Pétrole : même après la réouverture d’Ormuz, la production mettra des mois à se rétablir
Selon un rapport de S&P Global Energy publié le 5 mai, la réouverture du détroit d’Ormuz – axe stratégique par lequel transite une part majeure du pétrole mondial – ne suffira pas à rétablir rapidement les niveaux de production.
Même dans un scénario de désescalade et de reprise du trafic maritime, il faudrait au moins sept mois pour que la production pétrolière retrouve pleinement son niveau d’avant-crise. Cette estimation reflète l’ampleur des perturbations causées par le conflit au Moyen-Orient déclenché fin février 2026.
La fermeture partielle du détroit, contrôlé par l’Iran, a en effet provoqué l’arrêt ou le ralentissement de nombreuses installations pétrolières, une chute brutale des exportations du Golfe et une désorganisation logistique majeure dans toute la chaîne énergétique.
Même après une réouverture, plusieurs facteurs continueront de freiner la reprise : les dommages aux infrastructures énergétiques, les contraintes de sécurité pour le transport maritime et l’embouteillage massif de navires en attente dans le Golfe.
Les experts soulignent également que la remise en marche des installations ne peut être immédiate : le redémarrage des capacités d’extraction, de raffinage et d’exportation se fera progressivement, dans un contexte d’incertitude géopolitique persistante.
Plus largement, cette crise confirme la vulnérabilité structurelle du marché pétrolier mondial, fortement dépendant de ce corridor stratégique où transite habituellement près d’un cinquième du commerce mondial d’hydrocarbures.
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