Ingénieurs tunisiens : appel à freiner la fuite des compétences
Clôturés à Sousse les 1er, 2 et 3 mai 2026, les travaux du Conseil national de l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT) se sont tenus sous le slogan « L’ingénieur, pilier de la souveraineté et du développement », en présence des membres du Conseil et des représentants des structures régionales et sectorielles. Les sessions ont été consacrées à l’évaluation de la situation actuelle de la profession ainsi qu’à la définition des priorités de la prochaine étape.
Dans son communiqué final, le Conseil national appelle à accélérer l’adoption du projet de loi régissant la profession d’ingénieur, destiné à remplacer la loi de 1982. Il estime que ce texte constitue un fondement essentiel pour protéger le statut de l’ingénieur, renforcer l’indépendance de l’Ordre et moderniser ses structures.
Le Conseil réaffirme par ailleurs son attachement à l’amélioration des conditions matérielles et morales des ingénieurs, alertant sur l’ampleur croissante de la fuite des compétences. Il appelle à la mise en place de mesures urgentes afin d’améliorer l’environnement professionnel et de retenir les talents dans le pays.
Il annonce également le lancement d’une nouvelle phase de « renouveau structurel », axée sur une plus grande implication des jeunes ingénieurs et un renforcement de la présence des femmes dans les instances de décision. Le Conseil souligne, dans le même cadre, le rôle stratégique de l’ingénieur en tant que partenaire clé du développement, notamment dans les domaines des infrastructures, de la transition énergétique, du numérique, ainsi que de la sécurité hydrique et alimentaire.
Enfin, le communiqué insiste sur l’indépendance de l’Ordre, considéré comme une force de proposition nationale, appelant les ingénieurs en Tunisie et à l’étranger à se mobiliser autour de leurs structures et à contribuer à l’édification d’un projet national fondé sur la compétence et la justice.
Il y a quelques années de cela, un ingénieur-chef d’entreprise disait haut et fort en termes de boutade qu’un ingénieur ne devrait pas être au chômage, car il a fait des études lui permettant de résoudre les problèmes, dont le chômage.
L’article Ingénieurs tunisiens : appel à freiner la fuite des compétences est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
