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Cinq mesures pour préserver l’économie tunisienne

La Tunisie fait partie intégrante de l’économie mondiale et des accords de Bretton Woods. Elle doit collaborer avec les institutions internationales et ne peut s’isoler du système financier et monétaire mondial. Si le président Kaïs Saïed avait accepté, en 2023, le prêt du FMI d’un montant de 1,9 milliard de dollars US assorti d’un taux d’intérêt de 3 %, l’économie tunisienne serait aujourd’hui en meilleure situation et nos entreprises auraient disposé des fonds nécessaires à la réalisation des cinq projets d’énergie solaire récemment attribués à des entreprises étrangères. Et la notation de la Tunisie par Fitch Rating se serait considérablement améliorée pour atteindre, aujourd’hui, BBB-.

Larbi Benbouhali *

Le président Kaïs Saïed aurait pu prendre cinq mesures pour préserver l’économie tunisienne dans le contexte économique mondial incertain et se préparer aux conséquences de la guerre Iran-États-Unis et aux pénuries de pétrole et de produits alimentaires. Ces mesures, présentées ci-dessous, je les avais proposées depuis 2023. Mais elles n’ont pas retenu l’attention des décideurs.

Le gouvernement tunisien aurait pu prendre cinq mesures pour aider les entreprises tunisiennes à investir dans des projets d’envergure, réduire le déficit énergétique, générer davantage de devises étrangères et créer des milliers d’emplois.

Mesure 1 : si le président Kaïs Saïed avait collaboré avec le FMI, le gouvernement tunisien aurait pu verser 300 millions de dollars US à Steg pour la construction des centrales solaires de 600 MW, conservé tous les bénéfices en Tunisie, réduit la dette de Steg et le déficit énergétique tunisien.

Mesure 2 : si le président Kaïs Saïed avait collaboré avec le FMI, le gouvernement tunisien aurait pu accorder 300 millions de dollars US à l’Etap pour l’exploration de pétrole brut et de gaz naturel en Algérie et en Libye, puis vendu ce pétrole brut et ce gaz naturel sur les marchés mondiaux, et rapatrié les bénéfices en devises étrangères (dollars américains) au Trésor tunisien.

La Tunisie n’aurait besoin que de 5 puits de pétrole brut en Algérie ou en Libye pour produire 80 000 barils par jour (la consommation quotidienne de la Tunisie est de 110 000 barils par jour, et sa production n’est que de 30 000 barils par jour).

Mesure 3 : si le président Kaïs Saïed avait collaboré avec le FMI, le gouvernement tunisien aurait pu accorder 500 millions de dollars US à la CPG pour l’acquisition de nouveaux équipements, permettant ainsi une production de 8 millions de tonnes et la génération de bénéfices en dollars américains. Ces bénéfices seraient restés intégralement en Tunisie, réduisant ainsi la dette de CPG et portant les réserves de change à 150 jours d’importation.

Mesure 4 : si le président Kaïs Saïed avait collaboré avec le FMI, le gouvernement tunisien aurait pu accorder 300 millions de dollars US à Tunisair pour la location de trois nouveaux avions et pour couvrir les coûts supplémentaires liés au kérosène. Ceci aurait permis d’attirer davantage de touristes en Tunisie, d’accroître les réserves de change, de réduire la dette de Tunisair et de conserver l’intégralité des bénéfices en Tunisie.

Mesure 5 : si le président Kaïs Saïed avait collaboré avec le FMI, le gouvernement tunisien aurait pu accorder 500 millions de dollars US à la BNA et à la STB afin de leur permettre d’octroyer davantage de prêts au secteur privé et de stimuler la croissance économique. Les prêts et les investissements du secteur privé auraient permis d’accroître la capacité de production, d’augmenter le produit intérieur brut et de réduire la dette publique.

* Expert financier.

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Hydrocarbures : l’ETAP accélère sa stratégie pour relancer l’investissement énergétique

La sixième édition des Journées stratégiques et techniques de l’Entreprise tunisienne des activités pétrolières (ETAP) s’est tenue récemment sous la présidence de la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, en présence du secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, Wael Chouchane, de la PDG de l’ETAP, Dalila Chabbi Bouattour, ainsi que de plusieurs responsables et experts du secteur.

Placée sous le thème « Stratégies et défis », cette rencontre a constitué une plateforme d’échanges sur les perspectives du secteur des hydrocarbures en Tunisie, la relance de l’investissement et l’accompagnement de la transition énergétique.

Dans son intervention, la ministre a mis en avant le rôle central joué par l’ETAP depuis plusieurs décennies dans le développement des activités de recherche et d’exploration pétrolière. Elle a également souligné la contribution de l’entreprise à la dynamique du secteur industriel national à travers les opérations de forage, la production et la commercialisation du pétrole et du gaz, ainsi que les missions de contrôle qu’elle assure conformément au cadre juridique en vigueur.

Fatma Thabet Chiboub a par ailleurs insisté sur la nécessité d’adapter l’entreprise aux mutations internationales du secteur, notamment à travers l’optimisation de la production grâce à une meilleure exploitation des données géologiques et technologiques, la transformation numérique, la modernisation des infrastructures et la promotion des blocs vacants afin de renforcer l’attractivité de la Tunisie pour les investisseurs.

De son côté, Wael Chouchane a affirmé que l’État poursuit ses efforts pour attirer davantage d’investissements dans le secteur des hydrocarbures afin de réduire le déficit énergétique, tout en accélérant le développement des énergies renouvelables. Il a notamment indiqué que plus de 430 MW ont déjà été installés sur les toitures dans le cadre du système d’autoproduction.

Les travaux ont également porté sur plusieurs axes majeurs, notamment la rationalisation de la consommation énergétique, le développement des énergies renouvelables, la réforme du cadre juridique du secteur et la relance de la production.

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