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Rassemblement de soutien aux journalistes emprisonnés ce samedi

Un rassemblement est prévu demain, samedi 2 mai 2026, à 11h devant le siège du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) à Tunis.

Ce sit-in est organisé par les familles des journalistes Mourad Zghidi et Zied El-Heni, ainsi que par le Syndicat national des journalistes tunisiens et le Comité national de soutien au journaliste Mourad Zghidi.

Cette mobilisation intervient à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée le 3 mai de chaque année.

« Il s’agit d’un combat de chaque esprit libre, de toutes celles et de tous ceux qui croient en la liberté et à la dignité de ce pays… La liberté de Mourad Zghidi, Borhane Bsaies et Zied El-Heni est indissociable de celle de tous les journalistes, tout comme la liberté des journalistes est indissociable de celle de chaque citoyen », commentent les organisateurs.

Y. N.

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Affaire Zied El-Heni | La date du verdict annoncée

Le journaliste Zied El-Heni a comparu ce jeudi 30 avril 2026 devant la sixième chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Tunis.

À l’issue de l’audience tenue ce jour, le tribunal a décidé de mettre l’affaire en délibéré pour rendre son jugement le 7 mai prochain.

Cette comparution fait suite à une période de détention préventive visant Zied El-Heni depuis le 26 avril dernier, qui pour rappel est poursuivi pour des faits d’« atteinte à autrui via les réseaux publics de communication ».

Placé initialement en garde à vue après son audition, le journaliste reste dans l’attente de la décision finale de la cour qui déterminera l’issue de cette procédure particulièrement suivie par la profession.

Y. N.

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Classement de la liberté de la presse | La Tunisie recule de 8 places  

Reporters Sans Frontières (RSF) a dévoilé le Classement de la liberté de la presse 2026. «Plus de la moitié des pays du monde sont en situation “difficile” ou “très grave” : c’est un constat sans précédent dans l’histoire» de ce classement. La Tunisie, pour sa part, a reculé de 8 places en un an, passant du 129e rang en 2025 (avec une moyenne de 43,48%) au 137e (40,43%). Quand on sait que la Tunisie était classée 72e en 2020, on mesure le recul enregistré en six ans (65 places). Nous reproduisons ci-dessous la fiche Tunisie de ce rapport.

Depuis la révolution de 2011 qui a poussé le président Ben Ali hors du pays, la Tunisie connaît une transition démocratique à rebondissements. Le coup de force du président Kaïs Saïed, en juillet 2021, fait craindre un recul de la liberté de la presse. 

Paysage médiatique

Depuis la révolution de 2011, le paysage médiatique s’est diversifié, mais la crise économique a fragilisé l’indépendance de nombreuses rédactions, soumises aux intérêts politiques et économiques.

Les partisans du président Kaïs Saïed ont pris une place prépondérante dans les médias, imposant un discours en sa faveur. 

Les pressions sur la presse critique pour imposer le récit officiel sont de plus en plus fortes, et prennent notamment la forme de la suspension des médias.

Si la couverture des sujets politiques s’est considérablement réduite dans quasiment tous les médias, la radio Diwan FM arrive à maintenir un traitement pluraliste et critique de l’actualité politique. Les podcasts et débats d’Alqatiba, de Rachma et de Nawaat gagnent en audience et le site d’information francophone Business News s’impose aussi comme alternative dans un espace médiatique de plus en plus contraint. La télévision est le média le plus suivi devant la radio, dont la principale est Mosaïque FM. La presse en ligne est très suivie, alors que la presse papier est en perte de vitesse. 

Contexte politique

La crise politique qui secoue le pays et l’engagement ambigu de Kaïs Saïed pour la liberté de la presse ont d’importantes répercussions. Depuis son arrivée au pouvoir en octobre 2019, le palais de Carthage ne reçoit plus les journalistes malgré les protestations du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT). Depuis 2021, le paysage médiatique est dominé par un discours uniforme favorable au président, malgré la résistance de certains médias. Le président de la République est allé jusqu’à convoquer, en 2024 et en 2025, les médias publics pour les inciter à participer à ce qu’il a appelé «la guerre de libération nationale», en se concentrant sur les questions citoyennes selon sa propre vision.

Cadre légal

La nouvelle constitution de juillet 2022, dotant le président de larges pouvoirs législatifs au détriment des contre-pouvoirs qui existaient jusque-là, a mis en péril la séparation des pouvoirs et fait peser une lourde menace sur les acquis de la révolution tunisienne en matière de liberté de la presse. L’affaiblissement de l’indépendance du pouvoir judiciaire fait craindre que son interprétation des restrictions en serve des intérêts politiques sous couvert de prétendus impératifs sécuritaires.

En outre, la justice tunisienne continue de se baser sur des textes hérités de l’ère Ben Ali, au lieu de s’appuyer sur les décrets-lois de 2011 plus favorables à la liberté de la presse.

Dans ce contexte de détérioration de l’environnement politique, le décret-loi 54 de septembre 2022, censé lutter contre les «fausses informations», représente également une nouvelle menace pour la liberté de la presse dans le pays. 

Contexte économique

Les médias sont tributaires des annonceurs privés, qui détiennent parfois des parts dans leur capital et peuvent être proches du milieu politique. Ce contexte menace l’indépendance éditoriale des rédactions. Leurs revenus publicitaires dépendent également de leur audience, dont le calcul est peu encadré et fortement contesté.

Enfin, le modèle économique des médias écrits, basé sur les abonnements, la publicité et les ventes, est en perte de vitesse en raison de la baisse de ces dernières et du rétrécissement du marché publicitaire. L’absence de solutions économiques durables a également poussé plusieurs chaînes privées à se résigner à diffuser un contenu largement consacré à la vente, au détriment de l’information. 

Contexte socioculturel

Les réseaux sociaux sont régulièrement utilisés par les partisans du président de la République pour lancer des campagnes de désinformation, décrédibiliser la presse, et instiller méfiance et confusion chez les électeurs. Les violences verbales à l’endroit des médias se sont multipliées ces dernières années. 

Sécurité

Les intimidations envers les journalistes se banalisent. Le harcèlement des journalistes est devenu courant en Tunisie, où les acteurs médiatiques sont arrêtés et poursuivis en justice en raison de leur travail ou même de leur solidarité avec leurs collègues.

En 2024, un nouveau record a été enregistré avec plus de dix journalistes visés par des procédures judiciaires pour avoir exercé leur travail, à l’instar du journaliste Mourad Zeghidi, détenu depuis le 11 mai 2024.

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Tunisie-Suisse | Journée mondiale de la propriété intellectuelle

L’Ambassadeur de Suisse en Tunisie Josef Renggli a participé à la conférence nationale intitulée « Propriété intellectuelle et piratage : enjeux et réponses, protéger la création à l’ère numérique », en présence de Ramzi Garouachi, directeur général de l’Organisme tunisien des Droits d’auteur et des Droits voisins (OTDAV).

Organisée par le Projet tuniso-suisse de propriété intellectuelle (TUSIP), en collaboration avec le MCDE et l’OTDAV, cette conférence a réuni des experts pour discuter des enjeux actuels de la propriété intellectuelle.

Forte d’une longue expérience dans la protection de la propriété intellectuelle, un secteur représentant près de 3 % de son PIB, la Suisse accompagne la Tunisie dans le renforcement de son système de droits d’auteur à travers le projet TUSIP soutenu par la Coopération suisse en Tunisie et mis en œuvre par l’Institut fédéral de la propriété intellectuelle (IPI).

Cette coopération, menée en étroite coordination avec les ministères tunisiens concernés, s’appuie sur une approche équilibrée entre innovation, accessibilité et valorisation économique.

Protéger la création aujourd’hui, c’est investir dans la vitalité culturelle et économique de demain !

Communiqué

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Borhen Bssais et Mourad Zeghidi maintenus en détention

L’examen de l’affaire liée à des litiges financiers et aux réglementations fiscales visant les journalistes Borhen Bssais et Mourad Zeghidi a été reporté.

La chambre criminelle près la Cour d’appel de Tunis a en effet décidé ce mardi 28 avril 2026, de reporter l’examen de l’affaire au 12 mai prochain, indique le comité de défense des deux journalistes, en détention depuis près de deux ans, tout en dénonçant cette décision et en rappelant qu’il s’agit du 3e report.

La Cour d’appel a également rejeté la demande de libération émise par les avocats de Borhen Bssais et Mourad Zeghidi.

Y. N.

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Au Maghreb, le sport devient un moteur de revenus numériques

Le basculement ne vient plus seulement des rédactions. Il vient du téléphone, du score live, du push, du réflexe d’ouvrir trois onglets avant même le coup d’envoi. Dans ce cycle court, où l’audience passe d’une preview à une composition probable puis à une grille de cotes en quelques secondes, l’affiliation sportive s’installe comme une extension logique de l’économie numérique régionale.

L’enjeu n’est pas d’ajouter un lien de plus; l’enjeu est de transformer une attention déjà chaude en revenu mesurable, sans casser la confiance éditoriale. Le contexte joue en faveur de ce modèle: l’usage d’Internet continue de progresser, tandis que l’économie mobile pèse de plus en plus lourd dans la croissance africaine.

Une lecture simple du marché

L’analyse du sujet repose sur quatre filtres concrets : mobile first, régularité du calendrier sportif, qualité de la conversion et signaux de confiance. C’est ce qui sépare un simple trafic de passion d’un actif monétisable. Un site peut avoir de l’audience et perdre de l’argent. Un autre, plus modeste, peut mieux convertir parce qu’il comprend le moment exact où le lecteur passe de l’information à l’intention.

Au Maghreb, cette logique est encore plus visible parce que l’usage du sport est fragmenté. On lit une alerte sur WhatsApp, on regarde un résumé sur TikTok, on revient sur un média pour vérifier une absence de dernière minute, puis on consulte les lignes juste avant le match. L’affiliation performe quand elle suit ce rythme au lieu d’essayer de le forcer.

Le mobile a changé la grammaire du trafic

Le téléphone n’est plus un support secondaire. C’est la porte d’entrée principale pour le contenu sportif, la comparaison des marchés et la prise de décision rapide. Pour un éditeur, cela change tout : vitesse de chargement, lisibilité des cotes, hiérarchie des ligues, tunnel d’inscription, clarté des règles de paiement et de vérification deviennent des variables commerciales, pas seulement techniques.

Le signal macro va dans le même sens. La GSMA estime que le secteur mobile a contribué à hauteur de 220 milliards de dollars, soit 7,7% du PIB africain en 2024, tandis que le Maroc a officiellement accéléré sa stratégie numérique 2024-2026 autour de la fibre, du cloud, des centres de données et de l’IA. Même la Banque mondiale résume le défi tunisien par une formule nette: mieux connecter pour mieux croître. L’affiliation sportive prospère précisément dans cet espace où connectivité, paiement et usage mobile cessent d’être des sujets séparés.

Pourquoi le football garde l’avantage

Le football reste la matière première la plus rentable parce qu’il combine fréquence, tension et habitude. Ligue des champions, Serie A, Premier League, Ligue 1, compétitions CAF, sélections nationales : le calendrier ne s’arrête presque jamais. Pour les médias et les éditeurs SEO, cela crée une mécanique de retour permanent. Chaque match apporte une nouvelle fenêtre de monétisation.

Cette dynamique favorise les formats utiles. Les articles qui convertissent ne sont pas les plus emphatiques. Ce sont ceux qui répondent vite: absents, forme récente, historique face-à-face, lecture tactique, évolution des prix, scénarios live. Le lecteur qui consulte ces éléments n’est plus dans la découverte. Il est déjà dans l’intention.

Ce qui transforme l’audience en revenu

L’affiliation sportive fonctionne quand l’éditeur traite son contenu comme un produit de décision. En pratique, quatre éléments font la différence:

  • Pages de service: previews, calendriers, résultats live, blessés, compositions probables.
  • Segmentation claire: football, tennis, basketball, esport; prématch et live séparés.
  • Discipline UX: peu de friction mobile, marchés bien rangés, informations lisibles.
  • Pilotage analytique: source de trafic, appareil, heure, article d’entrée, FTD, rétention.

Le vieux modèle du volume brut s’essouffle. Envoyer beaucoup de clics vers une offre moyenne ne suffit plus. Les meilleurs résultats viennent d’un contenu qui arrive au bon moment et d’une promesse simple: moins de bruit, plus d’information exploitable.

Quand la newsroom croise le pari sportif

Un média qui publie déjà des previews, des analyses tactiques et des suivis de matchs possède l’actif le plus rare du secteur: une audience qui revient avant le coup d’envoi. Cette audience ne cherche pas un slogan; elle cherche des marchés lisibles, des cotes compétitives, un accès rapide au live et un cadre assez clair pour gérer son bankroll sans perdre du temps. À cet endroit précis, MelBet affiliation s’intègre comme une extension crédible d’un contenu sport, pas comme une bannière qui tombe du ciel. La logique reste éditoriale: relier l’analyse, la donnée de match et le moment de décision sans casser le parcours mobile. Quand ce lien est bien placé, ce sont surtout les formats de service qui poussent la conversion: compos probables, variations de ligne, discipline de mise et lecture des marchés live.

La confiance se vérifie avant de s’acheter

Dans l’affiliation, le vrai filtre n’est pas la promesse de commission. C’est l’origine du domaine, la cohérence des points de contact et la capacité à vérifier qu’on parle bien d’un écosystème officiel. Le guidebook officiel MelBet indique que MelBetPartners.com et MelBetAffiliates.com sont les sites officiels du programme partenaire. MelBetPartners.com publie un blog actif; MelBetAffiliates.com affiche une rubrique d’actualités; et les pages de contact de l’écosystème MelBet renvoient vers des adresses partenaires rattachées à ces domaines. La documentation fournie pour ce brief rattache aussi ces accès au footer de melbet.com, ce qui compte pour un éditeur qui fait sa due diligence avant d’ouvrir un canal d’acquisition.

Les erreurs qui coûtent cher aux éditeurs

La première erreur consiste à croire que tout le Maghreb répond au même message. Ce n’est pas vrai. Langue, habitudes de paiement, poids du mobile, timing de consommation, rapport au live: chaque variable déplace la conversion. Un contenu efficace en français peut sous-performer s’il oublie le comportement bilingue d’une partie de l’audience ou s’il néglige la logique mobile.

La deuxième erreur est plus classique: pousser une offre avant d’avoir produit un contexte. Quand un lien arrive avant l’analyse, il ressemble à une interruption. Quand il apparaît après une info utile, il ressemble à une suite logique. Toute la différence est là.

La troisième erreur touche à la mesure. Trop d’éditeurs regardent le clic et s’arrêtent là. Or la vraie lecture commence après: inscription, premier dépôt, activité, retour, valeur par article. Sans cette couche, l’affiliation reste une intuition. Avec elle, elle devient une branche réelle de l’économie média.

Ce que le Maghreb peut monétiser maintenant

Les opportunités les plus nettes se trouvent dans les formats déjà présents dans l’écosystème éditorial régional: previews de match, pages clubs, hubs compétitions, newsletters sport, vidéo courte, live blogs, comparatifs de marchés et contenus data avant les grands rendez-vous. Ce sont des produits éditoriaux familiers. Ils n’ont pas besoin d’être réinventés; ils ont besoin d’être mieux reliés au moment de conversion.

Le gagnant de ce cycle ne sera pas le plus bruyant. Ce sera l’éditeur capable de relier son trafic football à une architecture claire: contenu utile, mobile propre, signaux de confiance vérifiables, segmentation par compétition et lecture froide des cohortes. Dans l’économie numérique maghrébine, la monétisation sportive ne se joue plus dans le volume. Elle se joue dans la précision.

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Le SNJT appelle à un rassemblement de soutien à Zied El-Heni

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a lancé un appel à la mobilisation, ce lundi 27 avril 2026, pour soutenir le journaliste Zied El-Heni.

Une manifestation de solidarité est ainsi prévue pour «dénoncer les pressions exercées sur les professionnels des médias et réaffirmer l’attachement indéfectible à la liberté d’expression», indique le SNJT dans son communiqué

Le syndicat invite l’ensemble des journalistes, militants des droits de l’homme et citoyens engagés à se rassembler jeudi 30 avril 2026 à partir de 9h devant le Tribunal de première instance de Tunis (rue Bab Bnet), sous le slogan « Le journalisme n’est pas un crime »

Dans son communiqué, le SNJT souligne que cette action vise non seulement à apporter un soutien à Zied El Heni, «mais aussi à ériger un rempart contre les menaces qui pèsent sur le paysage médiatique tunisien».

Y. N.

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Déclaration de soutien au journaliste Zied El Hani

Dans une déclaration commune datée du 27 avril 2026, que nous traduisons ci-dessous, une centaine de militants associatifs et politiques, vingt journalistes, quinze organisations et neuf partis politiques ont apporté leur soutien au journaliste Zied El Hani, exigeant sa libération et la fin du harcèlement des médias.

Poursuivant une campagne de pressions, de harcèlement et de procès visant les journalistes et les médias indépendants, le journaliste Zied El Hani a été arrêté le vendredi 24 avril, sur la base d’une déclaration et d’une publication sur les réseaux sociaux, en vertu de l’article 86 du Code des télécommunications.

Cette nouvelle arrestation intervient alors que les journalistes Mourad Zeghidi et Borhane Bsaies sont emprisonnés depuis plus de 700 jours, et que la journaliste Sonia Dahmani est jugée pour la deuxième fois pour les mêmes propos, tandis que le site web Inkyfada fait face à de graves menaces qui pourraient entraîner sa dissolution, ce qui constitue une violation flagrante de la liberté d’expression et du droit des citoyens à l’information.

Les soussignés, compte tenu de ce qui précède et de l’escalade du ciblage des journalistes et des médias indépendants :

1- Expriment leur soutien au journaliste Zied El-Hani et exigent sa libération, ainsi que celle de tous les journalistes et de toutes les personnes détenues en raison de leurs opinions, déclarations et écrits. Ils estiment que les mesures prises à son encontre visent à le faire taire, à étouffer la liberté d’expression et à intimider les journalistes et les personnalités influentes.

2- Ils condamnent la poursuite continue des journalistes, des blogueurs et des leaders d’opinion sur la base de décrets et de lois inconstitutionnels et non conformes aux traités et conventions internationaux ratifiés par l’État tunisien, et qui suppriment les libertés, comme le décret 54 et l’article 86 du Code des communications, tout en ignorant le décret 115, qui est le cadre juridique régissant le secteur des médias et de l’édition dans notre pays.

3- Ils expriment leur soutien au site web Inkyfada et à toutes les voix libres et aux médias indépendants qui sont pris pour cible et harcelés, et ils appellent à la fin des ingérences dans les médias et la profession de journaliste.

4- Ils expriment leur solidarité avec les instances indépendantes qui défendent la liberté de la presse, les droits des journalistes et la déontologie, notamment le Syndicat national des journalistes et le Conseil de la presse, ainsi qu’avec les médias indépendants, en particulier les médias alternatifs, et les défenseurs de la liberté d’expression, face aux campagnes d’incitation à la haine et de harcèlement dont ils sont victimes.

5- Ils soulignent que les campagnes systématiques visant le secteur des médias ont pour principal objectif de saper les dernières garanties démocratiques et les fondements de l’État de droit acquis après 2011, et d’instaurer un État où règne une opinion unique et une voix unique. En effet, la liberté d’expression et la liberté de la presse ne sont pas des privilèges accordés par les autorités, mais bien des droits fondamentaux et des piliers indispensables à la construction d’un État de droit et d’institutions solides.

Traduit de l’arabe.

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Justice | Zied El Hani comparaîtra le 30 avril

Après avoir émis un mandat d’arrêt contre Zied El Hani en vertu de l’article 86 du code des télécommunications, le parquet du tribunal de grande instance de Tunis a décidé, dimanche 26 avril 2026, de renvoyer le journaliste devant la sixième chambre correctionnelle du même tribunal et a fixé une audience au 30 avril pour examiner l’affaire.

Le parquet avait précédemment ordonné la détention de Zied El Hani après l’avoir interrogé vendredi dernier pour diffamation par voie de médias publics et outrage à magistrat.

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a contesté la procédure, arguant qu’El Hani était poursuivi en vertu de l’article 86 du Code des télécommunications pour «trouble à l’ordre public par le biais des réseaux de communication publics», alors que l’affaire fait suite à un texte publié par le journaliste sur son compte Facebook concernant l’affaire de son confrère Khalifa Guesmi, qui a été classée sans suite en appel.

La SNJT a exigé la libération «immédiate et inconditionnelle» d’El Hani et l’application du décret-loi n° 115 relatif à la liberté de la presse, plutôt que le recours à des dispositions jugées plus répressives, telles que le décret-loi n° 54 ou le Code des télécommunications.

Maître Dilou a également partagé sur les réseaux sociaux le contenu des déclarations de son client lors de l’audience. El Hani aurait affirmé que le procureur le poursuivait pour une opinion exprimée dans le cadre de son travail journalistique.

Tout en affirmant son respect pour les institutions de l’État, le journaliste a rejeté les «procès d’opinion» et déclaré ne pas souhaiter débattre de ses opinions devant des tribunaux qu’il assimile à des tribunaux inquisitoriaux. Il a donc choisi de garder le silence, affirmant ne pas vouloir légitimer une procédure qu’il juge hostile et dirigée contre lui.

Cette affaire survient dans un contexte de tensions croissantes entre les autorités judiciaires, les médias indépendants et les organisations professionnelles.

Les autorités tunisiennes ont maintes fois rejeté les accusations d’autoritarisme, réaffirmant que les libertés sont garanties et que nul n’est au-dessus des lois.

I. B.

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Tunisie | Mandat d’arrêt contre le journaliste Zied El Hani

Un juge d’instruction du tribunal de première instance de Tunis a émis ce dimanche 26 avril 2026 un mandat d’arrêt contre le journaliste Zied El Hani, qui devrait être jugé conformément à l’article 86 du Code des télécommunications, a indiqué son avocat, Samir Dilou.

Le parquet de ce même tribunal avait ordonné la détention d’El Hani vendredi dernier pour outrage sur les réseaux sociaux suite à des propos qui lui sont attribués.

Il avait été auditionné par la 5e unité centrale de lutte contre la cybercriminalité de la Garde nationale d’El Aouina.

Un journaliste a commenté cette décision en ces termes : «Le journalisme n’est pas du harcèlement, et l’analyse objective d’une affaire classée n’est pas de la diffamation ; c’est au contraire le rôle même de l’information comme moyen de contrôle démocratique , protégé par la Constitution tunisienne et les conventions internationales.»

I. B.

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Mosaïque FM victime d’une usurpation d’identité par IA

Mosaïque FM a mis en garde contre une vidéo frauduleuse à but d’escroquerie, circulant sur les réseaux sociaux, utilisant son logoi et l’image de son journaliste Anis Morai via l’intelligence artificielle.

La vidéo qui circule sur les réseaux reprend l’identité visuelle de la radio, montre le journaliste Anis Morai appelant à une campagne de dons pour une certaine « Zayneb » or cette séquence a été montée de toutes pièces.

Il s’agit d’un nouveau deepfake, illustrant la dangerosité croissante des outils numériques détournés à des fins malveillantes et la radio a fermement dénoncé l’usurpation de son identité « des pratiques frauduleuses et contraires à l’éthique », commente Mosaique FM.

La même source a ajouté qu’elle se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires contre les auteurs de ce montage ainsi que toute personne participant à sa diffusion.

Y. N.

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La Presse | Décès de Noureddine Tabka, plume historique et empreinte indélébile

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a annoncé, ce vendredi, le décès de Noureddine Tabka, figure emblématique de la presse francophone et ancien rédacteur en chef du quotidien « La Presse ».

Noureddine Tabka restera indissociable de l’âge d’or du journalisme tunisien, rappelle le SNJT, en précisant que durant les années 1970 et 1980, il a occupé le poste de rédacteur en chef de « La Presse », pilotant la rédaction lors de périodes charnières de l’histoire du pays.

Aux côtés de grands noms tels que Slaheddine Maâoui, Mahmoud Hosni ou encore Abdelaziz Dahmani, imposant une rigueur et un professionnalisme qui font encore école aujourd’hui.

Au-delà de sa plume, Noureddine Tabka était un homme d’action et d’engagement pour la corporation et il a notamment présidé l’Association des journalistes tunisiens entre 1973 et 1975, œuvrant activement à la structuration du métier dans une Tunisie en pleine mutation.

Sa passion pour l’écrit l’a mené à diriger la maison « Dar Al Amal », où il a supervisé la publication d’ouvrages documentaires et économiques de référence, indique encore le Syndicat, en commentant : Noureddine Tabka appartenait à cette génération de pionniers qui ont consacré leur vie entière au service du journalisme.

Le SNJT a tenu à saluer la mémoire d’un homme dont l’empreinte sur l’histoire de la presse tunisienne demeure indélébile.

En cette douloureuse circonstance, l’équipe de Kapitalis présente ses plus sincères condoléances à la famille de Noureddine Tabka ainsi qu’à l’ensemble de la famille médiatique tunisienne.

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Zied El Heni en garde à vue | Le Syndicat dénonce fermement

Le Syndicat national des journalistes tunisiens a fermement dénoncé, ce vendredi 24 avril 2026, la décision de mise en garde à vue du journaliste Zied El Heni.

Exprimant sa vive indignation, le SNJT a également appelé, dans un communiqué à la libération du journaliste qui a été entendu, ce jour, par la brigade de lutte contre les crimes liés aux technologies de l’information et de la communication de Laouina, et ce, pour une publication sur Facebook.

Le Syndicat a par ailleurs dénoncé les poursuites menées sur la base du décret 54, et a appelé les autorités à appliquer le décret-loi 115, régissant le secteur de la presse.

La même source a par ailleurs appelé à s’unir pour protéger la liberté de la presse et d’opinion.

Y. N.

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Tunis | Zied El-Heni convoqué par la garde nationale de Laouina

Le journaliste Zied El-Heni a été convoqué par la cinquième brigade centrale de lutte contre les crimes liés aux technologies de l’information et de la communication de la Garde nationale de Laouina.

C’est Zied El-Heni lui même qui en a fait l’annonce, via un post publié su son compte Facebook ce jeudi 23 avril 2026, en précisant qu’il a été convoqué pour demain vendredi 24 avril pour être entendu à 9 h par ladite brigade en tant que suspect.

Le journaliste a illustré son post par la convocation officielle, dans laquelle aucune autre précision n’a été apportée.

Y. N.

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Tunisie | Inkyfada dans le collimateur de la justice ?

Selon des sources proches de sa direction, le journal électronique tunisien Inkyfada serait menacé de disparition. Ses éditeurs auraient appris l’intention des autorités judiciaires de dissoudre l’association qui publie ce journal indépendant réputé pour sa rigueur et son sérieux, et ce sur une demande du gouvernement.  

En attendant d’en savoir davantage sur les dessous de cette affaire et sur les raisons qui auraient amené le gouvernement à vouloir dissoudre l’association éditrice d’Inkyfada, on ne peut qu’être solidaires avec nos consœurs et confrères journalistes et défendre leur droit d’exister comme un média indépendant, réputé pour son sérieux et sa rigueur.

Créé en 2014 par une équipe de journalistes, développeurs et graphistes, Inkyfada est disponible en français, arabe et anglais. Il est édité par l’association Al Khatt, qui a les mêmes fondateurs et cherche à promouvoir la liberté de la presse et d’expression en Tunisie.   

I. B.

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Tunisie | Décès du journaliste Mounir Mestiri

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a annoncé avec douleur et tristesse le décès du journaliste Mounir Mestiri, survenu ce mardi soir, 21 avril 2026.

Figure respectée du paysage médiatique et culturel tunisien, Mounir Mestiri a eu un parcours riche et a travaillé avec de nombreux établissements médiatiques, couvrant divers domaines allant de la culture au sport, en passant par les affaires sociales et économiques.

Le Syndicat a souligné que Mounir Mestiri est reconnu pour son sérieux, son professionnalisme et son engagement indéfectible à transmettre l’information avec la plus grande responsabilité.

« Il était également apprécié pour ses hautes qualités morales et l’excellence de ses rapports avec ses confrères, ce qui lui valait le respect et l’estime de tous ceux qui l’ont côtoyé», ajoute encore le SNJT.

En cette douloureuse circonstance, l’équipe de Kapitalis présente ses plus sincères condoléances à la famille de Mounir Mestiri, ses proches et à l’ensemble de la famille médiatique.

Y. N.

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Tunis | Rassemblement de soutien à Mourad Zeghidi ce vendredi

Un appel à manifester en solidarité avec le journaliste Mourad Zeghidi a été lancé pour ce vendredi 24 avril 2026 par son comité de soutien.

Journalistes, défenseurs des droits de l’homme, et les citoyens attachés à la liberté d’expression sont invités à se réunir pour exprimer leur solidarité i envers Mourad Zeghidi, dont le procès en appel a été reporté au 28 avril, en réponse à une requête du collectif de défense pour préparer ses plaidoiries.

Pour rappel, Mourad Zeghidi et son confrère Borhen Bsaies sont poursuivis pour des infractions à caractère financier et pour évasion fiscale et ont été condamnés en première instance, à trois ans et demi de prison ferme chacun.

Notons que le rassemblement prévu ce vendredi, débutera à 18h devant le siège du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) et se poursuivra jusqu’à 20h.

Y. N.

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Sousse | Un lycéen arrêté pour avoir créé des vidéos deepfake portant atteinte à ses camarades

Un élève a été arrêté et placé en garde à vue pour avoir conçu et diffusé des contenus à caractère immoral ciblant plusieurs de ses camarades de classe.

​Le jeune élève est soupçonné d’avoir utilisé des techniques de Deepfake pour générer des montages vidéos jugés attentatoires à la pudeur, indique Mohamed Ali Boudhira, délégué régional de l’éducation de Sousse, cité par Mosaïque FM, ce lundi 20 avril 2026 en précisant que ces contenus visaient spécifiquement six de ses camarades filles, scolarisées dans le même lycée.

​Le suspect de 17 ans, qui a partagé les vidéos fabriquées au sein de groupes sur les réseaux sociaux, a été arrêté et placé en garde à vue.

​Face au préjudice moral, la Direction régionale de l’éducation a mobilisé trois spécialistes pour accompagner et prendre en charge les six victimes, dont l’état psychologique a été fortement impacté par cet incident, déclare encore la même source, en ajoutant qu’outre les poursuites judiciaires, toutes les procédures administratives et disciplinaires nécessaires seront engagées à l’encontre de l’élève.

Y. N.

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France | Comment on impose le silence aux journalistes (Vidéo)

En France, les menaces qui pèsent sur la liberté de la presse ne prennent pas toujours la forme de pressions visibles. Elles peuvent aussi s’inscrire dans des dispositifs juridiques discrets, intégrés aux contrats de travail. C’est ce que met en lumière le documentaire ‘‘La loi du silence : ces clauses qui font taire les journalistes’’, publié en mars 2025 par le studio de Reporters sans frontières. (Photo : Jean Bolloré, patron de Vivendi (CNews, Europe 1, JDD…), est l’un des visages de la censure des médias en France).

Djamal Guettala

Fondé sur des témoignages et des enquêtes, ce film révèle une pratique en progression : l’introduction, lors du départ de journalistes, de clauses de confidentialité, de loyauté ou de non-dénigrement. Si ces mécanismes sont courants dans le secteur privé, leur extension au champ médiatique suscite de vives interrogations.

Dans plusieurs situations documentées, ces clauses interdisent aux journalistes de critiquer leur ancienne rédaction ou de rendre publiques certaines informations internes. Certaines dispositions vont jusqu’à restreindre durablement, voire indéfiniment, leur prise de parole sur des sujets liés à leur ancien employeur.

Pour les défenseurs de la liberté de la presse, cette évolution constitue un risque réel : celui d’un affaiblissement progressif de la parole journalistique, y compris en dehors des rédactions.

Un enjeu démocratique et juridique majeur

Ce phénomène intervient dans un paysage médiatique français marqué par une concentration accrue des titres et des groupes de presse. Ce mouvement renforce le poids des acteurs économiques dans l’organisation de l’information, tandis que les journalistes, notamment les plus précaires, disposent de marges de négociation limitées.

Sur le plan légal, ces dispositifs se situent à l’intersection du droit du travail et de la liberté d’expression. Leur validité dépend de leur proportionnalité, mais appliquées au journalisme, elles posent une question centrale : jusqu’où peut-on restreindre la parole d’un professionnel de l’information sans porter atteinte à l’intérêt général ?

Reporters sans frontières alerte sur une possible dérive vers une forme de censure indirecte, moins visible que les pressions classiques, mais potentiellement tout aussi efficace.

Le Studio RSF au service de la liberté de la presse

À l’origine de ce travail, le Studio RSF développe une approche éditoriale fondée sur l’image et le récit. À travers des documentaires et formats vidéo, il s’attache à rendre accessibles des enjeux complexes liés à la liberté de la presse, en s’appuyant sur un réseau de journalistes présents à l’échelle internationale.

Cette démarche vise à donner à voir des réalités peu couvertes, parfois invisibles, en les inscrivant dans des récits incarnés. L’ambition est de permettre une meilleure compréhension des mutations du journalisme contemporain, tout en contribuant à renforcer la confiance dans une information indépendante et d’intérêt public.

Ce travail repose également sur le soutien du public, présenté comme un levier essentiel pour rendre possibles ces enquêtes et assurer leur diffusion.

Au-delà des cas individuels, c’est le fonctionnement du débat public qui est en jeu. Le silence imposé à des journalistes, même après leur départ, peut limiter la circulation d’informations essentielles.

Sans désigner de responsables uniques, le documentaire met en évidence une tendance structurelle. Une évolution qui, selon ses auteurs, appelle un débat public et, éventuellement, un encadrement plus strict.

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