Quand la démographie ralentit, l’économie s’interroge
La dynamique démographique est en net ralentissement en 2024. De 0,7 % en 2023, elle s’établit à 0,63 % en 2024.
Ce recul tranche avec l’évolution observée dans les années 1960 et 1970, période durant laquelle le pays connaissait une forte expansion démographique, portée par une natalité élevée et une amélioration progressive des conditions sanitaires. Cette phase d’accélération atteindra son point culminant au milieu des années 1970, avec un pic proche de 2,8 %.
À partir des années 1980, un tournant structurel s’amorce. La généralisation de la planification familiale, la progression de l’éducation, notamment chez les femmes, ainsi que l’urbanisation ont progressivement freiné le croît démographique. Malgré quelques fluctuations ponctuelles, la tendance de fond est restée orientée vers la baisse.
Depuis les années 2000, ce ralentissement s’est accentué. La Tunisie est entrée dans une phase avancée de transition démographique, marquée par la baisse de la fécondité et le vieillissement progressif de la population. À partir des années 2010, la croissance est passée sous le seuil de 1%, révélant une transformation profonde du modèle démographique national.
Aujourd’hui, cette évolution soulève de nouveaux défis économiques et sociaux. Le ralentissement de la croissance de la population active risque de peser sur le potentiel de croissance, tandis que le vieillissement exerce une pression croissante sur les systèmes de retraite et de santé.
Dès lors, la vraie question n’est plus seulement de constater ce changement, mais de savoir comment y répondre. Comment relancer la dynamique sans nostalgie du passé ? Quels leviers activer pour s’adapter à cette nouvelle réalité ? La réponse passe sans doute par une montée en gamme de la productivité, l’innovation, l’investissement dans le capital humain et une meilleure valorisation des compétences disponibles.

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