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Classement de la liberté de la presse | La Tunisie recule de 8 places  

Reporters Sans Frontières (RSF) a dévoilé le Classement de la liberté de la presse 2026. «Plus de la moitié des pays du monde sont en situation “difficile” ou “très grave” : c’est un constat sans précédent dans l’histoire» de ce classement. La Tunisie, pour sa part, a reculé de 8 places en un an, passant du 129e rang en 2025 (avec une moyenne de 43,48%) au 137e (40,43%). Quand on sait que la Tunisie était classée 72e en 2020, on mesure le recul enregistré en six ans (65 places). Nous reproduisons ci-dessous la fiche Tunisie de ce rapport.

Depuis la révolution de 2011 qui a poussé le président Ben Ali hors du pays, la Tunisie connaît une transition démocratique à rebondissements. Le coup de force du président Kaïs Saïed, en juillet 2021, fait craindre un recul de la liberté de la presse. 

Paysage médiatique

Depuis la révolution de 2011, le paysage médiatique s’est diversifié, mais la crise économique a fragilisé l’indépendance de nombreuses rédactions, soumises aux intérêts politiques et économiques.

Les partisans du président Kaïs Saïed ont pris une place prépondérante dans les médias, imposant un discours en sa faveur. 

Les pressions sur la presse critique pour imposer le récit officiel sont de plus en plus fortes, et prennent notamment la forme de la suspension des médias.

Si la couverture des sujets politiques s’est considérablement réduite dans quasiment tous les médias, la radio Diwan FM arrive à maintenir un traitement pluraliste et critique de l’actualité politique. Les podcasts et débats d’Alqatiba, de Rachma et de Nawaat gagnent en audience et le site d’information francophone Business News s’impose aussi comme alternative dans un espace médiatique de plus en plus contraint. La télévision est le média le plus suivi devant la radio, dont la principale est Mosaïque FM. La presse en ligne est très suivie, alors que la presse papier est en perte de vitesse. 

Contexte politique

La crise politique qui secoue le pays et l’engagement ambigu de Kaïs Saïed pour la liberté de la presse ont d’importantes répercussions. Depuis son arrivée au pouvoir en octobre 2019, le palais de Carthage ne reçoit plus les journalistes malgré les protestations du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT). Depuis 2021, le paysage médiatique est dominé par un discours uniforme favorable au président, malgré la résistance de certains médias. Le président de la République est allé jusqu’à convoquer, en 2024 et en 2025, les médias publics pour les inciter à participer à ce qu’il a appelé «la guerre de libération nationale», en se concentrant sur les questions citoyennes selon sa propre vision.

Cadre légal

La nouvelle constitution de juillet 2022, dotant le président de larges pouvoirs législatifs au détriment des contre-pouvoirs qui existaient jusque-là, a mis en péril la séparation des pouvoirs et fait peser une lourde menace sur les acquis de la révolution tunisienne en matière de liberté de la presse. L’affaiblissement de l’indépendance du pouvoir judiciaire fait craindre que son interprétation des restrictions en serve des intérêts politiques sous couvert de prétendus impératifs sécuritaires.

En outre, la justice tunisienne continue de se baser sur des textes hérités de l’ère Ben Ali, au lieu de s’appuyer sur les décrets-lois de 2011 plus favorables à la liberté de la presse.

Dans ce contexte de détérioration de l’environnement politique, le décret-loi 54 de septembre 2022, censé lutter contre les «fausses informations», représente également une nouvelle menace pour la liberté de la presse dans le pays. 

Contexte économique

Les médias sont tributaires des annonceurs privés, qui détiennent parfois des parts dans leur capital et peuvent être proches du milieu politique. Ce contexte menace l’indépendance éditoriale des rédactions. Leurs revenus publicitaires dépendent également de leur audience, dont le calcul est peu encadré et fortement contesté.

Enfin, le modèle économique des médias écrits, basé sur les abonnements, la publicité et les ventes, est en perte de vitesse en raison de la baisse de ces dernières et du rétrécissement du marché publicitaire. L’absence de solutions économiques durables a également poussé plusieurs chaînes privées à se résigner à diffuser un contenu largement consacré à la vente, au détriment de l’information. 

Contexte socioculturel

Les réseaux sociaux sont régulièrement utilisés par les partisans du président de la République pour lancer des campagnes de désinformation, décrédibiliser la presse, et instiller méfiance et confusion chez les électeurs. Les violences verbales à l’endroit des médias se sont multipliées ces dernières années. 

Sécurité

Les intimidations envers les journalistes se banalisent. Le harcèlement des journalistes est devenu courant en Tunisie, où les acteurs médiatiques sont arrêtés et poursuivis en justice en raison de leur travail ou même de leur solidarité avec leurs collègues.

En 2024, un nouveau record a été enregistré avec plus de dix journalistes visés par des procédures judiciaires pour avoir exercé leur travail, à l’instar du journaliste Mourad Zeghidi, détenu depuis le 11 mai 2024.

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Borhen Bssais et Mourad Zeghidi maintenus en détention

L’examen de l’affaire liée à des litiges financiers et aux réglementations fiscales visant les journalistes Borhen Bssais et Mourad Zeghidi a été reporté.

La chambre criminelle près la Cour d’appel de Tunis a en effet décidé ce mardi 28 avril 2026, de reporter l’examen de l’affaire au 12 mai prochain, indique le comité de défense des deux journalistes, en détention depuis près de deux ans, tout en dénonçant cette décision et en rappelant qu’il s’agit du 3e report.

La Cour d’appel a également rejeté la demande de libération émise par les avocats de Borhen Bssais et Mourad Zeghidi.

Y. N.

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Déclaration de soutien au journaliste Zied El Hani

Dans une déclaration commune datée du 27 avril 2026, que nous traduisons ci-dessous, une centaine de militants associatifs et politiques, vingt journalistes, quinze organisations et neuf partis politiques ont apporté leur soutien au journaliste Zied El Hani, exigeant sa libération et la fin du harcèlement des médias.

Poursuivant une campagne de pressions, de harcèlement et de procès visant les journalistes et les médias indépendants, le journaliste Zied El Hani a été arrêté le vendredi 24 avril, sur la base d’une déclaration et d’une publication sur les réseaux sociaux, en vertu de l’article 86 du Code des télécommunications.

Cette nouvelle arrestation intervient alors que les journalistes Mourad Zeghidi et Borhane Bsaies sont emprisonnés depuis plus de 700 jours, et que la journaliste Sonia Dahmani est jugée pour la deuxième fois pour les mêmes propos, tandis que le site web Inkyfada fait face à de graves menaces qui pourraient entraîner sa dissolution, ce qui constitue une violation flagrante de la liberté d’expression et du droit des citoyens à l’information.

Les soussignés, compte tenu de ce qui précède et de l’escalade du ciblage des journalistes et des médias indépendants :

1- Expriment leur soutien au journaliste Zied El-Hani et exigent sa libération, ainsi que celle de tous les journalistes et de toutes les personnes détenues en raison de leurs opinions, déclarations et écrits. Ils estiment que les mesures prises à son encontre visent à le faire taire, à étouffer la liberté d’expression et à intimider les journalistes et les personnalités influentes.

2- Ils condamnent la poursuite continue des journalistes, des blogueurs et des leaders d’opinion sur la base de décrets et de lois inconstitutionnels et non conformes aux traités et conventions internationaux ratifiés par l’État tunisien, et qui suppriment les libertés, comme le décret 54 et l’article 86 du Code des communications, tout en ignorant le décret 115, qui est le cadre juridique régissant le secteur des médias et de l’édition dans notre pays.

3- Ils expriment leur soutien au site web Inkyfada et à toutes les voix libres et aux médias indépendants qui sont pris pour cible et harcelés, et ils appellent à la fin des ingérences dans les médias et la profession de journaliste.

4- Ils expriment leur solidarité avec les instances indépendantes qui défendent la liberté de la presse, les droits des journalistes et la déontologie, notamment le Syndicat national des journalistes et le Conseil de la presse, ainsi qu’avec les médias indépendants, en particulier les médias alternatifs, et les défenseurs de la liberté d’expression, face aux campagnes d’incitation à la haine et de harcèlement dont ils sont victimes.

5- Ils soulignent que les campagnes systématiques visant le secteur des médias ont pour principal objectif de saper les dernières garanties démocratiques et les fondements de l’État de droit acquis après 2011, et d’instaurer un État où règne une opinion unique et une voix unique. En effet, la liberté d’expression et la liberté de la presse ne sont pas des privilèges accordés par les autorités, mais bien des droits fondamentaux et des piliers indispensables à la construction d’un État de droit et d’institutions solides.

Traduit de l’arabe.

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Tunis | Rassemblement de soutien à Mourad Zeghidi ce vendredi

Un appel à manifester en solidarité avec le journaliste Mourad Zeghidi a été lancé pour ce vendredi 24 avril 2026 par son comité de soutien.

Journalistes, défenseurs des droits de l’homme, et les citoyens attachés à la liberté d’expression sont invités à se réunir pour exprimer leur solidarité i envers Mourad Zeghidi, dont le procès en appel a été reporté au 28 avril, en réponse à une requête du collectif de défense pour préparer ses plaidoiries.

Pour rappel, Mourad Zeghidi et son confrère Borhen Bsaies sont poursuivis pour des infractions à caractère financier et pour évasion fiscale et ont été condamnés en première instance, à trois ans et demi de prison ferme chacun.

Notons que le rassemblement prévu ce vendredi, débutera à 18h devant le siège du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) et se poursuivra jusqu’à 20h.

Y. N.

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Affaires d’évasion fiscale : Le procès de Borhane Bessaies et Mourad Zeghidi reporté

La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a décidé de reporter l’examen des affaires visant les journalistes Borhane Bessaies et Mourad Zeghidi, poursuivis pour des accusations liées à l’évasion fiscale. Les deux dossiers ont été mis en délibéré à l’issue de l’audience afin d’étudier les demandes de mise en liberté.

Borhane Bessaies et Mourad Zeghidi ont comparu ce lundi devant la formation criminelle du tribunal, alors qu’ils se trouvent toujours en détention. Les poursuites engagées à leur encontre portent sur des soupçons d’infractions à la législation fiscale.

Démarches de conciliation engagées

Lors de l’audience, les avocats de Mourad Zeghidi ont présenté des documents attestant que leur client a entamé des procédures de conciliation avec les services fiscaux relevant du ministère des Finances. La défense a sollicité un report de l’affaire afin de finaliser cette procédure, présentée comme une étape vers un règlement définitif du litige fiscal.

Demandes de mise en liberté examinées

Les avocats des deux journalistes ont également demandé la mise en liberté provisoire de Borhane Bessaies et de Mourad Zeghidi. La chambre criminelle a décidé de se prononcer sur ces requêtes après délibération et d’annoncer ultérieurement la date de la prochaine audience.

Cette décision maintient les deux dossiers dans l’attente, alors que la défense mise sur la voie de la conciliation fiscale pour infléchir le cours de la procédure judiciaire.

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Affaire Bessaies – Zeghidi : Le dossier placé en délibéré par la justice

La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a mis en délibéré l’affaire visant les journalistes Borhane Bessaies et Mourad Zeghidi, après l’examen des demandes de mise en liberté présentées par leur défense.

Les deux hommes, poursuivis dans une affaire de blanchiment d’argent et d’évasion fiscale, restent dans l’attente de la prochaine date d’audience.

Un renvoi en état d’arrestation décidé en appel

Lors de la séance, la défense des deux journalistes a soumis deux requêtes distinctes de mise en liberté. À l’issue des plaidoiries, la chambre criminelle a choisi de réserver sa décision, mettant l’ensemble du dossier en délibéré afin de statuer ultérieurement sur ces demandes et de fixer la prochaine audience.

Avant cette étape, la chambre d’accusation de la Cour d’appel de Tunis avait ordonné le renvoi de Borhane Bessaies et de Mourad Zeghidi en état d’arrestation devant la chambre criminelle.

Cette décision marque une évolution notable dans le traitement du dossier, qui porte sur des accusations lourdes : blanchiment d’argent, évasion fiscale. Selon une source judiciaire autorisée rapportée par Mosaique fm, ces charges ont motivé le maintien en détention des deux journalistes en attendant leur procès.

Infractions fiscales

Borhane Bessaies et Mourad Zeghidi sont poursuivis pour blanchiment d’argent, une accusation fondée sur l’utilisation présumée de facilités liées à leurs fonctions, leurs activités professionnelles et leurs réseaux sociaux et relationnels. Les enquêteurs estiment que ces avantages auraient été exploités pour dissimuler ou recycler des fonds d’origine illicite.

Outre les accusations de blanchiment, les prévenus sont également visés pour de multiples manquements fiscaux : minoration de plus de 30% du chiffre d’affaires, non-paiement des retenues à la source dues au Trésor, non-versement de la TVA exigible et absence d’émission de factures ou notes d’honoraires conformément à l’article 18 du Code de la TVA. Ces irrégularités constituent une part importante du dossier transmis à la justice.

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Justice: Bessaïs et Zeghidi renvoyés devant la chambre criminelle

Justice: Bessaïs et Zeghidi renvoyés devant la chambre criminelle

La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a mis en délibéré l’affaire visant les journalistes Borhane Bessaïs et Mourad Zeghidi, à l’issue de l’audience tenue récemment. Cette décision intervient afin d’examiner les deux demandes de mise en liberté déposées en leur faveur et de fixer la date de la prochaine séance, conformément […]

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Affaire Zeghidi–Bsaies : L’examen du dossier reporté au 11 décembre

Le Tribunal de première instance de Tunis a décidé, jeudi 20 novembre, de reporter l’examen du dossier impliquant Borhane Bsaies et Mourad Zeghidi au 11 décembre prochain.

Les deux hommes, placés en détention, se sont vus refuser une nouvelle fois leur demande de mise en liberté. Ils font face à des accusations liées au blanchiment d’argent et à des infractions fiscales.

Audience reportée et demandes de libération rejetées

La chambre criminelle a examiné le dossier des deux accusés avant de décider de reporter l’affaire de trois semaines. Selon une source judiciaire, toutes les requêtes de libération ont été rejetées, maintenant Bsaies et Zeghidi en détention préventive. La même audience a également concerné un troisième prévenu, entendu en état de liberté.

Les deux hommes sont poursuivis pour blanchiment d’argent, une accusation fondée sur l’utilisation présumée de facilités liées à leurs fonctions, leurs activités professionnelles et leurs réseaux sociaux et relationnels. Les enquêteurs estiment que ces avantages auraient été exploités pour dissimuler ou recycler des fonds d’origine illicite.

Une série d’infractions fiscales au cœur du dossier

Outre les accusations de blanchiment, les prévenus sont également visés pour de multiples manquements fiscaux : minoration de plus de 30% du chiffre d’affaires, non-paiement des retenues à la source dues au Trésor, non-versement de la TVA exigible et absence d’émission de factures ou notes d’honoraires conformément à l’article 18 du Code de la TVA. Ces irrégularités constituent une part importante du dossier transmis à la justice.

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Affaire Zeghidi–Bsaies : La justice met le dossier en délibéré

La Chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis a clôturé, jeudi, l’examen des demandes de forme déposées par la défense des journalistes Mourad Zeghidi et Borhene Bsaies, poursuivis dans une affaire d’évasion fiscale.

Les avocats ont sollicité plusieurs mesures, dont leur mise en liberté pour régulariser leur situation fiscale. Le tribunal a décidé de mettre le dossier en délibéré, rapporte Mosaique fm.

Demande de libération provisoire

Au terme d’une audience consacrée aux requêtes préliminaires, la Chambre criminelle a passé en revue l’ensemble des demandes formulées par le comité de défense. Parmi ces points figure la désignation d’un juge rapporteur, destiné à vérifier la nature et l’origine des biens et avoirs des deux prévenus.

La défense a également renouvelé sa demande de libération provisoire, estimant que la présence des deux journalistes en détention empêche l’achèvement des démarches nécessaires à une conciliation fiscale avec l’administration des impôts. Selon les avocats, cette étape est indispensable pour solder le litige.

À l’issue de cette revue, le tribunal a officialisé sa décision de mettre l’affaire en délibéré, laissant aux magistrats le soin d’évaluer la recevabilité des demandes et d’arrêter une position sur la mise en liberté.

Une affaire d’évasion fiscale, selon la défense

Pour les membres du comité de défense, le dossier porte exclusivement sur un contentieux fiscal. Ils assurent que les faits reprochés relèvent de mécanismes de régularisation financière et qu’une issue négociée est possible si leurs clients peuvent finaliser les procédures administratives.

Arrêtés le 11 mai 2024, les deux journalistes sont poursuivis dans le cadre d’un dossier mêlant accusations de blanchiment d’argent et application du décret-loi n°54, texte controversé encadrant les infractions liées aux systèmes d’information et de communication.

À l’époque de leur arrestation, Mohamed Zitouna, porte-parole du tribunal de première instance de Tunis, avait déclaré que des informations jugées sérieuses avaient conduit le parquet à ouvrir une enquête pour infractions financières présumées, notamment pour enrichissement illicite à travers des activités médiatiques considérées comme suspectes.

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Affaire Bsaies-Zeghidi : La justice fixe une nouvelle audience au 20 novembre

Les journalistes Borhen Bsaies et Mourad Zeghidi seront de nouveau entendus par la justice tunisienne le 20 novembre 2025, date fixée pour la prochaine audience dans l’affaire qui les oppose au ministère public, selon des sources proches du dossier.

Arrêtés le 11 mai 2024, les deux journalistes sont poursuivis dans le cadre d’un dossier mêlant accusations de blanchiment d’argent et application du décret-loi n°54, texte controversé encadrant les infractions liées aux systèmes d’information et de communication.

À l’époque de leur arrestation, Mohamed Zitouna, porte-parole du tribunal de première instance de Tunis, avait déclaré que des informations jugées sérieuses avaient conduit le parquet à ouvrir une enquête pour infractions financières présumées, notamment pour enrichissement illicite à travers des activités médiatiques considérées comme suspectes.

Une détention prolongée qui fait débat

Depuis plusieurs mois, le comité de défense des deux prévenus conteste le maintien en détention préventive, qualifié de « juridiquement injustifié ». Selon leurs avocats, l’ensemble des actes d’enquête aurait été finalisé dès le 1er juin 2024, soit à l’issue de la première période légale de détention.

La défense dénonce un prolongement arbitraire et parle d’un « acharnement judiciaire », estimant que rien ne justifie la poursuite de l’incarcération en l’absence de nouveaux éléments dans le dossier.

Vers un nouvel épisode judiciaire

La tenue de l’audience du 20 novembre marquera une nouvelle étape dans cette procédure à forte portée symbolique, qui continue d’alimenter le débat sur l’usage du décret 54 contre des figures médiatiques.

Les proches des journalistes espèrent que cette audience permettra d’aboutir à un réexamen de leur situation judiciaire après plus d’un an et demi de détention.

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