Lese-Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.

Algérie: lancement d’une usine de pièces plastiques automobiles pour réduire la dépendance aux importations

Source: APS

Le marché algérien de l’industrie automobile fait face à une dépendance aux importations de pièces et accessoires plastiques, ce qui alourdit la facture nationale et limite le développement d’une véritable chaîne de valeur locale. Pour répondre à ce besoin et renforcer le taux d’intégration industrielle, les autorités ont procédé, lors d’une visite de travail effectuée par le Premier ministre Sifi Ghrieb, au lancement d’une usine de production appelée “General Plastic Injection (GPI)”.

Au fil de ses propos, il ressort que les actifs de l’ancienne société Plastic Algeria Components (PAC) servent de base au lancement de la future usine General Plastic Injection (GPI). Il s’agit d’une reconversion d’anciens actifs privés en projet industriel public visant à soutenir l’économie locale. L’État algérien a en effet récupéré ces biens “après la confiscation de l’entreprise à la suite d’une affaire de corruption”, comme le cite l’agence ecofin. Ils ont ensuite été transférés à la holding publique Algeria Chemical Specialities (ACS) afin d’être réutilisés dans un nouveau projet industriel.

D’une superficie de 107 000 m², cette future usine est implantée dans la wilaya de Tissemsilt, dans la commune de Khemisti, au niveau de la zone de Sidi Mansour. Elle est destinée à l’injection plastique et à la fabrication de pièces et accessoires destinés aux véhicules “ intégrant les technologies les plus avancées”,  d’après les propos relayés par l’Algérie Presse Service.

Ce projet industriel constitue un investissement qualitatif destiné à remplacer une partie des importations par une production locale. Les autorités misent sur cette unité pour soutenir la structuration d’une filière automobile nationale plus intégrée. Selon les informations communiquées, l’entrée en production est prévue en septembre 2026. A dire vrai, l’usine “produira différents accessoires plastiques destinés à l’industrie automobile intégrant les technologies les plus avancées”, ce qui permettra d’améliorer la compétitivité du tissu industriel national. Le projet participe également à la valorisation des compétences locales à travers la localisation du savoir-faire industriel et le développement des infrastructures de production.

Au-delà de son impact économique, cette unité devrait générer des opportunités d’emploi directes et indirectes au profit des jeunes de la région, notamment dans les métiers d’ingénierie, de technique et d’exploitation industrielle. Elle s’inscrit par ailleurs dans le cadre des engagements du président de la République Abdelmadjid Tebboune relatifs à la récupération et à la relance des biens confisqués par des décisions de justice définitives, selon ladite source.

Il sied de rappeler que, généralement, le gouvernement algérien mise sur une politique industrielle basée sur l’intégration locale. Il accorde plusieurs avantages aux constructeurs, notamment des exonérations fiscales et des facilités d’accès au foncier industriel. En contrepartie, les investisseurs doivent augmenter progressivement le contenu local des véhicules, avec un minimum de 10 % au début de la production, puis jusqu’à 40 % après cinq ans. Cette approche vise à développer une véritable chaîne de sous-traitance locale et à réduire la dépendance aux importations. Et pour finir, le pays compte mettre, bientôt, un référentiel national d’intégration dans l’industrie des voitures, autobus et motocycles.

 
 
 

L’article Algérie: lancement d’une usine de pièces plastiques automobiles pour réduire la dépendance aux importations est apparu en premier sur Managers.

❌