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TFBank: Kaouthar Babia nommée administratrice représentant l’État

La Tunisian Foreign Bank (TFBank) a procédé à un changement au sein de son Conseil d’administration. Kaouthar Babia a été nommée administratrice représentant l’État, en remplacement de Adel Braham.

Actuellement, Kaouthar Babia occupe le poste de Directrice de la coopération financière et des émissions au sein du ministère des Finances. Cette nomination s’inscrit dans le cadre du renouvellement de la représentation de l’État au sein des instances de gouvernance de la banque. Établissement de droit français affilié à la Fédération bancaire française, la TFBank se distingue par sa structure capitalistique particulière. Son capital est détenu par des institutions financières tunisiennes, illustrant ainsi son ancrage à la fois international et national.

Depuis sa création en 1977, la banque joue un rôle dans le développement des échanges économiques et commerciaux entre la Tunisie et la France. Elle accompagne également les Tunisiens résidents à l’étranger (TRE) dans la réalisation de leurs projets d’investissement en France.

Sur le plan opérationnel, la TFBank dispose de quatre agences en France ainsi que d’une succursale offshore à Tunis. Ce dispositif lui permet d’assurer des activités à la fois sur le marché domestique et à l’international, en lien avec les besoins de sa clientèle et les flux économiques entre les deux pays.

 

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Football | Des arbitres autrichiens pour Espérance – Club Africain

La Direction nationale de l’arbitrage de la Fédération tunisienne de football (FTF) a désigné l’arbitre autrichien Christian-Petru Ciochirca pour le derby de la Capitale, entre l’Espérance sportive de Tunis et le Club Africain, dimanche 10 mai 2026, à 16 heures, dont dépendra largement l’issue du championnat de Ligue 1 que les deux clubs briguent sérieusement.

Christian-Petru Ciochirca aura pour assistants, Maximilan Weiss et Michael Obritzberger, alors que le 4e arbitre sera Hamza Jaïed.

Par ailleurs, les deux Autrichiens Harald Lechner et Roland Brandner ont été désignés pour la VAR.

Voici les désignations d’arbitres pour la 29e journée :

Vendredi 8 mai 2026 :
– Stade tunisien – Union sportive de Ben Guerdane (Montassar Belarbi)
– Avenir sportif de Soliman – Avenir sportif de Gabès (Mohamed Ali Karouia)
– Olympique de Béja – Jeunesse sportive d’El Omrane (Hosni Naïli)
– Jeunesse sportive kairouanaise – Union sportive monastirienne (Achraf Haraketi)

Samedi 9 mai 2026 :
– Avenir sportif de la Marsa – Club sportif sfaxien (Bassem Belaïd)
– Etoile sportive du Sahel – Club athlétique bizertin (Houssem Ben Sassi)
– Espérance sportive de Zarzis – Etoile sportive de Metlaoui (Abdelhamid Badreddine)

Dimanche 10 mai 2026 :
Espérance sportive de Tunis – Club Africain (Christian-Petru Ciochirca).

Tous les matches commencent à 16h00.

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Quand Hannibal est «Denzélé» !

Certaines thèses «afrocentristes» tiennent à ce que tout ce qui est africain soit de couleur noire, mais elles sont largement rejetées par la communauté scientifique faute de preuves archéologiques ou historiques. La polémique resurgit avec le choix de l’acteur Denzel Washington pour incarner le personnage du général carthaginois Hannibal, dans une production Netflix.

Ridha Ben Slama *

Au moment où nous avons besoins de corriger certaines versions faussées de l’histoire, la production cinématographique participe parfois à la confusion des esprits. Le cinéma, par sa force émotionnelle, s’emploie à remplacer la réalité historique dans l’esprit du public. Il est vrai que le film historique n’est pas un documentaire, mais une interprétation qui peut réussir ou échouer. Le danger survient quand le spectateur oublie que le réalisateur pourrait avoir une «intention» artistique ou politique qui prime sur la véracité des faits. Ce débat est crucial, car il oppose la nécessité de la rigueur historique à la liberté artistique et narrative du cinéma. Si le cinéma a le pouvoir de faire revivre le passé, il peut parfois participer à la confusion ou à la réécriture biaisée de l’histoire.

Des anachronismes flagrants

Dans ce cadre, le choix de Denzel Washington pour incarner Hannibal dans le film Netflix relève plus d’une démarche artistique et commerciale simpliste que d’une volonté de rigueur historique. Antoine Fuqua, réalisateur et producteur du film, a d’ailleurs déclaré que «le talent et le charisme de l’acteur priment sur la ressemblance physique exacte» !

Dans l’imaginaire collectif hollywoodien actuel, il existe une tendance à vouloir représenter l’Afrique ancienne et actuelle comme exclusivement peuplée de personnes à la peau noire. Ce choix s’inscrit dans un mouvement de «réappropriation» des figures du continent africain par la diaspora afro-américaine. Netflix cherche souvent à toucher un public global en mettant en avant la diversité, même si cela crée des anachronismes flagrants par rapport à la réalité historique méditerranéenne.

Déjà, dans Gladiator 2, on ne voit pas Macrinus, mais Denzel Washington en costume. Cela donne l’impression qu’il ne s’est pas adapté à l’univers du film. Ses mimiques, ses rires et sa gestuelle appartiennent au XXIe siècle. Alors que le premier Gladiator était empreint de gravité et de réalisme brut, le Macrinus de Denzel apporte une dose de théâtralité presque béate. Cette interprétation peut donner l’impression que l’acteur ne prend pas le film au sérieux, transformant un drame historique en une sorte de spectacle excentrique qui manque de poids émotionnel. Son style très marqué et son refus de se plier aux codes du «film d’époque» traditionnel ont créé une rupture de ton qui l’a sorti de l’histoire. Le manque de crédibilité historique du personnage de Macrinus est un point soulevé par de nombreux historiens et spectateurs. Bien que basé sur un véritable empereur romain, la version de Ridley Scott prend d’énormes libertés.

Le vrai et le faux Macrinus

Dans le film, Macrinus est un ancien esclave de peau noire qui s’est élevé par la force et l’astuce pour devenir marchand d’armes et propriétaire de gladiateurs. Alors qu’en réalité il n’a jamais été ni esclave ni noir. Il était issu de la classe des chevaliers (l’ordre équestre), une élite sociale juste en dessous des sénateurs. C’était aussi un juriste talentueux et un avocat renommé avant de devenir préfet du prétoire (chef de la garde impériale) sous Caracalla. Il n’y a aucune preuve historique que Macrinus ait eu un quelconque lien avec le monde des gladiateurs ou le commerce des armes. Son ascension était purement politique et administrative. On le voit manipuler activement l’empereur et même participer physiquement à sa chute dans un cadre spectaculaire.

Le vrai Macrinus était né vers 165 apr. J.-C. à Césarée de Maurétanie (actuelle Cherchell), il est issu d’une famille équestre, mais pas de la haute noblesse patricienne. Sous Caracalla, il devient donc préfet du prétoire, commandant la prestigieuse garde prétorienne, ce qui fait de lui l’un des hommes les plus puissants de Rome avant de prendre le pouvoir. Après avoir conspiré et fait assassiner Caracalla, il devient empereur en 217, marquant une rupture majeure dans la tradition impériale. Fait ironique par rapport au film, le vrai Macrinus a été le premier empereur à ne jamais mettre les pieds à Rome durant son règne (qui a duré 14 mois), préférant rester à Antioche.

Pour un spectateur qui connait l’histoire, chaque anachronisme agit comme un rappel que tout est factice. Denzel Washington a lui-même reconnu ces inexactitudes, admettant avoir créé sa propre trame de fond pour le personnage afin de servir le récit plutôt que la vérité historique.

Réalité historique et raccourci hollywoodien

Ces incongruités nuisent à la qualité de l’histoire, quand un film s’appuie sur des noms réels mais réécrit totalement leur trajectoire, il perd en poids dramatique et en cohérence.

En faisant de Macrinus un ancien esclave «vengeur», le scénario utilise un cliché de fiction. Réduire l’ascension vers le trône à une simple affaire de commerce de gladiateurs transforme une lutte de pouvoir historique en une intrigue de série B. Le film finit par ressembler à une version fantasmée de Rome plutôt qu’à une reconstitution.

On a l’impression que Ridley Scott utilise à chaque fois l’Antiquité comme un simple décor interchangeable plutôt que comme un cadre rigoureux. En transformant des figures historiques complexes en archétypes (le marchand malin, les empereurs fous), le film sacrifie la profondeur psychologique. La réalité historique est souvent plus nuancée et surprenante que les raccourcis hollywoodiens.

Le film échoue car il ne respecte pas la vérité organique de son sujet. En voulant rendre l’histoire plus «cinématographique», Ridley Scott l’a vidée de sa substance et de sa crédibilité.

Beaucoup de Tunisiens considèrent que le fait d’attribuer une peau noire à Hannibal est une forme de négation de leur propre identité et de leur héritage punique/berbère. Si le choix d’un Hannibal «Denzelé» fait réagir, c’est parce qu’il touche à une frontière fragile entre liberté artistique et vérité historique.

Il existe une confusion moderne chez les «profanes», surtout outre-Atlantique, qui consiste à penser que tout ce qui vient du continent africain est noir. Comme Carthage est en Tunisie actuelle, certains de leurs producteurs font ce raccourci, ignorant l’histoire. La confusion vient souvent d’une interprétation moderne du terme «Africain».

Le risque de l’anachronisme, en transformant Hannibal en «Denzel» pour des raisons de diversité est ridicule, car cela efface la réalité de ce qu’il était : un Punique.

En voulant rendre hommage à l’Afrique, on finit parfois par occulter la véritable identité des populations du Maghreb antique.

Nez droit, cheveux bouclés et profil aquilin

Les pièces de monnaie d’époque représentent Hannibal sous des traits méditerranéens classiques. Les portraits officiels sur les monnaies et les bustes inspirés de l’époque le montrent avec des traits typiquement méditerranéens ou hellénistiques (nez droit, cheveux bouclés). Les pièces de monnaie frappées par les Barcides en Espagne montrent un homme au visage rasé, aux cheveux bouclés et au profil aquilin.

Les auteurs comme Hérodote, Polybe ou Tite-Live décrivaient souvent les caractéristiques physiques des peuples dits «exotiques». Ils mentionnaient les cheveux crépus ou la peau sombre des Éthiopiens (terme désignant alors les populations subsahariennes). Si Hannibal avait été noir de peau, les auteurs romains auraient pu utiliser cette différence physique. Si Hannibal avait eu des traits radicalement différents de ceux des Méditerranéens, un auteur comme Tite-Live, qui détaille pourtant minutieusement ses habitudes alimentaires et ses vêtements, l’aurait très probablement mentionné.

Or, ils le traitent toujours comme un adversaire de culture punique. Quand les Romains croisaient des personnes aux traits subsahariens, ils utilisaient des termes précis (comme Aethiops). Le fait qu’ils désignent Hannibal simplement comme Afer (Africain de la province de Carthage) ou Punicus indique qu’il s’insérait dans la norme visuelle du monde méditerranéen de l’époque. Pour les historiens, si Hannibal avait été de peau noire, ce fait aurait été une telle «curiosité» pour les chroniqueurs de l’époque qu’il serait apparu dans au moins un récit.

Dans l’Antiquité, être Africain désignait un habitant de la province d’Africa (le Nord de l’Afrique actuelle). En latin, Afer désigne une origine géographique (la région de Carthage) et non une caractéristique raciale. À l’époque, les Romains et les Grecs étaient très attentifs aux différences physiques, qu’ils notaient sans forcément y attacher de préjugés raciaux modernes, mais par simple souci de description.

Richesse occultée de la civilisation punique

Une fois qu’un visage est associé à un nom (Denzel Washington en Hannibal), il devient très difficile de déconstruire cette image par des preuves archéologiques plus tard. C’est une simplification binaire qui ramène l’histoire à une opposition «Noir vs Blanc», on occulte la richesse des civilisations berbères, puniques ou maures. Cela donne l’impression que l’Afrique du Nord n’a pas d’histoire propre et qu’elle doit être «empruntée» par d’autres cultures pour exister à l’écran. Si la science (ADN, numismatique) dit une chose et que les médias dominants en montrent une autre, cela peut amener les jeunes à croire que «chacun a sa vérité».

Le débat actuel est souvent alimenté par des enjeux politiques contemporains plutôt que par de nouvelles découvertes historiques. L’analyse de l’ADN ancien des populations de Carthage apporte des réponses claires.

Les chercheurs ont analysé des restes humains provenant de nécropoles puniques à Carthage (en Tunisie) et en Sardaigne. La population carthaginoise était un mélange cosmopolite. Une part importante de l’ADN est liée aux populations berbères autochtones.

Concernant la question du teint, ces études montrent que les Carthaginois partageaient le profil génétique des populations méditerranéennes classiques. Leur apparence était très proche des populations actuelles du sud de l’Europe et du nord de l’Afrique. L’ADN n’indique pas de mélange significatif avec des populations d’Afrique subsaharienne à cette époque au sein de l’élite punique.

Ces données permettent de clore le débat sur une base objective. Elles confirment que Carthage était un pont génétique entre l’Orient, l’Afrique du Nord et l’Europe.

Les références clés des études scientifiques, notamment publiées dans la revue Nature, qui traitent du profil génétique des Carthaginois et confirment leur aspect méditerranéen. L’étude majeure de Nature (2025), la plus récente et la plus vaste à ce jour sur le sujet. Elle révèle l’analyse de 210 génomes anciens provenant de 14 sites puniques (Tunisie, Sicile, Sardaigne, Espagne). Les Carthaginois étaient génétiquement cosmopolites, un mélange de populations autochtones d’Afrique du Nord (Berbères), de populations de l’Égée (Grèce) et de Sicile. Elle confirme que l’élite et le peuple de Carthage s’inscrivaient dans le profil génétique du bassin méditerranéen central et occidental.

Par ailleurs, l’étude sur le «Jeune homme de Byrsa» (2016) a marqué un tournant en séquençant le premier génome complet d’un individu carthaginois du VIe siècle av. J.-C. (A European Mitochondrial Haplotype Identified in Ancient Phoenician Remains from Carthage, North Africa, étude publiée dans Plos One (2016). Elle révèle que l’individu (surnommé «Ariche») appartenait à l’haplogroupe rare U5b2c1, une lignée maternelle d’origine européenne (péninsule Ibérique). Cela prouve l’existence de mariages et de mélanges précoces entre les colons puniques et les populations méditerranéennes locales.

Les études sur la continuité en Sardaigne et au Liban (2018- Ancient DNA of Phoenician remains indicates discontinuity in the settlement history of Ibiza, publiée dans Scientific Reports (Nature Publishing Group) (2018), montrent que les réseaux commerciaux carthaginois servaient de «courroie de transmission» génétique entre le Levant, l’Afrique du Nord et l’Europe du Sud. Les marqueurs génétiques retrouvés correspondent systématiquement à des populations méditerranéennes et non subsahariennes. Ces publications démontrent que Carthage n’était pas une enclave isolée, mais un véritable brassage méditerranéen. L’absence de marqueurs génétiques subsahariens significatifs dans ces échantillons renforce la thèse d’une apparence physique proche de celle des Tunisiens actuels.

Une forme de révisionnisme culturel

Malheureusement, nous assistons à une forme de révisionnisme culturel. Cette tendance risque de nuire à la compréhension de l’histoire par les jeunes générations. C’est l’inquiétude majeure des historiens et des éducateurs. Le risque est de transformer l’histoire en une matière malléable au service de l’idéologie ou du divertissement, au détriment des faits.

Ce qui choque davantage pour Hannibal, c’est que cela donne l’impression que l’on «réécrit» le passé pour coller à des idéologies politiques modernes comme l’afrocentrisme.

Au lieu de contrefaire par ces procédés douteux l’histoire des Puniques/Carthaginois, ne serait-il pas plus enrichissant pour ces «afrocentristes» de produire des films sur les puissants empires d’Afrique subsaharienne, comme l’Empire du Mali ou le Royaume de Koush, dont l’histoire est authentiquement noire et largement méconnue. Il y a pourtant des exemples réussis dans le domaine, comme la minisérie de Shaka Zulu qui revient sur le conflit qui a opposé au début du 19e siècle Chaka, le roi de la vaste nation zoulou, à l’Empire britannique en pleine expansion en Afrique, ou la récente série Shaka Ilembe (2023) qui est le meilleur choix actuel. Elle privilégie une perspective autochtone, avec des dialogues en zoulou et une attention accrue aux rituels et à l’histoire orale.

En dépit de toutes les critiques, le projet semble avancer, le tournage étant prévu pour l’été 2026, selon des médias spécialisés. Il est désolant de s’investir dans une entreprise parsemée d’autant de carences.

Plusieurs facteurs pourraient effectivement contribuer à transformer ce projet en un sérieux revers, risquant de subir un «review bombing» (vague de notes négatives) massif sur les plateformes.

Il convient de noter que Netflix a déjà connu un contrecoup similaire avec sa série sur Cléopâtre, qui avait enregistré des scores d’audience et de critiques historiquement bas.

Ah si par bonheur, nos chers réalisateurs-producteurs faisaient le pari de produire un film sur le vrai Hannibal ! Ainsi, face à la production hollywoodienne, la Tunisie fournirait sa propre version. Un vœu que beaucoup partagent, surtout pour rendre justice à Hannibal Barca, le stratège de génie de Carthage.

* Ecrivain.

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D’Ormuz, la crise se déplacera-t-elle à Malacca ?

Les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz ont ravivé les inquiétudes quant à la vulnérabilité d’un autre point de passage maritime crucial situé à l’autre bout du monde en l’occurrence le détroit de Malacca. 

Imed Bahri

Bloomberg indique que le détroit de Malacca, étroit passage entre l’Indonésie et la Malaisie qui canalise le commerce via Singapour, assure plus d’un cinquième du commerce maritime mondial et constitue le point de passage le plus fréquenté au monde.

Ce détroit est depuis longtemps considéré comme une vulnérabilité stratégique, notamment pour la Chine qui en dépend fortement pour ses importations d’énergie. Il a fait l’objet d’une surveillance accrue après la fermeture de facto du détroit d’Ormuz par l’Iran en réponse aux frappes militaires américaines et israéliennes.

Bien que le détroit de Malacca soit régi par des règles internationales garantissant la liberté de navigation, des inquiétudes sont apparues lorsqu’un haut responsable indonésien a brièvement évoqué la possibilité d’imposer des droits de transit. Les autorités de la région ont depuis confirmé que le détroit resterait ouvert et que le transit serait gratuit.

Cet incident souligne néanmoins la grande sensibilité du commerce mondial à toute perturbation sur l’une de ses voies maritimes les plus fréquentées.

Une voie maritime incontournable

Le détroit de Malacca est l’une des voies maritimes les plus importantes au monde, reliant l’océan Indien à la mer de Chine méridionale et à l’océan Pacifique.

Ce détroit s’étend sur environ 800 kilomètres entre l’île indonésienne de Sumatra et la péninsule malaise. Bordé par la Thaïlande au nord et Singapour à son entrée sud, il constitue la voie maritime la plus courte entre le Moyen-Orient et l’Asie de l’Est.

Cette caractéristique a fait du détroit de Malacca une voie maritime incontournable. Plus de 102 500 navires l’ont emprunté en 2025, contre environ 94 300 en 2024, selon le Département maritime malaisien.

Une grande variété de marchandises transitent par cette voie navigable, notamment le pétrole brut, le gaz naturel liquéfié, le charbon, l’huile de palme, le minerai de fer et les produits manufacturés.

Au premier semestre 2025, environ 23,2 millions de barils de pétrole par jour ont été transportés par le détroit, selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), approvisionnant ainsi de grandes économies comme la Chine, le Japon et la Corée du Sud. Ce chiffre dépasse les 20,9 millions de barils qui ont transité par le détroit d’Ormuz durant la même période.

Les attaques en augmentation

À son point le plus étroit, le détroit de Malacca ne mesure que 2,7 kilomètres de large, ce qui souligne sa vulnérabilité face à l’immense trafic maritime qui le traverse. Cela accroît le risque de collisions et d’échouements, notamment dans les zones les plus fréquentées. Même des perturbations mineures peuvent ralentir la navigation et augmenter les coûts de fret.

La piraterie et les vols à main armée constituent également une source d’inquiétude, les attaques étant en augmentation. On a recensé 108 incidents dans les détroits de Malacca et de Singapour en 2025. Bien que des itinéraires alternatifs existent à travers l’archipel indonésien, ils sont moins pratiques et plus difficiles à naviguer. Le détroit de la Sonde est peu profond par endroits et se situe dans une région volcanique active.

De plus, la route via les détroits de Lombok et de Macassar allonge considérablement le temps et augmente les coûts. Le trajet entre le port de Ras Tanura en Arabie saoudite et le Japon est plus de deux fois plus long que par le détroit de Malacca.

Une gestion coordonnée

Qui contrôle le détroit de Malacca?

L’Indonésie, la Malaisie et Singapour contrôlent conjointement le détroit et exercent leur souveraineté sur ses eaux territoriales qui s’étendent jusqu’à 12 milles marins de leurs côtes, en vertu de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. Ces trois États côtiers ont établi un cadre tripartite en 1971 afin de coordonner la gestion du détroit de Malacca.

Parallèlement, le détroit de Malacca est classé comme détroit international, ce qui signifie que les navires et les aéronefs bénéficient d’un droit de transit, leur permettant de circuler librement et sans entrave.

En vertu du droit international, les États côtiers ne peuvent ni suspendre le transit ni imposer de droits de passage aux navires mais la facturation de services spécifiques est autorisée. Les trois pays concernés ainsi que la Thaïlande coordonnent étroitement leurs efforts en matière de sécurité, notamment la lutte contre la piraterie et les patrouilles conjointes.

Bien qu’aucun pays ne contrôle pleinement le détroit, sa situation géographique lui confère un pouvoir considérable sur l’une des routes commerciales les plus importantes au monde.

Des inquiétudes croissantes ?

Les menaces qui pèsent sur la navigation dans le détroit d’Ormuz ont mis en lumière la rapidité avec laquelle des voies navigables étroites et vitales peuvent devenir des points chauds géopolitiques et un fardeau pour l’économie mondiale.

Le ministre indonésien des Finances Purbayo Yudhi Sadiwa, a évoqué la possibilité d’imposer des droits de passage aux navires traversant le détroit suite à la décision de l’Iran d’instaurer des droits similaires. Il a toutefois rapidement renoncé à cette idée.

Le ministère indonésien de la Défense examine également une proposition américaine visant à autoriser les avions militaires à survoler l’espace aérien indonésien, une mesure qui suscite une forte opposition au sein de l’armée, notamment en raison de préoccupations liées à la souveraineté nationale.

Singapour a réagi promptement, insistant sur la nécessité de maintenir le détroit ouvert et accessible à la navigation internationale. La Malaisie a également souligné l’importance de garantir un passage sans entrave, reflétant l’intérêt commun des nations côtières à préserver la fluidité du trafic maritime.

La crise du détroit d’Ormuz a incité la Thaïlande, située au nord-est du détroit de Malacca, à se recentrer sur son objectif à long terme de construction d’un «pont terrestre» reliant les réseaux routier et ferroviaire à travers sa péninsule méridionale. Ce projet permettrait de contourner le détroit et de réduire les temps de transit mais il est considéré comme extrêmement complexe sur les plans logistique et financier.

Un détroit important pour la Chine

La Chine figure parmi les pays les plus exposés aux risques liés au détroit de Malacca. Premier importateur mondial de pétrole, elle dépend largement du transport maritime pour ses approvisionnements qui transitent par ce passage.

Cette vulnérabilité a incité la Chine à intensifier ses efforts de diversification de ses voies d’approvisionnement, notamment par la construction d’oléoducs et de gazoducs depuis l’Asie centrale et la Russie ainsi que par des investissements dans des itinéraires alternatifs dans le cadre de son initiative «la Ceinture et la Route» (Belt and Road Initiative lancée en 2013) y compris via le Myanmar.

Cependant, les voies maritimes demeurent essentielles à l’économie chinoise, ce qui la rend extrêmement sensible à toute perturbation dans le détroit de Malacca.

Les dirigeants chinois considèrent depuis longtemps ce détroit comme une vulnérabilité stratégique en cas de conflit, un problème communément appelé «dilemme de Malacca», une expression popularisée sous la présidence de Hu Jintao au début des années 2000.

La situation est encore compliquée par les revendications territoriales contestées en mer de Chine méridionale voisine et par la compétition stratégique entre Pékin et Washington pour l’influence maritime dans la région.

Ces voies navigables d’Asie du Sud-Est sont utilisées pour des transbordements de pétrole entre navires par la «flotte parallèle» iranienne qui transporte clandestinement du pétrole pour contourner les sanctions. Une grande partie de ce pétrole est ensuite acheminée vers les marchés asiatiques, notamment la Chine.

Le chef d’état-major des armées des États-Unis Dan Caine a déclaré ce mois-ci que les forces américaines «poursuivraient avec vigueur» les navires tentant d’apporter un soutien matériel à l’Iran, y compris ceux transportant du pétrole iranien.

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L’Utica accueille le Water Expo Salon Tunisia

La 6e édition du Water Expo Tunisia, le salon international dédié aux technologies de l’eau, s’est ouvert ce mardi 5 mai 2026 et se poursuivra jusqu’au 7 jeudi mai au siège de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica).

Ce salon, placé sous l’égide du ministère de l’Agriculture, des Ressources en eau et de la Pêche, est organisé en partenariat avec le Centre de recherche et des technologies des eaux (Certe) et l’Institut national de la recherche en génie rural, eaux et forêts (Inrgref).

Il présentera des projets de pointe, des expériences et des technologies modernes dans le secteur de l’eau, répondant aux défis posés par le changement climatique et son impact croissant sur les ressources en eau. Ainsi que des solutions innovantes pour relever les défis actuels.

Cette édition bénéficiera d’une importante participation internationale, notamment de la Chine, de la Turquie, de la France et de plusieurs autres pays partenaires, favorisant ainsi l’échange d’expertise et de bonnes pratiques dans le domaine. Elle comprend un riche programme scientifique organisé sous le thème : «Les eaux pour la nature, la société et le progrès», avec la participation d’un groupe restreint d’experts universitaires et d’institutions de premier plan du secteur.

Ce sera aussi l’occasion de présenter les dernières technologies dans le domaine de l’exploration de l’eau et de lancer un centre d’analyse des sols et de l’eau, qui permettrait aux agriculteurs et aux industriels d’obtenir instantanément et gratuitement les résultats d’analyse.

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Union des chambres arabes : Majoul plaide pour lever les freins au commerce interarabe

En marge de la 137ᵉ session extraordinaire du Conseil de l’Union des chambres arabes, Samir Majoul, président de l’Union des chambres arabes et de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), a appelé à activer pleinement la Grande Zone de libre-échange arabe et à supprimer les obstacles tarifaires et non tarifaires qui freinent les échanges entre pays membres. Il a plaidé pour une implication directe du secteur privé dans l’élaboration des législations économiques et fiscales, réclamé le lancement de projets communs dans l’agriculture durable et les technologies de l’eau et mis en garde contre les effets des conflits régionaux sur l’économie arabe. La confiance mutuelle entre les États, a-t-il estimé, demeure la condition première de toute intégration économique régionale.

La Grande Zone de libre-échange arabe fonctionne en deçà de ses ambitions, a estimé M. Majoul, qui a appelé à son activation pleine et entière. La suppression des barrières tarifaires et non tarifaires entre pays membres constitue, selon lui, un préalable incontournable au renforcement des échanges intra-arabes et à la consolidation de la résilience économique régionale. Le président de l’UTICA a plaidé pour le lancement de projets arabes communs dans l’agriculture durable et les technologies de l’eau, des secteurs qu’il a présentés comme prioritaires pour faire face aux défis climatiques et garantir la sécurité alimentaire et hydrique de la région.

Le secteur privé, moteur de croissance et acteur des décisions

Principal moteur de la croissance économique, le secteur privé doit être associé de manière systématique à l’élaboration des législations économiques et fiscales, a soutenu le responsable. Il a également appelé à la mise en place de chaînes d’approvisionnement arabes solides et flexibles, afin de réduire l’exposition de la région aux fluctuations économiques mondiales.

L’intervenant a interpellé les chambres arabes sur la nécessité d’adopter des stratégies de soutien aux entreprises émergentes et à l’innovation technologique, jugeant que la compétitivité du secteur privé arabe sur le marché mondial en dépend directement.

Crises, énergie et confiance : les trois défis du monde arabe

La région arabe traverse une crise réelle, provoquée par les guerres et leurs répercussions, a déclaré M. Majoul. Il a relevé que les pays arabes disposent pourtant de réserves énergétiques importantes qu’ils doivent se donner les moyens de valoriser. Ce qui fait défaut, a-t-il conclu, ce sont l’harmonisation des visions, la sincérité des intentions et la confiance mutuelle entre les États. Conditions qu’il a présentées comme indispensables à la construction d’un avenir économique arabe commun.

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CRLDHT | «La situation de la presse en Tunisie se dégrade»

À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le 3 mai 2026, le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), association tunisienne basée à Paris, a publié le communiqué suivant sous le titre «La liberté de la presse en Tunisie : d’un acquis démocratique à une victime d’un régime populiste».

À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie exprime sa vive préoccupation. La situation de la presse en Tunisie se dégrade à une vitesse alarmante. Elle était pourtant l’un des acquis les plus marquants de la révolution.

La presse et la liberté sont toujours les premières cibles des régimes répressifs. Le régime de Kaïs Saïed ne fait pas exception. Il s’inscrit dans une vague régionale et mondiale de régimes autoritaires qui s’attaquent aux libertés fondamentales, et en premier lieu à la liberté de la presse.

Depuis l’accession de Kaïs Saïed au pouvoir, le recul est brutal. La Tunisie est passée de la 75ème place en 2020 à la 137ème place en 2026 dans les classements de la liberté de la presse. Depuis lors, les prisons n’ont jamais été vides de journalistes. Ils sont poursuivis pour avoir simplement exercé leur métier. Parmi eux : Khélifa Guesmi, Chadhia Belhadj Mbarek, Mourad Zeghidi, Borhen Bsaies, Zied El Hani, Salah Attia, Amer Ayad, Sonia Dahmani et Mohamed Boughalleb. Un tableau qui rappelle des époques que l’on croyait révolues.

Ce ciblage est systématique. Il repose sur plusieurs outils. Sur le plan juridique, les mécanismes de régulation ont été vidés de leur substance. La Haica a été marginalisée. Le décret 115, garant de la liberté de la presse, a été abandonné. Des textes répressifs l’ont remplacé. Le décret 54 est devenu l’arme principale contre les journalistes.

Au-delà du droit, un climat d’intimidation s’est installé. Il ne se limite pas aux poursuites judiciaires. Des personnalités des médias font l’objet de campagnes de diffamation organisées, visant à les discréditer et à les réduire au silence. Khaoula Boukrim en est un exemple marquant : elle a été la cible de campagnes acharnées cherchant à ternir sa réputation. D’autres font face à une intimidation d’ordre juridique : Noureddine Boutar, directeur de Mosaïque FM, a ainsi été poursuivi dans le cadre de l’affaire dite du complot. Ces méthodes, qu’elles passent par les tribunaux ou par la diffamation, visent un seul objectif : décourager tout journalisme indépendant.

De nombreux journalistes ont quitté le pays sous cet effet. Les médias indépendants subissent des pressions administratives et judiciaires constantes, menaçant leur survie économique. La situation a atteint un seuil critique : l’association Al-Khatt, qui gère le site Inkyfada, est menacée de dissolution par décision judiciaire.

Les médias publics, eux aussi, ont profondément changé. Sur la forme, des institutions comme Dar Assabah ont été restructurées. Les nominations obéissent désormais à la logique de la loyauté. Sur le fond, les médias publics sont devenus une tribune pour des discours d’exclusion, d’incitation, de racisme et de désinformation. Leur rôle de service public a été trahi.

Dans ce contexte, le régime communique autrement. Il s’appuie sur le discours présidentiel unilatéral. Il mobilise les récits de ses proches. Il laisse prospérer les rumeurs, faute de sources fiables. Ce système n’a pas besoin de liberté de la presse. Il se nourrit de son absence.

La dégradation de la liberté de la presse n’est pas une question corporatiste. Elle reflète un recul général des libertés publiques. Elle signale le démantèlement des fondements démocratiques de l’État. La liberté de la presse est un droit fondamental de toute société. Elle est une condition sine qua non de toute démocratie réelle.

Face à cette situation, nous appelons à :

– Mettre fin aux poursuites judiciaires contre les journalistes et libérer immédiatement toutes les personnes détenues pour leur activité professionnelle.

– Réviser le décret 54 et tout texte portant atteinte à la liberté d’expression.

– Restaurer l’indépendance des médias publics et de la Haica, afin de garantir le pluralisme et d’empêcher l’instrumentalisation de l’information.

Communiqué.

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Propositions de l’Utica concernant la réforme du Code des changes

Le jeudi 30 avril 2026, la Commission des finances et du budget de la Chambre des représentants a tenu une audition au siège de la Chambre avec une délégation de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), concernant le projet de loi relatif à l’amendement du Code des changes, et pour discuter de la vision du secteur privé sur les réformes fondamentales proposées et leur impact sur le climat d’investissement et la compétitivité des institutions tunisiennes.

Lors de cette session, les représentants de la centrale patronale ont présenté une approche de réforme globale fondée sur une analyse critique de la législation actuelle en matière de contrôle des changes datant de 1976, qu’ils ont comparée au nouveau code des changes proposé.

Intégrer la dimension numérique

Ils ont souligné que le système actuel ne répond plus aux transformations économiques et financières mondiales. Dans ce contexte, ils ont affirmé que la philosophie législative actuelle repose sur une approche réglementaire s’appuyant sur des restrictions et une autorisation préalable, tandis que le nouveau code vise à instaurer une approche plus ouverte, fondée sur la libéralisation progressive des relations financières avec l’étranger, la simplification des procédures administratives et l’assouplissement des règles de transfert de capitaux. Selon eux, cela renforcera la compétitivité de l’économie nationale et améliorera le climat des affaires.

Les représentants de l’organisation ont également insisté sur la nécessité d’intégrer la dimension numérique au nouveau cadre juridique, soulignant que la législation actuelle ne suit pas le rythme des évolutions technologiques rapides, notamment en ce qui concerne les cryptomonnaies, les plateformes de paiement internationales et les transactions financières numériques transfrontalières.

Dans ce contexte, ils ont plaidé pour un cadre juridique clair afin d’encadrer ces activités et d’assurer leur contrôle, sans pour autant freiner l’innovation ni l’intégration de l’économie tunisienne à l’économie numérique mondiale.

Réduction des peines d’emprisonnement

Concernant l’aspect punitif, la délégation a souligné la nécessité de revoir le système pénal applicable aux infractions de change en adoptant le principe de proportionnalité entre l’infraction et la peine, et en réduisant les peines d’emprisonnement tout en renforçant l’effet dissuasif économique. L’objectif est d’atteindre un équilibre entre l’application de la loi et l’incitation au respect volontaire de celle-ci par les acteurs économiques.

Les représentants syndicaux ont abordé les questions relatives à la définition du statut de «résident» et de «non-résident», soulignant que ce concept est un pilier fondamental de la régulation des relations financières avec les entités étrangères. Ils ont discuté de l’adoption d’un critère temporel (183 jours) pour déterminer le statut de résident, en soulignant ses implications pour la situation des Tunisiens de l’étranger et des investisseurs étrangers, notamment en ce qui concerne les droits de transfert de bénéfices et de gestion des devises étrangères.

Dans ce contexte, l’accent a été mis sur la nécessité de trouver un juste équilibre entre, d’une part, la garantie de la libre circulation des bénéfices et des capitaux et, d’autre part, le respect des exigences de surveillance financière et la protection des réserves de change. Cet équilibre est crucial pour assurer la stabilité du système financier sans compromettre l’attractivité des investissements.

Rétablir la confiance entre Etat et opérateurs

L’intervention de la délégation de l’Utica ne s’est pas limitée à la présentation des aspects techniques du projet de Code des changes. Elle a également proposé une vision économique globale du rôle de l’organisation en tant que partenaire clé du processus de réforme.

La délégation a souligné que le succès de toute réforme législative repose sur le rétablissement de la confiance entre l’État et les acteurs économiques. À cet égard, les présents ont insisté sur la nécessité de réduire la bureaucratie administrative, de simplifier les procédures bancaires et de garantir la clarté et la stabilité du cadre législatif. Selon eux, cela renforcerait le climat des investissements et encouragerait l’initiative privée.

Un système de change flexible et intégré

La délégation a également souligné que le contexte international actuel, marqué par des bouleversements géopolitiques, offre de réelles opportunités à la Tunisie pour attirer de nouveaux investissements, à condition de disposer d’un système de change flexible et intégré, associé à une loi incitative sur l’investissement. Ceci permettrait de tirer parti de ces évolutions au profit de l’économie nationale.

Par ailleurs, la délégation a abordé la question du financement, insistant sur le fait que l’accès limité aux prêts bancaires et les taux d’intérêt élevés figurent parmi les principaux obstacles à l’investissement, notamment dans des secteurs stratégiques tels que la transition énergétique. Cette transition requiert des ressources financières substantielles et des mécanismes de financement adaptés. Dans ce contexte, la délégation a plaidé pour le développement d’instruments de financement et un meilleur accès aux prêts afin de soutenir l’investissement et la production.

La délégation de l’Utica, conduite par le président Samir Majoul, était composée de
Hichem Elloumi et Hamadi Koôli, vice-présidents, Khaled Sellami et Slim Ghorbel, membres du Bureau exécutif national, Akram Belhaj, président de la Fédération nationale du cuir et de la chaussure, Maher Feki, directeur central des affaires économiques, et le professeur Salah Dakhlaoui.

I. B.

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Marokko – Präzision aus Ostwestfalen trifft auf nordafrikanisches Industrie-Cluster: Der strategische Aufstieg von Nouaceur

Flugzeugindustrie in MarokkoDie verstärkte Ansiedlung des Bielefelder Spezialisten Böllhoff und die Kooperation mit Collins Aerospace unterstreichen die Transformation des Königreichs zu einem zentralen Hochtechnologie-Standort innerhalb globaler Luftfahrtlieferketten. Casablanca – Der marokkanische Luftfahrtsektor hat mit Blick auf die Ausbauziele bis 2026 eine Dynamik erreicht, die weit über die Erholung der vergangenen Krisenjahre hinausgeht. Während traditionelle Exportzweige wie die […]

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Œufs de consommation | Le secteur perd 10 millions de dinars par mois

Le président de la Chambre des volailles relevant de l’Utica, Wassim Boukhris, a alerté, vendredi 1er mai 2026, sur le risque de faillite imminente des petits et moyens producteurs d’œufs de consommation, en raison des pertes financières accumulées et des répercussions de l’application rétroactive de la réglementation du secteur.

Lors d’une interview radio Diwan FM, M. Boukhris a expliqué que le secteur des œufs de consommation traverse une grave crise structurelle, entraînant des pertes financières estimées à 10 millions de dinars par mois pour les producteurs. Des pertes dues, selon lui, à une surproduction et à une chute des prix de vente en dessous du coût de production réel au cours des trois derniers mois.

M. Boukhris a, également, fait valoir que l’application rétroactive des spécifications publiées en décembre 2022 excluait une grande partie des éleveurs de volailles actifs depuis des décennies, ajoutant que ces mesures, relatives aux distances légales entre les exploitations, empêchaient les éleveurs d’accéder aux financements bancaires et aux avantages fiscaux offerts par l’Agence de promotion des investissements agricoles (Apia).

Le président de la Chambre des volailles a appelé au rétablissement immédiat du système de quotas de production et à sa répartition équitable entre les éleveurs établis et les nouveaux venus. Il a également exigé la mise en œuvre des conclusions de la Stratégie de réforme du secteur avicole de 2018, qui prévoit des mécanismes clairs de contrôle de la production et l’abattage obligatoire des volailles vieillissantes.

En revanche, M. Boukhris a exclu le recours aux exportations comme solution immédiate pour absorber le surplus de production actuel. Il a attribué cette position à l’absence de stratégie gouvernementale durable dans ce domaine depuis la perte des marchés étrangers directs, notamment le marché libyen, suite aux précédentes interdictions d’exportation.

I. B.  

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Transport irrégulier de personnes : l’UTICA arrache une suspension de dernière minute

La grève générale prévue lundi 27 avril 2026 dans le secteur du transport public irrégulier de personnes a été suspendue, annonce l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA) , dans un communiqué rendu public quelques heures avant le début de la grève.

La décision intervient à l’issue de négociations menées par le président de l’UTICA et la Fédération nationale du transport, en concertation avec les structures syndicales affiliées. Des engagements explicites ont été obtenus pour l’examen des points en suspens avant le 31 août 2026.

Parmi les acquis immédiats, le dossier de la révision tarifaire, dont l’application avait été promise pour fin mars 2026 mais qui n’a pas été honorée, sera tranché en concertation avec les professionnels du secteur au cours du mois de juin 2026.

Les négociations ont également abouti à un engagement du ministère du Transport à traiter plusieurs points litigieux dans des délais précis. Il s’agit notamment de la publication de la version définitive de la loi n°33 de 2024, de la révision du décret n°581 du 7 septembre 2023, de l’élaboration du régime de travail des transporteurs dans les gares routières, ainsi que de la révision de l’arrêté ministériel du 22 janvier 2010. Dans chacun de ces chantiers, les représentants de la profession seront associés avant toute publication.

L’UTICA a indiqué qu’elle assurera un suivi rigoureux de l’ensemble de ces dossiers. Réaffirmant ainsi son engagement à défendre les droits et les intérêts des professionnels du secteur, dans le cadre du dialogue et de la concertation.

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Tourisme et transport aérien en Tunisie : pourquoi une croissance à 2 chiffres est tout à fait plausible

Une tribune de Karim Chouchane, Directeur Général de Kars International et Président du Conseil Stratégique et Prospectif de la Chambre de Commerce et d’Industrie Tuniso-Française (CCITF) :

« La Tunisie a franchi en 2025 un cap symbolique avec 11 millions d’entrées touristiques. Un chiffre record, à première vue. Mais derrière cette performance, la lecture mérite d’être nuancée : près de 4 millions de visiteurs algériens ont accédé au territoire par voie terrestre, tandis que le trafic aérien s’est établi autour de 6 millions de passagers.

Ce décalage pose une question centrale : peut-on durablement faire croître le tourisme sans une montée en puissance significative du transport aérien ?

L’illusion du levier unique

Le débat sur l’Open Sky, souvent présenté comme une solution miracle, doit être replacé dans une perspective plus large. L’ouverture du ciel ne saurait, à elle seule, compenser les limites structurelles de l’offre touristique tunisienne.

L’enjeu dépasse largement la capacité aérienne, Il réside dans la profondeur du produit touristique : raréfaction du tourisme de congrès et d’événementiel, recul du tourisme de santé, des seniors et insuffisante structuration d’une programmation culturelle à l’année. Autant de segments qui conditionnent l’attractivité réelle d’une destination.

Autrement dit, les passagers ne viennent pas pour un vol, ils viennent pour une expérience.

Aéroports sous-utilisés, attractivité en question

Le paradoxe tunisien est là : des infrastructures aéroportuaires intérieures – Tabarka, Tozeur, Gafsa – sous-exploitées malgré des incitations gouvernementales fortes, notamment l’exonération des redevances aéroportuaires. Il en est de même pour Djerba et Enfidha actuellement en sous-capacité et dont le potentiel pourrait contribuer significativement à l’essor de l’activité touristique.

Ce constat confirme une réalité simple : l’offre aérienne ne précède pas la demande, elle l’accompagne. Sans produit touristique différencié et structuré, aucune politique d’incitation ne peut durablement remplir des avions.

Dès lors, la question n’est pas uniquement celle des flux, mais celle de la désirabilité des territoires.

Compétitivité : au-delà du rapport qualité-prix

La Tunisie reste bien positionnée en termes de rapport qualité-prix. Mais ce critère n’est plus suffisant dans un marché globalisé et hautement concurrentiel.

La compétitivité d’une destination repose désormais sur une chaîne complète : accessibilité, fluidité des parcours, qualité des infrastructures, richesse de l’offre, lisibilité de la programmation.

À ce titre, la performance aéroportuaire devient un levier stratégique. Le temps de rotation des avions et la durée de passage des passagers dans les terminaux sont déterminants.

Réduire le temps d’attente – de trois heures à une heure grâce à la digitalisation et à la simplification des parcours – constitue un facteur clé pour capter une clientèle à forte valeur ajoutée, notamment celle des courts séjours (short breaks).

Gouvernance et régulation : des réformes structurantes

Le développement du transport aérien tunisien reste contraint par les accords bilatéraux qui limitent l’ouverture des lignes et la flexibilité du marché. Mais au-delà de ce cadre, une réforme de la gouvernance s’impose.

Trois institutions jouent un rôle central : l’OACA, la DGAC et l’ONTT. Elles sont indéniablement liées aux différentes autorités, police et douane en premier lieu. Leur action doit s’inscrire dans une logique de complémentarité opérationnelle, au service d’une stratégie unifiée (globale) de destination.

La DGAC, en particulier, gagnerait à renforcer son indépendance et à élargir son rôle, conformément aux standards de l’OACI. Au-delà notamment de ses missions  de sécurité et de sûreté, elle doit devenir un acteur de la régulation économique et du développement du secteur.

Les redevances aéroportuaires, principale source de financement, doivent être optimisées pour soutenir l’investissement, notamment en ressources humaines et techniques.

Une compagnie nationale comme locomotive

Dans cet écosystème, une compagnie nationale performante reste un levier structurant. Elle agit comme une locomotive, en assurant la connectivité, en soutenant les flux et en renforçant la compétitivité globale de la destination.

Tunis-Carthage : vitrine stratégique

L’aéroport de Tunis-Carthage doit incarner le niveau d’ambition de la destination. Aujourd’hui en situation de saturation fonctionnelle, il nécessite une modernisation en profondeur, à la hauteur des standards internationaux et des attentes des passagers.

Capital humain : anticiper la relève

Un autre défi, plus silencieux mais tout aussi stratégique, concerne les compétences. Le secteur aérien tunisien fait face à un renouvellement générationnel imminent. D’où la nécessité de structurer une offre de formation ambitieuse, capable non seulement d’assurer la relève, mais aussi de positionner la Tunisie comme un hub régional de formation aux métiers de l’aérien.

Vers une stratégie transversale

Au fond, la clé réside dans une approche intégrée. Le tourisme et le transport aérien ne peuvent plus être pensés en silos. Leur développement doit s’inscrire dans une stratégie transversale, impliquant d’autres secteurs, à commencer par la culture sans oublier l’implication des fédérations professionnelles et les régions dans l’élaboration de la vision de la destination Tunisie et notamment le développement du tourisme intérieur.

Programmer, structurer, valoriser : c’est en construisant une offre lisible et continue – festivals, événements, circuits – que la Tunisie renforcera son attractivité.

Horizon 2030 : changer de paradigme

L’objectif n’est pas simplement d’augmenter les chiffres. Il s’agit de transformer le modèle. Passer d’une logique de volume à une logique de valeur. D’une approche segmentée à une vision systémique. Et d’un débat centré sur l’Open Sky à une stratégie globale d’attractivité.

L’amélioration de la compétitivité et des performances ne passe pas nécessairement par une baisse des tarifs. À titre d’exemple, l’optimisation du temps de rotation des vols permet d’augmenter le nombre de rotations, et donc de générer davantage de revenus.

Il ne s’agit pas uniquement d’une mission relevant du Handling, mais bien d’une démarche collective impliquant l’ensemble des intervenants. Une réflexion concertée entre tous les acteurs est indispensable pour identifier et mettre en œuvre des leviers d’amélioration durables.

C’est à ce prix que la Tunisie pourra inscrire durablement son tourisme dans une trajectoire de croissance qualitative, portée par un transport aérien pleinement aligné avec ses ambitions.»

Karim Chouchane

 

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Der Touristik CZ et Prima Tours derrière le nouveau charter Prague-Tabarka

L’aéroport de Tabarka-Aïn Draham va accueillir au cours de l’été 2026 une chaîne charter mise en place par les filiales tchèques de Der Touristik avec leur réceptif Prima Tours.

L’agence réceptive Prima Tours renouvelle son opération de l’été 2025. A la différence que cette année, il ne s’agira pas de clientèle polonaise mais tchèque.

A travers les T.O Exim et Fischer, marques du groupe Der Touristik, Prima Tours va gérer une nouvelle chaîne charter Prague-Tabarka au cours de la saison été 2026.

A compter du 18 juin et tous les jeudis jusqu’à début octobre, un vol sera assuré par la compagnie Smartwings en Boeing 737.

Les touristes tchèques se verront proposer 3 hôtels à Tabarka: la Cigale, le Mehari ou encore le Thabraca.

Une opération qui va permettre à l’aéroport de Tabarka d’assurer un minimum de trafic en l’absence quasi-totale de vols, notamment réguliers et charter.

Le marché tchèque a enregistré au cours de l’année 2025 précisément 127.677 visiteurs, en recul de 8,9% par rapport à l’exercice 2024.

Lire dans nos archives 2025:

Aéroport de Tabarka été 2025 : qui vient et qui ne vient pas

Tabarka : arrivée du premier vol charter en provenance de Katowice

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Tunis-Carthage auf dem letzten Platz der weltweiten Rangliste der Flughäfen 2025

Die von AirHelp veröffentlichte weltweite Rangliste der Flughäfen 2025 hat erneut die erheblichen Unterschiede zwischen den internationalen Luftverkehrsknotenpunkten deutlich gemacht. In dieser Ranglistenausgabe liegt der Mehr

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Coopération : L’exemple des volontaires japonais en Tunisie

Depuis ses premiers pas, la coopération entre la Tunisie et le Japon a revêtu une dimension humaine qui enrichissait les grands projets de développement avec des échanges « people to people ».

Cette dimension n’a jamais cessé de se concrétiser depuis plusieurs décennies qui ont vu de nombreux volontaires japonais travailler en Tunisie dans les domaines les plus variés.

Cette coopération de proximité est de nos jours encore déployée par la Japan International Cooperation Agency (JICA) en étroite collaboration avec l’ambassade du Japon en Tunisie.

Ces dernières semaines, trois nouveaux volontaires japonais sont arrivés en Tunisie pour opérer dans ce cadre et apporter leur contribution dans les domaines de la jeunesse et de l’éducation spécialisée.

Ces volontaires japonais sont

  • Ohara Rui, affecté à la Maison des jeunes de Bekalta (Monastir)
  • Haruka Maeda, affectée à la Maison des jeunes d’Ouardanine (Monastir)
  • Hara Miyuki, affectée au Centre pilote d’éducation spécialisée de Kairouan

Au cours des deux prochaines années, ces volontaires travailleront aux côtés de leurs collègues tunisiens pour accompagner les jeunes ainsi que les personnes à besoins spécifiques, dans un esprit de partage, d’entraide et d’engagement.

Alors que les plus récents des volontaires japonais font leurs premiers pas en Tunisie, il est important de souligner que leur contribution ne manquera pas de renforcer encore davantage les liens d’amitié entre nos deux pays.

Lire aussi :

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Tunisie : de nouvelles lois pour booster le commerce euro-méditerranéen

Sur instructions du président de la République, Kaïs Saïed, la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a présidé, jeudi soir au Palais de la Kasbah, une réunion du Conseil des ministres consacrée à l’examen de plusieurs projets de loi organique à caractère économique.

Selon un communiqué officiel, ces textes portent sur l’approbation d’amendements et de modifications d’accords régissant les relations commerciales de la Tunisie avec ses partenaires euro-méditerranéens et européens.

Trois textes liés aux accords commerciaux

Le Conseil a examiné un projet de loi organique portant approbation des amendements à la convention régionale sur les règles d’origine préférentielles paneuro-méditerranéennes (convention PEM). Il s’agit également d’un projet de loi approuvant la modification du protocole B de l’accord de libre-échange entre la Tunisie et les États de l’Association européenne de libre-échange (AELE).

Un troisième projet concerne l’approbation de la modification de l’accord euro-méditerranéen d’association liant la Tunisie à la Communauté européenne et à ses États membres.

Un cadre stratégique pour les exportations tunisiennes

Le communiqué précise que ces projets de loi s’inscrivent dans la poursuite de la politique de la Tunisie visant à honorer ses engagements internationaux et à consolider les acquis existants. Le tissu industriel tunisien s’est déjà intégré à l’espace euro-méditerranéen et a développé de multiples partenariats.

La région euro-méditerranéenne constitue un espace stratégique pour les exportations tunisiennes en raison de la proximité géographique, de la complémentarité économique et de l’interconnexion des chaînes de valeur. Elle représente la première destination des produits tunisiens, notamment industriels, agricoles et agroalimentaires, grâce aux accords de partenariat et de libre-échange.

80 % des exportations orientées vers la région

Les marchés euro-méditerranéens absorbent environ 80 % de l’ensemble des exportations tunisiennes. L’adoption de ces projets de loi vise à raffermir la présence de la Tunisie sur ces marchés et à faciliter une meilleure intégration des entreprises tunisiennes dans les chaînes de production européennes et mondiales.

Les secteurs des composants automobiles, des industries électriques et électroniques, ainsi que du textile et de l’habillement figurent parmi les domaines concernés.

Réformes, simplification et investissements

La cheffe du gouvernement a insisté sur la nécessité d’une cohérence accrue de l’action gouvernementale afin d’améliorer le fonctionnement des services publics, la qualité des prestations et le rythme des réformes structurelles. L’objectif affiché consiste à stimuler l’investissement et la création d’emplois.

Elle a également appelé à une approche globale fondée sur la simplification des procédures et le traitement rapide des dossiers aux niveaux central, régional et local.

En clôture, Sarra Zaâfrani Zenzri a réaffirmé le choix de la Tunisie d’élargir ses partenariats internationaux sur la base du respect mutuel, de l’égalité et de l’intérêt commun, conformément aux orientations du président de la République.

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Harissa tunisienne : COMOCAP et SODACO certifiées « Food Quality Label » pour la qualité supérieure

Deux entreprises tunisiennes spécialisées dans la fabrication de l’harissa en conserves ont été certifiées “Food Quality Label“, label tunisien récompensant la qualité supérieure de ce produit, a fait savoir mercredi, le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie sur facebook.

Les entreprises labellisées sont la Société des conserves modernes du Cap Bon “COMOCAP” avec sa marque commerciale “Le Petit Paris” et la Société Daoud des conserves alimentaires tunisie “Sodaco”.

La cérémonie de labellisation a eu lieu, mercredi, au siège du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie et a été présidée par la ministre Fatma Thabet Chiboub. Lors de cette réunion, l’accent a été mis sur l’importance de ce label, qui s’inscrit dans le cadre des efforts visant la valorisation de la harissa tunisienne en lui apportant une forte valeur ajoutée.

A cette occasion, la ministre a évoqué la nécessité d’élargir la base des produits bénéficiant d’un label de qualité, afin de promouvoir les produits alimentaires nationaux et de stimuler les exportations. Il importe de noter qu’un label de qualité spécifique pour l’huile d’olive est en cours de création, outre le lancement de l’élaboration du cahier des charges pour le label de qualité des dattes.

Le «Food Quality Label» pour la harissa a été lancé en 2014 pour protéger la harissa tunisienne de qualité supérieure en tant que produit de terroir, des imitations sur les marchés internationaux et pour répondre aux exigences d’un nombre croissant de clients tunisiens et étrangers qui demandent plus de garanties sur l’authenticité et l’origine du produit. Le Groupement des industries de conserves alimentaires (GICA) est l’organisme chargé de la gestion du “Food Quality Label” pour les conserves de la Harissa.

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PRCA : plus de 50 millions de dinars pour la réhabilitation des centres anciens à partir de 2026

Les travaux programmés dans le cadre du Programme de Régénération des Centres Anciens (PRCA) dans sept municipalités (Sousse, Médenine, Monastir, Radès, Kélibia, Ras jebel et Ousja), devront être lancés au cours du deuxième et du troisième trimestre 2026, a annoncé le ministre de l’Equipement et de l’habitat, Slah Zouari.

Intervenant au cours d’une rencontre nationale sur la Régénération des Centres Anciens organisée, lundi à Tunis, le ministre a fait savoir que les travaux en question s’étaleront sur une période d’environ 18 mois.

Ces municipalités ont atteint un stade avancé au niveau des études techniques et seront en mesure de lancer les travaux, et ce, à l’issue des phases de finalisation de ces études, d’élaboration des cahiers des charges, de lancement des appels d’offres et de sélection des entreprises, a-t-il expliqué.

Il convient de noter que le PRCA, doté d’un budget de 15 millions d’euros (plus de 50 millions de dinars), est cofinancé par l’Agence Française de Développement (AFD) et la Banque européenne d’investissement (BEI).

Le programme vise à améliorer les conditions de vie des habitants, l’intégration socio-économique des centres anciens, la valorisation de leurs spécificités et le renforcement de leur attrait culturel et touristique à travers une approche globale qui tient compte non seulement du volet urbain et architectural mais aussi des aspects socioéconomiques et institutionnels, a rappelé le directeur général de l’habitat, Néjib Snoussi.

Et de préciser que le PRCA porte sur cinq composantes; à savoir la réhabilitation des infrastructures de base, l’amélioration des espaces publics, la valorisation du patrimoine culturel, la rénovation et la réutilisation de bâtiments historiques, la promotion et la revitalisation des activités économiques, touristiques et artisanales et l’amélioration du logement.

Il a, par ailleurs, rappelé que les dix municipalités bénéficiaires du PRCA ont été sélectionnées à travers un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) organisé en deux phases, faisant savoir que 53 communes ont participé avec 55 dossiers. Il s’agit des municipalités de Sousse, Nefta, Kairouan, Nabeul, Monastir, Radès, Médenine, Kélibia, Ras Jebel et Aousja.

Les études techniques ont été lancées dans les municipalités de Sousse, Médenine, Monastir, Radès, Kélibia, Ras jebel et Ousja, a souligné le responsable, ajoutant que les préparatifs sont actuellement en cours pour lancer les études techniques des municipalités de Nefta, Kairouan et Nabeul.

Pour le ministre de l’équipement, cet important nombre de municipalités (53 municipalités avec 55 dossiers) qui ont participé à l’Appel à Manifestation d’Intérêt constitue un indicateur fort de la prise de conscience croissante quant à l’importance stratégique de ce type d’interventions.

La régénération des centres anciens s’impose comme une priorité nationale, a-t-il encore souligné. Et d’ajouter que cette régénération repose sur une approche globale visant la valorisation du patrimoine matériel et immatériel, la préservation du tissu social, le renforcement des infrastructures, l’amélioration des conditions d’habitation, ainsi que la création d’une dynamique économique et culturelle durable, à même d’assurer la pérennité de ces espaces et leur pleine intégration dans leur environnement urbain.

Le ministre a, dans ce cadre, souligné que les mutations sociales et économiques enregistrées, au cours des dernières décennies, ont contribué à l’affaiblissement du rôle de plusieurs centres anciens, à la dégradation de certaines composantes de leur tissu urbain, à la complexité des situations foncières et au recul de certaines activités traditionnelles.

Il fait savoir dans ce sens que les études techniques et architecturales ont notamment porté sur les relevés architecturaux, le diagnostic et l’évaluation des réseaux d’infrastructure, ainsi que sur l’élaboration de propositions d’intervention conformes aux exigences de préservation du patrimoine, aux normes urbanistiques en vigueur et aux traditions locales.

La conception et la mise en œuvre des opérations du PRCA, a-t-il expliqué, reposent sur une approche participative et une méthodologie progressive, associant l’ensemble des acteurs et des bénéficiaires.

Cette démarche a impliqué les habitants, les usagers de ces centres, la société civile et les associations, tout en assurant la coordination avec les différents intervenants publics et établissements concernés par le programme, a-t-il avancé.

À l’horizon 2028, les habitants et les usagers des centres urbains anciens pourront constater les retombées concrètes de ces interventions, à travers une amélioration notable de la qualité de vie, une relance de l’activité économique et culturelle et le rétablissement de la dynamique urbaine et sociale de ces espaces, appelés à redevenir des pôles vivants et attractifs, a conclu Zouari.

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