’Union européenne, désormais portés à 25 %, contre 15 % auparavant. 

Cette décision intervient dans un contexte de désaccord persistant entre Washington et Bruxelles. La Maison Blanche accuse l’Union européenne de ne pas avoir respecté un accord commercial conclu en 2025 avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lequel accord prévoyait notamment un plafonnement des droits de douane à 15 %.

Du côté européen, ces accusations sont fermement rejetées. Bruxelles invoque des contraintes législatives internes pour expliquer les retards dans la mise en œuvre, tout en affirmant rester fidèle à ses engagements.

Pour Donald Trump, cette hausse tarifaire s’inscrit dans une stratégie claire : favoriser la production industrielle sur le sol américain. Il a précisé que les constructeurs automobiles produisant aux États-Unis ne seraient pas concernés par ces surtaxes, envoyant un signal direct aux industriels européens.

L’objectif affiché est double : réduire le déficit commercial et attirer les investissements étrangers dans l’industrie automobile américaine.

La réaction de l’Union européenne ne s’est pas fait attendre. Les autorités européennes dénoncent une violation de l’accord commercial et évoquent déjà la possibilité de mesures de rétorsion. Cette escalade fait craindre une nouvelle guerre commerciale transatlantique, avec des conséquences potentiellement lourdes pour l’économie mondiale.

Un bras de fer aux enjeux colossaux

Cette décision s’inscrit dans un contexte de relations déjà tendues entre Washington et Bruxelles, mêlant différends commerciaux et désaccords géopolitiques.

Les échanges entre les États-Unis et l’Europe représentent près de 2 000 milliards de dollars en 2024, ce qui souligne l’ampleur des enjeux. Dans ce contexte, le secteur automobile devient une nouvelle fois le point névralgique d’un affrontement économique majeur.

En portant les droits de douane à 25%, Donald Trump ouvre une nouvelle phase de confrontation avec l’Union européenne. Entre stratégie protectionniste et tensions diplomatiques, cette décision pourrait marquer un tournant durable dans les relations économiques transatlantiques, avec le risque d’une escalade difficile à contenir.

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